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	<title>Les Violons du Roy - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Les Violons du Roy - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Mais qu&#8217;a donc fumé Anthony Roth Costanzo ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mais-qua-donc-fume-anthony-roth-costanzo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Oct 2018 13:05:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le label Universal Japan a publié en juillet un récital d’Anthony Roth Costanzo. Sous le titre Glass/Handel, il rapproche des airs composés à 250 ans d’écart par George Frideric Haendel et par Philip Glass, dont le contre-ténor américain a notamment chanté le rôle-titre de l’opéra Akhnaten, à Londres et à Los Angeles en 2016  (il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le label Universal Japan a publié en juillet un récital <strong>d’Anthony Roth Costanzo. </strong>Sous le titre <em>Glass/Handel</em>, il rapproche des airs composés à 250 ans d’écart par George Frideric Haendel et par Philip Glass, dont le contre-ténor américain a notamment chanté le rôle-titre de l’opéra <em>Akhnaten</em>, à Londres et à Los Angeles en 2016  (il le reprendra à l’ENO en février prochain). Sous la baguette de <strong>Jonathan Cohen</strong>, l’ensemble baroque canadien <strong>Les Violons du Roy</strong> y joue tantôt des œuvres du début du XVIII<sup>e</sup> siècle, tantôt de la fin du XX<sup>e</sup>. Programme original, et qui pourrait déjà à ce seul titre retenir l’attention. Mais il semble que cela ne suffit pas, car un dizaine de vidéos promotionnelles ont été réalisées, qui mettent en avant le disque d’une manière plus inattendue. Pour la plus étonnante, sur l’air de bravoure de Bertarido dans <em>Rodelinda</em>, « Vivi, tiranno », a été concoctée une série d’images plus surréalistes les unes que les autres, à base d’objets suggestifs (saucisses, pâtes, chaussures à talons hauts) où des personnages étrangement grimés et vêtus, voire masqués ou cagoulés, se livrent aux activités les plus imprévisibles. Qui a signé cette vidéo ? <strong>Maurizio Cattelan</strong>, célèbre artiste conceptuel qui n’en est plus à une provocation près, et <strong>Pierpaolo Ferrari</strong>, qui font équipe au sein de l’agence publicitaire « Art + Commerce ». Tout s’explique. Ou pas.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/maubLmszyos" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Mozart Opera and Concert Arias</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rire-de-despina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2014 22:28:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une interview réalisée il y a quelques mois, Marie-Nicole Lemieux évoquait sa compatriote Karina Gauvin, victime plus qu’elle encore de stéréotypes physiques qui font préférer des chanteuses à la voix insuffisante mais à la taille de guêpe. Heureusement, la soprano québécoise semble enfin sortir du placard doré des versions de concert où l’on voulut &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6091&amp;cntnt01returnid=29">une interview </a>réalisée il y a quelques mois, Marie-Nicole Lemieux évoquait sa compatriote <strong>Karina Gauvin</strong>, victime plus qu’elle encore de stéréotypes physiques qui font préférer des chanteuses à la voix insuffisante mais à la taille de guêpe. Heureusement, la soprano québécoise semble enfin sortir du placard doré des versions de concert où l’on voulut longtemps la confiner. Après son Armide de Gluck <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5715&amp;cntnt01returnid=54">à Amsterdam</a>, elle sera cet été Alcina dans <em>Rinaldo </em>de Haendel à Glyndebourne (où elle revêtira la tenue de « maîtresse » d’école/sadomaso prévue par Robert Carsen), et cet automne Vitellia de <em>La Clémence de Titus</em> au Théâtre des Champs-Elysées, deux productions bel et bien scéniques. Il est donc bon de montrer de Karina Gauvin est capable de chanter autre chose que de la musique baroque, et que Mozart peut être son domaine d’élection (comme l’affirmait, là encore, Marie-Nicole Lemieux).</p>
<p>
	Oui, mais quel Mozart ? Pour une voix rompue aux Haendel, Porpora et consorts, l’opera seria s’impose, et de fait, il est présent ici, à travers <em>La Clémence de Titus</em>. « Non più di fiori », qui aurait gagné à être précédé de son récitatif, est pris à un tempo très retenu, presque trop, au point de le rendre placide, pense-t-on d’abord. Dans cet air où l’on a pris l’habitude d’un histrionisme débridé, Karina Gauvin rend à Vitellia toute sa noblesse, avec une tenue du souffle admirable. On regrettera quand même qu’il n’y ait sur ce disque aucun véritable air de fureur (on imagine qu’elle aurait pu être une magnifique Elettra d’<em>Idomeneo</em>), mais l’on s’en consolera en goûtant la dignité avec laquelle s’exprime la souffrance de ces héroïnes, l’élégance prêtée à leur ligne de chant. Karina Gauvin a aussi des choses à nous dire dans les airs de concert les plus virtuoses, où l’on entend toutes sortes de voix, y compris des chanteuses très légères qui s’y attaquent parce qu’elles savent vocaliser. « Ch’io mi scordi di te » était ainsi au répertoire de Rita Streich, mais ce qu’en fait Karina Gauvin n’a évidemment aucun rapport (et l’on savourera son dialogue avec le piano de <strong>Benedetto Lupo</strong>).</p>
<p>
	Or, aux côtés de ces héroïnes mythiques, on rencontre aussi des êtres plus explicitement humains, comme si Karina Gauvin avait tenu à montrer qu’elle sait quitter le drapé antique pour descendre sur terre. Elle est ainsi une Pamina laiteuse aux aigus opalescents, une Fiordiligi aux graves aussi généreux que les aigus (on l’attend maintenant dans « Per pietà »). Mais quel pari d’être successivement Fiordiligi et Despina ! Et sa Suzanne, n’est-elle pas un peu trop grande dame ? Pourtant, quelle volupté dans « Deh vieni ». Ne manque ici que le soupçon de vie qu’ajouterait la scène, car Karina Gauvin est de ces chanteuses que l’échange avec le public galvanise. Alors, cette Suzanne initiale, cette Despina finale, au chant délicieusement orné ? C’est le sourire irrésistible d’une grande interprète qui ponctue d’un joyeux éclat de rire son « In uomini ! » et que l’on a hâte de retrouver là où elle s’épanouit vraiment : face à son public, en robe du soir ou en tenue de scène.</p>
<p>
	Dommage qu’il n’y ait finalement que huit airs sur ce disque, dont un qui dure à peine plus de deux minutes et demie : si l’on peut comprendre au concert que l’orchestre interprète des ouvertures pour laisser un peu de répit à la chanteuse, leur présence sur un disque se justifie moins, sauf à vouloir accorder leur quart d’heure de gloire aux instrumentistes. <strong>Bernard Labadie</strong> fait fort bien son travail à la tête des <strong>Violons du Roy</strong>, qu’il aurait pu brusquer un peu plus, mais l’ouverture de <em>Lucio Silla</em> ne compte sans doute pas parmi les pages les plus inspirées de Mozart.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Récital Mozart-Haydn — Bruxelles (Bozar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/kozena-en-majeste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2014 16:05:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Affichant fièrement ses six mois de grossesse dans une robe moulante de mousseline mauve, Magdalena Kozena se produisait mercredi dernier sur la scène du Palais des Beaux Arts de Bruxelles, accompagnée par les Violons du Roy, placés sous la direction de Bernard Labadie, concert inscrit dans une tournée européenne qui passe également ces jours-ci par Berlin et Paris. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/kozena-en-majeste/"> <span class="screen-reader-text">Récital Mozart-Haydn — Bruxelles (Bozar)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Affichant fièrement ses six mois de grossesse dans une robe moulante de mousseline mauve, <strong>Magdalena Kozena </strong>se produisait mercredi dernier sur la scène du Palais des Beaux Arts de Bruxelles, accompagnée par les Violons du Roy, placés sous la direction de <strong>Bernard Labadie</strong>, concert inscrit dans une tournée européenne qui passe également ces jours-ci par Berlin et Paris.</p>
<p>L’ensemble canadien qui fête cette année ses trente ans d’existence ouvrait les festivités par la 33e symphonie de Mozart. Avec beaucoup de précision et un grand luxe de détail, leur interprétation offrait une lecture très analytique de l’œuvre, parfaitement maîtrisée. L’auditeur très exigeant aurait pu souhaiter davantage de spontanéité dans l’articulation baroque, mais l’esprit, la clarté et l’entrain y étaient. La mezzo fait ensuite son entrée, voix souveraine au charme consacré, et chante l’<em>Ariane à Naxos</em> de Joseph Haydn avec fougue et passion, accentuant, dans un dramatisme exacerbé, le caractère « Sturm und Drang » de la cantate. Parfaitement en phase avec l’orchestre qui se plie à ses moindres inflexions, elle domine cette partition difficile avec brio, emportant tous les suffrages du public.</p>
<p>En seconde partie de programme figurent La Reine, une des symphonies parisiennes de Haydn et trois airs extraits de <em>La Clémence de Titus</em> de Mozart. Le « Non più di fiori » de l’irascible Vitellia à l’acte II et les deux airs de Sesto (Kozena enregistra le rôle à ses débuts dans la production de Charles Mackerras pour DGG). Dans la page orchestrale on retrouve les mêmes qualités de lisibilité et d’extrême précision qu’en première partie, avec une vision particulièrement contrastée (et un peu lourde) du troisième mouvement, qui tient plus ici de la bourrée que du menuet !</p>
<p>Tout aussi brillante dans un rôle que dans l’autre, la mezzo rend avec beaucoup de justesse les affres par lesquels passe le pauvre Sesto qui doit trahir son meilleur ami et abandonner sa bien aimée, et se débat tant bien que mal avec sa conscience tout en exprimant son désespoir. La voix est à la fois souple et puissante, très expressive et parfaitement libre. Jouant alternativement du cor de basset et de la clarinette, <strong>Wolfgang Meyer</strong> lui donne la réplique avec humour et fait ici figure de second soliste ! Un seul bis, « Voi che sapete », Mozart toujours, viendra couronner cette très belle soirée.</p>
<p> </p>
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