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	<title>NDR Radiophilharmonie - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>NDR Radiophilharmonie - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Diana Damrau, My Christmas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/diana-damrau-my-christmas-vous-reprendrez-bien-un-peu-de-lebkuchen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A quand remonte la tradition ? A l’invention du microsillon ? Aux « Christmas Carols » enregistrés en 1951 par Mario Lanza ? Bien avant. Déjà en 1916, Enrico Caruso gravait sur cire « Minuit Chrétiens ». Depuis, rares sont les Noëls sans une compilation confiée à une grande voix qui, entre la dinde et la bûche, chante la sainte nuit. Cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A quand remonte la tradition ? A l’invention du microsillon ? Aux « Christmas Carols » enregistrés en 1951 par Mario Lanza ? Bien avant. Déjà en 1916, Enrico Caruso gravait sur cire « Minuit Chrétiens ». Depuis, rares sont les Noëls sans une compilation confiée à une grande voix qui, entre la dinde et la bûche, chante la sainte nuit. Cette année, c’est au tour de <strong>Diana Damrau </strong>de s’y coller, en deux CD pour mieux distinguer « le bonheur » et « la fête », le profane – « Fröhliche Weihnacht », « Morgen, Kinder, wird’s was geben »… – et le sacré – Bach, Haendel, Mozart…</p>
<p><strong style="font-size: 14px;">Richard Whilds</strong> partage avec <strong style="font-size: 14px;">Riccardo Minasi</strong> la direction de la NDR Radiophilharmonie. Au premier, le répertoire populaire. Au second, la musique religieuse. Au pied du sapin, se serrent les invités – clavecinistes, organistes, trompettiste – Matthias Höfs –, chœur d’adultes et chœur d’enfants – Knabenchor Hannover.</p>
<p>« J’ai repris sur cet album tous mes souvenirs d’enfance et mes chants préférés, qu’ils soient gais ou paisibles », explique la soprano que l’on imagine frileusement enveloppée dans une étole de mohair au coin de la cheminée  – ce que confirme le clip promotionnel de ce double album. Foin de clichés ! A la madeleine proustienne, Diana Damrau préfère le Lebkuchen, un pain d&rsquo;épice traditionnel allemand vendu dans les marchés durant les fêtes. Peu connues de ce côté du Rhin, les comptines au programme ont le mérite de renouveler le menu musical du Réveillon. « Petit papa Noël », « Il est né le divin enfant » et autres scies de circonstance sont expédiés sous forme de pot-pourri, parce que c’est l’usage. Moins familiers, les autres titres possédent cette candeur que l&rsquo;on croyait réservée au pays de Candy. Seul résiste, indéboulonnable, « Stille Nacht » ensirupé de glucose par Richard Whilds qui signe les arrangements orchestraux de ce premier volet.</p>
<p>Une odeur bienvenue d’encens chasse les effluves de vin chaud lorsqu&rsquo;ensuite, voix et trompette rivalisent de souffle dans l’<em>Ode for the Birthday of Queen Anne</em>, composé par Haendel pour célébrer la naissance de la souveraine, et non du Rédempteur. Cherchez l’erreur. Les <em>Laudate Pueri</em>, <em>Vesperae solennes de confessore</em>, <em>Vesperae de confessore</em> scintillent à la lumière d&rsquo;un timbre toujours d&rsquo;argent et d&rsquo;une musicalité hors pair.  Si le temps est à la prière et au recueillement, le programme n’a que peu à voir avec la magie de Noël, exception faite de l’incontournable « Minuit, Chrétiens » chanté en plusieurs langues sur un arpège poisseux de harpe. Les Lebkuchen, c&rsquo;est bon mais attention à l&rsquo;indigestion.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EzgbaeHTIbc" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Concert Fleming-NDR Philharmonie  — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-fleming-ndr-philharmonie-lyon-fleming-de-mimi-a-mi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Oct 2021 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voici une une reine de nos scènes qui sait mener intelligemment sa carrière, ménager sa voix, adapter son répertoire. C’est de Renée Fleming qu’il s’agit. La reine Fleming. Elle nous enchante depuis plus de trente ans. En 1989, elle débutait dans Mimi à New-York. A présent, elle chante les « Poèmes pour Mi » de Messiaen. Quel &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une une reine de nos scènes qui sait mener intelligemment sa carrière, ménager sa voix, adapter son répertoire. C’est de <strong>Renée Fleming</strong> qu’il s’agit. La reine Fleming. Elle nous enchante depuis plus de trente ans.</p>
<p>En 1989, elle débutait dans Mimi à New-York. A présent, elle chante les « Poèmes pour Mi » de Messiaen. Quel parcours de Mimi à Mi ! Et , rassurez vous, on n’est pas dans la demi-mesure : on est aussi heureux aujourd’hui qu’autrefois !</p>
<p>Ses « Poèmes pour Mi », nous les avons entendus en l’Auditorium de Lyon.</p>
<p>Voyez-la entrer en scène, telle une souveraine. Robe en taffetas bleu aux épaules nues, coiffure à la blondeur éclatante et, autour du cou, un collier de diamants à mettre en émoi la place Vendôme !</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/flemming.jpg?itok=DIVn5esy" title="photo A.P." width="468" /><br />
	photo A.P.</p>
<p>Messiaen est un compositeur que les artistes français ont un peu mis en veilleuse ces dernières années. Il faut une artiste américaine pour nous en rappeler le génie – qui plus est, accompagnée par un orchestre allemand ! Car l’orchestre qui l’entourait était celui de la Philharmonie de la Norddeutscher Rundfunk de Hannovre sous la direction d’<strong>Alan Gilbert</strong>.</p>
<p>Les « Poèmes pour Mi » sont neuf mélodies que Messiaen a composées sur des poèmes de son cru, et qu’il a dédiées à sa première femme qu’il appelait Mi.</p>
<p>Tout Messiaen est là. Ici, (dans les poèmes « Action de grâce » et « Prières exaucées ») la ligne vocale rappelle la psalmodie du plain-chant grégorien et se résout en de vibrants alleluia. Là surviennent les coups d’éclat des poèmes les « Deux guerriers » ou « Epouvante » – évocation de l’enfer aussi soudaine qu’inattendue. Ailleurs, laissez-vous aller à des moments de sensibilité et de prière : l&rsquo; « Epouse », la « Maison », la « Voix », le « Collier ». Renée Fleming passe d’une expression à l’autre avec une souveraine élégance. D’une voix sans faille au timbre velouté, elle va de la douceur à l’éclat, du grave à l’aigu, enchaîne sans effort les rythmes complexes et les intervalles exotiques qui font la magie de la musique de Messiaen. Ah, ces beaux Mi de la reine Fleming !</p>
<p>Un bémol, toutefois. L’orchestre fut trop pesant par moments. Il couvrit la voix. Les harmonies de cristal de la musique de Messiaen auraient mérité plus de transparence.</p>
<p>En revanche, en deuxième partie du concert, l’orchestre nous donna l’une des interprétations les plus belles, bouleversantes, grandioses, qu’on ait entendues de la 4e symphonie, dite « Romantique » de Bruckner. Là, l’orchestre fut à son affaire, donnant une dimension dantesque à cette partition hors norme.</p>
<p>Renée Fleming n’était plus là. On n’était plus en Mi – mais en mi bémol !…</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="margin-left: 0.6cm;margin-right: 0.6cm">
	 </p>
<p style="margin-left: 0.6cm;margin-right: 0.6cm">
	 </p>
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		<title>Die Fledermaus</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-fledermaus-du-champagne-avec-moderation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 06:59:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Enregistrée en janvier 2018 à Hanovre sous la direction de Lawrence Foster, voici une Chauve-Souris qui, malgré des atouts indéniables, peine à prendre son envol. Ce n’est pourtant pas à cause des dialogues, adaptés pour l’occasion par Nikolai Schukoff (l’interprète d’Eisenstein), et qui conviennent parfaitement au format du disque : sans rendre toutes les facéties de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Enregistrée en janvier 2018 à Hanovre sous la direction de <strong>Lawrence Foster</strong>, voici une <em>Chauve-Souris</em> qui, malgré des atouts indéniables, peine à prendre son envol.</p>
<p>Ce n’est pourtant pas à cause des dialogues, adaptés pour l’occasion par <strong>Nikolai Schukoff</strong> (l’interprète d’Eisenstein), et qui conviennent parfaitement au format du disque : sans rendre toutes les facéties de l’intrigue et mettant certains petits rôles de côté, ils paraîtraient trop brefs et légers pour une représentation ; mais ils se révèlent d’une longueur idéale à l’écoute.</p>
<p>La faute en revient plutôt à un plateau vocal inégal. <strong>Laura Aikin</strong> domine la distribution en Rosalinde : voix puissante, autorité, aigu éclatant, la soprano se saisit de la czardas du deuxième acte à bras le corps et incarne son personnage avec conviction dans les dialogues parlés. Falke et Franck bénéficient également d’interprètes de choix, tant vocalement que dramatiquement, à travers les voix de <strong>Mathias Hausmann</strong> et <strong>Jochen Schmeckenbecher</strong>, qui allient beauté du timbre et engagement dans la diction. Quant à <strong>Elisabeth Kulman</strong>, son Orlofsky convainc grâce à des aigus assurés, une vraie homogénéité dans le bas-medium et le grave, ainsi qu’à une voix parlée rendue étonnamment masculine !</p>
<p>La déception vient plutôt de Nikolai Schukoff (Eisenstein) et <strong>Christian Elsner</strong> (Alfred) : on regrette chez les deux ténors des sons trop ouverts et une prononciation qui manque de mordant.</p>
<p>De son côté, <strong>Annika Gerhards</strong> offre à Adèle une voix riche et corsée, mais que l’on ne peut s’empêcher de trouver un peu lourde pour le rôle – la faute sans doute à une direction empesée dans ses deux airs. Des inspirations sonores et une gouaille un peu outrancière dans les dialogues font perdre au personnage la vivacité et la légèreté qu’on en attend. C’est dommage car les aigus sont beaux : c’est presque en Rosalinde qu’on voudrait l’entendre !</p>
<p>Reste le cas du Frosch de <strong>Kurt Rydl</strong> : s’il possède une belle voix de basse, profonde, vibrante, on s’interroge sur le choix d’insérer dans cette <em>Chauve-Souris </em>la « Chanson de la puce » de Moussorgski et le « O wie will ich triumphieren » de <em>L’Enlèvement au Sérail</em>. S’il s’agissait d’offrir un contrepoint sérieux à la comédie, c’est réussi… mais était-ce bien utile ?</p>
<p>On espérait que l’orchestre dynamise cette distribution qui, sans convaincre totalement, ne possède pas moins de belles qualités ; mais bien que Lawrence Foster dirige la NDR Radiophilharmonie avec un vrai sens du détail – notamment grâce aux pupitres des vents qui donnent du relief à la partition – les musiciens sont trop souvent en retrait, effacés. On regrette quelques tempos bien lents, notamment dans « Mein Herr Marquis » et le trio « Ich stehe voll Zagen » : où est passé le charme viennois du maître de la valse ?</p>
<p>Signalons un détail – mais qui a son importance pour un auditeur francophone –, le livret accompagnant le CD n’est traduit qu’en anglais. Maîtriser la langue de Goethe ou de Shakespeare s’impose si l’on espère comprendre les dialogues…</p>
<p>Une <em>Chauve-Souris</em> qui possède donc des atouts, mais une <em>Chauve-Souris</em> sans la valse et le champagne : il nous manque le tournis.</p>
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