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	<title>Slovenian Philharmonic Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Slovenian Philharmonic Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Iolanta</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/iolanta-proche-de-lideal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 07:59:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de sa création à Saint-Pétersbourg, en 1892, le dernier opéra de Tchaïkovski est  accueilli favorablement par le public. Dès l’année suivante il est donné à Moscou. Entretemps Mahler en aura assuré la création à Hambourg avant de le diriger à Vienne. Cependant, l’ouvrage ne parvient pas à s’imposer durablement en dehors des frontières de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de sa création à Saint-Pétersbourg, en 1892, le dernier opéra de Tchaïkovski est  accueilli favorablement par le public. Dès l’année suivante il est donné à Moscou. Entretemps Mahler en aura assuré la création à Hambourg avant de le diriger à Vienne. Cependant, l’ouvrage ne parvient pas à s’imposer durablement en dehors des frontières de la Russie, du moins jusqu’à ces dernières années où il semble connaître un regain d’intérêt notamment grâce à <strong>Anna Netrebko</strong> qui l’interprète pour la première fois <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/netrebko-somptueuse-beczala-epoustouflant">à Baden-Baden durant l’été 2009</a>, avant de le reprendre à Saint-Pétersbourg en septembre de la même année. Elle le redonne à Salzbourg durant l’édition 2011 du Festival puis, à partir de novembre 2012, elle entreprend <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/anna-netrebko-triomphe-a-paris">une tournée à travers l’Europe</a> dans le but -précise-t-elle- de mieux faire connaître cet opéra qu’elle affectionne particulièrement. C’est au cours de cette série de concerts que sera réalisé le présent enregistrement. Parallèlement, <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/oeil-decu-oreille-presque-comblee">Toulouse affiche l’ouvrage en 2010</a>, Madrid en 2012 dans une production signée Peter Sellars et <a href="/spectacle/au-dela-du-reel">Nancy en 2013</a>. Enfin, Anna Netrebko incarnera de nouveau la jeune fille aveuge sur la scène du Metropolitan Opera à partir du 26 janvier 2015.</p>
<p>Sans être pléthorique, la discographie de <em>Iolanta</em> comporte tout de même quelques versions remarquables : citons, dans l’ordre chronologique, l’enregistrement réalisé en 1974 au Bolchoï sous la direction de Mark Ermler (Melodya), avec Vladimir Atlantov, Vaudémont stupéfiant d’insolence vocale, Evgeny Nesterenko, et Tamara Sorokina, Iolanta au timbre quelque peu acidulé. Captée à Pleyel en 1984, la version dirigée par Mstislav Rostropovitch [Erato) ne manque pas d’atouts même si les voix de Galina Vichnievskaïa et Nicolaï Gedda qui frôlaient alors la soixantaine, trahissent par moment leur âge. Plus intéressante est la gravure réalisée en 1994 par Valery Gergiev (Philips) avec l’excellente Galina Gorchakova dans le rôle-titre, Dmitri Hvorostovski en Robert et Sergei Alexashkin, sans doute le meilleur roi René de la discographie, version désormais disponible uniquement en téléchargement. Signalons enfin le superbe <a href="http://www.forumopera.com/dvd/le-troisieme-chef-doeuvre"><u>DVD</u></a> capté à Madrid (Teatro Real) qui réunit une  troupe de chanteurs émérites sous la baguette enfiévrée de Teodor Currentzis.</p>
<p>Ce n’est pas une surprise, la distribution de ce nouvel enregistrement est dominée par l’exceptionnelle Iolanta d’<strong>Anna Netrebko</strong>. Si à l’automne dernier, <a href="http://www.forumopera.com/richard-strauss-anna-netrebko-a-cote-de-la-plaque">ses <em>Quatre derniers Lieder</em> de Strauss</a>, enregistrés à la hâte lors de leur première exécution en public, avaient déçu, la soprano d’origine russe a eu cette fois le temps de mûrir son interprétation. Sa Iolanta a été captée trois ans après sa prise de rôle et le résultat est remarquable. Elle aborde le personnage avec une voix ample et généreuse, un peu dans la lignée de Gorchakova et lui apporte d’infinies nuances. Écoutez avec quelle délicatesse elle attaque les premiers mots de son arioso « Otčego ėto prežde ne znala », le trouble palpable dans la voix lorsqu’elle est pour la première fois en présence de Vaudémont, la manière dont elle passe de l’effroi à la mélancolie puis à l’exaltation lorsque celui-ci lui fait prendre conscience de son infirmité. Voilà une incarnation totalement aboutie, proche de l’idéal.</p>
<p>Autour d’elle ses partenaires forment une équipe de haute volée. On pourra peut-être trouver mieux ailleurs pour tel ou tel rôle mais l’ensemble est d’une homogénéité sans faille. Doté d’un timbre séduisant et clair,<strong> Sergey Skorokhodov</strong> ne possède sans doute pas la vaillance d’un Atlantov à son zénith mais il campe un Vaudémont juvénile et fragile tout à fait convaincant. Son air « Čarï lask krasï myatežnoy » est interprété avec beaucoup de sensibilité et d’émotion tout comme sa grande scène avec Netrebko « Vï mne predstali kak viden’e » où il se hisse au niveau de sa partenaire. <strong>Alexey Markov</strong> possède des moyens imposants qui lui permettent d’être un Robert viril et bien chantant comme en témoigne l’air spectaculaire «Kto možet sravnit’sya s Matil’doy moey » qu’il conclut sur un aigu éclatant, longuement tenu. <strong>Vitalij Kowaljow</strong> prête son timbre de bronze au Roi René dont il exprime avec exaltation la bonté et l’amour paternel dans l’air «Gospod’ moy, esli grešen ya »  qui met en valeur son registre grave. Si <strong>Lucas Meachem </strong>est un Ibn Hakiah un peu en retrait, <strong>Luka Debevec Mayer </strong>et <strong>Junho You</strong> sont impeccables dans les rôles de Bertrand et d’Alméric, tout comme <strong>Monika Bohinec</strong> en Martha.</p>
<p>On ne cherchera pas dans la battue d’<strong>Emmanuel Villaume</strong> les fulgurances d’un Currentzis ou le supplément d’âme slave qu’y mettait Gergiev mais on appréciera l’élégance et le raffinement avec lesquels il dirige le bel Orchestre Philharmonique Slovène. </p>
<p>Cet enregistrement qui bénéfice de surcroît d’une prise de son soignée se hisse sans peine au sommet de la discographie aux côtés de la version de Gergiev et du DVD de Madrid. </p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Iolanta — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anna-netrebko-triomphe-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Nov 2012 18:25:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Que Iolanta, l&#8217;ultime opéra de Tchaikovski se prête particulièrement bien à la version de concert est désormais un fait établi. Une tentative malheureuse de mise en scène il y a trois saisons à Toulouse nous en avait déjà persuadé. L’absence d’action, la construction du livret avec son inépuisable succession d&#8217;entrées et de sorties, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Que <em>Iolanta</em>, l&rsquo;ultime opéra de Tchaikovski se prête particulièrement bien à la version de concert est désormais un fait établi. Une tentative malheureuse de mise en scène il y a trois saisons à <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1604&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Toulouse</a> nous en avait déjà persuadé. L’absence d’action, la construction du livret avec son inépuisable succession d&rsquo;entrées et de sorties, le découpage de la partition en numéros, la moitié d&rsquo;entre eux comme autant d&rsquo;occasions de prouesse pour les solistes : tout concourt à privilégier ce mode de représentation, même si l&rsquo;opéra en tant que genre ne devrait normalement pas l&rsquo;admettre.</p>
<p>			L&rsquo;autre avantage d&rsquo;une<em> Iolanta </em>en version de concert est d’offrir au rôle-titre l’opportunité d&rsquo;exposer son art aussi bien, voire mieux qu’en récital : pas de rupture entre chaque air mais tout de même des plages de repos, un personnage unique plutôt qu&rsquo;une enfilade de rôles à composer différemment, une unité de narration propice à la concentration&#8230; <strong>Anna Netrebko</strong>, dont le sens du marketing n&rsquo;est plus à démontrer, l&rsquo;a bien compris, elle qui a choisi de faire tourner l&rsquo;ouvrage sous cette forme dans les plus grandes villes d&rsquo;Europe. Le triomphe qui accueille cette matinée parisienne lui donne amplement raison.<br />
			 <br />
			Triomphe et non succès. Ce dernier était de toute façon assuré. L&rsquo;écriture du rôle, intensément lyrique, correspond aujourd’hui exactement au soprano d&rsquo;Anna Netrebko. La langue russe du livret est la sienne, la voix depuis sa plus tendre enfance a appris à épouser les contours des phonèmes slaves, doux et âpres à la fois. Le personnage même de Iolanta, jeune fille aveugle d&rsquo;une bonté innocente, répond parfaitement à la pureté du timbre. A ces facteurs, ajoutons la direction expérimentée d’<strong>Emmanuel Villaume</strong>, gage indispensable de cohésion, un chœur de chambre slovène homogène et une troupe de solistes aguerris qui, tels des vedettes en première partie d&rsquo;un spectacle de variété, se chargent de chauffer la salle. Parmi eux, citons <strong>Vitalij Kowaljow</strong> (le Roi René), basse ukrainienne jusqu&rsquo;au bout des cordes vocales qui avec « Gaspot’ moj, jesli greshen ja » déclenche la première salve d&rsquo;applaudissement ; <strong>Vassily Savenko</strong> (Ibn-Hakia) dont l&rsquo;usure relative de la voix humanise le portrait du médecin mauresque et s&rsquo;avère surtout idéale pour mettre en valeur <strong>Lucas Meachem</strong>, l&rsquo;autre baryton de la soirée, en pleine possession de ses impressionnants moyens, qui ne recule devant aucun effet pour enflammer le public ; <strong>Sergey Skorokhodov</strong> enfin, ténor intrépide, capable de séduction mais avant tout suffisamment vaillant pour donner la réplique à sa partenaire dans cette clé de voute de la partition qu’est le duo entre Vaudemont et Iolanta.<br />
			 <br />
			Lorsqu’ainsi toutes les conditions de succès sont réunies, que faut-il de plus pour les transmuer en triomphe ? Une présence exceptionnelle, une puissance sonore, une palette de nuances, une maîtrise du volume, un aigu rayonnant, une intensité d&rsquo;expression qui peu à peu réchauffe la salle tel un foyer,… Toutes ces qualités dont fait ici preuve Anna Netrebko et qui mettent le public debout en délire, mieux que conquis : amoureux.<br />
			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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