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	<title>Ensemble TM+ - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ensemble TM+ - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>JANACEK/ADES, Vanishings &#8211; Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-ades-vanishings-massy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un spectacle tient parfois à peu de choses : partant du constat que Thomas Adès fréquentait régulièrement le Journal d’un disparu de Janáček (en tant que chef), Lukas Hemleb (qui signe la conception et la mise en scène) trouve une correspondance presque baudelairienne entre l’œuvre pour ténor du tchèque et une série de pièces écrites &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Un spectacle tient parfois à peu de choses : partant du constat que Thomas Adès fréquentait régulièrement le </span><i><span style="font-weight: 400;">Journal d’un disparu</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Janáček (en tant que chef), <strong>Lukas Hemleb </strong>(qui signe la conception et la mise en scène) trouve une correspondance presque baudelairienne entre l’œuvre pour ténor du tchèque et une série de pièces écrites par notre contemporain – </span><i><span style="font-weight: 400;">Növények </span></i><span style="font-weight: 400;">(Plantes) – et créées au Wigmore Hall en 2022. Le premier explore les affres amoureuses d’un jeune paysan de Moravie quand le second évoque la nature et sa sensualité. Tchèque ici, là Hongrois : tout, jusque dans la musicalité des langues, dialogue. Seul l’ajout de la pièce pour piano du britannique </span><i><span style="font-weight: 400;">Darknesse Visible</span></i><span style="font-weight: 400;"> en hémistiche du spectacle peine à faire sens.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est ainsi que deux œuvres, pourtant assez éloignées d’un besoin scénique, trouvent une théâtralité inédite. La réalisation en devient aisée : le plateau – rapidement vide – laisse la place à un fond de scène en vidéos évocatrices de <strong>Luca Scarzella</strong>, quelques objets (le bœuf de Janik) servent d’appui et la direction d’acteur fait le reste. Janik arpente la scène de manière agitée, la locutrice hongroise opère comme un ange gardien apaisant, bohémienne et choristes constituent des centres de gravité qui dynamisent le dispositif.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En fosse, pour opérer la rencontre entre deux compositeurs distants d’un siècle, choix a été fait d’un arrangement du </span><i><span style="font-weight: 400;">Journal d’un disparu</span></i><span style="font-weight: 400;">. Le piano se voit accompagné par les quelques instruments nécessaires à l’œuvre chambriste d’Adès. Le travail de <strong>Laurent Cuniot</strong> est remarquable : violon, petite harmonie… on retrouve là tous les tons et rythmes si propres à la musique de Janáček. Seule exception : le glockenspiel sonne complètement incongru dans cette économie. La direction musicale, pilotée par <strong>Marc Desmons</strong>, s’avère irréprochable.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Laura Kimpe</strong> et <strong>Olga Bystrova</strong> brillent dans leur courte scène de chœur. Leurs timbres ronds et chauds rencontrent à la perfection celui plus noir et piquant d’<strong>Angela Simkin</strong>. La mezzo-soprano subjugue, grâce à son ambigus et son charisme scénique, dans ces pièces modernes qui mélangent de manière très baroques le beau et l’étrange. <strong>Helena Milošević</strong> (Zejka, la bohémienne) trouve toute la séduction dans un phrasé suave quand <strong>Vladimír Šlepec</strong> propose un portrait intelligent du paysan tchèque. Dommage qu’il lui manque un demi-ton à l’aigu, tiré et diaphane, pour rendre complètement justice à l&rsquo;œuvre. </span></p>
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		<title>MARKEAS, La vallée de l&#039;étonnement — Sartrouville</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-vallee-de-letonnement-sartrouville-la-couleur-des-souvenirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Niel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 05:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une composition enthousiasmante qu’a proposée l’ensemble TM + dirigé par Laurent Cuniot  au Centre Dramatique National de Sartrouville mardi 9 novembre. La Vallée de l’étonnement, fait partie en effet de ces petites formes opératiques qui, malgré une économie de moyens, parviennent à trouver une vivacité créative, parfois absente des grandes maisons. Le livret de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une composition enthousiasmante qu’a proposée l’ensemble TM + dirigé par <strong>Laurent Cuniot</strong>  au Centre Dramatique National de Sartrouville mardi 9 novembre. <em>La Vallée de l’étonnement</em>, fait partie en effet de ces petites formes opératiques qui, malgré une économie de moyens, parviennent à trouver une vivacité créative, parfois absente des grandes maisons.</p>
<p>Le livret de <strong>Sylvain Maurice</strong> est librement inspiré de <em>The Valley of Astonishment</em> de Peter Brook et Marie-Hélène Estienne : Sammy Koskas non seulement découvre qu’il possède une mémoire extraordinaire, mais en plus, comprend que sa façon de percevoir le monde est fort différente de ses semblables puisqu’il associe systématiquement les mots et les sons à des couleurs et des images. Dès lors, le dilemme pour ce personnage consiste à apprivoiser ses « deux » mémoires : celle éclatante et hors-norme, qui lui permet d&rsquo;impressionner les foules en tant que mentaliste lors de shows d’ampleur, et celle paradoxalement plus commune, enfouie, douloureuse, qu’il ne peut manier aussi aisément que la première.</p>
<p>A cette tension intérieur-extérieur, s’ajoute donc le motif de la synesthésie qui se prête fort bien à une composition opératique. Reste à savoir comment l’image peut « devenir » son et réciproquement.</p>
<p>La première réponse repose évidemment dans la partition d’<strong>Alexandros Markeas</strong>. Avec une formation originale (piano, percussions, clarinette, saxhorn, contrebasse et accordéon), son écriture dynamique recherche des couleurs de timbre particulièrement plaisantes, parfaitement exécutée par les musiciens de TM+ et les chanteurs. Comme un peintre pointilliste, il a le souci du détail et sait capter les mouvements émotionnels et intellectuels du bouillonnant protagoniste ; ce qui ne l’empêche pas de maîtriser l&rsquo;ensemble, étirant progressivement le temps, des scènes de confrontations saccadées initiales aux explorations intimes finales.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/lavalleedeletonnementc_christopheraynauddelage_1.jpg?itok=drHFMjJu" title="© ChristopheRaynauddeLage " width="468" /><br />
	© ChristopheRaynauddeLage </p>
<p>Le charme de cette production repose aussi sur le revêtement presque sur-mesure des personnages par la distribution. Sammy Koskas est porté par la pétillante soprano <strong>Agathe Peyrat</strong>, qu’on trouve d’habitude au sein du chœur Aedes. Aussi appliquée pour sa diction que pour son jeu, son timbre clair sied parfaitement à ce juvénile personnage : espiègle dans les rythmes et les syllabes du parlé-chanté, elle sait aussi être touchante dans les parties lyriques plus solides, épaisissant son personnage.  </p>
<p>Il est aussi plaisant de retrouver les deux barytons <strong>Paul-Alexandre Dubois</strong> et <strong>Vincent Bouchot</strong>, rarement ensemble sur scène. La complicité, voire la gémellité (dans le style plus que dans la voix) de ces deux chanteurs expérimentés du théâtre musical, s’accorde parfaitement aux rôles des deux scientifiques dépassés et incapables d’aider le protagoniste. De même, la voix tonitruante de baryton-basse de <strong>Philippe Cantor</strong> confère à ses personnages – le chef de la rédaction et le patron du cabaret – une autorité dérisoire amusante. </p>
<p>La mise en lumière colorée et la vidéo sont adroitement utilisées, participant largement à la dimension poétique de la pièce. L’ensemble souffre toutefois d&rsquo;une mise en scène un peu étriquée ; un jeu plus déployé aurait permis de ne pas sentir une certaine longueur dans la mise en place du noeud de l&rsquo;histoire.</p>
<p>La fin n’en demeure pas moins réussie, et l’on est content de rapporter jusqu&rsquo;à chez soi une mélodie hypnotisante et des souvenirs colorés.</p>
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