<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Musica Fiorita - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/orchestre/musica-fiorita/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/musica-fiorita/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Mar 2023 18:04:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Musica Fiorita - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/musica-fiorita/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Jahel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jahel-entrevoir-les-charmes-de-galuppi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 04:19:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jahel-entrevoir-les-charmes-de-galuppi/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nouvel exploit biblique sauce vénitienne : le peuple d’Israël est opprimé par l’armée cananéenne que dirige Sisara, épaulé de Narbal. Dans le camp hébreux, Debbora prophétise la victoire et enjoint Barac à mener l’assaut. En fuite, Sisara trouve refuge chez Jahel [Yaël] et son époux Haber : elle feint de protéger le chef de guerre, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jahel-entrevoir-les-charmes-de-galuppi/"> <span class="screen-reader-text">Jahel</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jahel-entrevoir-les-charmes-de-galuppi/">Jahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvel exploit biblique sauce vénitienne : le peuple d’Israël est opprimé par l’armée cananéenne que dirige Sisara, épaulé de Narbal. Dans le camp hébreux, Debbora prophétise la victoire et enjoint Barac à mener l’assaut. En fuite, Sisara trouve refuge chez Jahel [Yaël] et son époux Haber : elle feint de protéger le chef de guerre, mais, une fois celui-ci assoupi, lui transperce la tempe avec un pieu. Une figure féminine biblique qui ne s’en laisse pas compter et pourfend l’ennemi : voilà qui rappelle immanquablement la <em>Juditha triumphans</em> de Vivaldi, fleuron de l’<em>ospedale de la Pietà </em>créé en 1716. De fait, ce thème parcourt largement le répertoire des quatre <em>ospedali</em> de Venise, entre séduction d&rsquo;héroïnes à poigne et démonstration d’une résistance qui trouvait un écho particulier dans la très singulière République vénitienne. Ardeur guerrière, sensualité, diversité d’atmosphères rehaussées de parties obligées pour mandoline, orgue, violon… De <em>Juditha</em> à <em>Jahel</em>, le style des <em>ospedali</em> a bien des similitudes. Avec toujours, pour seules exécutantes à la création, les pupilles de ces établissements réservés aux femmes. Plus grand héritier de la tradition vénitienne après Albinoni, Vivaldi et Porta, <strong>Galuppi</strong> dirigera même deux de ces hospices, les <em>Mendicanti</em> puis les <em>Incurabili.</em> C&rsquo;est dans le premier d&rsquo;entre eux qu&rsquo;il fait créer <em>Jahel </em>en 1747, à l&rsquo;âge d&rsquo;or de cet établissement.</p>
<p>L’œuvre elle-même charme, mais sans empoigner. On n’y distingue pas assez les lieux, les moments forts ni la hiérarchie entre les personnages. Quatre sopranos et deux contraltos, soit deux airs pour tout le monde et un duo pour Debora et Barac, c’est peu pour appronfondir des caractères. Galuppi veille surtout à enchaîner des airs contrastés et à faire briller ses solistes ; il y parvient parfaitement à grand renfort de mélodies séduisantes. Mais on a l&rsquo;impression que plusieurs occasions sont manquées, et aucun récitatif accompagné ne vient souligner le récit que Jahel fait de son exploit, par exemple. Dommage, aussi, que l’équipe réunie n’ait pas vraiment les moyens d’animer une dramaturgie toute contenue dans la flamboyance des arias.</p>
<p>Équipe assez peu italienne au demeurant : les chanteuses viennent de Norvège, Suède, Kazakhstan, Lettonie et Allemagne. Seule la cheffe <strong>Daniela Dolci</strong>, originaire de Sicile, insuffle un tant soit peu d’italianité. Hélas ! L’effectif de <strong>Musica Fiorita</strong> est très mince, les harmoniques s&rsquo;évaporent et de l’oratorio de Galuppi, nous avons le squelette, mais peu de chair. Résultat, les airs s’enchaînent sans pleinement instaurer les atmosphères voulues par le compositeur. Les passages agités (furieux « Phlegotontis ab unda profunda ») et les moments de grâce semblent uniment asséchés et délavés, là où l’on devine un Galuppi riche de couleurs et de clair-obscur, dans la droite ligne de la <em>Juditha</em> de Vivaldi. En concert en 2009, sans être parfaits, Paolo Faldi et l’Orchestra barocca di Bologna conféraient plus de vie à la partition, malgré une équipe vocale plus inégale. On n’en voudra donc pas à la cheffe d’avoir raisonnablement abrégé les reprises, d’autant que les ornements des solistes sont parcimonieux et prudents. En outre, le choix de l&rsquo;éditeur de ne proposer qu&rsquo;une traduction allemande du livret latin ne devrait guère aider une bonne partie du public à cerner le drame.</p>
<p>Toutes les chanteuses mobilisées sont honnêtes ; mais comme souvent cela ne suffit pas à faire revivre un répertoire conçus pour des gosiers d’exception ni à transcender la platitude de l’orchestre. Beatrice Fabris, qui débuta sa carrière soliste dans le rôle d’Haber, fut durant des décennies l’étoile des <em>Mendicanti</em> : le radieux « Pugnent nubes fulminando » met en avant sa flexibilité sur un large ambitus. <strong>Kristīne Jaunalksne</strong> en chante toutes les notes sans aura particulière. Le même reproche peut être adressé à <strong>Alsvik</strong> et <strong>Högström</strong>, qui possèdent néanmoins le médium et l’autorité requis par leurs rôles, davantage que la timide <strong>Julia Kirchner</strong>. Du côté des voix graves, plus affirmée que <strong>Christina Metz</strong>, <strong>Dina König</strong> assume la tessiture de contralto et fait preuve de caractère.</p>
<p>Malgré les limites de cette interprétation, deux conclusions s&rsquo;imposent : il faut davantager rejouer Galuppi, si peu et mal servi au disque, et il faut continuer d&rsquo;explorer le répertoire unique de ces oratorios vénitiens. Pour ce faire, les curieux·ses pourront jeter une oreille aux enregistrements de <em>Sanctus Petrus &amp; Sancta Maria Magdalena</em> et <em>Serpentes ignei in deserto</em> de Hasse ainsi que des quatre oratorios conçus par le jeune Mayr pour les <em>Mendicanti</em>.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jahel-entrevoir-les-charmes-de-galuppi/">Jahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Messiah</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messiah-passion-de-salon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2017 07:25:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messiah-passion-de-salon/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a belle lurette que Le Messie n’est plus interprété comme au XIXe siècle, où l’on se plaisait, notamment en Grande-Bretagne, à rassembler des effectifs toujours plus pléthoriques pour remplir des salles de concert toujours plus gigantesques. Revenir à un nombre de chanteurs plus en accord avec les conditions d’exécution que Haendel avait lui-même &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messiah-passion-de-salon/"> <span class="screen-reader-text">Messiah</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messiah-passion-de-salon/">Messiah</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a belle lurette que <em>Le Messie </em>n’est plus interprété comme au XIX<sup>e</sup> siècle, où l’on se plaisait, notamment en Grande-Bretagne, à rassembler des effectifs toujours plus pléthoriques pour remplir des salles de concert toujours plus gigantesques. Revenir à un nombre de chanteurs plus en accord avec les conditions d’exécution que Haendel avait lui-même pu connaître semblait tout simplement raisonnable : pour le chœur, 16 voix d’hommes et 16 voix d’enfants, et pour les solistes une soprano, une contralto, un ténor et une basse. Mais le raisonnable a bientôt cessé d’être suffisant, et voici qu’un enregistrement propose d’aller plus loin dans la voie du dépouillement : treize chanteurs en tout, soit le chœur plus la soprano solo. Et comme l’heure est désormais aux contre-ténors, il en faut un pour succéder à Susannah Cibber, qui avait pourtant prêté à la création de l’œuvre une voix certes grave mais féminine. Pour ce faire, la claveciniste, organiste et chef <strong>Daniela Dolci</strong> s’appuie pour justifier ses options sur « les principes de la rhétorique dans la musique baroque » et sur divers traités consacrés au XVIII<sup>e</sup> siècle à l’art du chant. Avec moins de vingt instrumentistes, l’orchestre <strong>Musica Fiorita</strong> sonne comme une formation de chambre, donnant l’illusion que ce <em>Messie </em>intimiste est donné dans un salon plutôt que dans un lieu public (à la création en 1742, il y avait quand même 700 personnes dans l’assistance).</p>
<p>Si l’on admet l’expérience de cette version plus royaliste que le roi, on découvre un résultat incontestablement surprenant, surtout pour le chœur. Trois voix par pupitre, c’est vraiment peu : quand les ténors et les basses chantent ensemble, on a l’impression d’entendre deux solistes dialoguer. Cet allègement considérable de la matière sonore, qui a pu produire des effets intéressant dans l’interprétation de la musique de Bach, permet bien sûr une précision et une vélocité inhabituelles dans certains passages (comme « All we like sheep »), mais prive également de puissance les moments où plus de force serait bienvenue : l’Halleluia en paraît bien tiède.</p>
<p>Des quatre solistes, on dira qu’ils ne dégagent pas tous l’émotion qu’on aurait aimerait trouver. Malgré son nom, la soprano <strong>Mariam Feuersinger </strong>ne brille pas par le feu de son chant, mais au contraire par la froideur de son timbre opaque. Le contre-ténor <strong>Flavio Ferri-Benedetti </strong>réussit un « He was despised » assez digne, mais certaines de ses exclamations glapissantes sont assez ridicules (notamment dans « O death, where is thy sting ? »). Le ténor <strong>Dino Lüthy</strong> est sans doute le plus conforme aux attentes pour cette partition, même s’il observe une prudente neutralité. S’il maîtrise les graves nécessaires, <strong>Raitis Grigalis </strong>n’a rien de la basse accoutumée, mais il compense la clarté de son timbre par une faculté de colorer sa voix et par son articulation presque trop expressive (voir « And they that dwell in the land of the shadow of death »).</p>
<p>Un <em>Messie</em> expérimental, donc, et à ne pas mettre en toutes les oreilles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/messiah-passion-de-salon/">Messiah</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
