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	<title>Philharmonique de Saint-Pétersbourg - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Philharmonique de Saint-Pétersbourg - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Verdi : Messa da Requiem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Heijboer]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 May 2019 05:45:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Organisé à la mémoire de Dmitri Aleksandrovitch Hvorostovski, le concert objet de la présente captation est un hommage musical de Yuri Temirkanov au baryton russe emporté à l’âge de 55 ans par une tumeur au cerveau. Pour mener à bien son projet, le chef d’orchestre a rassemblé dans la splendide salle de l’Orchestre Philharmonique de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Organisé à la mémoire de Dmitri Aleksandrovitch Hvorostovski, le concert objet de la présente captation est un hommage musical de <strong>Yuri Temirkanov</strong> au baryton russe emporté à l’âge de 55 ans par une tumeur au cerveau. Pour mener à bien son projet, le chef d’orchestre a rassemblé dans la splendide salle de l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg, le Chœur du Théâtre du Bolchoï, la soprano <strong>Dinara Alieva</strong>, la mezzo-soprano <strong>Olesya Petrova</strong>, le ténor <strong>Francesco Meli</strong>, la basse <strong>Dmitri Belosselskiy</strong> et son orchestre de toujours : le Philharmonique de Saint-Pétersbourg. Et quoi de mieux pour honorer la mémoire d’un grand chanteur d’opéra que de donner le <em>Requiem</em> de Verdi, une œuvre qu’Hans Von Bülow qualifiait avec dédain d’« opéra en robe d’ecclésiastique » ?</p>
<p>En choisissant comme couverture du DVD (et du livret) un gros plan des mains de Dieu et d’Adam de la <em>Création</em> de Michel-Ange, Yuri Temirkanov souligne la dimension spirituelle de son hommage. Le générique du DVD poursuit dans cette voie : le baryton ayant quitté la terre des mortels, c’est à ce ciel nuageux cachant un soleil au coucher que les artistes s’adressent. Cette invitation au recueillement est accentuée par la voix cristalline de la soprano Dinara Alieva accompagnée par le chœur du Théâtre du Bolchoï.</p>
<p>Si on peut s’interroger sur l’intérêt d’une captation vidéo pour un spectacle sans mise en scène, elle permet dans le cas présent de scruter les moindres expressions des artistes, et de constater notamment l’aisance et la simplicité avec laquelle Yuri Temirkanov donne le départ de cette œuvre monumentale. Au silence de rigueur d’un début de concert répond la mystérieuse mélodie des violoncelles, bientôt rejoints par les violons, puis par les voix à peine audibles du chœur. Le public, où qu’il soit, est saisi.<br />
	Dès le <em>Dies Irae</em>, la qualité de préparation du chœur par <strong>Valery Borisov</strong> est évidente. Certes, la diction laisse malheureusement à désirer, mais la grande palette de nuances des choristes allant du chuchotement (« Quantus tremor ») au <em>fortissimo</em> effrayant (« Dies irae, dies illa »), ainsi que la précision de leurs attaques, notamment dans les entrées fuguées du <em>Sanctus</em>, donnent du relief à cette version du <em>Requiem</em>.<br />
	A l&rsquo;instar des chanteurs, les musiciens de Yuri Temirkanov dévoilent eux aussi rapidement leur grande maîtrise technique. Si on peut déplorer le tempo galopant du <em>Dies Irae</em> qui, de fait, tend à masquer tous les détails et les subtilités de l’écriture de Verdi, on ne peut qu’être impressionné par la vitesse à laquelle les cordes effectuent leur descente vers les graves, mais aussi l’intensité sonore qui émane de la masse orchestrale. Cette puissance sonore, si elle couvre parfois le chœur, fascine d’autant plus qu’elle est patiemment et intelligemment menée par le chef d’orchestre tout au long de l’œuvre.</p>
<p>Des quatre solistes, c’est le ténor Francesco Meli qui entonne le premier le <em>Kyrie</em>. Si sa voix de poitrine peut paraître parfois quelque peu poussive, on ne peut qu’être séduit par la délicatesse de sa voix de tête dans les passages <em>pianissimo</em> (comme lors de son duo avec le hautbois dans le <em>Dies Irae</em> « Inter oves locum praesta »).<br />
	A l’inverse, c’est la puissance de Dmitri Beloselski que l’on retient. Son premier solo « Mors stupebit et natura » (<em>Dies Irae</em>) contient la dualité de son interprétation : l’expressivité (tant de son visage que de sa voix), mais aussi son sens du silence (notamment quand il répète « Mors ») révèlent sa grande maîtrise scénique et théâtrale et lui permettent également de pallier le manque de variété de ses attaques et de ses nuances.<br />
	Pour ce qui est de Dinara Alieva (dont le timbre n’est pas sans rappeler celui de La Callas), elle enchaîne avec une facilité déconcertante ses interventions dans les aigus (voire les suraigus) de sa voix (<em>Offertoire</em>).  Jusqu’à son <em>Libera Me</em>, la soprano semble davantage concevoir ses interventions comme une couleur supplémentaire à l’orchestre de Yuri Temirkanov, plutôt qu’une véritable partie vocale. En revanche, elle livre dans la dernière partie du <em>Requiem</em>, une interprétation riche en contrastes. Accompagnée uniquement du chœur, elle conclue ce <em>Requiem</em> avec grâce.<br />
	Mais de tous, c’est Olesya Petrova qui nous livre l’interprétation la plus aboutie. Comme ses compagnons, son vibrato est large, sa voix puissante, sa technique sûre, mais c’est sa grande maîtrise du souffle (<em>Lux Aeternam</em>), son écoute attentive de ses partenaires (« Quid sum miser tunc dicturus », <em>Dies Irae</em>) et surtout son impressionnante palette de nuances qui lui permettent d’insuffler à cette version du <em>Requiem</em> de Verdi une véritable profondeur dramatique et spirituelle.</p>
<p>Si on ne devait retenir qu’un seul adjectif pour qualifier la version de Yuri Temirkanov, ce serait celui de la « puissance ». Puissance d’autant plus appréciable, qu’elle est enrichie de très beaux passages en duo et en trio des quatre solistes. Véritables moments de communion, ces ensembles intimistes, donnent un supplément d’âme à cette version qui, sans eux, aurait pu être lassante.</p>
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		<title>Gala Opéra à Annecy — Annecy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-opera-a-annecy-annecy-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2015 20:58:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La pianiste et pédagogue Eliane Richepin avait créé, dans les années 1970, le Centre Musical International d&#8217;Annecy. Depuis, sous des formes diverses, l&#8217;ancien fief de la famille de Savoie a maintenu la manifestation. En 2010, toujours sous la houlette de Pascal Escande, disciple de la musicienne, et avec le concours du mécénat d&#8217;Andrey Cheglakov et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La pianiste et pédagogue <strong>Eliane Richepin </strong>avait créé, dans les années 1970, le Centre Musical International d&rsquo;Annecy. Depuis, sous des formes diverses, l&rsquo;ancien fief de la famille de Savoie a maintenu la manifestation. En 2010, toujours sous la houlette de Pascal Escande, disciple de la musicienne, et avec le concours du mécénat d&rsquo;Andrey Cheglakov et de sa fondation AVC Charity, est né l&rsquo;Annecy Classic Festival. Si l&rsquo;essentiel de la manifestation est dédié à la musique instrumentale, et d&rsquo;abord au piano, l&rsquo;art vocal n&rsquo;en est pas absent, comme l&rsquo;atteste l&rsquo;atelier auquel participe la Maîtrise de Paris et, ce 29 août, ce concert intitulé Opéra Gala.</p>
<p>Le programme en est conçu de manière plus subtile qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît : à première vue c&rsquo;est juste un florilège de tubes « grand public ». Mais <em>La forza del destino</em> en fait-elle vraiment partie ? Pourtant sa présence est en quelque sorte obligée, puisque c&rsquo;est à Saint-Pétersbourg que l&rsquo;oeuvre fut créée et qu&rsquo;à Annecy l&rsquo;Orchestre Philarmonique de Saint-Pétersbourg est en résidence pour la semaine ! Qui sait, les chanteurs solistes ont peut-être pour partenaires des descendants des musiciens que dirigea Verdi ? Leur chef attitré, Yuri Temirkanov, a cédé le podium à <strong>Fayçal Karoui</strong>, dont la réputation n&rsquo;est plus à faire. Cette phalange aguerrie démontre dès le Prélude de<em> La Traviata</em> sa réactivité et les qualités supérieures de ses cordes. La plainte qui naît sous les archets est aérienne et déchirante, comme l&rsquo;adieu à la vie de la malheureuse, et porte d&rsquo;autant plus que sobrement dépourvue de surenchère sonore. Cette élégance et cette musicalité seront aussi au rendez-vous pour l&rsquo;Ouverture de <em>La forza del destino</em> donnée en début de deuxième partie, la direction de Fayçal Karoui sachant trouver les changements dynamiques qui font de cette page un tableau frémissant des passions contenues dans l&rsquo;opéra. C&rsquo;est à ces deux pièces que se limite la contribution soliste de l&rsquo;orchestre, l&rsquo;essentiel du concert étant bien réservé à des airs d&rsquo;opéra.</p>
<p>Lauréate d&rsquo;Opéralia (3e prix opéra) et soliste du Bolshoï, surtout connue en Russie et à Vienne, <strong>Dinara Alieva</strong> interprète tour à tour des airs de la Leonora du <em>Trovatore</em>, Floria de <em>Tosca</em>, Violetta de<em> La Traviata</em>, Elena des <em>Vêpres siciliennes</em>, Leonora de <em>La forza del destino</em> et Mimi de <em>La Bohême</em>. L&rsquo;étendue de la voix, sans être exceptionnelle, est suffisante pour lui permettre de chanter les notes les plus tendues et la projection est bonne, ce qui lui permet d&rsquo;oser des pianissimi qui ornent le chant de subtilités délicates. La modestie du registre grave, jamais poitriné, et celle du trille ne suffisent pas à discréditer cette intéressante prestation. C&rsquo;est plutôt le caractère un peu anonyme du timbre, où la capiteuse richesse harmonique des gosiers féminins d&rsquo;Asie Centrale n&rsquo;est que rarement perceptible, qui constitue pour nous la faiblesse, s&rsquo;il faut en trouver une, d&rsquo;une interprète par ailleurs très attentive à nuancer, à défaut de colorer vraiment. Avec son partenaire elle semble se lâcher davantage dans les duos de <em>La Traviata</em> et de<em> La Bohême</em> placés en clôture de chaque partie du concert.  Le ténor <strong>René</strong> <strong>Barbera</strong>, couronné de trois prix en 2011 (opéra, zarzuela et prix du public) fait irruption en scène avec la fougue du Tonio dont il doit chanter l&rsquo;air de bravoure aux neuf contre-ut, ce qu&rsquo;il fait avec éclat, avant d&rsquo;ébaudir le public déjà conquis par sa versatilité avec un Nadir tout en raffinement, mêlant falsetto et voix mixte aux demi-teintes, précédant un Alfredo ardent mais attentif et tendre, dans le duo où Violetta et lui se grisent d&rsquo;illusions. Après l&rsquo;entracte il sera Leandro, l&rsquo;amoureux révolté de la zarzuela remise en lumière par Placido Domingo, puis son antithèse, l&rsquo;arrogant Duc de Mantoue et ses rodomontades vocales, avant de retrouver Dinara Alieva pour le duo final du premier acte de La Bohême, avec des mimiques exprimant la satisfaction du séducteur opportuniste qui vient d&rsquo;« emballer » tandis que sa partenaire semble sincèrement croire à ce qu&rsquo;elle chante. Dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre duo les voix s&rsquo;associent avec bonheur, au grand plaisir de l&rsquo;auditoire. L&rsquo;orchestre est un soutien infaillible des chanteurs, et Fayçal Karoui veille à le faire briller à chaque fois que les airs le demandent. Harpe, hautbois, flûtes, cuivres, autant de pupitres qui se distinguent et seront à l&rsquo;honneur aux saluts. Enregistré pour la télévision par Médici, le concert n&rsquo;a pas traîné en longueur, les chanteurs se croisant au bord de la coulisse. Il faudra pourtant contenter un public qui en redemande : par deux fois, signe évident de la brièveté des répétitions, la soprano et le ténor entonneront le Brindisi de<em> La Traviata</em>, sous les battements rythmés du public. Une réunion de l&rsquo;équipe dirigeante devait, dans l&rsquo;après-midi, déterminer la place qu&rsquo;aurait le lyrique dans l&rsquo;édition 2016. La réponse populaire est sans ambigüité : encore !</p>
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