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	<title>Pittsburgh Symphony Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<title>Pittsburgh Symphony Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Beethoven, 9e symphonie &#8211; Manfred Honeck</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/beethoven-9e-symphonie-manfred-honeck-prenez-le-beethoven-express/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2021 04:29:26 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce disque offre-t-il la<em> Neuvième symphonie </em>de Beethoven la plus rapide de l&rsquo;histoire de l&rsquo;enregistrement ? En 62 minutes, <strong>Manfred Honeck</strong> prend rang parmi les chefs « pressés », encore bien plus que Maazaki Suzuki (66&prime;) ou Jos Van Immerseel (65&prime;). Même Norrington, le plus baroqueux des baroqueux, celui qui se targue de suivre les indications métronomiques de Beethoven à la lettre, n&rsquo;est pas parvenu à descendre en dessous de 63 minutes. Inutile de parler de Claudio Abbado à Vienne (73&prime;) ou Furtwängler à Londres (75&prime;), qui semblent diriger une autre musique. On commencera donc par tirer son chapeau devant l&rsquo;exploit technique. D&rsquo;autant que cette exécution à toute vitesse est obtenue avec des instruments modernes, et une phalange, <strong>l&rsquo;Orchestre symphonique de Pittsburgh</strong>, qui s&rsquo;inscrit dans une tradition sans grand rapport avec les interprétations « historiquement informées ». Que des musiciens montrent une telle souplesse face aux exigences de leur chef mérite déjà d&rsquo;être signalé. Encore plus quand il s&rsquo;agit d&rsquo;une prise faite sur le vif.</p>
<p>Qu&rsquo;en est-il maintenant de l&rsquo;aspect purement musical ? Ce serait mentir que de contester l&rsquo;effet positif de ce traitement survitaminé sur Beethoven. Dès les premières mesures, l&rsquo;excitation de Manfred Honeck est palpable, et elle se communique irrésistiblement à l&rsquo;auditeur. Dans une œuvre ultra-rebattue, il parvient à tout faire sonner avec jeunesse, osant des coups de boutoir, des accélérations, des flashes sur tel ou tel détail instrumental qui décapent les choses, et surtout il parvient à nous garder en haleine jusqu&rsquo;aux ultimes mesures. Ce qu&rsquo;on gagne en ivresse, le perd-on en contemplation ? La réponse demande à être nuancée. Certes, il y a des excès : la marche du ténor « Froh wie seine Sonnen fliegen » devient ridicule à force de sonner comme une suite de hoquets. Et on se dit plusieurs fois que tel ou tel passage lyrique du III aurait gagné à être pris avec plus de solennité. Mais à bien y réfléchir, la démarche de Manfred Honeck doit se prendre comme un tout, et son refus de s&rsquo;appesantir sur quoi que ce soit fait au total plus de bien que de mal à une partition que d&rsquo;aucuns ont eu tendance à statufier exagérement. A cet égard, le dernier mouvement est une véritable fête dyonisiaque, et aura merité comme rarement son nom d&rsquo;<em>Hymne à la joie.</em></p>
<p>Surtout, il faut élargir le propos au-dela des problèmes de tempo, et voir ce que l&rsquo;enregistrement peut offrir sur les autres plans. Et là, c&rsquo;est Byzance. La beauté des timbres est au zéntih, avec un orchestre de Pittsburgh qu&rsquo;on se prend à avoir peut-etre mésestimé alors qu&rsquo;il étale une somptuosite de Rolls-Royce dans tous ses pupitres, la technicité sans faille s&rsquo;alliant à une couleur extrêmement séduisante, voire hédoniste. Les équilibres de la partition sont scrupuleusement maintenus par un chef qui, après 15 ans passés dans les rangs des Wiener Philharmoniker, connait sa partition sur le bout des doigts et de l&rsquo;intérieur. Le <strong>Mendelssohn Choir </strong>était plus ou moins absent des écrans discographiques, et c&rsquo;est bien injuste : parvenir à faire sonner un aussi gros effectif (plus de 80 chanteurs) avec autant de souplesse, et s&rsquo;en tenir au tempo démentiel imposé par le chef dans la reprise du « Freude schöner Götterfunken » sans la moindre anicroche, voilà qui n&rsquo;est pas banal. Les solistes ne sont pas en reste. Un musicographe a un jour déclaré que, pour écouter le récitatif de basse qui ouvre la partie vocale, il était prêt à aller à pied de Vienne à Berlin. <strong>Shenyang </strong>nous aide à comprendre pourquoi. Le baryton-basse chinois met tant d&rsquo;art dans ces quelques mesures qu&rsquo;on est immédiatement introduit dans l&rsquo;atmosphère d&rsquo;allégresse du texte de Schiller. La beauté purement vocale s&rsquo;allie au sens du mot, et les nuances de volumes sont rendues au millimètre près, ce qui permet en outre de passer de façon très harmonieuse du récitatif à l&rsquo;hymne lui-même. Par la suite, le chanteur constituera une fondation solide sur laquelle ses collègues viendront s&rsquo;appuyer, dans une confiance qui permet au quatuor de sonner superbement. Depuis de nombreuses années, <strong>Werner Güra </strong>est un ténor admiré par les amateurs de Lieder. Sa <em>Belle Meunière</em> de Schubert (Harmonia Mundi) reste une référence. Mais le chanteur ne recule pas devant des parties plus héroïques, et sa prestation, bien qu&rsquo;un peu bousculée par le tempo du chef, est de premier plan. Carton plein aussi chez les dames, avec <strong>Christina Landshamer </strong>et <strong>Jennifer Johnson Cano</strong>, toutes deux investies et impeccables de souplesse dans les intervalles impossibles voulus par Beethoven. D&rsquo;une facon globale, ce quatuor sonne jeune et frais, et ne semble jamais annoner une musique que d&rsquo;aucuns pourraient croire usée jusqu&rsquo;à la corde.</p>
<p>Un enregistrement avec des options franches et qui jette un regard neuf sur l<em>&lsquo;opus magnum </em>du maitre de Bonn. Il y aura sans doute des détracteurs, mais Manfred Honeck a le mérite de presenter une <em>Neuvième </em>qui ne ressemble à aucune autre avant lui. C&rsquo;est sans doute le plus beau cadeau dont Ludwig pouvait rêver pour ses 250 ans, qu&rsquo;une certaine pandémie ne sera pas parvenu à gâcher complètement.</p>
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		<title>Concert Matthias Goerne (Philharmonie) — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-matthias-goerne-philharmonie-paris-les-states-cest-aussi-pittsburgh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 02:21:28 +0000</pubDate>
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<p>Masqués par les mastodontes que sont le Chicago Symphony ou le Philharmonique de Los Angeles, des phalanges symphoniques américaines moins prestigieuses au premier abord passent trop souvent inaperçues en Europe. C’est le cas du Pittsburgh Symphony, qui était de passage à la Philharmonie, en compagnie de Matthias Goerne, dans un programme consacré à Schubert, Strauss et Chostakovitch, ainsi qu’une découverte de Mason Bates.</p>
<p>Si ce dernier est un véritable phénomène outre-Atlantique, sa musique peine à se faire connaître en France. Après l’audition de ce <em>Resurrexit</em> donné en création française, on se dit que ce n’est peut-être pas si grave. Il faut reconnaître que la partition est admirablement instrumentée, mais cela ne suffit pas pour rattraper une imagination un peu en panne. On nous ressort les éternels accords majeurs parallèles, usés jusqu’à la corde dans le monde du cinéma, la même mélopée pseudo-arabisante qui est à ranger à côté des autres essais ratés d’appropriation culturelle, et (comme il se doit) un tonitruant final en ré majeur, à grand renfort cloches, cymbales et tout le tralala. Avec tous ses travers, Chostakovitch, lui, à au moins le mérite de faire preuve de second degré.</p>
<p>L’orchestre étant chauffé, nous pouvons passer aux choses sérieuses. <strong>Matthias Goerne</strong> proposait ce soir six lieder de Strauss et de Schubert. Si l’on regrette avant tout la brièveté de ce cycle apocryphe, on en savoure d’autant plus l’équilibre. Alternant la sérénité la plus complète (« Im Abendrot ») aux tuttis orageux (« Ruhe, meine Seele ! »), le baryton se présente sous toutes ses facettes. Sa tendance à alléger les aigus pour obtenir un réel piano s’avère terriblement efficace chez Schubert. Pour Strauss, la voix se fait volontiers plus profonde, allant jusqu’à faire trembler les murs de la Philharmonie. <strong>Manfred Honeck</strong> suit son partenaire de scène attentivement, et dévoile l’excellent pupitre de cordes de l’orchestre, comme le prouve la conclusion de « Tränenregen » au bord du silence. « Morgen » conclut le cycle sur une extase mélancolique, et il n’y a que le violon solo un peu sirupeux de <strong>Zenas Hsu</strong> pour nous arracher à notre rêverie.</p>
<p>Aux Etats-Unis plus qu’ailleurs dans le monde (à l’exception de la Russie), la musique de Chostakovitch rencontre un enthousiasme sincère chez le public. Est-ce grâce à Leonard Bernstein, qui défendit le compositeur durant toute sa carrière, ou est-ce que les antécédents de guerre froide se font encore ressentir dans la programmation des concerts ? Nul ne le sait, mais on peut constater ce soir que la musique du compositeur russe sied tout à fait au Pittsburgh Symphony. Nous parlions de la robustesse de la section de cordes : elle fait toutes ses preuves dans cette <em>Symphonie n° 5</em>, surtout dans le Moderato introductif et dans le mouvement lent. Il faut dire que l’orchestre obéit au doigt et à l’œil aux souhaits de son directeur musical, qui n’hésite pas à pousser ses musiciens au confins de l’audible ou aux limites du supportable. Le troisième mouvement est également l’occasion de noter les excellentes solistes à vent de l’orchestre, notamment et surtout <strong>Lorna McGhee</strong> à la flûte et <strong>Cynthia Koledo DeAlmeida</strong> au hautbois.</p>
<p>Récoltant des applaudissements tonitruants, l’orchestre gratifie le public d’un charmant « Matin » de Peer Gynt, et d’un ébouriffant extrait de <em>Roméo et Juliette</em> de Prokofiev.</p>
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		<title>Elektra désormais disponible en symphonie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/elektra-desormais-disponible-en-symphonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2016 20:27:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Caprices de la postérité : en 1945, le chef d&#8217;orchestre polonais Artur Rodziński tire de Der Rosenkavalier une suite, aujourd’hui davantage jouée et enregistrée que les deux partitions orchestrales composées par Richard Strauss lui-même en 1944 à partir de son opéra (Walzerfolgen n° 1 et 2 qui reprenaient respectivement des extraits des deux premiers actes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Caprices de la postérité : en 1945, le chef d&rsquo;orchestre polonais <strong>Artur Rodziński</strong> tire de <em>Der Rosenkavalier</em> une suite, aujourd’hui davantage jouée et enregistrée que les deux partitions orchestrales composées par Richard Strauss lui-même en 1944 à partir de son opéra (<em>Walzerfolgen</em> n° 1 et 2 qui reprenaient respectivement des extraits des deux premiers actes et du troisième). Cette <em>success story</em> aurait-elle inspiré <strong>Manfred Honeck</strong> ? Le directeur du Pittsburgh Symphony Orchestra, en collaboration avec le compositeur tchèque <strong>Tomáš Ille</strong> a réalisé sa propre version symphonique d’<em>Elektra</em>, autre opéra de Richard Strauss qui lui, pour le coup, n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet de la moindre adaptation. Interprétée pour la première fois en juin 2014 au Heinz Hall à Pittsburgh, <em>Elektra Rhapsody</em> vient de faire l’objet d’un enregistrement pour le label FRESH!, à paraître fin octobre, début novembre. L’œuvre d’une durée de 35 minutes environ reprend les principaux thèmes de l’opéra dans un maelström de sons que n’aurait pas renié Richard Strauss. Orgiaque et forcément électrique !</p>
<p class="rtecenter">
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