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	<title>Münchner Philharmoniker - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2026 06:36:36 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Münchner Philharmoniker - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Barbara Hannigan et le Münchner Philharmoniker &#8211; Evian</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/barbara-hannigan-et-le-munchner-philharmoniker-evian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 03:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les cinquante ans des Rencontres Musicales d&#8217;Évian, le tout récent écrin de la Source Vive accueille une superbe intégrale Brahms et ses traditionnelles associations – souvent inédites – d&#8217;artistes de générations différentes. Les soirées font la part belle au répertoire orchestral dans le vaisseau conçu à cet effet il y a trente ans&#8230; tout &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour les cinquante ans des Rencontres Musicales d&rsquo;Évian, le tout récent écrin de la Source Vive accueille une superbe intégrale Brahms et ses traditionnelles associations – souvent inédites – d&rsquo;artistes de générations différentes. Les soirées font la part belle au répertoire orchestral dans le vaisseau conçu à cet effet il y a trente ans&#8230; tout récemment – et fort opportunément – climatisé.</p>
<p>Aux commandes du festival, Renaud Capuçon, aime à diriger depuis son violon. Il ne peut donc qu&rsquo;être sensible au parcours exceptionnel de <strong>Barbara Hannigan</strong>.</p>
<p>Ce soir, sous les pampilles de la Grange au lac, le festival propose donc un pas de côté avec ce concert dirigé et chanté par la radieuse soprano, récompensée au printemps 2025 du prestigieux Polar Music Prize qui saluait ainsi la dimension pionnière de son travail.</p>
<p>Le programme, étonnement transversal, a été présenté cet hiver au Canada et la semaine dernière à l&rsquo;Isarphilharmonie de Munich. Il permet de goûter au son sculpté en orfèvre du <strong>Münchner Philharmoniker</strong>. Les thèmes qui le traversent sont ceux de la surprise et de la France comme terre d&rsquo;accueil pour les musiciens que sont Offenbach, Copland et Weill.</p>
<p>Ces deux sujets touchent de près Barbara Hannigan, artiste canadienne qui réside désormais en Bretagne et fait montre d&rsquo;un indéniable goût de la facétie comme le prouve le final célèbre de la Symphonie n° 90 en <em>ut</em> majeur Hob.I:90, dont le surnom de « la Surprise » n&rsquo;est pas usurpé : la cadence y est en effet jouée à trois reprises et la bête de scène qu&rsquo;elle est ne se prive pas d&rsquo;en jouer : lorsque les applaudissements éclatent elle se retourne, abaisse ses lunettes sur son nez pour mieux fusiller le public du regard, puis reprend alors que chacun est dans ses petits souliers. À la seconde salve, sans plus de cérémonie, elle serre la main du premier violon et quitte le plateau tandis que l&rsquo;orchestre seul, unanimement hilare, trisse le final.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/029-MJ3_6997-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-216061"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>© Rencontres musicales d&rsquo;Evian</sub></figcaption></figure>


<p>Les extraits de la <em>Suite Gaîté parisienne</em>, arrangés par Manuel Rosenthal d&rsquo;après Offenbach, bénéficient également d&rsquo;un indéniable sens de la narration avec une gradation émotionnelle très bien menée et la surprise, cette fois, de la Barcarolle des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em> en duo avec <strong>Julieth Alejandra Lozano Rolong</strong>. Les timbres suaves, la douce nonchalance dans la manière de poser les vocalises font de cette parenthèse le bonbon espéré.<br /><em>Lost in the Stars</em>, un peu instable, clôture le concert de manière moins enthousiasmante que <em>Youkali</em> qui éblouit : nouveau clin d’œil du programme si ce n&rsquo;est au voyage, du moins à l&rsquo;exil, Barbara Hannigan s&rsquo;y révèle proprement envoûtante ; le tango s&rsquo;y épanouit avec une sensualité confondante et chaque entrée donnée à l&rsquo;orchestre, de dos, semble la caresse d&rsquo;une enchanteresse à quelque créature mythique – l&rsquo;orchestre – domptée et consentante.<br />Le goût de la surprise, c&rsquo;est également celui des contrastes. Le raffinement des nuances, si sensible dans les mélodies de Weill s&rsquo;affirme dès le début du concert avec une interprétation particulièrement réussie de la <em>Dance Symphony</em> d&rsquo;Aaron Copland. Là, malgré un effectif pléthorique, l&rsquo;excellent Münchner Philharmoniker débute tout en délicatesse et en demi-teintes, le son est soyeux, nourri, la sinuosité de la ligne assez jouissive – nettement plus que dans la symphonie de Haydn, investie de manière moins personnelle, nous semble-t-il, la <em>Suite Gaîté parisienne</em> sacrifiant quelque peu le raffinement à son tropisme de Caf&rsquo; conc&rsquo;. Ceci dit, l&rsquo;énergie joyeuse de l&rsquo;ensemble emporte l&rsquo;adhésion.</p>
<p>L&rsquo;humour musical est joliment exploité dans les glissandos des cordes de la troisième partie du Copland, justement intitulée « Dance of Mockery » tout comme dans la gestion du tempo de la <em>Valse lente</em> d&rsquo;Offenbach/Rosenthal.<br />Tout au long de la soirée, la direction est articulée, extrêmement rythmique, le geste ample ; le ballet des longues mains de la cheffe hypnotise de grâce et de puissance. Sa manière, si personnelle, de continuer à donner les entrées et les intentions à l&rsquo;orchestre, même de dos, s&rsquo;avère proprement fascinante. Surtout Barbara Hannigan raconte merveilleusement les histoires : elle chante en cheffe et dirige en cantatrice !</p>
<p>L&rsquo;incandescente artiste canadienne dirigera jusqu&rsquo;en Islande cet automne, elle reprendra la <em>Dance Symphony</em> de Copland à Copenhague le 1er avril prochain, et ce n&rsquo;est pas une farce. Vous pourrez l&rsquo;entendre dans la <em>Suite Gaîté parisienne</em> le 17 décembre prochain à la Halle aux Grains de Toulouse associée à la <em>Girl Crazy Suite</em> de Gershwin – écho au superbe album du même nom paru chez Alpha Classic en 2017. Cet enregistrement des mélodies de Satie a été salué l&rsquo;an passé dans nos colonnes par notre confrère <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/satie-socrate-et-autres-melodies/">Yvan Beuvard</a>. Barbara Hannigan se produira également dans l&rsquo;hexagone en récital à l&rsquo;opéra de Bordeaux le 17 janvier et le 19 avril 2027.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/barbara-hannigan-et-le-munchner-philharmoniker-evian/">Barbara Hannigan et le Münchner Philharmoniker &#8211; Evian</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STRAUSS, Vier letzte Lieder — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-vier-letzte-lieder-paris-quand-le-concert-confirme-lenregistrement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2020 17:09:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que sort chez Erato l’enregistrement des Quatre derniers lieder de Strauss par Diana Damrau, la tournée des Münchner Philharmoniker donnait l’occasion au public parisien de pouvoir juger de lui-même l’exercice périlleux auquel se livrait la chanteuse. L’exercice est bel et bien périlleux, car comme le soulignait notre confrère Laurent Bury, on ne s’improvise pas &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que sort chez Erato l’enregistrement des <em>Quatre derniers lieder de Strauss</em> par<strong> Diana Damrau</strong>, la tournée des <strong>Münchner Philharmoniker </strong>donnait l’occasion au public parisien de pouvoir juger de lui-même l’exercice périlleux auquel se livrait la chanteuse.</p>
<p>L’exercice est bel et bien périlleux, car <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/richard-strauss-diana-damrau-les-derniers-de-sophie">comme le soulignait notre confrère Laurent Bury</a>, on ne s’improvise pas interprète de ce cycle à la discographie déjà écrasante. Certes, par rapport à ses plus illustres interprètes, des voix plus légères (Gundula Janowitz) et des chanteuses plus jeunes (Lise Davidsen récemment) s’y sont frottées, mais le cas de la soprano bavaroise est plus délicat. Son allemand n’est certainement pas à mettre en cause, ni d’ailleurs sa musicalité. Le texte est compris, et porté avec désir ce soir-là, comme le prouve « Beim Schlafengehen », même si le violon solo de Lorenz Nasturica-Herschcowici y est certainement pour beaucoup. Vocalement, les moyens de la chanteuse atteignent ici leurs limites. Si les phrases sont conduites avec souplesse, on déplore des graves peu présents, et un registre médian contraint à la nasalité pour passer au-dessus de l’orchestre. La fin de « September » passe ainsi complètement à la trappe, malgré la baguette pourtant très légère de<strong> Valery Gergiev</strong> ce soir.<br />
	De la direction du chef ossète, on retient un privilège pour la transparence, et pour un son d’ensemble plutôt amaigri. Est-ce une volonté musicale ou une adaptation nécessaire aux moyens de sa partenaire de scène ? L’histoire ne le dit pas, mais une sensation de trop peu point également dans cette prestation orchestrale.</p>
<p>La <em>Symphonie n° 5</em> de Mahler est peut-être l’œuvre emblématique de Gergiev. Alors que son doublé <em>Symphonie n° 4</em> et <em>Chant de la Terre</em> de la saison dernière frappait surtout par son économie de moyens orchestraux, et par son refus catégorique de bruyantes facilités, le parti pris de ce soir est très différent. Le chef est conscient qu’un abîme sépare les deux œuvres précédentes de la <i>5e</i>, et il aurait tort de se priver des éclats dramatiques que lui offre la partition. Galvanisés par un premier mouvement concentré à l’extrême, les musiciens de l’orchestre livrent ensuite un deuxième mouvement à l’agitation délirante. L’excellent cor solo de Matias Piñeira fait des merveilles dans le scherzo central, mais c’est avant tout l’atmosphère lunaire de l’Adagietto qui s’impose ce soir-là. Malgré une masse orchestrale réduite à l’essentiel, la tension qui unifie ce mouvement est palpable du début à la fin de la pièce. On aura rarement vu le chef aussi investi que dans la fougue du finale, et les applaudissements nourris du public confirment le caractère assez exceptionnel de cette interprétation.</p>
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