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	<title>RCA italienne - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<title>RCA italienne - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Discothèque idéale : Donizetti &#8211; Lucrezia Borgia</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-donizetti-lucrezia-borgia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 06:08:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’anecdote est célèbre : le 20 avril 1965, une jeune chanteuse espagnole remplace au pied levé Marilyn Horne dans un ouvrage méconnu de Gaetano Donizetti, Lucrezia Borgia, d’après Victor Hugo. La salle du Carnegie Hall est clairsemée du fait notamment de l’annulation de la diva américaine. Et un miracle s’accomplit : qui est cette merveille au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’anecdote est célèbre : le 20 avril 1965, une jeune chanteuse espagnole remplace au pied levé Marilyn Horne dans un ouvrage méconnu de Gaetano Donizetti, <em>Lucrezia Borgia</em>, d’après Victor Hugo. La salle du Carnegie Hall est clairsemée du fait notamment de l’annulation de la diva américaine. Et un miracle s’accomplit : qui est cette merveille au timbre capiteux, aux notes filées interminables ? La salle se remplit après le prélude et le public fait un triomphe à celle qui sera surnommée la « Superba » (le récit de cette soirée est notamment repris dans la biographie <em>Montserrat Caballé, Casta Diva</em> de Robert Pullen et Stephen Taylor).</p>
<p>Il reste une trace sonore de cette soirée mémorable (avec une ovation de 25 minutes à la clé) mais la version studio enregistrée dans la foulée, en 1966, avec notamment <strong>Alfredo Kraus</strong> (aristocratique comme toujours en Gennaro) et <strong>Shirley Verrett</strong> (parfaitement « boyish » et excitante en Maffio Orsini) nous permet de gouter encore plus pleinement à la splendeur de cette voix de velours dans sa prime fraicheur, avec ses<em> pianissimi</em> infinis, une homogénéité et un legato parfaits et du caractère à revendre (capable de passer de la caresse aux griffes en un éclair).</p>
<p>Montserrat Caballe (Lucrezia Borgia), Alfredo Kraus (Gennaro), Shirley Verrett (Maffio Orsini), Ezio Flagello (Alfonso d’Este), Chœur et Orchestre de la RCA Opera Italiana, Ionel Perlea (direction)</p>
<p>Enregistrement studio RCA</p>
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		<title>Rigoletto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rigoletto-des-bossus-warren-est-le-boss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2014 06:46:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est là la réédition d’un enregistrement qui assurément appartient à l’histoire du disque, puisque ce Rigoletto fut la première intégrale d’opéra de RCA Victor, en 1950. Toutefois le microsillon n’avait été réédité en CD, sauf erreur, que chez Preiser et Naxos, dans une qualité moyenne. Ici, la restauration est admirable. En particulier, on a rarement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">C’est là la réédition d’un enregistrement qui assurément appartient à l’histoire du disque, puisque ce <em>Rigoletto</em> fut la première intégrale d’opéra de RCA Victor, en 1950. Toutefois le microsillon n’avait été réédité en CD, sauf erreur, que chez Preiser et Naxos, dans une qualité moyenne. Ici, la restauration est admirable.</p>
<p class="rtejustify">En particulier, on a rarement entendu aussi proche le timbre sombre et incroyablement ductile de <strong>Leonard Warren</strong>, que d’autres captations font passer pour granitique. De même, les couleurs chaleureuses du RCA Victor Orchestra dirigé avec entrain par <strong>Renato Cellini</strong> ressortent avec une chatoyance toute particulière. Partout on sent la main du chef, remarquable artisan qui sait doser les effets, notamment dans les scènes d’ensemble (tout le bal). C’est, il est vrai, une certaine conception de Verdi qui prévaut ici : celle d’un Verdi tout de drame, dont les finesse d’atmosphère ne seraient pas le fort. Cellini n’est ni Serafin ni Giulini mais regarde avec talent vers Toscanini. C’est donc là un <em>Rigoletto </em>résolu, puissant, et qui va de l’avant.</p>
<p class="rtejustify">Le cast y est pour beaucoup : c’est le grand luxe RCA d’alors. Leonard Warren, on le redit, n’est pas un baryton seulement robuste, c’est un diseur et un acteur, sa présence est étonnamment inquiétante, menaçante même, sans certes les failles qu’y mettra peu de temps après un Tito Gobbi ni même son génie du verbe – mais il en remontre à plus d’un et l’on sait où le grand Milnes est allé chercher son inspiration (jusque dans des similitudes de timbre parfois troublantes). Les deux autres protagonistes sont sans doute un peu moins réjouissants, mais là aussi la restauration sonore leur rend des couleurs.<strong> Erna Berger</strong> perd de son piquant au profit d’une patine de timbre intéressante, même si elle n’est pas la Gilda rêvée – assez extérieure à ces émotions, elle leur confère tout ce qu’elle peut de galbe et de tendresse, ce qui est déjà considérable. <strong>Jan Peerce</strong> quant à lui paraît moins serré de timbre, mais toujours aussi nasal. Ce qui frappe c’est son côté énergumène : toujours déchaîné, il est un Duc intrépide et sur-hormoné, une vraie tête à claques. Formidable – dans son genre. Les seconds plans sont admirables, avec une <strong>Nan Merriman</strong> sensuelle en diable et surtout, surtout, un <strong>Italo Tajo </strong>murmurant ou tonnant, déglingué, effrayant.</p>
<p class="rtejustify">Ce qui peut-être nous éloigne de cet enregistrement, c&rsquo;est la vision plus complexe de l&rsquo;oeuvre que devait imposer peu après  la version Callas-Gobbi-Serafin, suivie par la lignée des Kubelik-Bergonzi-Fischer Dieskau ou Giulini-Domingo-Cotrubas-Cappucilli. Telle quelle, avec son énergie, sa théâtralité, sa qualité propre, cette version est un moment important de la discographie rigolettienne, qui retrouve ici une réjouissante fraîcheur. </p>
<p> </p>
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		<title>La Traviata</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-traviata-caballe-au-zenith/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 04:59:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu’elle enregistra La Traviata à Rome en 1967, la firme RCA avait pu réunir une des distributions vocales les plus remarquables que l’on puisse assembler à l’époque. Rééditée par Sony Classical, cette version fait peau neuve grâce à une nouvelle digitalisation du master original qui permet de donner une vraie jeunesse à l’enregistrement avec un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’elle enregistra <em>La Traviata</em> à Rome en 1967, la firme RCA avait pu réunir une des distributions vocales les plus remarquables que l’on puisse assembler à l’époque. Rééditée par Sony Classical, cette version fait peau neuve grâce à une nouvelle digitalisation du master original qui permet de donner une vraie jeunesse à l’enregistrement avec un spectre plus détaillé, des aigus plus riches et une quasi absence de bruit de fond. Ainsi rénovée, cette <em>Traviata</em> nous semble avoir été enregistrée hier (on serait hélas bien en peine de trouver un tel trio vocal aujourd’hui !). <strong>Montserrat Caballé</strong> est ici captée au zénith de ses moyens. Le médium est riche, le timbre somptueux, la voix large et colorée. Avec des coloratures impeccables, la diva catalane se révèle miraculeusement à l’aise dans le « Sempre libera » qui marque théoriquement les limites de ses moyens (mais quand même pas au point d’offrir le mi bémol non écrit !). Mais c’est évidemment dans les passages les plus intimistes que la chanteuse espagnole est proprement exceptionnelle, ses piani éthérés ou ses quelques notes poitrinées ne relevant jamais de l’effet mais d’un art consommé du chant au service d’une interprétation dramatique remarquable, en particulier au dernier acte. Les quelques phrases échangées avec Annina ou le Docteur Grenvil suffiraient à faire pleurer les pierres, comme son sobre et résigné « E tardi ». Que dire alors de l’ « Addio del passato » qui suit où le souffle semble s’éteindre sur les « Tutto fini » …</p>
<p>Incarnation du ténor verdien, <strong>Carlo Bergonzi</strong> est quasiment sans rival dans ce rôle : richesse du timbre, colorations belcantistes, phrasé et souffle composent un chant plein de noblesse, il ne lui manque que le contre-ut (non écrit) de sa cabalette. Si l&rsquo;expression « leçon de chant » a un sens, en voici lillustration.</p>
<p><strong>Sherrill Milnes </strong>enregistre ici son premier Germont. Si la voix peut sembler un peu claire par contraste avec celle de ces deux partenaires, la noblesse du chant et l’élégance du phrasé contribuent à composer un personnage à l’autorité naturelle, loin de toute caricature. S’appuyant sur un aigu inoxydable, le baryton américain restitue la cabalette qui suit le « Di Provenza », généralement coupée à l’époque, et sait rendre justice aux potentialités dramatiques de ce morceau.</p>
<p>A la parution de l’édition 33 tours, la direction de <strong>Georges Prêtre</strong> avait été plutôt mal accueillie, un avis souvent repris dans les revues discographiques. Avec le recul, c’est un jugement bien sévère. Certes, on peut s’étonner de quelques singularités dans les tempi qui avancent parfois par à-coups (par exemple, les accélérations et décélérations subites dans le finale de l’acte II que Verdi n’avait surement pas imaginées). Mais, au positif, la qualité du son tiré de l’orchestre est magistrale. De plus, Prêtre sait obtenir une totale intégrité musicale de Caballé et Milnes que l’on a connu parfois un peu trop débridés !</p>
<p>Ajoutons qu’il s’agit d’une des rares versions absolument intégrales de l’ouvrage.</p>
<p>Au final, une réédition indispensable, tant pour le nouveau public lyrique qui pourra découvrir ainsi trois voix de l’âge d’or à leur sommet, que pour ceux qui auraient égaré leur version 33 tours sur la dernière étagère : le coffret est proposé en série économique, et avec un CD Rom contenant le livret. Pourquoi s&rsquo;en priver !</p>
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