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	<title>Ose ! - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<title>Ose ! - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Visions et Nonne sanglante  — La Côte-Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/visions-et-nonne-sanglante-la-cote-saint-andre-coup-de-theatre-chez-berlioz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Aug 2018 08:38:08 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme on s&rsquo;y attendait, le premier grand concert lyrique du festival Berlioz dans la cour du château Louis XI a frappé fort. Afin que cet événement <em>live</em> soit partagé et perdure, France musique y a installé ses micros. Avant de monter sur le podium, l’œil rieur et la mèche en bataille, le directeur musical <strong>Daniel Kawka</strong> présente le concert qui sera court mais dense. Le programme célébrant le grand opéra romantique français avec son cortège de visions imprégnées de surnaturel va tenir le public en haleine.</p>
<p>Exécutée par l’Orchestre OSE !<strong> </strong>– Il porte bien son nom – l’ouverture mystérieuse et lancinante de <em>La Nonne sanglante</em> mise en musique par Gounod est disséquée dans un impressionnant fracas instrumental. Ce qui fait qu’en dépit d’une diction impeccable et d’une projection adéquate, la voix puissante de <strong>Vincent Le Texier</strong> dans l’air de Pierre L’Ermite « Arrêtez chrétiens », peine à s’imposer.</p>
<p>Puis, avec une ligne de chant conduite avec maestria, incluant des élans passionnés et la classe qui la caractérise, <strong>Véronique Gens</strong> chante en roulant très légèrement les « r » – comme il convient au style de l’époque. D’abord, l’air « Je ne suis qu’une pauvre enfant » de la cantate<em> Geneviève </em>d’Alfred Bruneau où elle est admirable de pudeur et de simplicité. Tandis que par la suite, dans un chant aérien délicatement soutenu par une harpe, « Rêve infini, divine extase » de l’oratorio de Jules Massenet, <em>La Vierge</em>, transparait la ferveur et l’élan mystique de l’Assomption de Marie.</p>
<p>La cavatine « À vous, ma mère » de l’Opéra de Gounod,<em> Cinq-Mars</em>, nous permet de découvrir le ténor mozartien <strong>Mark Van Arsdale</strong> formé aux États-Unis. Son air « Ô tendresse glacée », exalte sans pathos l’amour filial ; sa musicalité, son timbre velouté, sa capacité à émouvoir nous séduisent d’emblée.</p>
<p>Dommage que durant cette première partie, où l’on a entendu des extraits d’œuvres saisissantes de l’époque romantique, nous ayons eu à regretter que les voix  de ces trois excellents chanteurs aient été partiellement couvertes par des instruments tonitruants. Le défaut d’acoustique <em>in situ</em> que l’enregistrement radiophonique a su corriger sera d’ailleurs bien moindre à nos places après l’entracte.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/berl1.jpg?itok=ZMXGZGem" title="© Bruno Moussier" width="468" /><br />
	© Bruno Moussier</p>
<p>Quelques mois seulement séparent le bicentenaire de la naissance de Gounod et le cent-cinquantenaire de la mort de Berlioz. À l’heure du récent retour triomphal inopiné (après plus d’un siècle et demi aux oubliettes) de <em>La Nonne sanglante </em>de Gounod (1854) à l&rsquo;Opéra-Comique en juin dernier, il était temps de rappeler que ce livret de Scribe lui avait été à l’origine commandé par Berlioz. Et, outrepassant la mention « À consulter et à brûler après ma mort », il paraissait légitime et intéressant de faire entendre les fragments conservés à la Bibliothèque Nationale au festival de La Côte-Saint- André.</p>
<p>Comme on ne le sait pas assez, l’&rsquo;abandon de <em>La Nonne sanglante</em> fut pour Berlioz une douloureuse affaire. Dès 1839, il avait demandé à Scribe « <i>Une simple histoire d&rsquo;amour, mais d&rsquo;amour violent, permettant des déploiements musicaux larges et passionnés, des effets imprévus, des  scènes de terreur&#8230; »</i>. En octobre1841, après avoir réceptionné le premier acte, confiant, Berlioz écrit à sa sœur : « <em>Mon opéra est en train &#8230; Reçu avec contrat et traité en bonne forme&#8230;».</em> Sans aller plus avant dans des péripéties et tractations qui dépasseraient le cadre du présent compte rendu, nous ajouterons que c’est en se sentant trahi et méprisé que Berlioz a fini par tourner le dos à un projet qu’il considérait enterré à jamais.</p>
<p>Ayant repris place – après l’ouverture de <em>La Dame Blanche</em> très enlevée par Ose ! –, nous retenons notre souffle. Le « coup de théâtre » qu’on attendait, c’est maintenant. Nous sommes comblés. Les fragments rescapés mis ainsi en musique recèlent des trésors. Musiciens et chanteurs sont en lévitation. Chacun donne le meilleur de lui-même. Le Texier descend au plus profond de sa tessiture. Gens trouve des accents plus bouleversants que jamais. Van Arsdale surprend par ses flots de tendresse et ses notes de haute-contre. Même les mots du poème de Scribe serrent le cœur. Il semble que l’amour peut tout vaincre, y compris le désespoir. On comprend mieux encore la beauté des <em>Troyens</em>. Berlioz est là, sur ses terres, avec tout son génie. Et, le public de ce festival qui le célèbre chaque année applaudit calmement comme si c’était tout naturel.</p>
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