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	<title>Philharmonie d&#039;Oviedo - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Philharmonie d&#039;Oviedo - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Il segreto di Susanna</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-segreto-di-susanna-marivaudage-a-litalienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2019 05:37:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était vraiment un étrange accouplement que celui par lequel l’Opéra-Comique avait voulu relier Il segreto di Susanna à La Voix humaine, en 2013. Tout semble en effet opposer ces deux actes séparés par un demi-siècle, tant sur le plan du théâtre que sur celui de la musique. S’il fallait rapprocher Wolf-Ferrari d’un autre compositeur français, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était vraiment un étrange accouplement que celui par lequel l’Opéra-Comique avait voulu relier <em>Il segreto di Susanna</em> à <em>La Voix humaine</em>, en 2013. Tout semble en effet opposer ces deux actes séparés par un demi-siècle, tant sur le plan du théâtre que sur celui de la musique. S’il fallait rapprocher Wolf-Ferrari d’un autre compositeur français, c’est bien davantage à Massenet que l’on songe, et c’est une idée que d’aucuns ont eue, parfois en associant <em>Il segreto</em> au <em>Portrait de Manon</em>, ou à <em>La Navarraise</em>. Le court opéra de Wolf-Ferrari (trois quarts d’heure à peine) si situe en effet entre la coquetterie parisienne de l’un, pour le sujet, et le vérisme de l’autre, pour la musique. Ce que l’on entend évoque Puccini et l’école italienne, mais ce dont il est question relève plutôt du marivaudage à la française. L’argument, on le sait, est des plus minces : le comte Gil soupçonne sa femme de lui cacher une liaison, alors qu’elle lui cache simplement son goût pour la cigarette. La belle est prise en flagrant délit, et tout est bien qui finit bien, enfin peut-être pas en matière de santé, puisque l’on se réconcilie dans la tabagie partagée et assumée.</p>
<p>Cette œuvre brève est sans doute celle qui valut à Wolf-Ferrari son plus grand succès, grâce auquel il put traverser les décennies. Longtemps, sur le plan discographique, sa musique lyrique se résuma à la version de studio sortie en 1980, avec une héroïne dont les plus belles années étaient peut-être déjà derrière elle : Renata (Scotto) et Renato (Bruson) y étaient tout à fait idiomatiques, mais on pouvait rêver Susanna plus juvénile, même si la partition n’exige pas de prouesses vocales particulières. Il s’agit ici avant tout de théâtre, où l’on chante parfois à pleine voix malgré tout.</p>
<p>Heureusement, l’essor du CD a favorisé un retour du compositeur germano-italien, et l’on dispose désormais d’intégrales de plusieurs de ses opéras longtemps délaissés, dont beaucoup mériteraient d’être plus souvent joués, et de plusieurs versions du <em>Segreto</em>. Naxos réédite aujourd’hui l’enregistrement d’un concert donné à Oviedo en 2006, dont la parution sous le label Philartis n’avait alors pas permis la plus large diffusion. Et c’est l’orchestre local que l’on entend, l’Oviedo Filarmonia, qui se tire fort bien de l’entreprise. On peut d’ailleurs l’écouter « à découvert », grâce au complément de programme judicieusement proposé : la <em>Sérénade</em> pour cordes, œuvre d’un Wolf-Ferrari âgé de tout juste 17 ans. Surtout connu comme mozartien, <strong>Friedrich Haider</strong> parvient à traduire la vivacité et l’esprit de cet intermède comique qu’était à l’origine <em>Il segreto di Susanna</em>, dans la descendance de <em>La serva padrona</em>, au moins sur le plan de la distribution, car s’y affrontent une soprano et un baryton, plus un rôle muet, exactement comme chez Pergolèse.</p>
<p>Dans la version Naxos, les têtes d’affiche sont moins prestigieuses que dans la version de studio évoquée plus haut, mais la captation en public garantit cette vie que le studio ne parvient pas toujours à reconstituer. Nous sommes en Espagne, et c’est un baryton espagnol que l’on entend : <strong>Àngel </strong><strong>Òdena</strong>, habitué aux personnages verdiens et pucciniens, et qui ne rencontre donc aucune difficulté particulière dans le rôle assez peu exposé du comte Gil. La Britannique <strong>Judith Howarth </strong>a le timbre clair et le tempérament nécessaire à l’héroïne, mais comme dans un <em>Guillaume Tell</em> dont elle était la Mathilde, sa diction manque de netteté, et c’est dommage.</p>
<p>Une version qui ne démérite pas, mais qui ne s’impose pas à l’évidence au-dessus de celles déjà disponibles.</p>
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		<title>Maure ou espagnol ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/maure-ou-espagnol-haider-friedrich-dean-smith-robert-angeletti-raffaella-catana-sebastian-verdi-giuseppe-otello-philharmonie-d-039-oviedo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2014 06:07:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence mal : une tempête d’ouverture mal captée, éteinte par un orchestre qui semble marcher sur des œufs, et un chœur qui pêche par statisme. On croit alors tenir la raison pour laquelle cet Otello est resté 5 ans au placard. Mais après quelques minutes, les choses changent : les preneurs de son retombent sur leurs &#8230;</p>
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<p class="rtejustify">Tout commence mal : une tempête d’ouverture mal captée, éteinte par un orchestre qui semble marcher sur des œufs, et un chœur qui pêche par statisme. On croit alors tenir la raison pour laquelle cet <em>Otello</em> est resté 5 ans au placard. Mais après quelques minutes, les choses changent : les preneurs de son retombent sur leurs pattes, et le chef semble saisir sa baguette à pleine main pour nous donner à entendre le drame verdien dans toute son âpreté. <strong>Friederich Haider</strong> n’a pas la réputation d’un Karajan ou d’un Solti, mais ce qu’il parvient à produire en termes de tension, d’arc dramatique, tient du miracle, surtout de la part d’une phalange aussi méconnue que la <strong>philharmonie d’Oviedo</strong>, stupéfiante de rebond et de ressources sonores.</p>
<p class="rtejustify">Sur le papier, la distribution paraissait encore plus improbable que l’orchestre : que venait faire dans cette galère un ténor au profil aussi wagnérien que <strong>Robert Dean Smith</strong> ? Pouvait-on imaginer un rôle à la vocalité plus éloigné de la sienne, qui fut Lohengrin, Tristan, le Waldemar des <em>Gurre-Lieder</em> ? Mais la musique, c’est bien plus que des cases et des colonnes sur du papier. C’est une affaire de chair et de sang. Lorsqu’un artiste de talent est galvanisé par un chef, il peut bousculer tous les schémas et sortir de son répertoire habituel. Le ténor américain nous gratifie d’un Otello vif-argent, aux aigus éclatants et longuement tenus, mais qui sait montrer ses fêlures aux moments qui l’exigent. On est très loin d’une quelconque vocalité « latine », mais le chef-d’œuvre de Verdi est universel, et son rôle-titre se prête à des approches diversifiées.</p>
<p class="rtejustify">Etait-il bien raisonnable de confier le rôle de Desdémone à une soprano aussi peu connue que <strong>Raffaella Angeletti </strong>? Malgré la qualité de ses prestations, souvent soulignées sur notre site, la soprano italienne ne fait pas une carrière à la hauteur de son potentiel. Ce coffret est une nouvelle pièce à ajouter au dossier « grands chanteurs méconnus », parce qu’on tient là un des plus belles incarnations du rôle depuis des années : voix puissante, belle, sachant s’alléger mais ne perdant jamais sa substance. Le duo du III est passionnant, la chanson du Saule est étreignante, la mort de l’héroïne nous laisse bouleversés. Avis à tous les directeurs d’opéra ! Pour compléter le trio de tête, <strong>Sebastian Catana</strong> choisit un Iago posé et classique, à l’opposé de tous les histrionismes qui ont défiguré la partie depuis des décennies. Certains trouveront son incarnation tiède, nous avouons y trouver une jouvence pour les oreilles lassées de l’expressionisme.</p>
<p class="rtejustify">Tout est-il donc parfait dans cet <em>Otello</em> capté à Oviedo ? Non, comme on l’a souligné en introduction, <strong>l’Orféon Donostiarra</strong> a du mal à entrer dans la peau d’un chœur d’opéra. Ses interventions manquent de nerf, et certains rôles secondaires, comme Lodovico et Montano, laissent à désirer. Mais pour son orchestre, pour son Otello improbable mais éclatant, pour sa Desdémone si émouvante et son impeccable Iago, on reviendra souvent à ce coffret.</p>
<p class="rtejustify">___</p>
<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00NWZISRC/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00NWZISRC&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=6D2BMZI6AMCA5AC6">Commander le CD &#8211; Otello Naxos</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00NWZISRC" style="border:none !important;margin:0px !important" width="1" /></strong></p>
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		<title>Verdi &#8211; Otello</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-otello-maure-ou-espagnol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2014 06:07:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence mal : une tempête d’ouverture mal captée, éteinte par un orchestre qui semble marcher sur des œufs, et un chœur qui pêche par statisme. On croit alors tenir la raison pour laquelle cet Otello est resté 5 ans au placard. Mais après quelques minutes, les choses changent : les preneurs de son retombent sur leurs &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Tout commence mal : une tempête d’ouverture mal captée, éteinte par un orchestre qui semble marcher sur des œufs, et un chœur qui pêche par statisme. On croit alors tenir la raison pour laquelle cet <em>Otello</em> est resté 5 ans au placard. Mais après quelques minutes, les choses changent : les preneurs de son retombent sur leurs pattes, et le chef semble saisir sa baguette à pleine main pour nous donner à entendre le drame verdien dans toute son âpreté. <strong>Friederich Haider</strong> n’a pas la réputation d’un Karajan ou d’un Solti, mais ce qu’il parvient à produire en termes de tension, d’arc dramatique, tient du miracle, surtout de la part d’une phalange aussi méconnue que la <strong>philharmonie d’Oviedo</strong>, stupéfiante de rebond et de ressources sonores.</p>
<p class="rtejustify">Sur le papier, la distribution paraissait encore plus improbable que l’orchestre : que venait faire dans cette galère un ténor au profil aussi wagnérien que <strong>Robert Dean Smith</strong> ? Pouvait-on imaginer un rôle à la vocalité plus éloigné de la sienne, qui fut Lohengrin, Tristan, le Waldemar des <em>Gurre-Lieder</em> ? Mais la musique, c’est bien plus que des cases et des colonnes sur du papier. C’est une affaire de chair et de sang. Lorsqu’un artiste de talent est galvanisé par un chef, il peut bousculer tous les schémas et sortir de son répertoire habituel. Le ténor américain nous gratifie d’un Otello vif-argent, aux aigus éclatants et longuement tenus, mais qui sait montrer ses fêlures aux moments qui l’exigent. On est très loin d’une quelconque vocalité « latine », mais le chef-d’œuvre de Verdi est universel, et son rôle-titre se prête à des approches diversifiées.</p>
<p class="rtejustify">Etait-il bien raisonnable de confier le rôle de Desdémone à une soprano aussi peu connue que <strong>Raffaella Angeletti </strong>? Malgré la qualité de ses prestations, souvent soulignées sur notre site, la soprano italienne ne fait pas une carrière à la hauteur de son potentiel. Ce coffret est une nouvelle pièce à ajouter au dossier « grands chanteurs méconnus », parce qu’on tient là un des plus belles incarnations du rôle depuis des années : voix puissante, belle, sachant s’alléger mais ne perdant jamais sa substance. Le duo du III est passionnant, la chanson du Saule est étreignante, la mort de l’héroïne nous laisse bouleversés. Avis à tous les directeurs d’opéra ! Pour compléter le trio de tête, <strong>Sebastian Catana</strong> choisit un Iago posé et classique, à l’opposé de tous les histrionismes qui ont défiguré la partie depuis des décennies. Certains trouveront son incarnation tiède, nous avouons y trouver une jouvence pour les oreilles lassées de l’expressionisme.</p>
<p class="rtejustify">Tout est-il donc parfait dans cet <em>Otello</em> capté à Oviedo ? Non, comme on l’a souligné en introduction, <strong>l’Orféon Donostiarra</strong> a du mal à entrer dans la peau d’un chœur d’opéra. Ses interventions manquent de nerf, et certains rôles secondaires, comme Lodovico et Montano, laissent à désirer. Mais pour son orchestre, pour son Otello improbable mais éclatant, pour sa Desdémone si émouvante et son impeccable Iago, on reviendra souvent à ce coffret.</p>
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<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00NWZISRC/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00NWZISRC&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=6D2BMZI6AMCA5AC6">Commander le CD &#8211; Otello Naxos</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00NWZISRC" style="border:none !important;margin:0px !important" width="1" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-otello-maure-ou-espagnol/">Verdi &#8211; Otello</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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