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	<title>Orchestre européen Hector Berlioz - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Orchestre européen Hector Berlioz - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>BERLIOZ, La Damnation de Faust — La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-damnation-de-faust-la-cote-saint-andre-ardentes-flammes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2014 07:07:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Quel bonheur de voir des jeunes musiciens aimer si fort la musique de Berlioz » s&#8217;enthousiasme Francois-Xavier Roth à l&#8217;issue du concert de clôture du 21e Festival Berlioz alors que le public, conquis, n&#8217;en finit pas d’applaudir. Il est vrai que la ferveur avec laquelle le Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz interprète une partition &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Quel bonheur de voir des jeunes musiciens aimer si fort la musique de Berlioz</em> » s&rsquo;enthousiasme <strong>Francois-Xavier Roth</strong> à l&rsquo;issue du concert de clôture du 21e Festival Berlioz alors que le public, conquis, n&rsquo;en finit pas d’applaudir. Il est vrai que la ferveur avec laquelle le Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz interprète une partition aussi exigeante que <em>La Damnation de Faust</em> rachète les approximations relevées çà et là durant la soirée. L&rsquo;ensemble, fondé en 2009, fait partie des initiatives à porter au crédit du festival. À l&rsquo;issue d&rsquo;un stage intensif consacré à l&rsquo;interprétation des œuvres du compositeur sur instruments d&rsquo;époque, de jeunes musiciens, formés et encadrés par leurs aînés de l&rsquo;Orchestre des Siècles, ont ainsi l&rsquo;opportunité d&rsquo;initier leur carrière sous les meilleurs auspices.</p>
<p>La baguette experte de François-Xavier Roth les guide dans ce parcours semé d&#8217;embûches – on connaît la science d&rsquo;orchestrateur de Berlioz. Les cuivres hésitent, voire trébuchent, et certains passages, sans doute moins travaillés, s&rsquo;avèrent laborieux mais le chef maintient le cap. Dès la <em>Marche hongroise</em>, la maille orchestrale se resserre, le discours musical prend forme avec une maîtrise du volume digne des meilleures formations, de l&rsquo;éclat fracassant du <em>Pandæmonium</em> à un <em>Ballet des Sylphes</em> rêveur, joué sur la pointe des doigts. Sollicité d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de la partition, le chœur, formé de deux ensembles vocaux qui amènent le nombre de choristes au-delà du minimum de soixante souhaité par Berlioz, participe à l&rsquo;architecture sonore. Le masculin l&#8217;emporte sur le féminin en termes d&rsquo;effectif comme de cohésion et de dynamique. Ainsi, on aurait aimé la lumière de l&rsquo;épilogue plus douce mais la scène de la taverne, avec son Amen savamment fugué, ne souffre d&rsquo;aucun décalage et les soldats marchent vers la ville en rang serré.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="315" src="/sites/default/files/styles/large/public/damna2.jpg?itok=rtZsPux-" title="© Delphine Warin pour le Festival Berlioz" width="468" /><br />
	© Delphine Warin pour le Festival Berlioz</p>
<p><strong>Jean-Marc Salzmann</strong> attaque trop tôt et trop vite sa chanson du rat. Pourquoi d&rsquo;ailleurs avoir voulu Brander baryton ? Pour compenser le déséquilibre induit par un Méphistophélès plus grave que ne le l’exige la cartographie vocale de l’œuvre ? Dans ce rôle, <strong>Nicolas Courjal</strong> allège la voix afin de ne pas noircir le portrait outre-mesure. Le diable est croqué avec une gourmandise parfois proche de l&rsquo;affectation. Le portrait, subtil et flatté par un français irréprochable, devrait avec le temps gagner encore en naturel.</p>
<p>Il n’est pas besoin de rappeler les affinités d&rsquo;<strong>Anna Caterina Antonacci </strong>avec la musique de Berlioz. Cette voix à la nature ambigüe – soprano ou mezzo ? – se complaît dans une tessiture qui ne l’est pas moins, naviguant d’un extrême à l’autre sans laisser apparaître la moindre tension. Les couleurs automnales, l’interprétation, amère comme si, dès une chanson de Thulé étouffante, Marguerite pressentait sa chute, sont admirables.</p>
<p><strong>Michael Spyres</strong> enfin doit composer avec un rhume et un agenda qui l&rsquo;a vu en moins d&rsquo;un mois enchaîner les performances, d&rsquo;<em><a href="http://www.forumopera.com/aureliano-in-palmira-pesaro-deux-voix-dans-le-desert-de-syrie">Aureliano in Palmira à Pesaro</a></em> à la <em>Missa Solemnis</em> de Beethoven il y a quelques jours à Londres. Au fur et à mesure de la soirée, la voix s’amenuise et la fatigue devient perceptible. Le duo d&rsquo;amour met le <em>falsetto</em> à rude épreuve. Le repos accordé par la romance de Marguerite n&rsquo;est pas de trop pour que l&rsquo;Invocation à la nature puisse peu à peu enfler et déverser son trop-plein de désespoir. La limite des forces reste perceptible mais quelle diction, quels accents et plus encore quelle intelligence du texte ! Même lorsque le ténor ne chante pas, il semble vivre intimement chaque note de la partition. Les yeux se ferment, le sourcil se soulève en mesure, la tête balance, le corps s’affaisse ou au contraire se dresse, exalté. Tout dans l&rsquo;attitude exprime alors, de cet amour pour la musique de Berlioz que soulignait Francois-Xavier Roth, l’ardente flamme.</p>
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		<title>BERLIOZ, Béatrice et Bénédict — La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/matrimoniomanie-au-sein-du-bayreuth-berliozien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2013 19:47:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Dans le cadre de la vingtième édition du Festival Berlioz depuis son retour dans la ville natale du compositeur, La-Côte-Saint-André, et au lendemain de son ouverture festive au château de Bressieux avec fonte traditionnelle de cloches (en prévision de La Symphonie fantastique), la cour du château Louis XI a accueilli pour la première fois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Dans le cadre de la vingtième édition du Festival Berlioz depuis son retour dans la ville natale du compositeur, La-Côte-Saint-André, et au lendemain de son ouverture festive au château de Bressieux avec fonte traditionnelle de cloches (en prévision de <em>La Symphonie fantastique</em>), la cour du château Louis XI a accueilli pour la première fois une représentation de<em> Béatrice et Bénédict</em>, opéra trop rarement donné sur les scènes lyriques françaises. On n’en connaît souvent que la brillante ouverture (qui figure d’ailleurs comme pièce séparée au programme du 31 août) et le magnifique duo d’Hero et Ursule, « Nuit paisible et sereine », parfois aussi le duettino final « L’amour est un flambeau ». Dernière œuvre de Berlioz, cet opéra-comique fait la part belle à de savoureux dialogues – du compositeur – inspirés, parfois de très près, de la pièce <em>Beaucoup de bruit pour rien</em> de Shakespeare, malgré les coupes importantes qui réduisent l’intrigue au résumé qu’en fait Berlioz lui-même : « <em>Il s’agit tout bonnement de persuader à Béatrice et Bénédict (qui s’entre-détestent), qu’ils sont chacun amoureux l’un de l’autre et de leur inspirer par là l’un pour l’autre un véritable amour »</em>. Il est aussi question de l’institution du mariage : la querelle entre les deux héros éponymes oppose la matrimoniomanie à la matrimoniophobie, selon les termes du livret. Exit donc le sinistre Don Juan de la comédie shakespearienne, de même que son acolyte Borachio et ses complices, et du même coup l’intrigue faisant croire à l’infidélité de la douce Héro.</p>
<p>			 </p>
<p>			Sans autre conflit que les sarcasmes réciproques de Béatrice de Bénédict, l’œuvre est pétrie d’humour, et son équilibre repose sur l’alliage d’un lyrisme éthéré et d’une distanciation ironique, nourrie de ce que Berlioz appelle « <em>des farces de [s]on invention</em> ». Aussi la déception n’est-elle pas mince, ce soir, de constater que les dialogues ont été supprimés et remplacés par l’intervention lourdaude d’un récitant qui en fait trop, n’échappant pas à la vulgarité (pourtant complètement absente du texte de Berlioz) et bafouillant parfois, trahissant l’humour de Berlioz, sa lecture de Shakespeare, sa parodie de Corneille et ses clins d’œil à Molière. Le texte déclamé de manière tantôt ampoulée, tantôt relâchée, devient pesant, ne fait pas rire ni même sourire. Pire encore : on ne comprend quasiment rien à l’intrigue si l’on n’a pas lu le texte auparavant*. C’est une consolation de constater que le programme complet du festival (172 pages) comporte le livret intégral dont la lecture pourra procurer le plaisir du texte absent lors de la représentation, puisque, comme le notait Berlioz sans inutile modestie, « <em>c’est d’un excellent comique</em> ».</p>
<p>
			Mais si l’on maltraite le librettiste, on magnifie en revanche le compositeur. Quelle splendide interprétation de l’ouverture, qui met en valeur toute la palette des timbres et des couleurs ! Des promesses qui sont tenues tout au long de la représentation : le <strong>Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz</strong> est d’une belle cohésion, faisant preuve à la fois d’une ample sonorité et d’une extrême délicatesse, sous la direction fervente de <strong>François-Xavier Roth</strong>. À le voir et à l’entendre diriger, on comprend mieux pourquoi il qualifie le festival de La-Côte-Saint-André de « Bayreuth berliozien ».</p>
<p>			Le <strong>Chœur Britten </strong>et le <strong>Jeune Chœur Symphonique,</strong> dirigés par <strong>Nicole Corti </strong>et dont on avait dit l’an dernier tout le bien qu’on en pensait dans<em> Roméo et Juliette</em>, sont remarquables de justesse et de précision, dans une mise en espace de <strong>Lilo Baur</strong> qui les met davantage en valeur en les faisant entrer par les tribunes du public puis circuler sur la scène, et enfin l’occuper largement lors de l’Épithalame grotesque. De même les solistes tirent-ils habilement parti des quelques possibilités de mouvement qui leur sont allouées, sur les côtés de la scène, dans l’allée centrale au milieu des musiciens, et dans la partie supérieure permettant de jouer sur les divers niveaux.<br />
			L’excellente mezzo-soprano <strong>Isabelle Druet</strong> est une Béatrice au caractère bien trempé, pleine d’alacrité et servie à la fois par la souplesse de sa voix et par sa présence scénique. Son grand air « Dieu ! que viens-je d’entendre ? » met en valeur son sens des contrastes et des nuances, dans un lyrisme poignant. C’est le fringuant<strong> Jean-François Borras </strong>qui lui donne la réplique, en Bénédict tour à tour maussade et emporté par l’amour dont il se persuade lui-même. Son rondo « Ah ! je vais l’aimer » est une belle démonstration de la palette du ténor au timbre lumineux. Leur duo final, « L’amour est un flambeau », brillamment interprété, est repris en bis à l’issue du spectacle.<br />
			Héro est incarnée de façon juste et touchante par la soprano<strong> Marion Tassou</strong> : si son premier air (« Je vais le voir ! ») trahit une certaine nervosité qui n’est pas que de composition, la voix se stabilise ensuite et atteint à un parfait équilibre d’émission fluide et de phrasé lyrique dans le duo avec Ursule – remarquable <strong>Aude Extrémo</strong>, mezzo-soprano dont la voix ronde s’allie avec bonheur à celle de <strong>Marion Tassou</strong> dans ce nocturne (« Nuit paisible et sereine ») qui est sans doute le sommet lyrique de l’œuvre.<br />
			 </p>
<p>			Les autres personnages, qui ne sont pas vraiment secondaires, ne sont pas en reste. Le baryton <strong>Thomas Dolié</strong> est un Claudio digne et bien chantant, le personnage de Don Pedro bénéficie des graves généreux de la basse <strong>Luc Bertin-Hugault</strong>, et <strong>Philippe Ermelier</strong> compose un truculent Somarone – personnage inventé par Berlioz et dont on est heureux d’entendre, du moins en partie, le texte parlé ! – capable d’interpréter de manière musicale et grotesque à la fois les vers de mirliton de la chanson à boire « Le vin de Syracuse ».</p>
<p>			Belle distribution, beau chant, belle musique, tout serait donc pour le mieux si l’on n’avait pas pris de telles libertés avec le texte, au risque de manquer l’une des intentions de Berlioz.</p>
<p>
			* Décidément, le texte de Berlioz n’a pas de chance en France : en 2010, la production de l’Opéra Comique transformait les personnages en marionnettes et coupait tout un pan des dialogues, dont ce qui restait, dans la bouche des chanteurs anglophones, était quasiment incompréhensible, tandis qu’une partie du texte était confiée à un récitant qui citait carrément Shakespeare en anglais.</p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>BERLIOZ, Roméo et Juliette — La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-froid-vaincu-par-la-ferveur-et-la-flamme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Sep 2012 08:21:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Pour l’avant-dernière soirée de son édition 2012, placée sous le signe de l’Italie, le festival de La Côte-Saint-André propose la symphonie dramatique avec chœurs inspirée à Berlioz par la tragédie des amants de Vérone et dédiée à Paganini. À la reconnaissance du compositeur pour le virtuose et mécène italien, et à son admiration éperdue pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           <br />
			Pour l’avant-dernière soirée de son édition 2012, placée sous le signe de l’Italie, le festival de La Côte-Saint-André propose la symphonie dramatique avec chœurs inspirée à Berlioz par la tragédie des amants de Vérone et dédiée à Paganini. À la reconnaissance du compositeur pour le virtuose et mécène italien, et à son admiration éperdue pour Shakespeare, s’allie le souvenir de son séjour, consécutif à l’obtention en 1830 du Prix de Rome, au cours duquel il a eu l’occasion d’entendre, à Florence, l’opéra de Bellini, <em>I Capuleti ed i Montecchi</em>. Dans ses <em>Mémoires</em>, Berlioz note (chapitre 35) : « <em>je vais donc, après tant de misérables essais lyriques sur ce beau drame, entendre un véritable opéra de </em>Roméo<em>, digne du génie de Shakespeare ! Quel sujet ! Comme tout y est dessiné pour la musique !</em> ». De fait, sa critique de maints aspects du livret de Felice Romani – mais aussi de certains choix vocaux, comme celui de faire chanter Roméo par une femme – conduira le compositeur à donner à la musique, précisément, un rôle prépondérant. C’est pourquoi il prendra soin, dans la préface de <em>Roméo et Juliette</em>, de préciser que ce n’est « <em>ni un opéra de concert, ni une cantate, mais une Symphonie avec chœurs</em> ».</p>
<p>			C’est dire assez l’importance toute particulière du chef, de l’orchestre et des chœurs dont il faut ici souligner l’excellence en tous points. Tout d’abord, les choix de <strong>François-Xavier Roth</strong>, qui joint à la précision et au lyrisme maîtrisé de sa direction un sens du dramatique et du spectaculaire, allant jusqu’à reconstituer dans une large mesure la disposition dans laquelle Berlioz lui-même avait souhaité que son œuvre fût représentée : ainsi, les chœurs et les chanteurs solistes prennent place au-devant de la scène, tournant le dos au chef qui fait face aux musiciens, dont la répartition spatiale suit les vœux du compositeur. Par la voix de Bruno Messina, directeur du festival Berlioz, dans son annonce initiale, le chef fait également savoir au public qu’il est prié de ne pas applaudir entre les différents morceaux qui composent l’œuvre, donnée sans entracte.<br />
			 </p>
<p>			L’Orchestre européen Hector Berlioz, composé en partie de jeunes musiciens et qui joue sur instruments d’époque, déploie de très belles sonorités, émeut dans la Scène d’amour et brille dans les passages les plus éclatants. Les chœurs ne sont pas en reste : dirigé par <strong>Nicole Corti</strong>, le Chœur Britten séduit par la qualité des nuances, la richesse des timbres, la netteté des attaques et la clarté de l’émission qui rend compréhensibles toutes les paroles du texte rédigé pour Berlioz par Émile Deschamps.</p>
<p>			Dans ce magnifique écrin, les solistes peuvent occuper la place de choix que le compositeur, en dépit de ses dénégations, leur a réservée, pour un temps certes limité au sein de l’œuvre, mais qui est d’une grande densité. Le mezzo <strong>Isabelle Druet</strong>, ne cessant de confirmer le talent qui lui a valu d’être Révélation lyrique des Victoires de la musique en 2010, séduit par la puissance et la souplesse de sa voix sensuelle tout autant que par sa diction nette et expressive à la fois. Le ténor <strong>Jean-François Borras</strong>, au timbre clair (remarqué en Pang dans <em>Turandot</em> à Orange fin juillet) interprète avec virtuosité le <em>scherzino</em> vocal « Mab, la messagère ». La voix bien calibrée, profonde et flexible, de baryton-basse de <strong>Nicolas Cavallier</strong> (seul à chanter sans partition), donne au personnage du Père Laurence une aura particulière que rehausse la prestance du chanteur sur scène. Lors des grands ensembles qui réunissent l’orchestre, les deux chœurs (les Capulet et les Montagus) et les solistes, l’effet est grandiose : le <em>Serment de Réconciliation</em> est un grand moment de la soirée. On comprend alors pourquoi Wagner disait de Berlioz, après avoir entendu l’œuvre, qu’il était « <em>le véritable rédempteur de notre monde musical </em>».</p>
<p>			Sous les applaudissements nourris d’un public revigoré malgré le froid inattendu auquel les musiciens et chanteurs ont résisté avec vaillance, François-Xavier Roth propose une reprise de cette dernière partie. Ainsi se conclut magistralement le dernier concert donné sous la conque acoustique disposée dans la cour du château Louis XI, qui sera démontée pendant la nuit pour laisser place aux nombreux interprètes du <em>Requiem</em> de Berlioz prévu le lendemain pour clôturer le festival.</p>
<p>			 </p>
<p>			NB : Les éditions Symétrie viennent de publier en collaboration avec le Palazetto Bru Zane l’ensemble de textes savoureux et édifiants de Berlioz réunis sous le titre <em>Les Soirées de l’orchestre</em>, avec une préface inspirée de Bruno Messina, directeur du Festival Berlioz de La Côte-Saint-André (Isère).</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Version recommandée : </strong></p>
<p>			<a href="http://www.qobuz.com/album/sir-colin-davis-london-symphony-orchestra-berlioz-romeo-et-juliette/0822231100324" target="_blank" rel="noopener">Berlioz: Roméo et Juliette | Compositeurs Divers par Sir Colin Davis</a></p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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