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	<title>Paris Mozart Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 29 Aug 2025 20:03:47 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Paris Mozart Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>SCHUBERT, La jeune fille et la mort &#8211; La Côte Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/schubert-la-jeune-fille-et-la-mort-la-cote-saint-andre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour mettre au goût du jour les œuvres anciennes, pour les adapter aux dimensions des salles de son temps, Mahler, après bien d’autres, orchestra ou réorchestra avec un succès inégal Bach, Beethoven, Schubert, Schumann pour n’évoquer que les plus célèbres. On connaît les amples effectifs que requiert son œuvre, comme ses talents d’orchestrateur.  Plusieurs quatuors &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour mettre au goût du jour les œuvres anciennes, pour les adapter aux dimensions des salles de son temps, Mahler, après bien d’autres, orchestra ou réorchestra avec un succès inégal Bach, Beethoven, Schubert, Schumann pour n’évoquer que les plus célèbres. On connaît les amples effectifs que requiert son œuvre, comme ses talents d’orchestrateur.  Plusieurs quatuors sont ainsi réécrits pour prendre une dimension symphonique, dont le célèbre « La jeune fille et la mort ». Cet impressionnant hommage à Schubert, sincère, paraîtra bien trivial dans son amplification à celles et ceux qui chérissent l’original. La dimension symphonique confère une puissance indéniable, assortie d’un expressionnisme fort, mais y gagne-t-on ? Schubert, y compris celui des symphonies, est loin, très loin. C’est du Mahler, et pas forcément le meilleur.</p>
<p>Heureusement, la direction que <strong>Claire Gibault</strong> imprime au Paris Mozart Orchestra estompe pour l’essentiel les boursouflures que lui donnent certains chefs. Son orchestre, avec lequel elle entretient une familiarité filiale, se montre ductile, précis, engagé. Les basses, nourries (3 contrebasses et 5 violoncelles), impérieuses et virtuoses, tirent un peu la couverture à elles, au détriment des autres parties. L’<em>allegro</em> initial, tour à tour lyrique, vigoureux voire fiévreux, mêle tendresse et rage. La dynamique en est exemplaire. L’<em>andante con moto</em>, dont la douloureuse émotion des variations est connue, trouve une grande et tragique beauté, là où, trop souvent, les orchestres et leur chef oublient l’essence du quatuor pour tomber dans le sanglot. Repris en bis, l’émotion est ici intacte, retenue, jamais larmoyante. Tout juste est-on surpris de l’alternance soli – tutti, imposée par Mahler, si bien gérée soit-elle. Le <em>scherzo</em> proprement symphonique, est tendu, haletant, accentué, vigoureux et plein. Etonnamment, le finale <em>presto</em> n’est pas enchaîné. Frémissant, animé et transparent, aux contrastes accusés, ce sera le seul mouvement propre à faire oublier la version originale. Si la démonstration des qualités de l’orchestre est renouvelée, cette version laisse partagé.</p>
<p>Au cœur du programme – c’en est la justification – quatre mélodies avec orchestre de Berlioz, confiées à <strong>Valérie Bunel</strong>, dont le beau mezzo est remarquable, lumineux et flexible. Elle vit son texte avec intensité, et la pureté d’émission sert chacune avec un art consommé. On avait écouté <em>Le belle voyageuse</em> quelques heures auparavant, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-les-melodies-3-4-la-cote-saint-andre/">dans sa version pour ténor et piano, avec Mathias Vidal</a> (1). Les bois par deux, les cors et les percussions se sont ajoutés pour la circonstance. La leçon d’orchestration est magistrale, illustrée par des musiciens au mieux de leur forme. C’est toujours transparent, toujours soucieux du chant, pour notre bonheur. <em>La mort d’Ophélie</em>, pathétique, servie par une voix de velours sombre comme par un très bel orchestre, aux cordes graves frémissantes, nous émeut. <em>La captive</em>, mélancolique, dont les séquences contrastées alternent, est savoureuse.  Le boléro<em> Zaïde</em>, avec ses spectaculaires castagnettes, couronne ce programme vocal. Même si tel fidèle habitué du Festival évoque Karine Deshayes dans le même répertoire, force est de reconnaître les couleurs et la clarté du timbre, une maîtrise technique sans faille, à défaut des graves capiteux de la référence citée. Le style est irréprochable et la santé vocale évidente. Les qualités de phrasé, la longueur de voix sont bien au rendez-vous. Ce sera le sommet de cette soirée.</p>
<p>Il ne manquait que deux trompettes à la formation pour aborder Beethoven. Discrètement, elles prennent place. Claire Gibault dirige mains nues, par cœur. L’<em>allegro</em> initial surprend par son côté incisif, au détriment de la jovialité. La pâte orchestrale est fort belle, cependant la légèreté, l’humour de l’<em>allegretto</em>, comme l’élégance du <em>minuetto</em> sont étouffés par les ponctuations véhémentes des bois, dont il faut souligner la qualité, comme celle des cors. L’ample <em>allegro vivace </em>oublie vite le vivace (1) pour une course effrénée, contrastée à souhait, qui mobilise chacun. Les instruments modernes, particulièrement les timbales, virtuoses et éclatantes, déséquilibrent les masses sonores. Une lecture marquée par l’élément rythmique, omniprésent, mais au détriment du caractère lyrique, souriant et enjoué. Pourquoi pas, même si cela dérange nos habitudes ?</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) Et on connaît l’obsession métronomique de Beethoven, l’<em>allegretto</em> nous le rappelle.</pre>
</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Concours international de cheffes d’orchestre MAESTRA 2024 : le palmarès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concours-international-de-cheffes-dorchestre-maestra-2024-le-palmares/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 05:50:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=158279</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’issue de quatre jours de compétition durant lesquels quatorze candidates venues du monde entier ont dirigé le Paris Mozart Orchestra à la Philharmonie de Paris, le jury a attribué les prix suivants : 1er PRIX : Bar Avni, 34 ans &#8211; Israël 2e PRIX : Liubov Nosova, 30 ans &#8211; Russie 3e PRIX : Katharina Morin, 29 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’issue de quatre jours de compétition durant lesquels quatorze candidates venues du monde entier ont dirigé le Paris Mozart Orchestra à la Philharmonie de Paris, le jury a attribué les prix suivants :</p>
<ul>
<li>1er PRIX : Bar Avni, 34 ans &#8211; Israël</li>
<li>2e PRIX : Liubov Nosova, 30 ans &#8211; Russie</li>
<li>3e PRIX : Katharina Morin, 29 ans &#8211; Allemagne</li>
</ul>
<p>En plus de ces trois premiers prix, les prix spéciaux suivants ont été décernés :</p>
<ul>
<li>PRIX DES SALLES ET ORCHESTRES FRANÇAIS : Bar Avni, 34 ans &#8211; Israël</li>
<li>PRIX ECHO (European Concert Hall Organization) : Bar Avni, 34 ans &#8211; Israël</li>
<li>PRIX ARTE : Bar Avni, 34 ans &#8211; Israël</li>
<li>PRIX GÉNÉRATION OPÉRA : Katharina Morin, 29 ans – Allemagne</li>
<li>PRIX DU PARIS MOZART ORCHESTRA : Bar Avni, 34 ans &#8211; Israël</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>La Maestra, 3e édition du 14 au 17 mars 2024</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-maestra-3e-edition-du-14-au-17-mars-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:44:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=153383</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le jury de cette 3e édition&#160;sera présidé par Nathalie Stutzmann (directrice musicale de l’Atlanta Symphony Orchestra et cheffe principale invitée du Philadelphia Orchestra) et composé notamment des chefs d&#8217;orchestre Claire Gibault (France), Kirill Karabits (Ukraine), Vimbayi Kaziboni (Zimbabwe / États-Unis) et Leonard Slatkin (États-Unis) ainsi que de Kathryn McDowell (Grande-Bretagne – directrice générale du London &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jury de cette 3e édition&nbsp;sera présidé par <strong>Nathalie Stutzmann</strong> (directrice musicale de l’Atlanta Symphony Orchestra et cheffe principale invitée du Philadelphia Orchestra) et composé notamment des chefs d&rsquo;orchestre <strong>Claire Gibault</strong> (France), <strong>Kirill Karabits (</strong>Ukraine), <strong>Vimbayi Kaziboni</strong> (Zimbabwe / États-Unis) et <strong>Leonard Slatkin</strong> (États-Unis) ainsi que de <strong>Kathryn McDowel</strong>l (Grande-Bretagne – directrice générale du London Symphony Orchestra) et d&rsquo;<strong>Elise Båtnes</strong> (Norvège – violon solo de l’Orchestre philharmonique d’Oslo).&nbsp;</p>
<p>Quatorze candidates (dont 12 nationalités représentées) ont été sélectionnées parmi 197 cheffes d’orchestre de 47 nationalités différentes. Pendant quatre jours, elles se succèderont à la direction du Paris Mozart Orchestra dans un répertoire diversifié qui proposera la création mondiale d&rsquo;une œuvre de Manon Lepauvre commandée pour l’occasion. Les épreuves sont ouvertes au public (voir programme et informations pratiques ci-dessous).</p>
<p>Trois prix seront remis aux&nbsp;lauréates&nbsp;: 1er&nbsp;prix (20&nbsp;000 €), 2e&nbsp;prix (10&nbsp;000 €), 3e&nbsp;prix (5&nbsp;000 €) auxquels s’ajouteront des prix spéciaux. Les finalistes et demi-finalistes du&nbsp;Concours bénéficieront également, dans le cadre de&nbsp;l’Académie&nbsp;La&nbsp;Maestra, d’un programme d’accompagnement professionnel et&nbsp;artistique individualisé en lien avec les partenaires français et internationaux de&nbsp;la&nbsp;Philharmonie de Paris et du Paris Mozart Orchestra.</p>


<figure class="wp-block-image alignfull size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="742" height="1014" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Maestra-pgm.jpg" alt="" class="wp-image-153384"/></figure>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LA MAESTRA, 3e édition : les 14 Cheffes d’Orchestre sélectionnées</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-maestra-3e-edition-les-14-cheffes-dorchestre-selectionnees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 04:16:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Philharmonie de Paris et le Paris Mozart Orchestra ont communiqué la liste des 14 cheffes d’orchestre sélectionnées pour participer à la 3e édition du Concours International de Cheffes d’Orchestre La Maestra qui se déroulera à Paris du jeudi 14 au dimanche 17 mars 2024&#160;: Bar AVNI, 34 ans (Israël) Hebe DE CHAMPEAUX, 42 ans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Philharmonie de Paris et le Paris Mozart Orchestra ont communiqué la liste des 14 cheffes d’orchestre sélectionnées pour participer à la 3e édition du Concours International de Cheffes d’Orchestre La Maestra qui se déroulera à Paris du jeudi 14 au dimanche 17 mars 2024&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Bar AVNI, 34 ans (Israël)</li>
<li>Hebe DE CHAMPEAUX, 42 ans (Pays-Bas)</li>
<li>Olha DONDYK, 19 ans (Ukraine)</li>
<li>Yoona JEONG, 31 ans (Corée du Sud)</li>
<li>Zofia KINIORSKA, 26 ans (Pologne)</li>
<li>Sophie Sze-Ki MOK, 34 ans (Hong Kong)</li>
<li>Katharina MORIN, 29 ans (Allemagne)</li>
<li>Eu Lee NAM, 33 ans (Corée du Sud)</li>
<li>Liubov NOSOVA, 30 ans (Russie)</li>
<li>Tatiana Marcela PÉREZ HERNÁNDEZ, 33 ans (Colombie)</li>
<li>Silvina PERUGLIA, 37 ans (Espagne/Argentine)</li>
<li>Deanna THAM, 36 ans (États-Unis)</li>
<li>Yalda ZAMANI, 38 ans (Iran)</li>
<li>Martyna ZYCH, 26 ans (Pologne)</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>BEETHOVEN / BERLIOZ , Héroïques &#8211; La Côte Saint-André</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-berlioz-heroiques-la-cote-saint-andre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 06:19:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Association bienvenue à La Côte Saint-André que l’encadrement des Nuits d’été par deux des œuvres les plus populaires de Beethoven. L’ouverture de la musique de scène que ce dernier écrivit pour l’Egmont de Goethe traduit à la fois son enthousiasme pour la pièce, comme son adhésion aux valeurs qui en sont le ressort. L’histoire est &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Association bienvenue à La Côte Saint-André que l’encadrement des <em>Nuits d’été</em> par deux des œuvres les plus populaires de Beethoven. L’ouverture de la musique de scène que ce dernier écrivit pour l’<em>Egmont</em> de Goethe traduit à la fois son enthousiasme pour la pièce, comme son adhésion aux valeurs qui en sont le ressort. L’histoire est connue, de la révolte des Hollandais contre l’oppresseur espagnol, ainsi que le sacrifice d’Egmont, sur l’échafaud, qui les conduira à la victoire. Même en ignorant le fil conducteur, le drame que traduit la musique ne peut laisser personne insensible.</p>
<p><strong>Claire Gibault</strong> dirige par cœur. Sa gestique sobre, efficace, puissante comme retenue, fondée sur la métrique, les périodes, plus que sur la pulsation, communique à chacun l’énergie, la dynamique, et sculpte les phrasés. Pour sa première venue au Festival, le <em>Paris Mozart Orchestra</em>, qu’elle a forgé à son image, généreuse, chaleureuse, donne le meilleur de lui-même. L’articulation, les équilibres comme les couleurs et une dynamique rare n’appellent que des éloges. L’orchestre claque, tranchant mais chante avec un égal bonheur. Le discours, toujours clair et vivant, est conduit avec engagement. On en apprécie aussi les respirations, les suspensions, essentielles,</p>
<p>Rayonnante dans une magnifique robe bouton d’or, <strong>Véronique Gens </strong>apparaît, pour <em>les Nuits d’été</em>, qui lui sont ô combien familières. La <em>Villanelle</em> surprend, la voix paraît neutre. L’orchestration renouvelée des trois couplets toujours séduit, avec un beau pupitre de basses, qui articule, sans jamais forcer le trait. Cette première impression sera heureusement corrigée dès <em>le Spectre de la rose</em>, grand air lyrique, pris très retenu, où le chant s’épanouit, sensuel, chaud, avec un tissu orchestral diaphane, délicat et magnifié : cordes en sourdines, qui tissent leur cocon, pour un enlacement final, avant que la mélodie s’évanouisse. La fluidité pleine des instruments, pour une voix longue et soutenue, nous vaut un réel bonheur. Tout fait sens, d’autant que la diction de la grande tragédienne sert la poésie autant que la ligne, rendant les surtitrages redondants.  Les trois déplorations centrales, de <em>la Chanson du pêcheur</em> au <em>Cimetière</em>, seront autant de moments d’émotion vraie. La détresse (« que mon sort est amer ») du premier lamento, son animation passionnée, la douleur d’<em>Absence</em>, ses silences, son exaltation progressive, pour retrouver le triple piano de la confidence (« Reviens, reviens, ma bien-aimée »), la retenue de la fin, tout nous captive. Apaisé, résigné, recueilli, <em>Au cimetière</em>, n’est pas moins émouvant, où flûtes et clarinettes subliment le chant. La barcarolle finale &#8211; <em>L’île inconnue</em> – claire, lumineuse, légère et désabusée (« on ne la connait guère au pays des amours ») est d’un égal bonheur : les bois et les cors parviennent à colorer (triple piano) l’écrin où la voix dialogue avec elle-même. La fusion des lignes de chant avec un orchestre absolument chambriste est idéale, traduction de l’entente entre la cheffe et la soliste. Le romantisme à l’état pur, jamais démonstratif, sans sentimentalisme ni mièvrerie. Véronique Gens, Claire Gibault et ses amis sont longuement ovationnés par un public conquis.</p>
<p>« <em>La Symphonie héroïque est tellement forte de pensée et d’exécution, le style en est si nerveux, si constamment élevé, et la forme si poétique, que son rang est égal à celui des plus hautes conceptions de son auteur. Un sentiment de tristesse grave et pour ainsi dire antique me domine toujours pendant l’exécution de cette symphonie</em> » écrivait Berlioz à propos de l’<em>Eroica </em>(1). La lecture qu’en donnent les musiciens du Paris Mozart Orchestra, conduits par Claire Gibault traduit le plus fidèlement cette opinion. Même très familiers de l’ouvrage, nous sommes captivés, jamais l’attention ne se distrait. Energique, dégraissée, tendue comme rêveuse et lumineuse, la lecture nous comble. Les transitions, les progressions, les contrastes sont merveilleusement conduits. Avec le soin des lignes, la souplesse des phrasés, la vie de chacun des pupitres, toujours cela respire et chante. Le flux de la marche funèbre, dépourvue de pathos ajouté, émeut par sa retenue, avec une fin morcelée, palpitante. Le scherzo et le finale, dionysiaques, jubilatoires, vont soulever le public qui acclamera la cheffe et les musiciens, avant que Véronique Gens les rejoigne pour recevoir les bouquets.</p>
<pre>(1) <em>A travers chants</em>.</pre>
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			</item>
		<item>
		<title>Natalie Dessay chante Carmen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/natalie-dessay-chante-carmen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:14:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Non, ce n&#8217;est pas un poisson d&#8217;avril en novembre, comme vous le comprendrez si vous lisez cette brève jusqu&#8217;au bout. Certes, la comédie musicale est désormais le terrain d’élection de Natalie Dessay, c’est officiel, et cela sera encore confirmé par une série de concerts et par un disque que la soprano a enregistré avec le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Non, ce n&rsquo;est pas un poisson d&rsquo;avril en novembre, comme vous le comprendrez si vous lisez cette brève jusqu&rsquo;au bout. Certes, la comédie musicale est désormais le terrain d’élection de <strong>Natalie Dessay</strong>, c’est officiel, et cela sera encore confirmé par une série de concerts et par un disque que la soprano a enregistré avec le <strong>Paris Mozart Orchestra</strong> dirigé par <strong>Claire Gibault</strong> : <em>Pictures of America</em>, à paraître le 2 décembre, fait la part belle à Leonard Bernstein, mais aussi à Frank Sinatra, Duke Ellington et Irving Berlin. Pourtant, lors de la tournée de concerts, Natalie Dessay pratiquera aussi le mélologue, genre qui s’apparente au mélodrame dans la mesure où il associe texte parlé et musique, mais sans aucune volonté dramatique. En l’occurrence, il s’agira de dire des textes sur une musique de Graciane Finzi, <em>Scénographies d’Edward Hopper</em> pour récitant et orchestre. A la création de cette pièce, en mars 2014 à Lyon, c’était Claudia Stavisky qui lisait les extraits du roman <em>Soleil dans une pièce vide</em>, de Claude Esteban. Cette fois, ces quarante minutes de musique et de parole seront accompagnées par la projection de dix tableaux de Hopper conçue par Pierre Dupouey. Et comme le morceau correspondant à la toile <em>Deuxième rang d’orchestre à droite</em> (peinte en 1927 par Hopper) inclut une citation de la Habanera, vous entendrez donc Natalie Dessay chanter Carmen, rôle qu’elle-même n’aurait jamais osé incarner en scène. CQFD.</p>
<p><em>Pictures of America</em>, le 26 novembre à l&rsquo;Arsenal de Metz, le 15 décembre au Palais des Congrès du Mans, le 19 décembre au Théâtre du Châtelet à Paris, puis en tournée en 2017 dans plusieurs villes de France<br />
 <br />
P.S. : Suite à la publication de cette brève, Claire Gibault nous signale que la partition de Graciane Finzi a « évolué » et que la Habanera, incluse en 2014 pour être reprise en chœur par le jeune public, ainsi qu&rsquo;en 2015 à la Philharmonie de Paris, en a finalement été supprimée. Inutiles regrets&#8230;</p>
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		<title>Karine Deshayes, sur le chemin de Régine Crespin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/karine-deshayes-sur-le-chemin-de-regine-crespin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2016 13:20:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bon plan : un dimanche par mois, la Mairie du neuf à Paris et le Paris Mozart Orchestra, sous la direction de Claire Gibault proposent, avec le soutien des Galeries Lafayette, un concert gratuit en guise d&#8217;afternoon tea. Le programme de dimanche dernier, 6 novembre, prétextait le mariage d&#8217;Hector Berlioz avec Harriet Smithson, un autre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bon plan : un dimanche par mois, la Mairie du neuf à Paris et le Paris Mozart Orchestra, sous la direction de <strong>Claire Gibault</strong> proposent, avec le soutien des Galeries Lafayette, un concert gratuit en guise d&rsquo;<em>afternoon tea</em>. Le programme de dimanche dernier, 6 novembre, prétextait le mariage d&rsquo;Hector Berlioz avec Harriet Smithson, un autre jour – le 3 octobre 1833 –, dans un autre lieu – l&rsquo;hôtel de Charrost, aujourd&rsquo;hui ambassade de Grande-Bretagne, dans le 8<sup>e</sup> arrondissement – pour insérer entre <em>Lachrymae</em> de Benjamin Britten, sorte de concerto chambriste pour alto interprété par <strong>Arnaud Thorette</strong> et la <em>Symphonie pour cordes no 10</em> de Félix Mendelssohn, quatre pages inspirées par l&rsquo;amour du compositeur français pour celle qui fut une des meilleures Ophélie de son temps (dans <em>Hamlet</em> de Shakespeare).</p>
<p>Il revient à <strong>Karine Deshayes</strong>, à peine sortie des représentations de <em>Norma</em> à Madrid – dans lesquelles elle interprétait le rôle d&rsquo;Adalgise – de rendre justice à ces partitions dont les incertitudes mélodiques ont longtemps laissé croire qu&rsquo;elles n&rsquo;étaient pas vocales. Idée reçue que la mezzo-soprano, avec une musicalité propre à éviter toute erreur d&rsquo;intonation, parvient à écarter définitivement. Outre l&rsquo;indispensable effort de diction, Karine Deshayes possède deux qualités essentielles à ce répertoire : une maîtrise du chant rossinien auquel Berlioz dut faire allégeance, la majorité des chanteurs à son époque se référant à cette école ; une voix idéalement placée, suffisamment haute pour ne pas peiner sur les sommets de la portée et en même temps assise sur un médium confortable qui servit d&rsquo;étalon aux rôles de Marguerite dans <em>La Damnation de Faust</em> ou de Didon et Cassandre dans <em>Les Troyens</em>. « L&rsquo;île inconnue », dernière des six <em>Nuits d&rsquo;été</em>, réalisait en fin de concert les promesses contenues par les trois mélodies précédentes – « La Belle Voyageuse », op. 4 n°2 ; « La Captive », op. 12 ; « La mort d&rsquo;Ophélie » n°2. Dans cette partition extraite d&rsquo;un des cycles fondateurs du genre, la voix, délicatement drapée dans une étoffe somptueuse, évoquait rien moins que Régine Crespin. Il n&rsquo;y a pas de hasard. C&rsquo;est auprès de la « Lionne française » que Karine  Deshayes a appris en 2002 ses <em>Nuits d&rsquo;été</em>. Qu&rsquo;attendent les maisons de disques pour l&rsquo;enregistrer ?</p>
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		<title>Singulier récital de Myrto Papatanasiu à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/singulier-recital-de-myrto-papatanasiu-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2016 10:48:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Singulier récital que celui proposé jeudi dernier, 2 juin, dans le péristyle du Conseil Economique, Social et Environnemental : quelques centaines de collégiens et lycéens de quartiers défavorisés pour un programme Mozart commenté avec humour et pertinence par un rappeur… Accompagnée par le Paris Mozart Orchestra, Myrto Papatanasiu leur offre trois airs de Mitridate, de Cosi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Singulier récital que celui proposé jeudi dernier, 2 juin, dans le péristyle du Conseil Economique, Social et Environnemental : quelques centaines de collégiens et lycéens de quartiers défavorisés pour un programme Mozart commenté avec humour et pertinence par un rappeur… Accompagnée par le Paris Mozart Orchestra, <strong>Myrto Papatanasiu</strong> leur offre trois airs de <em>Mitridate</em>, de <em>Cosi fan tutte</em> et de <em>Don Giovanni</em>. Familière de Sifare, avec « Lungi da te », sa voix chaude, colorée, longue et agile, dialoguant avec le cor, séduit d’emblée un public suspendu à ses lèvres. Du très grand art, comme pour le « Per pietà », où nous retrouvons une Fiordiligi d’anthologie : une grande leçon de chant où tout est juste, lumineux, animé à souhait. Donna Anna – « Non mi dir » – est servie par une technique infaillible au service d’une expression dramatique parfaite. La direction complice de <strong>Claire Gibault</strong> fait planer l’ombre de Claudio Abbado sur la quintessence du chant mozartien. La qualité d’écoute d’un public peu familier de cette musique traduit la pleine réussite d’un projet ambitieux, que complétait la 40<sup>e</sup> symphonie en sol mineur. </p>
<p>Mozart Wolfgang Amadeus : Mitridate, K 87, air de Sifare « Lungi da te » ; Cosi fan tutte, K 588, récitatif et air de Fiordiligi « Per pietà » ; Don Giovanni, K 527, air de Donna Anna « Non mi dir » ; Myrto Papatanasiu, soprano ; Mozart Paris Orchestra ; direction musicale : Claire Gibault. Conseil Economique, Social et Environnemental. ; jeudi 2 juin 2016, 16 h</p>
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