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	<title>Symphoniker Hamburg - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Symphoniker Hamburg - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Gala d’opéra en hommage à Thomas Mann &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-dopera-en-hommage-a-thomas-mann-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une soirée de gala à Hambourg commémore les 150 ans de la naissance de Thomas Mann – « Le Magicien », pour reprendre le titre que Colm Tóibín a donné à sa biographie romancée de l&#8217;écrivain allemand. La ville s&#8217;y prête. Si l’auteur de La Montagne Magique est originaire de Lubeck, c’est bien de la capitale hanséatique que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une soirée de gala à Hambourg commémore les 150 ans de la naissance de Thomas Mann – « Le Magicien<em> »</em>, pour reprendre le titre que Colm Tóibín a donné à sa biographie romancée de l&rsquo;écrivain allemand. La ville s&rsquo;y prête. Si l’auteur de <em>La Montagne Magique</em> est originaire de Lubeck, c’est bien de la capitale hanséatique que son héros, Hans Castorp, part au sanatorium international de Berghof, dans les Alpes suisses, afin de rendre visite à son cousin atteint de tuberculose. La suite est connue. Ce séjour, prévu pour une durée de trois semaines comme une simple parenthèse avant l’entrée dans la vie adulte, se transforme en un long exil hors du monde. Hans découvre qu’il est lui-même malade et s’installe dans l’établissement de soins. Il y restera sept ans.</p>
<p>Le programme de la soirée entremêle incises musicales et lecture par le comédien <strong>Hans-Jürgen Schatz</strong> d’un des chapitres clés de <em>La Montagne Magique</em> : « <em>Fülle des Wohllauts</em> » – « Abondance d’harmonie ». L’installation d’un gramophone dans la salle commune du sanatorium conforte Hans Castorp dans son état contemplatif, loin de la réalité. Le caractère répétitif de la musique diffusée par le « petit temple noir » épouse le rythme circulaire et immobile du Berghof. L’émotion ne naît plus d’un souffle, d’un geste, d’une voix mais d’une boîte de résine et de métal. Pourtant, chez Hans Castorp, ces sons sans origine visible raniment des pans entiers de vie intérieure — souvenirs, rêves enfouis, désirs indistincts. Le gramophone devient moins une machine qu’un reliquaire où le passé vient se lover dans l’instant, concentrant à lui seul les trois forces invisibles qui traversent le roman : le temps, la modernité, la mémoire.</p>
<p>Dans la Laeiszhalle de Hamburg, salle de concert néo-baroque réputée pour l’élégance de son architecture et la qualité de son acoustique, la voix du récitant devient le double vivant du gramophone, ressort dramatique qui décide de la musique, et l’actionnant, engendre les émotions.</p>
<p>C’est pourquoi<strong> Sylvain Cambreling</strong>, à la tête de son Symphoniker Hamburg, doit non seulement diriger, mais aussi obéir aux humeurs musicales imposées par le texte, passer sans heurt de Verdi à Offenbach, de Debussy à Bizet. L’exercice est plus subtil qu’il n’y paraît : la continuité n’est jamais donnée, elle est à construire. Le chef l’édifie par l’à-propos du phrasé, la souplesse du tempo, la façon d’installer un climat puis le dissoudre sans brutalité. Il lui faut dans le même temps guider un orchestre, peu familier du répertoire lyrique : non plus déployer la sonorité pour elle-même, mais respirer avec la voix, modeler le tempo au rythme du souffle, éclaircir la pâte sonore pour laisser passer les mots, et qu’affleure, sous chaque mesure, la part de théâtre. Est-ce un hasard si la transparence des cordes s’affirme d’abord à travers les pages instrumentales : l’ouverture de <em>La traviata</em> en apesanteur, ou le <em>Prélude à l’Après-midi d’un faune  </em>d’une sensualité délicatement irisée ? L’excellence des instrumentistes, elle, transparaît dès que les partitions leur en offrent d’occasion : la harpe lors du concours de chant de la Wartburg, la clarinette dans la scène d’Amneris, la flûte chez Debussy…</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/251106_Jacquelin_Wagner_Diana_Haller_Michael_Spyrres_Sylvain_Cambreling_Hans-Jurgen_Schatz_c_Daniel_Dittus_12-1294x600.jpg" />© Daniel Dittus</pre>
<p>Charge aux voix de donner chair au parcours intérieur de Castorp. Chanteur caméléon, <strong>Michael Spyres </strong>réussit l’exploit en une seule soirée de passer d’une tessiture, d’une langue, d’un style à l’autre. Toujours intelligible, toujours juste, toujours évident, toujours émouvant même si Puccini tombe moins dans sa voix, même si le si bémol <em>pianissimo</em> de « La fleur que tu m’avais jetée » est écourté, fatigue oblige après un tour de chant qui aligne pas moins de sept personnalités vocales – du Figaro rossinien à Don José en passant par Rodolfo, Radamès, Wolfram, Valentin et épisodiquement Alfredo. Sous l’influence conjuguée de la maturité et de Wagner, désormais inscrit à son répertoire au même titre que d’autres rôles plus légers – Nemorino à Barcelone le mois prochain –, le médium a gagné en puissance et la conduite du souffle reste admirable. Mais le véritable tour de force tient moins à la technique, éblouissante, qu’à l’incarnation. D’un geste, d’une inflexion, d’une intention, le personnage est croqué dans son entière vérité. Magique – comme la montagne !</p>
<p><strong>Diana Haller</strong> est un nom moins familier de ce côté du Rhin. Pourtant, son Ruggiero <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/alcina-strasbourg-prima-la-musica/">dans <em>Alcina</em> à Strasbourg en 2021</a> n’etait pas passé inaperçu. Mezzo-soprano déjà assez aguerrie pour affronter Amneris en dépit d’un registre grave moins affirmé, elle possède comme son partenaire masculin la faculté de transcender timbre, ligne et soutien pour placer l’expression au service de l’interprétation. Familière du répertoire germanique, <strong>Jacquelyn Wagner </strong>trouve moins à exposer dans des airs essentiellement italiens, qui ne mettent pas en avant ces qualités premières : précision et pureté d’émission.</p>
<p>Au terme du programme, <em>Der Lindenbaum</em>, exhalé par Michael Spyres, dépose un point final doux-amer sur la soirée. C’est cet extrait de <em>WInterreise</em> que chante dans la dernière scène du roman Hans Castorp, revenu de sa montagne magique, enrôlé dans l&rsquo;armée allemande et cramponné à ses souvenirs pour continuer d’avancer au milieu des autres soldats, dans la boue des tranchées.</p>
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		<title>Folk Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/folk-songs-la-delicate-posterite-de-berberian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2021 05:22:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Arrivé depuis 2018 à la tête des Symphoniker Hamburg, Sylvain Cambreling signe son premier enregistrement avec la phalange hambourgeoise dans d&#8217;étranges circonstances. Alors qu&#8217;outre-Rhin, les théâtres viennent de fermer pour un moment, il propose un programme manifestement optimiste, avec la complicité de la mezzo Catriona Morison. Ce CD est avant tout un programme finement choisi. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Arrivé depuis 2018 à la tête des Symphoniker Hamburg, <strong>Sylvain Cambreling</strong> signe son premier enregistrement avec la phalange hambourgeoise dans d&rsquo;étranges circonstances. Alors qu&rsquo;outre-Rhin, les théâtres viennent de fermer pour un moment, il propose un programme manifestement optimiste, avec la complicité de la mezzo <strong>Catriona Morison</strong>.</p>
<p>Ce CD est avant tout un programme finement choisi. Les <em>Folk Songs</em> de Berio en constituent le point de départ, et on découvre avec intérêt cette version étendue pour orchestre. Si elle n&rsquo;a pas la même efficacité instrumentale de la version de chambre, elle permet au compositeur d&rsquo;amplifier chacun de ses gestes sans perdre en précision et équilibre entre les pupitres.<br />
	Véritable rareté du programme, les <em>Cinco canciones negras</em> de Xavier Montsalvatge ne manquent pas de charme par leurs accents hispanisants. Peut-être que la forme strophique de certaines d&rsquo;entre elles peine à capter pleinement notre attention, mais l&rsquo;ensemble prouve que la musique de ce (prolifique !) compositeur catalan réserve de belles surprises.<br /><em>L&rsquo;Amour sorcier</em> de Manuel de Falla clôt habilement ce programme, tant par sa dimension éminemment populaire que par sa capacité à convoquer une l&rsquo;Espagne des scènes champêtres dépeintes par Goya.</p>
<p>C&rsquo;est avant tout dans cette suite orchestrale que Sylvain Cambreling tire le meilleur des Symphoniker Hamburg. L&rsquo;enregistrement rend hommage au fin métier orchestral de Falla, en particulier dans ces textures de cordes très divisées, si propices à évoquer l&rsquo;instrument national espagnol.<br />
	La France connaît encore assez peu la mezzo-soprano germano-écossaise Catriona Morison (on devait l&rsquo;entendre dans <em>Falstaff</em> en mars à Bordeaux, mais devinez la suite&#8230;). Premier prix au Concours de Cardiff en 2017, elle se produit déjà régulièrement en Allemagne et en Autriche. Si sa technique impeccable et son timbre chaleureux lui ouvrent certainement les portes de nombreuses maisons germaniques, on émet un peu plus de réserves sur l&rsquo;incarnation musicale d&rsquo;un tel programme. Car les <em>Folk Songs</em> portent la marque indélébile de leur créatrice, et c&rsquo;est un exercice difficile que de proposer une version pertinente après celle de Berberian elle-même. Bien que l&rsquo;ensemble ne manque pas de poésie, on regrette quelques occasions musicales manquées (un « Ballo » un peu plat, un « Loosin yelav » un peu raide). Conséquence probable d&rsquo;un enregistrement où les instruments respectent une inflexible distance sanitaire, un léger déséquilibre entre vents, cordes et chant nous parvient au disque.</p>
<p>Gageons cependant que ce programme solaire ne demande qu&rsquo;à mûrir davantage, et que l&rsquo;on retrouvera cette artiste très prometteuse dès que les conditions le permettront.</p>
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		<title>Sylvain Cambreling dirige une 9e de Beethoven sans solistes et sans choeur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sylvain-cambreling-dirige-une-9e-de-beethoven-sans-solistes-et-sans-choeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 08:01:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année depuis bientôt trente ans, le Symphoniker de Hambourg donne pour les fêtes la neuvième symphonie de Beethoven avec chœur, orchestre et quatre solistes rutilants. Face d’une part aux contraintes sanitaires et d’autres part au sentiment de devoir très vif de permettre à la musique de vivre, Sylvain Cambreling &#8211; le directeur de l&#8217;orchestre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année depuis bientôt trente ans, le Symphoniker de Hambourg donne pour les fêtes la neuvième symphonie de Beethoven avec chœur, orchestre et quatre solistes rutilants. Face d’une part aux contraintes sanitaires et d’autres part au sentiment de devoir très vif de permettre à la musique de vivre, <strong>Sylvain Cambreling</strong> &#8211; le directeur de l&rsquo;orchestre &#8211; s’est dit « Il ne faut pas lâcher cette tradition ; pas l’année de l’anniversaire Beethoven, il faut trouver un moyen de jouer ». Or à deux mois de l’échéance une question se posait : jouer d’accord, mais que faire du quatrième mouvement ? C’est ici que commence la réflexion : Beethoven, à la fin de sa vie, était sourd, Cambreling s’est souvenu d’un projet – qui s’appelait Schrei ! (Cri !) – auquel étaient associés des jeunes sourds et muets ; deux cents jeunes de la région qui étaient invités à se produire avec le SWR de Freiburg et à « crier ce qu’ils avaient à dire », crier « ce qu’ils veulent, comme ils peuvent ». Des centaines de jeunes retrouvaient les musiciens de l’orchestre, démarraient dans les rues de la ville, investissaient le hall d’entrée de la salle de concert et finissaient par prendre graduellement possession de la scène.</p>
<p>Le directeur de l’orchestre de Hambourg – Daniel Kuehnel – s’est donc rapproché de la Elbschool qui intègre des élèves souffrant de trouble total ou partiel de l’ouïe, notamment dans des projets de danse et dans des projets théâtraux. Trois enfants – Julia et Liliana, 12 ans et Til 15 ans – ont embarqué dans l’aventure et &#8211; sur scène, dans la salle, aux côtés d’une récitante qu’ils connaissant et qui parle elle-même la langue des signes, ils ont entrepris de remplir les lacunes de cette neuvième de Beethoven : l’orchestre joue, l’orgue remplace les parties solistiques ; la récitante dit Schiller et les enfants soulignent en langue des signes certains mots fondateurs du texte, comme par exemple « Muss » (devoir, le devoir de créer malgré le handicap pour Beethoven – celui de jouer malgré le contexte, pour les musiciens de Symphonique de Hambourg) ainsi que Freude (la joie) qui est un leitmotiv textuel et la base philosophique de l’œuvre. Dans une mise-en-espace de <strong>Christoph Marthaler</strong>, les comédiens-danseurs rappellent certains extraits du <em>Testament de Heiligenstadt</em>, le grand crédo écrit par Beethoven lors de l’irruption de sa surdité, il dit à ses frères : « vous trouvez mon humeur détestable, mais en vérité un mal me ronge, parlez plus fort, criez pour que je vous entende » ou encore, en guise de conclusion : « Je n’ai plus de joie dans ce monde, je n’ai plus de joie de l’humanité, se pourrait-il que je ne retrouve jamais la joie ? Jamais ? cela serait trop affreux ». Ce qui pourrait passer pour un concept, pour une tentative maladroite de convoquer le handicap de Beethoven pour remplir le vide est en fait un moment totalement bouleversant : voir ces musiciens et leur chef Sylvain Cambreling dans cette immense salle vide, voir leur énergie, leur envie de vivre et de jouer se mêler à la vitalité folle des jeunes comédiens, voilà qui donne simplement envie de vivre. Rien de plus, rien de moins. Une des plus belles choses produites par le coronavirus.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="360" src="https://player.vimeo.com/video/495892171" title="vimeo-player" width="640"></iframe></p>
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