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	<title>Janáček Philharmonic Ostrava - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Janáček Philharmonic Ostrava - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital de Rolando Villazón et Ildar Abdrazakov — Baden-Baden</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2017 05:37:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Drôle de soirée ! C’est à un étrange mariage hybride que nous ont conviée le ténor mexicain et la basse russe au Festspielhaus de Baden-Baden. Sur le papier, la rencontre est idéale, surtout dans cette ville d’eau allemande où le public (à forte composante russe) est habitué à Valery Gergiev et aux artistes qu’il a découverts, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Drôle de soirée ! C’est à un étrange mariage hybride que nous ont conviée le ténor mexicain et la basse russe au Festspielhaus de Baden-Baden. Sur le papier, la rencontre est idéale, surtout dans cette ville d’eau allemande où le public (à forte composante russe) est habitué à Valery Gergiev et aux artistes qu’il a découverts, dont Ildar Abdrazakov. Rolando Villazón est de son côté adoré en Allemagne et peut tout se permettre, surtout ses pitreries. Les deux stars conjointes sont une opération du tonnerre susceptible de toucher un vaste public et, de fait, la salle est pleine.</p>
<p>Si le programme reprend le principe des <em>Duets </em>du CD récemment sorti et chroniqué par <a href="https://www.forumopera.com/cd/duets-rolando-villazon-ildar-abdrazakov-placid-et-muzo">Christophe Rizoud</a>, la sélection présentée au cours de cette tournée est bien différente et ce sont moins des duos que des prestations en solitaires entrecoupées d’intermèdes de l’orchestre auxquels nous avons droit. <strong>Guerassim Voronkov </strong>est d’ailleurs très à l’aise à la tête du Janáček Philharmonic Ostrava. Alternant les tubes (<em>Cavalleria Rusticana</em> ou la <em>Danse des heures</em>) avec des raretés (<em>Donna Diana </em>de Reznicek et <em>La Vierge </em>de Massenet), l’orchestre fait honnêtement son travail mais se montre surtout impeccable quand il s’agit de faire valoir les deux chanteurs.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/20171126_fsh_vilazon_abdrazakov_c_manolopress_michael_bode_3.jpg?itok=R5VTol5i" title="© Michael Bode/manolopress" width="468" /><br />
	© Michael Bode/manolopress</p>
<p><strong>Rolando Villazón</strong>, de son côté, possède toujours ce beau velours sombre et excelle dans le médium, mais les aigus sont totalement absents. Cela dit, le chouchou du public a déjà conquis son auditoire avant d’ouvrir la bouche et n’a aucun mal à parachever la séduction avec quelques accents tendres, un peu de moelleux et le velouté dont il est capable, dans des airs soigneusement choisis, assez peu connus, comme « L’esule » de Verdi, potentiellement très émouvants. Mais Rolando Villazón, c’est avant tout un comédien-né qui cultive les facéties, rien que pour nos yeux, jusqu’à la limite du bon goût. Heureusement, le plus souvent sa gestuelle corporelle évoque plutôt le travail et la poésie d’un Chaplin et notre comique a encore de très beaux jours devant lui. Il faut le voir, par exemple, soulever alternativement ses épais sourcils qu’il a très expressifs pour accompagner la tarentelle, en une danse muette particulièrement réussie. Il parvient instantanément à faire rire le public, régulièrement hilare. Il faut dire qu’il a trouvé, avec <strong>Ildar Abdrazakov</strong>, un partenaire de choc pour un duo comique qui pourrait perdurer, tant le couple fonctionne bien. Entre autres bouffonneries, la basse russe, après avoir copieusement sifflé son air de Mefistofele et fait semblant de ne plus y parvenir, se fait aider par le public, puis retrouve son meilleur doigté pour siffler son partenaire et le convoquer sur scène. Plus tard, il lui claque la porte des coulisses au nez pour l’obliger à retourner saluer, roule des mécaniques comme Aldo Maccione sur la plage, en version revisitée de <em>Plus beau que moi tu meurs</em>… Mais on retiendra surtout son interprétation impeccable de « La calunnia è un venticello », où il excelle en bouffe rossinienne, voix et mimiques au diapason. Et pour juger de sa complicité avec Rolando Villazon, on ne peut que recommander de se délecter de leur <a href="https://www.forumopera.com/breve/rolando-villazon-et-ildar-abdrazakov-tournent-en-cadence">pas de deux</a> visible sur les réseaux sociaux. Les voix, elles aussi, sonnent plutôt bien ensemble. Cela dit, l’assemblage conjoint de « Granada » et « Ochi chyornie » détonne, surtout pour le dernier, passé à la moulinette russe.</p>
<p>Si le répertoire est un tantinet léger et saute allégrement du coq à l’âne, il permet néanmoins d’admirer la beauté du nuancier de la basse russe. Ce diable d’homme est à l’aise dans tous les styles et en particulier dans la romance. La mélodie de Rachmaninov qu’il nous susurre, digne de figurer sur n’importe quelle compilation de « Larmes de la musique russe », est proprement à tomber et il nous diffuse, au minimum, un peu de <em>quantum of solace</em>. La basse sait caractériser tous ses rôles, galbe harmonieusement les phrases, même si on aimerait l’entendre articuler plus distinctement l’italien, et par-dessus tout, ses aigus sont pur miel. Les deux artistes distribuent des baisers aussi bien que leurs fleurs, au terme de leur show : Ildar Abdrazakov offre une rose sortie de son bouquet à chaque membre féminin de l’orchestre quand Rolando Villazón s’exerce au lancer de roses dans le public. Gageons qu’à Paris, le 9 décembre, on vivra une deuxième fois une expérience similaire, après tout plutôt plaisante.</p>
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		<title>Récital Anna Netrebko — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-anna-netrebko-paris-tce-la-grande-classe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jul 2014 05:09:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fêtée sur la plupart des grandes scènes internationales, de Vienne à Berlin en passant par Londres et Munich, star incontestée du Metropolitan Opera, Anna Netrebko est, de façon incompréhensible, boudée par l&#8217;Opéra de Paris qui ne l&#8217;a plus invitée depuis l&#8217;automne 2009. C&#8217;est dire si ses admirateurs attendaient avec impatience son unique récital dans la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fêtée sur la plupart des grandes scènes internationales, de Vienne à Berlin en passant par Londres et Munich, star incontestée du Metropolitan Opera, <strong>Anna Netrebko</strong> est, de façon incompréhensible, boudée par l&rsquo;Opéra de Paris qui ne l&rsquo;a plus invitée depuis l&rsquo;automne 2009. C&rsquo;est dire si ses admirateurs attendaient avec impatience son unique récital dans la capitale cette saison, initialement prévu le 24 mai et reporté pour raison de santé.</p>
<p>La soirée est placée sous le signe de l&rsquo;opéra italien dans un programme qui fait la part belle aux récentes prises de rôles de la chanteuse. Vêtue d&rsquo;une somptueuse robe rouge vermillon, la belle Anna est accueillie par une longue ovation de la part du public, subjugué par son élégance et son port de reine. La première partie de son concert, entièrement dévolue à Verdi, débute par la scène d&rsquo;entrée de Leonora dans <em>Le Trouvère</em>, un rôle qu&rsquo;elle a abordé à Berlin à l&rsquo;automne dernier et qu&rsquo;elle s&rsquo;apprête à reprendre à Salzbourg en août prochain. Au début de l&rsquo;air, quelques respirations intempestives trahissent le trac de l&rsquo;artiste mais très vite le charme opère et la magie ensorcelante de ce timbre capiteux envoûte l&rsquo;auditoire suspendu aux lèvres de la cantatrice, dans un silence recueilli. Les longues phrases de la cavatine bénéficient d&rsquo;une ligne de chant impeccable et d&rsquo;infinies nuances. La cabalette -doublée!- témoigne d&rsquo;une technique assurée: notes piquées, trilles, vocalises sont en place et si la colorature n&rsquo;a pas tout à fait la redoutable précision de celle d&rsquo;une Sutherland, elle est largement à la hauteur de ce que faisait Leontyne Price -autre grande Leonora- dans cette page.</p>
<p>« La luce langue » dévoile une autre facette du talent d&rsquo;Anna Netrebko qui, de jeune fille amoureuse, se transforme en femme assoiffée de sang et de pouvoir. La soprano qui vient de faire ses début en Lady Macbeth à Munich, reprendra ce rôle à la rentrée au Met. Commencé pianissimo, l&rsquo;air s&rsquo;achève sur un succession d&rsquo;aigus impressionnants, d&rsquo;une incroyable puissance, émis qui plus est, avec une facilité déconcertante. La salle exulte.</p>
<p>Malheureusement le duo d&rsquo;amour entre Otello et Desdémone ne se situe pas sur les mêmes sommets. Il est difficile d&rsquo;imaginer que <strong>Riccardo</strong> <strong>Massi</strong> possède des emplois tels que Radamès ou Calaf à son répertoire, lorsque l&rsquo;on entend cette voix trémulante et mal assurée aborder « Già nella notte densa ». Paralysé par le trac et sans doute impressionné par sa partenaire, qui pourtant l&rsquo;encourage du regard en lui souriant, le ténor italien se réfugie dans un mezzo-forte permanent et débite son texte sans grande conviction. Netrebko a beau varier les couleurs et s&rsquo;impliquer dans son personnage, elle ne parvient pas à sauver tout à fait ce duo de l&rsquo;ennui. Dès lors, il est permis de se demander pourquoi il a été fait appel à un autre chanteur juste pour deux duos? Si c&rsquo;est pour servir de faire-valoir à la diva, c&rsquo;est raté. Seule, Netrebko aurait pu conclure cette partie par un air brillant, par exemple l&rsquo;entrée de Lady Macbeth (on peut rêver&#8230;) qui aurait mis la salle à genoux.</p>
<p>Au pupitre <strong>Massimo Zanetti</strong> propose une direction énergique et efficace, adéquate en somme pour ce type de concert. On déplorera cependant le manque d&rsquo;imagination dans le choix des pages orchestrales: une énième ouverture de La <em>Force du destin</em> en guise de prélude!</p>
<p>La seconde partie, dédiée à l&rsquo;opéra italien de la fin du dix-neuvième, comporte quelques pépites et non des moindres. Vêtue cette  fois d&rsquo;une magnifique robe bleue, Anna Netrebko qui a chanté en mars sa première <em>Manon Lescaut</em> puccinienne à Rome sous la direction de Riccardo Muti, propose un superbe « In quale trine morbide » où son timbre capiteux, nimbé de sensualité, fait merveille. « L&rsquo;umile ancella » d&rsquo;<em>Adriana Lecouvreur</em>, raffiné à l&rsquo;extrême, lui permet de multiplier les pianissimi sur un fil de voix (« Un soffio è la mia voce ») pour la plus grande joie du public qui ne ménage pas son enthousiasme, mais le sommet de cette soirée est sans conteste « La mamma morta »: dans cette page, la cantatrice se métamorphose en véritable tragédienne et livre de cet air une interprétation poignante que l&rsquo;on écoute la gorge serrée. Quitte à conclure la soirée avec <em>Manon Lescaut</em>, le duo, dans lequel Riccardo Massi se montre moins à la peine que dans Otello, aurait pu être avantageusement remplacé par « Sola, perduta, abbandonata » où la soprano aurait été souveraine. Qu&rsquo;importe! L&rsquo;auditoire en délire offre à sa diva visiblement émue, une retentissante ovation debout. Pourtant, nous n&rsquo;aurons droit qu&rsquo;à un seul bis -la belle invocation à  la lune de Rusalka- et aux excuses d&rsquo;Anna Netrebko de ne pas nous en donner davantage afin de ménager sa voix en vue du concert de lundi.          </p>
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