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	<title>Laudantes Consort - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Laudantes Consort - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>A history of the requiem (part III)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/quand-la-mort-est-douce-et-tranquille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Roughol]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 21:01:40 +0000</pubDate>
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<p>Pour ce troisième volet de la série de Requiem enregistrés par Guy Janssens pour Cypres, présentée de façon chronologique, place au romantisme du jeune Bruckner, et à la sérénité de Duruflé. Du Requiem composé entre 1848 et 1849 par un jeune Bruckner déjà fort fervent, force est de dire que l’ouvrage ne se hisse pas encore au niveau des futures fresques du compositeur. Si la conviction religieuse ne fait aucun doute, ici renforcée par une interprétation très investie, le langage reste très conventionnel et tributaire des techniques d’écriture contrapuntique largement amorties. Ce que d’aucuns apprécieront, peu charmés qu’ils sont des épanchements brucknériens, c’est la belle concision et la clarté du contrepoint. Belles interventions solistes également, notamment dans l’Agnus Dei.</p>
<p> </p>
<p>La pièce maîtresse du disque est évidemment le Requiem de Duruflé, autrement convaincant, même si l’écriture ne se veut pas révolutionnaire en cette année 1947. Celui de Fauré lui a inexplicablement volé la vedette dans le cœur des mélomanes, et c’est bien dommage, car, comme lui, mais avec peut-être une once de ferveur supplémentaire, il s’inscrit dans la lignée des Requiem lumineux, confiants (et sans Dies Irae). Pour chœur mixte avec deux solistes, mezzo et baryton, il en existe trois versions : deux utilisant un orchestre plus ou moins important, et une avec le seul orgue, préférée ici. L’usage de l’orgue seul, comme narrateur plus que comme accompagnant, rejoint magnifiquement le jugement de Duruflé, qui trouvait l’orchestre encore trop « humain » pour exprimer l’espérance de l’au-delà. L’effet de sérénité extraordinaire qui se dégage de l’écoute ne tient pas seulement à l’usage fréquent du Requiem grégorien comme initiateur des séquences, mais aussi à la souplesse des phrasés, à la tranquillité de la scansion largement inspirée des schémas rythmiques grégoriens, à la subtilité harmonique et modale. L’espérance et la conviction tranquille règnent à chaque instant, nul effroi, nul doute, nulle Apocalypse. Les Laudantes Consort l’expriment avec raffinement, mais sans jamais tomber dans l’écueil de la mièvrerie et de la plastique vocale.</p>
<p> </p>
<p><strong>Sophie Roughol</strong></p>
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		<title>Divers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-profondeur-retrouvee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yonel Buldrini]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 14:45:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La profondeur de la musique de Campra forme une alliance étonnante avec la pureté de timbre et de chant de Stephan Van Dyck. L’écouter fait comprendre d’emblée la différence entre haute-contre et contre-ténor. Il possède une voix de ténor aigu, ni légère, ni blanche, étonnamment sonore, unie, limpide ! Possédant une partie un peu en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          La profondeur de la musique de Campra forme une alliance étonnante avec la pureté de timbre et de chant de Stephan Van Dyck. L’écouter fait comprendre d’emblée la différence entre haute-contre et contre-ténor. Il possède une voix de ténor aigu, ni légère, ni blanche, étonnamment sonore, unie, limpide !</p>
<p>Possédant une partie un peu en retrait, le ténor Ivan Goossens n’en constitue pas moins un beau contrepoint au chant de son « collègue aigu ». Le baryton-basse Conor Biggs, sachant jouer de son curieux timbre « clair-obscur », complète harmonieusement ce trio de solistes d’un « Requiem-affaire d’hommes », si l’on peut dire.<br />
Admirable de naturel, de charme et de poésie, la prestation du choeur Laudantes Consort nous offre un chant si soigné et approfondi, pour une musique si simplement recueillie, qu’il nous fait quasiment accepter les sonorités sèches-rèches et grinçantes des violons, ainsi que le côté bucolique étrange, donné par la flûte à bec semblant rappeler les moutons d’un pastoureau échappé, avec son pipeau, des toiles de Fragonard. La direction du Maestro Janssens épouse en tout point et magnifie le naturel frappant qui se dégage de la musique.</p>
<p>On sent, dès le début de l’audition de la <em>Missa pro defuncti</em> de Michael Haydn, quel poids représentent les quelques quarante années de différence : une envergure plus théâtrale (les « coups martelés » de la musique, appuyés de timbales ou de cuivres), une urgence dramatique se faisant expression tragique et éperdue dès le deuxième morceau.<br />
Au timbre pur et cristallin de Elke Janssens répond le mezzo pulpeux et chaleureux de Sandra Nazé. Le ténor Philip Defrancq semble léger mais ses aigus « blancs » sont rachetés par un médium et des graves sonores. Arnout Malfliet donne d’abord l’impression que sa voix trémulante de basse est mal assurée, il sait en fait l’alléger dans un médium clair avant de retomber dans des graves sombres et délicats. Le chœur excelle également dans cette musique à la tension plus théâtrale, plus pressante.<br />
Le Maestro Janssens contribue à donner un tout autre ton à ce second Requiem, dirigé sans relâche — trompettes et timbales au vent —, d’un rythme serré mais non précipité, suivi, tenu… et qui nous tient, précisément, en haleine comme s’il s’agissait d‘un acte d’opéra. Le rythme semble se ralentir lors du Benedictus et du dernier morceau, Agnus Dei mais reprend bientôt, plus triomphant et lumineux du reste, que tragique ainsi que pour la conclusion de la Missa, toujours rythmée.</p>
<p>Quelle belle démonstration artistique, dans ce pays où les beffrois d’hôtels de villes s’élancent et rivalisent avec les flèches des cathédrales… Nous sommes ici à Saint-Trond, dans la Province de Limbourg, en région flamande, et rien ne permet de déceler la présence du public dans ce concert à la sonorité si pure, si ce n’est cette stimulation des interprètes, difficilement mesurable mais certainement effective.</p>
<p>Une passionnante et admirable confrontation : de quoi réconcilier les passionnés exclusifs d’opéra avec la musique religieuse !</p>
<p><strong>Yonel Buldrini </strong></p>
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