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	<title>Metropolitan Opera - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Metropolitan Opera - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>MAHLER, Rückert-Lieder, Symphonie n°4 &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-ruckert-lieder-symphonie-n4-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La deuxième soirée des Prem’s à la Philharmonie invite quelque sept cents personnes debout devant la scène (et c’est près d’être rempli) ainsi que le public habituel assis à vivre une soirée presque entièrement dédiée à Gustav Mahler avec des artistes de prestige : Yannick Nézet-Séghin à la tête de l’Orchestre du Metropolitan Opera et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La deuxième soirée des Prem’s à la Philharmonie invite quelque sept cents personnes debout devant la scène (et c’est près d’être rempli) ainsi que le public habituel assis à vivre une soirée presque entièrement dédiée à Gustav Mahler avec des artistes de prestige : <strong>Yannick Nézet-Séghin</strong> à la tête de l’Orchestre du Metropolitan Opera et <strong>Joyce DiDonato</strong>. La soirée s’ouvre avec <em>Lumière et pesanteur</em>, une œuvre symphonique à petit effectif de six minutes environ de Kaija Saariaho, dont l’intérêt ne saute pas aux oreilles avec sa monotonie toute spectrale. C’est ensuite à Joyce DiDonato d’entrer (avec quelques instrumentistes supplémentaires aux bois et aux vents) pour interpréter les <em>Rückert-Lieder</em> dont les cinq pièces sont présentées ainsi qu’un voyage de la lumière vers la pénombre : de la joie des deux premiers chants auxquels s’ajoute la pièce écrite en juin 1902 (un an après les numéros 1, 2, 4, 5) pour Alma Mahler (dite « Almschili » quelques mois après la célébration de son mariage avec le compositeur) à l’expérience de la douce déréliction de l’être séparé du monde mais encore happé par sa beauté. Cette expérience intérieure, somme toute mélancolique, est d’ailleurs contemporaine de trois des <em>Kindertotenlieder</em>. Dès « Blicke mir nicht in die Lieder » (Ne regarde pas sous les paupières/chants) la voix de la mezzo américaine s’épanouit en une sonorité pleine et souveraine pour exprimer les élans heureux de l’effusion, une voix à la ductilité toujours parfaite. Le rythme s’alanguit dans « Ich atmet’ einen Linden Duft » (Je respirais le doux parfum des tilleuls) et la voix sinue en un lyrisme presque enivrant, celle d’un être s’éloignant déjà, dont le chant lumineux porté par les vagues des cordes, les interventions ascensionnelles des vents et bois, cède (après avoir orné chaque syllabe, illuminé chaque mot) pour laisser la place à la transcendance angélique des flûtes. Vient la déclaration d’amour de l’époux pour la jeune fille, « Liebst du um Schönheit » (Si tu m’aimes pour ma beauté), dont Joyce DiDonato fait résonner autant la malice que l’émotion, accompagnée par un orchestre tendre dont les pupitres s’unissent en une harmonieuse poursuite, et que les vents finalement hissent jusqu’à une émotion qui serre le cœur. Parfaite transition pour les deux bouleversants derniers lieder. D’abord « Um Mitternacht » (A minuit) avec ses lignes dépouillées, sans cordes sauf la harpe, où surgissent les sourdes angoisses lancées par les bois, les vents, après les timbales. La voix aux inflexions souples, à la texture opulente de la mezzo américaine vient s’y fondre, avant de porter à une intensité artiste son amer constat de solitude. Enfin « Ich bin der Welt abhanden gekommen » (Je suis perdu pour le monde) ressuscite soudainement les beaux plans ultimes sur l’horizon de « Mort à Venise » (le film de L. Visconti) grâce au chant sublime du cor anglais, que suivent les clarinettes, les cors et les hautbois, puis les cordes alors que la mezzo offre une superbe et poignante expression de la tristesse résignée, épousant les lignes orchestrales mouvantes jusqu’à un final sombrement céleste, très proche des accents de l’Adagio de la 5<sup>e</sup> symphonie que Mahler a composée le même été à Maïernigg. L’émotion aura été au rendez-vous lors de cette première partie de haute volée.</p>
<p>Après l’entracte, Yannick Nézet-Seguin chef dansant et parfaitement maître du jeu donne à la Symphonie n°4 les couleurs du « conte de fées » que Bruno Walter y voyait, et le Met Orchestra rend justice à sa riche imagination sonore. D’une durée ramenée à une heure, avec un effectif moins lourd en cuivres et l’absence de chœur des précédents opus, Gustav Mahler vient d’entrer dans sa période de maturité et peint un tableau aux couleurs vives, entre allégresse et contraste gentiment ironique des sentiments. Le quatrième mouvement consiste en un lied à l’humour fin, rappelant que la symphonie devait s’appeler d’abord « Humoreske ». Joyce DiDonato, placée encore légèrement de côté derrière les pupitres des cordes, est restée sur scène pendant toute la symphonie, encourageant ses collègues instrumentistes, vivant chaque mouvement avec ferveur. Ce n’est pas si courant. Elle livre une vision irrésistible du paradis et du bonheur («  Das Himmlische Leben ») entre naïveté enfantine et sérénité, grâce à une interprétation qu’on ne saurait qualifier que d’idéale.</p>
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		<title>Metropolitan Orchestra/van den Heever – Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/metropolitan-orchestra-van-den-heever-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le Gewandhaus de Leipzig, le Philharmonique de Berlin, l’Orchestre et les Chœurs de la Scala l’année dernière, les Prem’s réunissent ces jours-ci à la Philharmonie de Paris l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York et le Concertgebouw d’Amsterdam, sans oublier l’Orchestre de Paris, qui joue à demeure. Cet impressionnant programme témoigne du dynamisme et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le Gewandhaus de Leipzig, le Philharmonique de Berlin, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/choeurs-et-orchestre-de-la-scala-paris-philharmonie/">l’Orchestre et les Chœurs de la Scala l’année dernière</a>, les Prem’s réunissent ces jours-ci à la Philharmonie de Paris l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York et le Concertgebouw d’Amsterdam, sans oublier l’Orchestre de Paris, qui joue à demeure. Cet impressionnant programme témoigne du dynamisme et de l’attractivité d’une institution qui fait exception dans le paysage culturel parisien, ce dont on se réjouit pleinement. Le festival de rentrée a connu de légers ajustements par rapport à l’année dernière (le parterre a été intégralement vidé de ses fauteuils, alors que les rangs du fond avaient été conservés en 2025) mais le principe reste le même :  convier les plus grandes formations et les meilleures baguettes à jouer pour un public en partie debout qui bénéficie de places moins chères, dans un esprit de festival qui se veut plus relâché que le format habituel du concert classique.</p>
<p>Les deux premières dates sont confiées à l’<strong>Orchestre du Metropolitan Opera de New York</strong>, sous la direction de son chef principal, <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>. La formation star de l’opéra américain reprend pour les Prem’s les programmes qu’elle a interprétés lors de ses débuts aux BBC Proms de Londres il y a quelques jours. Avant une soirée Saariaho/Mahler avec Joyce DiDonato, le public parisien a donc pu entendre un concert de pièces de Richard Strauss, illuminé par la présence de la soprano <strong>Elza van den Heever</strong>.</p>
<p>La soirée commence avec la suite du <em>Chevalier à la rose</em> : cet amalgame d’extraits de l’opéra ne fait pas preuve d’un grand souci de continuité et n’est sans doute pas un concentré des plus efficaces d’un si précieux chef-d’œuvre. Ainsi, après un condensé du sublime trio final, où l’absence des voix n’est que maigrement compensée par le jeu des solos orchestraux, survient un tonitruant roulement de caisse claire et la suite s’achève dans un retour de bonne valse viennoise… Du reste, quand en 2015 Alan Gilbert avait dirigé le New York Philharmonic dans la même salle et dans la même suite, il avait remplacé ce barouf final par la véritable conclusion de l’opéra.</p>
<p>Nézet-Séguin, lui-même scintillant de paillettes, propose une lecture très hollywoodienne du <em>Chevalier à la rose</em>, où domine la recherche du moelleux et du rebond, d’un lyrisme fait de lignes splendides et de timbres bien mariés. L’orchestre a pour lui un son homogène et vibrant de couleurs, des pupitres d’une netteté remarquable et de très bons solistes qui font merveille quand on a besoin d’eux (beau hautbois dans la présentation de la rose). Les virages straussiens, ces moments où, passant par le chas d’une aiguille, la musique bascule dans une atmosphère et une harmonie qu’on croyait impensables quelques secondes plus tôt, sont rendus avec grâce et sans excès d’affectation. La lecture est impeccable, pittoresque même : on croit entendre du Rimsky dans la présentation à la rose et la valse d’Ochs est si lourdée qu’on croit voir un danseur ivre qui nous arrache quelques sourires. Les amateurs d’un Strauss moins rose repasseront.</p>
<p>Puis vient la scène finale de <em>Salomé</em>. Elza van den Heever avait fait des débuts retentissants dans le rôle <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/salome-paris-bastille-du-sang-du-sexe-et-une-grande-salome/">à Paris en 2022</a> et la voix est toujours aussi impressionnante : ronde mais claire, souple, à l’émission franche et lumineuse. La soprano choisit d’incarner autant que possible l’évolution du rôle : elle donne plus dans la jeune fille illuminée que dans la harpie sanguinaire, mais ose un passage presque hurlé, et n’hésite pas à esquisser des mouvements de danse pour rendre la sensualité de la fille d’Hérode. On serait entièrement à la fête si la voix n’était pas régulièrement couverte par l’orchestre. On touche là à un problème qu’on croyait déjà avoir décelé en 2025 : sans les fauteuils du parterre, l’acoustique de la salle Pierre-Boulez est détériorée et on entend un écho inhabituel, le son semble uniformisé, sans possibilité de bien distinguer les pupitres, comme si on écoutait de la mono. Dans cet opéra aussi, Nézet-Séguin et l’orchestre semblent faire le choix du sublime plus que de la noirceur et de la verve – mais le volume, lui, est bien là.</p>
<p><em>Ein Heldenleben</em>, après l’entracte, est dans la même veine : orchestre en pleine possession de ses moyens (très beau pupitre de cors, violon solo virtuose très exposé, belles trompettes), chef dont le métier et le talent sont évidents mais qui peine à imprimer une lecture vraiment marquante, en cherchant peut-être trop à créer des <em>climax</em> qui finissent par diluer un peu l’impact et l’inventivité étrange de ce poème symphonique.</p>
<p>La soirée s’achève tout de même sur un triomphe du public, preuve que le format du festival de rentrée peut sans aucun doute d’imposer. Elza van den Heever, rappelée sur scène, interprète une belle version de <em>Zueignung</em> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.facebook.com/watch/?v=1852033632841024">sans trou de mémoire cette fois</a>). Au bout du compte, une soirée pétillante et pailletée, servie par de grands musiciens, autour d’un compositeur populaire : rien d’inoubliable pour les plus stricts mélomanes, mais l’essentiel n’était peut-être pas là.</p>
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		<item>
		<title>TCHAïKOVSKI, Eugène Onéguine – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-eugene-oneguine-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 06:01:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Metropolitan Opéra retransmet pour la troisième fois dans les cinémas Eugène Onéguine dans la production de Deborah Warner. Diffusée lors de sa création en septembre 2013, avec dans les rôles principaux Anna Netrebko et Mariusz Kwiecen, spectacle qui a fait l’objet d’une parution en DVD, puis  lors de la reprise de 2017, toujours avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Metropolitan Opéra retransmet pour la troisième fois dans les cinémas Eugène Onéguine dans la production de Deborah Warner. Diffusée lors de sa création en septembre 2013, avec dans les rôles principaux Anna Netrebko et Mariusz Kwiecen, spectacle qui a fait l’objet d’une parution en DVD, puis  lors de la reprise de 2017, toujours avec Netrebko face à Peter Mattei dans le rôle-titre, la voici de retour sur les écrans ce samedi 2 mai, sans doute pour mettre à l’honneur l’une des meilleures titulaires actuelles du rôle de Tatiana.</p>
<p>Deborah Warner a déplacé l’action à l’époque de la création de l’œuvre comme en témoignent les superbes costumes de <strong>Chloe Obolenski</strong> notamment lors du bal du dernier acte. En début de soirée, le rideau se lève sur l’intérieur de la propriété des Larina, le décor de <strong>Tom Pye</strong> représente une sorte de grange tout en longueur dans laquelle se trouvent des tables, des chaises, de la vaisselle. Le tableau du duel se situe sous la neige dans une campagne quasi désertique, faiblement éclairé par les premières lueurs du jour. Enfin le décor du troisième acte frappe par sa sobriété : quatre paires de colonnes gigantesques se détachant sur un fond bleuté et quelques chaises disséminées sur le plateau figurent la salle de bal dans laquelle les voix ont tendance à se perdre. Le dernier tableau ne se situe pas, comme à l&rsquo;accoutumée, à l&rsquo;intérieur de la demeure de Tatiana, mais en extérieur, avec toujours les mêmes colonnes au premier plan, derrière lesquelles on devine à nouveau un paysage enneigé dans la nuit.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/EUGENE_ONEGIN_EVAN_ZIMMERMAN_8044_v002-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-212846"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Eugène Onéguine © Evan Zimmermann / Met</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution, de haute volée, réunit pour les seconds rôles des chanteurs familiers de l’ouvrage. Ainsi, Filipievna et Madame Larina sont incarnées par <strong>Larissa Diatkova</strong> et <strong>Elena Zaremba</strong>, déjà présentes en 2017 dans les mêmes rôles. Les deux chanteuses ont conservé leurs moyens intacts, notamment Zaremba qui affiche une voix riche et pleine. Doté d’un timbre sonore, <strong>Richard Bernstein</strong> ne passe pas inaperçu en témoin de Lenski. Fine comédienne, <strong>Maria Barakova</strong> est une Olga à la voix fluide et juvénile qui évolue sur scène avec grâce et légèreté. Grand habitué du rôle, qu’il incarne depuis 2009, <strong>Tony Stevenson</strong> est un Monsieur Triquet délicieux à la diction française impeccable et au phrasé élégant. Ses couplets à l’attention de Tatiana sont chaleureusement applaudis. Le Prince Grémine trouve en <strong>Alexander Tsymbalyuk</strong> un interprète de choix, la noblesse de sa ligne de chant, la profondeur de son timbre et l’émotion qu’il insuffle à son air du dernier acte lui valent une ovation méritée. <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> campe un Lenski sanguin aux moyens imposants. Sa jalousie vis-à-vis d’Onéguine éclate de façon spectaculaire au cours de la fête chez les Larina mais c’est son grand air « Kouda, kouda, vy oudalilis » chanté tout en nuances, dans lequel transparait l’ampleur de son désespoir, qui déclenche l’enthousiasme du public. <strong>Iurii Samoilov</strong> possède un physique de jeune premier et un timbre onctueux qui ne manque pas de séduction, autant de qualité qui font de lui un Onéguine de choix. On pourrait cependant lui reprocher un excès d’arrogance au cours du premier acte. En revanche durant le bal à Saint-Pétersbourg et tout le duo final avec Tatiana, il exprime sa passion ardente et son tourment avec des accents poignants. <strong>Asmik Gregorian</strong> est sans conteste la grande triomphatrice de la soirée. Son incarnation traduit avec subtilité l’évolution psychologique du personnage, de la jeune fille naïve et un peu gauche du premier acte, à la femme élégante et maîtresse d’elle-même de la scène finale. Même si elle n’a plus tout à fait l’âge de la jeune Tatiana elle parvient à rendre convaincante la scène de la lettre en exprimant avec une sincérité désarmante l’intensité du premier amour. Lors du dernier tableau, c’est avec des accent déchirants qu’elle repousse les avances d’Onéguine. Une incarnation magistrale de bout en bout.</p>
<p>Au pupitre, le jeune chef <strong>Timur Zangiev</strong> propose une direction extrêmement dramatique avec des tempos retenus, notamment dans les airs, qui laissent s’épanouir les voix des protagonistes. Oublions quelques légers décalages dans le quatuor qui ouvre le premier acte et soulignons les splendeurs orchestrales qu’il déploie dans les danses et la polonaise du troisième acte.</p>
<p>Le 30 mai prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Le</em> <em>Dernier Rêve de Frida et Diego</em> de Gabriela Lena Frank, avec Isabelle Leonard dans le rôle de Frida Khalo.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-eugene-oneguine-new-york-streaming/">TCHAïKOVSKI, Eugène Onéguine – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Dix-sept productions à l&#8217;affiche de la saison 2026-27 du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dix-sept-productions-a-laffiche-de-la-saison-2026-27-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 10:56:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2026-27 du Metropolitan Opera de New York vient d’être annoncée avec dix-sept pièces à l’affiche, le chiffre le plus faible depuis 1966 et seulement cinq nouvelles productions. La saison commencera avec la nouvelle production de Macbeth dirigée par Yannick Nézet-Séguin avec Lise Davidsen en Lady. A noter encore Aida où Angel Blue alternera avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2026-27 du Metropolitan Opera de New York vient d’être annoncée avec dix-sept pièces à l’affiche, le chiffre le plus faible depuis 1966 et seulement cinq nouvelles productions. La saison commencera avec la nouvelle production de <em>Macbeth</em> dirigée par <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong> avec <strong>Lise Davidsen</strong> en Lady<strong>.</strong><br />
A noter encore <em>Aida</em> où <strong>Angel Blue</strong> alternera avec <strong>Anna Pirozzi</strong> et <strong>Leah Hawkins</strong> dans le rôle-titre, <strong>Mickael Fabiano</strong> et <strong>SeokJonk Baek</strong> seront Radames.<br />
A voir également le <em>Jenufa</em> par <strong>Claus Guth</strong>. <strong>Asmik Grigorian</strong> sera Jenufa et <strong>Nina</strong> <strong>Stemme</strong> Kostelnicka. A noter que la soprano lituanienne enchaînera avec un récital Puccini, Dvorak, Verdi, Strauss.<br />
<em>La Bohème</em> avec <strong>Ermonela Jaho</strong> et <strong>Pene</strong> <strong>Pati</strong>, <em>La Fanciulla del West</em> avec la Minnie de <strong>Sondra Radvanovsky</strong>, <em>Manon</em> par <strong>Laurent Pelly</strong> avec <strong>Nadine Sierra</strong>, la production de <em>Maria Stuarda</em> par <strong>David McVicar</strong> avec <strong>Lisette Oropesa</strong> dans le rôle-titre, McVicar aux commandes également de <em>Medea</em> avec <strong>Sonya Yoncheva</strong>. Michael Fabiano et <strong>Brian Jagde</strong> alterneront dans le rôle-titre d’<em>Otello</em>. Distributions superlatives pour <em>Parsifal</em> en mai-juin : Nézet-Séguin, <strong>Garanča</strong>, <strong>Beczala</strong>, <strong>Mattei</strong> ainsi que pour <em>Rosenkavalier</em> (Nézet-Séguin, <strong>Willis-Sørensen</strong>, <strong>D’Angelo</strong>, <strong>Groissböck). </strong>A noter également que <strong>Roberto Alagna</strong> fera partie de l’une des cinq distributions de <em>Tosca</em> entre novembre et mai.<br />
Tous les détails sur le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.metopera.org/season/2026-27-season/">site du Metropolitan Opera</a>.</p>
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		<item>
		<title>BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 05:49:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=206374</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après La Somnambule en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, Les Puritains, dans une nouvelle production confiée à Charles Edwards. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages in loco, notamment Fedora, Don Carlos ou Adriana Lecouvreur, Edwards effectue ici ses débuts &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>La Somnambule</em> en début de saison, le Metropolitan Opera diffuse dans les cinémas un autre opéra de Bellini, <em>Les Puritains</em>, dans une nouvelle production confiée à <strong>Charles Edwards</strong>. Connu pour avoir réalisé par le passé les décors de plusieurs ouvrages <em>in loco</em>, notamment <em>Fedora</em>, <em>Don Carlos</em> ou <em>Adriana Lecouvreur</em>, Edwards effectue ici ses débuts au Met en tant que metteur en scène. Sa production succède à celle de Sandro Sequi qui avait été créée pour Sutherland et Pavarotti en 1976 et régulièrement reprise jusqu’en 2017. Le décor unique représente une gigantesque salle d’audience aux teintes grisâtres surmontée d’une chaire, à moins que ce ne soit l&rsquo;intérieur d&rsquo;un temple protestant. Au deuxième acte, ce même décor délabré évoque la guerre civile qui fait rage. Le metteur en scène respecte scrupuleusement le cadre-spatio-temporel du livret en inscrivant l’intrigue dans son contexte grâce à des projections de résumés historiques sur un écran, procédé qui s’avère fastidieux à la longue. Durant le prélude orchestral, nous assistons à la rencontre entre Elvira et Arturo adolescents, incarnés par de jeunes figurants que nous verrons apparaître tout au long du spectacle comme des souvenirs d’un passé heureux. Elvira passe le plus clair de son temps à dessiner des visages, notamment des autoportraits qui expriment à partir du deuxième acte l’évolution de sa détresse. Les costumes de <strong>Gabrielle Dalton</strong> sont sobres et élégants, les puritains sont vêtus de noir, blanc ou gris. Seuls les deux personnages royalistes portent des vêtements de couleurs, bleu ciel pour Arturo, Jaune pour Enrichetta, comme dans le tableau de van Dyck qui représente cette souveraine. A la fin du deuxième acte, Riccardo et Giorgio torses nus se peignent sur la poitrine une croix de Saint-Georges. Le dénouement est modifié, durant la scène finale après l’annonce de la victoire de Cromwell, Arturo délaisse Elvira et va rejoindre son père, privant ainsi l’ouvrage de son <em>lieto fine</em> convenu. La direction d’acteurs, simple et précise est d’une grande lisibilité.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/I-puritani-©Ken-Howard.Met-Opera-4-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-206472"/></figure>


<p>I puritani ©Ken Howard.Met Opera </p>
<p>La distribution rassemble une équipe de chanteurs rompus pour la plupart à la technique du bel canto. <strong>Tony Stevenson</strong> possède un timbre claironnant qui sied à merveille au personnage de Bruno, <strong>David</strong> <strong>Pittsinger </strong>campe un Valton à la voix puissante et bien projetée. <strong>Eve Gigliotti</strong> tire son épingle du jeu dans le rôle sacrifié d’Enrichetta grâce à sa voix ronde au timbre fruité. Le Giorgio de <strong>Christian van Horn</strong> est une bonne surprise, la basse nous gratifie d’un legato fluide et chaleureux notamment dans son air « Cinta di fiori » chanté avec un style accompli, qui s’achève sur un <em>diminuendo</em> du plus bel effet. Remplaçant au dernier moment Artur Ruciński souffrant, <strong>Ricardo</strong> <strong>José Rivera</strong> a été la révélation de la soirée dans le rôle de Riccardo. Le jeune baryton portoricain possède une voix sonore, un timbre velouté et incarne avec justesse ce personnage torturé. Les quelques vocalises que comporte son air « Bel sogno beato » au premier acte sont impeccablement négociées et sa confrontation avec van Horn qui s’achève sur un « Suoni la tromba » éclatant, enflamme le public du Met qui lui réserve une belle ovation au salut final. Grand habitué du rôle d’Arturo, qu’il chante depuis plus de dix ans <strong>Lawrence Brownlee</strong> n’a rien perdu des qualités qui font de lui un belcantiste accompli, l’art de la nuance, la vélocité de ses ornementations et la facilité de son registre aigu qui lui permet de ne pas transposer le contre-fa que tout le monde attend dans son air « Ella è tremante » au dernier acte. Si on lui reproche parfois un volume confidentiel, cela n’est en rien perceptible au cinéma. En grande forme, <strong>Lisette Oropesa</strong>, donne d’Elvira une interprétation encore plus aboutie qu’à Paris la saison passée. « Son vergin vezzosa » met en valeur la fluidité de ses vocalises et la précision de ses trilles impeccables, « O rendetemi la speme » est phrasé avec un timbre éthéré et une infinie délicatesse, enfin la cabalette « Vien diletto » exalte sa maîtrise de la colorature, notamment dans la reprise dont les ornementations jusqu’au mi bémol lui valent une ovation bien méritée.</p>
<p><strong>Marco Armiliato</strong> familier de ce répertoire propose une direction précise et soignée qui laisse s’épanouir les voix des chanteurs. La partition proposée comporte moins de coupures qu’à l’accoutumée, la plupart des cabalettes sont doublée et ornementées.</p>
<p>Le 21 mars prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Tristan et Isolde</em> avec Lise Davidsen et Michael Spyres dans une nouvelle production de Yuval Sharon.              </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-i-puritani-new-york-streaming/">BELLINI, I puritani – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Mort de Bruce Crawford, ancien patron du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-bruce-crawford-ancien-patron-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 11:23:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous apprenons la mort, dans son appartement de Manhattan, de Bruce Crawford, 96 ans, qui fut de 1985 à 1989, le quatorzième General Manager du Metropolitan Opera de New York. Il a été longtemps directeur publicitaire et mécène, a joué un rôle de premier plan dans le secteur américain de la publicité pendant des décennies, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous apprenons la mort, dans son appartement de Manhattan, de Bruce Crawford, 96 ans, qui fut de 1985 à 1989, le quatorzième General Manager du Metropolitan Opera de New York.<br />
Il a été longtemps directeur publicitaire et mécène, a joué un rôle de premier plan dans le secteur américain de la publicité pendant des décennies, et marqué de manière durable le monde de la musique classique et de l&rsquo;opéra à New York.<br />
Sa passion pour l&rsquo;opéra a commencé dans les années 1940, lorsqu&rsquo;il a assisté à ses premières représentations à l&rsquo;ancien Metropolitan Opera House. Après une carrière professionnelle couronnée de succès sur Madison Avenue, notamment en tant que président, PDG et plus tard président du conseil d&rsquo;administration du groupe publicitaire international BBDO, il s&rsquo;est tourné dans les années 1970 vers sa grande passion : l&rsquo;opéra.<br />
En 1976, Crawford rejoint le conseil d&rsquo;administration du Metropolitan Opera, dont il finira par devenir président, troquant ainsi son poste bien rémunéré dans la publicité contre la direction de cette institution, le tout sans avoir suivi de carrière musicale professionnelle.<br />
Dans son mandat, Crawford a mis l’accent sur la consolidation économique, la réduction des coûts de production et il a mis fin aux tournées américaines déficitaires de la compagnie d&rsquo;opéra, qui duraient depuis des décennies. Parallèlement, il préserva l&rsquo;exigence artistique en combinant des œuvres populaires avec des pièces moins accessibles, comme <em>Lulu</em>. Il voulait ainsi, selon ses propres termes, « renforcer la maison, mais pas au détriment de son art ».<br />
Après son passage au Met, Crawford est resté étroitement lié à la culture. Il a dirigé le Lincoln Center for the Performing Arts de 2002 à 2005. Il y donna une impulsion importante au renouveau du plus grand complexe culturel américain, fit avancer des projets de construction tels que le Jazz Hall et redonna vie à des festivals tels que Mostly Mozart.</p>
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		<title>GIORDANO, Andrea Chénier – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-andrea-chenier-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 06:46:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa quatrième retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opéra a choisi Andrea Chénier dans la production de Nicolas Joël, créée en avril 1996, avec Luciano Pavarotti et Aprile Millo. Cette fois, les deux rôles principaux ont été dévolus à Piotr Beczala et Sonya Yoncheva dans l’espoir sans doute qu’ils renouvellent le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa quatrième retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opéra a choisi <em>Andrea Chénier</em> dans la production de <strong>Nicolas Joël</strong>, créée en avril 1996, avec Luciano Pavarotti et Aprile Millo. Cette fois, les deux rôles principaux ont été dévolus à <strong>Piotr Beczala</strong> et <strong>Sonya Yoncheva</strong> dans l’espoir sans doute qu’ils renouvellent le triomphe qu’ils avaient obtenu dans un autre opéra d’Umberto Giordano, <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/fedora-new-york-en-direct-de-new-york-la-somptueuse-fedora-de-sonya-yoncheva/">Fedora</a></em>, en janvier 2023. Pari en partie gagné comme nous le verrons plus bas.</p>
<p>Fidèle à sa réputation, le metteur en scène français respecte scrupuleusement le cadre spatio-temporel dans lequel se situe l’intrigue qui, dans cet ouvrage, est particulièrement indissociable de son contexte historique. Cette production, si traditionnelle soit-elle, ne comporte pas moins quelques idées intéressantes. Au premier acte le salon de la Comtesse est orné d’un immense miroir, avec pour seul mobilier de luxueux canapés, et une harpe. Les invités portent de somptueux costumes d’époque imaginés par <strong>Hubert Monloup</strong>, également auteur des décors. Le miroir dans lequel se reflètent les convives, suggère l’aveuglement de cette classe dirigeante qui se complait dans un entre-soi confortable, sans regarder le monde autour d’elle. Le deuxième acte se déroule sur une place avec des bâtiments au teintes grisâtres et des arcades derrière lesquelles les espions peuvent se cacher pour écouter les conversations des passants. Au centre trône la statue de Marat. La salle d’audience du troisième acte, également en pierres grisâtres, comporte des gradins sur lesquels le peuple vient s’installer comme dans un théâtre et manifester bruyamment lors des jugements. Au dernier acte, devant la prison, une statue renversée et brisée gît sur le sol tandis que sur son socle ensanglanté est écrit le mot « Liberté ». Au fond de la scène, trône, menaçante, une immense guillotine. La direction d’acteurs, actualisée par <strong>J. Knighten Smit</strong>, est à la fois sobre et efficace.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="699" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2025-26-Andrea-Chenier-Karen-Almond.-metopera-3-1024x699.jpg" alt="" class="wp-image-205167"/><figcaption class="wp-element-caption"> Andrea Chénier (©)  Karen Almond. metopera </figcaption></figure>


<p>La distribution, est homogène jusque dans les plus petits rôles<strong>. Alexander Birch Elliott</strong>, <strong>Maurizio</strong> <strong>Muraro</strong>, <strong>Tony Stevenson</strong>, <strong>Jeongcheol Cha</strong> et <strong>Richard Bernstein</strong> sont des interprètes solides et aguerris tant sur le plan vocal que théâtral. Doté d’un timbre sonore, <strong>Brenton Ryan</strong> est un « Incroyable » obséquieux et sournois, tandis que <strong>Christopher Job</strong> campe un Fouquier-Tinville autoritaire et inflexible. <strong>Guriy Gurev</strong>, servi par un timbre chaleureux, campe avec conviction l’ami fidèle de Chénier. <strong>Nancy Herrera Fabiola</strong> excelle à exprimer les deux facettes de la Comtesse de Coigny, autoritaire et méprisante au début du premier acte, dépassée par les événements lors de l’intrusion des pauvres dans son salon. <strong>Olesya</strong> <strong>Petrova</strong> se montre touchante mais un peu effacée dans son monologue du troisième acte, on a connu par le passé des Madelon bien plus poignantes. Avec des moyens modestes mais dotée d’une indéniable présence, <strong>Siphokazi Molteno</strong> incarne une Bersi attachante et crédible. <strong>Igor Golovatenko</strong> est l’un des triomphateurs de la soirée si l’on en juge par les acclamations qui l’ont accueilli au rideau final. Le baryton russe possède une voix large et bien projetée avec un medium solide et un aigu puissant. Son « Nemico della patria » déchirant a littéralement galvanisé les spectateurs du Met. <strong>Sonya Yoncheva</strong> a paru en petite forme au lever du rideau. Sa voix était affectée d’un vibrato qu’elle avait du mal à contrôler. Puis, au fil de la représentation la soprano bulgare a retrouvé la quasi plénitude de ses moyens pour nous offrir un troisième acte captivant, avec une « Mamma morta » absolument bouleversante et un duo final de haut niveau en harmonie avec son partenaire. Le temps ne semble pas avoir de prise sur les moyens de <strong>Piotr Beczala</strong> qui, à l’approche de la soixantaine, a gardé une voix quasiment intacte avec ce timbre solaire et ce chant à la fois élégant et sensible qui le caractérisent. Scéniquement, le ténor polonais se réfugie dans une réserve de bon aloi. Cependant, son attitude compassée sur le plateau convenait davantage au Comte Loris Ipanov qu’au fougueux André Chénier.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="715" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2025-26-Andrea-Chenier-Karen-Almond.-metopera-1-1024x715.jpg" alt="" class="wp-image-205165"/><figcaption class="wp-element-caption"> Andrea Chénier (©)  Karen Almond. metopera </figcaption></figure>


<p>L’autre triomphateur de la soirée est <strong>Daniele Rustioni </strong>dont la direction vigoureuse et théâtrale a galvanisé à la fois le plateau et l’assistance. Soucieux du moindre détail, il a embrasé la partition avec une énergie et une précision de chaque instant. Sa scène du procès au troisième acte, absolument spectaculaire, a mis la salle à genoux. Depuis le début de la saison, le chef italien a obtenu le titre de principal chef invité du Metropolitan Opera.   </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-andrea-chenier-new-york-streaming/">GIORDANO, Andrea Chénier – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 05:50:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 8 novembre, le Met a choisi de diffuser dans les cinémas la production légendaire de La Bohème que Franco Zeffirelli réalisa en 1981. Déjà retransmise dans les salles obscures en 2018, cette production, régulièrement reprise depuis sa création, a fait également l’objet de deux parutions en DVD avec des distributions différentes. C’est dire &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 8 novembre, le Met a choisi de diffuser dans les cinémas la production légendaire de <em>La Bohème</em> que Franco Zeffirelli réalisa en 1981. Déjà retransmise dans les salles obscures en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-au-met-plus-traditionnel-tu-meurs/">2018</a>, cette production, régulièrement reprise depuis sa création, a fait également l’objet de deux parutions en DVD avec des distributions différentes. C’est dire si elle est connue des amateurs, toute génération confondue. Néanmoins Le Met semble décidé à la conserver comme une pièce de musée précieuse ou le témoignage d’une époque révolue. Il faut dire que ce spectacle, pour daté qu’il soit, ne manque pas d’atouts et conserve son pouvoir de fascination sur le public qui applaudit à chaque lever de rideau les décors opulents imaginés par le metteur en scène italien, en particulier celui du deuxième acte qui représente un fragment du quartier latin sur deux niveaux : au premier plan, le café Momus et ses tables remplies de convives, quelques baraques d’un marché de Noël autour desquelles se presse une foule grouillante et au niveau supérieur, des maisons typiques, séparées par des ruelles, des commerces avec leurs enseignes, des lampadaires etc. On ne peut qu’être admiratif devant le réalisme et le souci du détail dont font l’objet chaque bâtiment ainsi que les marchandises de toute sorte, proposées par les vendeurs ambulants. Tout aussi réaliste est la mansarde des actes un et quatre. Enfin, le superbe paysage enneigé du troisième acte ne manque pas de poésie. </p>


<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="438" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/boheme-.-Met-4-3-1024x438.jpg" alt="" class="wp-image-203306"/></figure>


<p>La Bohème <em>©Met Opera</em></p>
<p>Pour cette reprise, la distribution, homogène vocalement, rassemble avec bonheur, des chanteurs expérimentés, des stars montantes et une révélation de premier plan.</p>
<p><strong>Gregory Warren</strong> campe un Parpignol haut en couleurs et <strong>Benoît Maxwell</strong> assume avec brio son double emploi, en particulier celui de Benoît qui lui permet de faire une composition désopilante. <strong>Jongmin Park</strong> possède un timbre de bronze et un grave profond. Son Colline digne et plein de compassion capte l’attention, notamment lorsqu’il propose une « Vecchia Zimara » tout en délicatesse et chargée d’émotion. Le timbre clair et sonore de <strong>Sean Michael Plumb</strong>, son chant nuancé et son indéniable présence scénique font de lui un Schaunard qui ne passe pas inaperçu. Doté d’un timbre plus sombre, <strong>Lucas Meachem</strong>, grand habitué de la scène new-yorkaise et en particulier du rôle de Marcello, qu’il incarnait déjà lors des représentations de 2018, possède une voix solide et efficace. <strong>Heidi Stober</strong> a fait ses débuts professionnels en 2001 en Lisa (<em>La sonnambula</em>). Elle a inscrit à son répertoire voici une quinzaine d’années le rôle de Musetta, qu’elle incarne avec un abattage indéniable et une ligne de chant élégante dans son air « Quando m’en vo’ ». Son personnage, à la fois exubérant et glamour au deuxième acte, est particulièrement touchant au quatrième.</p>
<p>Après ses <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-new-york-streaming/">débuts remarqués</a> <em>in loco</em> dans Tosca l’an dernier, <strong>Freddie de Tommaso</strong> est de retour sur la première scène new-yorkaise pour incarner un Rodolfo à la fois solide et émouvant. Doté d’une véritable voix de lirico-spinto, ce jeune ténor anglo-italien est en train de gravir une à une les marche du succès, comme en témoignent ses récents triomphes sur les scènes européennes, Barcelone, Vienne et Londres où il incarnait en septembre dernier, un Cavaradossi percutant aux côtés d’Anna Netrebko. Dès son premier air, on est frappé par son opulence vocale, la solidité de son medium et la plénitude de ses aigus insolents. Son style n’est pas sans rappeler celui des ténors italiens d’antan, notamment le jeune Di Stefano a qui on le compare quelquefois. Son Rodolfo viril et passionné au premier acte, laisse éclater son désespoir de façon poignante lors du tableau final. Enfin, la jeune <strong>Juliana Grigoryan</strong> constitue une immense surprise. Sa Mimi éblouissante se hisse d’emblée au niveau des grandes interprètes du rôle. Lauréate de plusieurs concours internationaux dont Operalia en 2022, la soprano arménienne possède un physique de jeune première. Son visage d’une grande beauté a conservé un sourire ingénu d’adolescente. Quant à sa voix fraîche, à la fois délicate et puissante, autant qu&rsquo;on en puisse juger au cinéma, elle dispose d’un grave sonore, d’un medium pulpeux et d’un registre aigu rond et lumineux. Le timbre, homogène, ne manque pas de séduction, la ligne de chant est nuancée et l’incarnation particulièrement subtile. Autant d’atouts assez rare chez une cantatrice aussi jeune qui, n’en doutons pas, a une carrière prometteuse devant elle.  </p>
<p>Au cours de l’entracte, <strong>Keri-Lynn Wilson</strong> explique à quel point elle aime cette partition qu’elle maitrise parfaitement et dirige avec fougue, trouvant le juste équilibre entre les scènes de pure comédie et les passages les plus dramatiques. Elle adopte des tempos mesurés au premier acte, et fait sonner avec éclat durant tout le deuxième, l’orchestre rutilant du Met. Le dernier tableau en revanche, est conduit avec une retenue qui crée un climat angoissant en accord avec la tragédie finale.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-new-york-streaming/">PUCCINI, La Bohème &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>BELLINI, La sonnambula &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-la-sonnambula-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 05:09:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=202086</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour sa première retransmission de la saison dans les cinémas, le Met a choisi La sonnambula, spectacle mis en scène par Rolando Villazon, en coproduction avec l’Opéra de Nice Côte d’Azur, le Semperoper de Dresde et le Théâtre des Champs-Elysées qui l’a déjà programmé en juin 2021. L’action est située à une époque indéterminée dans &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-la-sonnambula-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">BELLINI, La sonnambula &#8211; New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa première retransmission de la saison dans les cinémas, le Met a choisi <em>La sonnambula</em>, spectacle mis en scène par Rolando Villazon, en coproduction avec l’Opéra de Nice Côte d’Azur, le Semperoper de Dresde et le Théâtre des Champs-Elysées qui l’a déjà <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-sonnambula-paris-tce-amina-a-la-montagne/">programmé en juin 2021</a>. L’action est située à une époque indéterminée dans un petit village de montagne entouré d’une enceinte de glace qui l’isole du reste du monde. Du village, on ne voit que les portes des maisons, toutes identiques, alignées sur les murs gelés. Pas de décors, excepté quelques bancs disposés sur le plateau au premier acte, un lit qui apparaît au second et une échelle qui constitue le seul accès vers l’extérieur. Au fond sont projetées des images de massifs montagneux enneigés et sinistres. Dans cet espace isolé et exigu, vit une communauté de fanatiques religieux à la morale étriquée et repliée sur elle-même dont les membres portent tous des vêtements de couleurs sombres. L’arrivée du Comte, incognito, vêtu d’un costume bleu ciel provoque la méfiance des villageois, tout comme les objets qu’il apporte avec lui, parmi lesquels un globe terrestre qui semble fasciner Amina. Celle-ci est flanquée d’un double incarné par une danseuse qui exprime ses aspirations secrètes. Tout au long du premier acte, elle se démarque des autres habitants par un comportement qui suscite leur désapprobation tacite. D’humeur joyeuse, elle revêt un fichu rose et esquisse quelques pas de danse. Elle s’intéresse également à l’échelle et tente d’y grimper, mais Elvino la retient. Aussi, personne, excepté sa mère, ne songera à la défendre lorsqu’elle sera accusée d’adultère, les villageois iront même jusqu’à tracer une croix noire sur la porte de sa maison. C’est pourquoi, à la fin de l’opéra, au milieu de la liesse générale elle grimpera sur l’échelle pour fuir à tout jamais ce lieu oppressant. Ce dénouement inattendu paraît logique tant il est subtilement amené et s’il ne respecte pas les indications du livret, il constitue pour l’héroïne un « lieto fine » plus « lieto » que l’original aux dépens de ce benêt d’Elvino.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/sonnambula.-Marty-Sohl.-Met-Opera-1216x600.jpg" /></p>
<p>C’est une distribution sans faille jusque dans les rôles secondaires qui nous est proposée. <strong>Nicholas</strong> <strong>Newton</strong> imprime au personnage d&rsquo;Alessio une présence solide et une voix ronde et sonore. <strong>Deborah Nansteel</strong> possède un timbre corsé et enveloppant, d’une grande douceur, qui convient idéalement à son personnage de mère protectrice. <strong>Sidney Mancasola</strong> est une aubergiste accorte, dont le timbre pointu sied idéalement à ce personnage de rivale envieuse et perfide. De plus la soprano américaine possède une voix agile et un aigu percutant. <strong>Alexander Vinogradov</strong>, est l’un des triomphateurs de la soirée. Sa cavatine « Vi ravviso o luoghi ameni » est interprétée avec un timbre rond et suave du plus bel effet, la cabalette qui suit témoigne de son agilité et se conclut par un grave profond et sonore. Doté d’un physique de jeune premier, <strong>Xabier Anduaga</strong> possède une voix claire et homogène. Son air d’entrée « Prendi : l’anel ti dono » met en valeur son impeccable legato et sa capacité à nuancer avec élégance sa ligne de chant. Si l’on admire sa technique souveraine et sa musicalité, on regrette cependant une certaine froideur dans son interprétation tant vocale que scénique, péché véniel qui se corrigera, n&rsquo;en doutons pas, avec le temps et l’expérience. Enfin <strong>Nadine Sierra</strong>, à l’apogée de ses moyens, donne l’impression de pouvoir faire ce qu’elle veut de sa voix, trilles, vocalises, notes piquées sont exécutés avec une facilité déconcertante. Son timbre aux reflets ambrés et l’insolence de ses suraigus éblouissent l’auditoire de bout en bout. Fine comédienne, elle campe une Amina à la fois émouvante et déterminée. Mentionnons enfin la performance des chœurs qui caractérisent avec conviction cette foule austère et changeante.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre du Metropolitan Opera fidèle à sa réputation d’excellence, <strong>Riccardo Frizza,</strong> en grand habitué de l’œuvre, propose une direction à la fois fluide et équilibrée.</p>
<p>Le 8 novembre prochain, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>La Bohème</em> sous la direction de Keri-Lynn Wilson.</p>
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		<title>L&#8217;Arabie saoudite au secours du Metropolitan Opera</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/larabie-saoudite-au-secours-du-metropolitan-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 16:37:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Afin de faire face à ses problèmes financiers, les plus graves depuis sa création, le Metropolitan Opera a conclu un accord avec l&#8217;Arabie saoudite aux termes duquel la compagnie se produira dans la monarchie pendant trois semaines chaque hiver pour des opéras et des concerts donnés à ll&#8217;Opéra royal de Diriyah dans les faubourgs de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Afin de faire face à ses problèmes financiers, les plus graves depuis sa création, le Metropolitan Opera a conclu un accord avec l&rsquo;Arabie saoudite aux termes duquel la compagnie se produira dans la monarchie pendant trois semaines chaque hiver pour des opéras et des concerts donnés à l<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/larabie-saoudite-se-met-a-lheure-de-lopera/">l&rsquo;Opéra royal de Diriyah dans les faubourgs de Riyadh</a>. Le partenariat prévoit également un programme de formation pour les chanteurs, compositeurs, techniciens et metteurs en scène saoudiens, avec à la clé la commande d&rsquo;un nouvel opéra. Quoique les termes de l&rsquo;accord soient confidentiels, le New York Times évoque une contribution de 100 millions de dollars (à rapprocher des 120 millions que l&rsquo;institution a dû pomper dans ses réserves depuis le COVID, soit environ le tiers de son fonds de dotation). Peter Gelb, directeur général du Met, a déclaré que l&rsquo;aide financière de l&rsquo;Arabie saoudite couvrirait une partie substantielle des besoins financiers de l&rsquo;institution jusqu&rsquo;au moins 2032, l&rsquo;accord prenant effet à partir de 2028, lui évitant de continuer à ponctionner son fonds de dotation. Tout en qualifiant l&rsquo;assassinat du dissident Jamal Khashoggi en 2018 « d&rsquo;horrible événement », Gelb explique avoir été encouragé par les nouvelles libertés données aux saoudiennes, déclarant que le pays « essayait de s&rsquo;améliorer aux yeux de sa population et du monde entier. » (&#8230;) « Tous les gouvernements démocratiques que je connais font des affaires avec l&rsquo;Arabie Saoudite ». Gelb se dit convaincu que l&rsquo;accord donnera au Met l&rsquo;opportunité de promouvoir « la compréhension entre les êtres humains et une pensée compatissante ». Il conclut :  « Je dois faire passer la survie de l&rsquo;institution avant tout. Je ne gère pas le Met en fonction de mes sentiments personnels sur chaque sujet. »</p>
<p>Sources : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.nytimes.com/2025/09/03/arts/music/met-opera-saudi-arabia-finances.html">NY Times</a> &amp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.broadwayworld.com/article/Metropolitan-Opera-to-Become-Winter-Resident-Company-at-Saudi-Arabias-Royal-Diriyah-Opera-House-20250903">Broadwayworld</a>.</p>
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