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	<title>Teatro Massimo di Palermo - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Teatro Massimo di Palermo - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Aida &#8211; Palerme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En visite à Palerme, au sortir de la villa Malfitano, dont la première propriétaire, Tina Scalia Whitaker, fut elle-même cantatrice à la fin du XIXe siècle, l&#8217;on se surprend à remonter le temps dans le riche écrin du Teatro Massimo alors que le rideau se lève sur une Aida qui n’aurait pas démérité à l&#8217;époque &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En visite à Palerme, au sortir de la villa Malfitano, dont la première propriétaire, Tina Scalia Whitaker, fut elle-même cantatrice à la fin du XIXe siècle, l&rsquo;on se surprend à remonter le temps dans le riche écrin du Teatro Massimo alors que le rideau se lève sur une <em>Aida</em> qui n’aurait pas démérité à l&rsquo;époque ou encore une génération plus tard dans le catalogue de la Metro Goldwyn Mayer.</p>
<p>Le choix d&rsquo;une production totalement classique à l&rsquo;orientalisme aussi assumé pourrait effrayer, mais ici, pas de naphtaline tant l&rsquo;équipe artistique a concerté ses talents au service d&rsquo;un plateau lyrique de haute volée. Les costumes étonnement évocateurs de l&rsquo;âge d&rsquo;or d&rsquo;Hollywood, créés par<strong> Ilaria Ariemme</strong> comme la scénographie d&rsquo;<strong>Antonella Conte</strong> sont sublimés par les lumières subtiles imaginées par <strong>Andrea Ledda</strong>, sans oublier les chorégraphies vivantes et joyeuses dues à <strong>Luigia Frattaroli</strong>.</p>
<p>Le choix étrange des pyramides de Gizeh en toile de fond est, espérons-le, simple clin d&rsquo;œil à la création de l&rsquo;opéra au Caire plutôt qu&rsquo;une erreur, puisque à côté de Memphis, prévaut la pyramide à degrés.</p>
<p>Cet ancrage pré-<em>Regietheater</em> pique finalement la curiosité du spectateur hexagonal. Ici, la mise en scène est ni plus ni moins qu&rsquo;une mise en images sans autre propos que celui de l&rsquo;histoire, sans thèse ni métaphores. Voilà qui s&rsquo;avère aussi littéral que troublant, mais pas déplaisant tant tout ici est fait avec panache.</p>
<p>Les Palermitains sont sur leur trente-et-un, les sièges du parterre incroyablement larges, rembourrés et le spectacle a tout d&rsquo;une superproduction hollywoodienne. Le <strong>chœur</strong> pléthorique – fort sollicité dans cet opus verdien – est d&rsquo;une formidable qualité tout comme l&rsquo;excellent <strong>orchestre du Teatro Massimo</strong>. Tous suivent comme un seul homme la battue étonnement sobre de<strong> Daniele Callegari</strong>. Si le chef n&rsquo;accumule pas les effets de manche, en revanche, il sait parfaitement doser les couleurs, les nuances : en dépit de l&rsquo;impressionnante masse sonore présente sur scène, l&rsquo;art consommé du pianissimo porte tout autant au frisson.</p>
<p>Autre hommage à l’école de chant italienne, la distribution vocale est dominée par l’exceptionnelle Amnéris de <strong>Daniela Barcellona</strong> : l&rsquo;abattage est proverbial, le focus exceptionnel, la technique parfaite avec une agilité dans le passage en voix mixte proprement époustouflante. L&rsquo;étoffe damassée du timbre régale tout autant que l&rsquo;incarnation prenante, profondément émouvante. L&rsquo;on vibre avec Amnéris, on adhère à son déchirement.</p>
<p>Face à elle, <strong>Maria José Siri</strong> pour sa cent dixième Aïda (!) accuse plus de fatigue vocale. Si l&rsquo;ambition est fort grande, les aigus glorieux, le travail des nuances se heurte parfois à des limites techniques bien que l&rsquo;intention soit sans reproche. Déjà applaudie à la Scala à plusieurs reprises, notamment dans ce même rôle, elle y a également été appréciée l&rsquo;an dernier dans les colossales arènes Vérone en remplacement de Marina Rebeka. C&rsquo;est dire si ses moyens sont importants. La cantarice n&rsquo;en abuse pourtant pas, avec des demi-teintes de toute beauté dès « Ritorna Vincitor » auquel les jolis <em>piani</em>, délicatement posés apportent une grande élégance tandis que « Numi, Pietà » en dépit de pianissimi fragiles n&rsquo;en demeure pas moins fort touchant tout comme « O patria mia », éminemment raffiné.</p>
<p>La confrontation des deux femmes, vocalement splendide, se trouve néanmoins desservie par le jeu de la soprano, un peu en dessous. Les deux femmes partagent avec <strong>Angelo Villari</strong> – l&rsquo;objet de leur désir – expressivité et sens de la ligne vocale. Les ensembles portent d&rsquo;ailleurs les qualités des solistes à leur meilleur et les voix s&rsquo;accordent idéalement.</p>
<p>Le ténor sicilien s&rsquo;enorgueillit d&rsquo;un instrument tout de brillant et de vaillance, qui pour autant connaît la valeur de sons plus retenus et apporte beaucoup d&rsquo;humanité à son Radamès, car c&rsquo;est un excellent comédien. Bravoure de la projection, beauté du timbre sont patents dès le « Celeste Aïda ». Dommage que les aigus soient souvent interrompus d&rsquo;un coup de glotte, mais quelle richesse dans les harmoniques !</p>
<p>Le père de notre esclave éthiopienne est incarné par <strong>Claudio Segura</strong>, que les auditeurs français connaissent puisque, outre une importante carrière internationale, il a notamment été apprécié à Paris et à Lyon en 2024, dans la <em>Fanciulla del West</em>. On pourra lui reprocher une légère tendance au surjeu qui risque de faire basculer le personnage de la noirceur méphistophélique à un certain ridicule. Il offre en revanche un intéressant contraste avec le souverain d’Égypte tout de noblesse et de retenue proposé par <strong>Manuel Fuentès</strong>.</p>
<p>Après neuf représentations palermitaines, cette importante coproduction avec le Théâtre National Croate de Zagreb, où elle a été jouée en février et mars, sera reprise la saison prochaine en Hongrie, au Théâtre National de Debrecen.</p>
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		<title>ROSSINI, Elisabetta Regina d’Inghilterra &#8211; Palerme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-elisabetta-regina-dinghilterra-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Coproduite avec Pesaro, l’Elisabetta, regina d’Inghilterra de Davide Livermore accoste sur les rives siciliennes avec une distribution largement renouvelée. Sur l’Adriatique, ces dames l’avaient alors emporté sur ces messieurs, à Palerme le point d’équilibre est trouvé. Salome Jicia, seule rescapée du festival Rossini, réitère sa performance toute en virtuosité donnant presque au personnage la dimension &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Coproduite <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/elisabetta-regina-dinghilterra-pesaro-who-run-the-world-girls/">avec Pesaro, l’<em>Elisabetta, regina d’Inghilterra </em>de <strong>Davide Livermore</strong> accoste</a> sur les rives siciliennes avec une distribution largement renouvelée. Sur l’Adriatique, ces dames l’avaient alors emporté sur ces messieurs, à Palerme le point d’équilibre est trouvé.</p>
<p><strong>Salome Jicia</strong>, seule rescapée du festival Rossini, réitère sa performance toute en virtuosité donnant presque au personnage la dimension d’une rivale. Son ample ambitus s’épanouit sur un timbre un rien corsé mais aux reflets cristallins. <strong>Rosa Bove</strong> peinerait presque à imposer son personnage d’Enrico, certes seulement gratifié dans les ensembles. Si son mezzo peut sembler un peu clair de couleur, la voix est saine et sonore. En reine de la soirée, <strong>Nino Machaidze</strong> arpente les planches et le costume de son ancienne professeur, Leyla Gencer, sur cette même scène en 1971. La grammaire rossinienne n’a plus de secret pour le soprano géorgien et elle en fait la démonstration aussi savante qu’investie toute la soirée durant. Tant d’audace et un tel tempérament de feu se paye parfois de raucités ou de notes un peu basses mais c’est à ce prix qu’elle compose un portrait de reine altière aussi colérique qu’amoureuse.</p>
<p>Chez les hommes, le jeune <strong>Francesco Lucii</strong> parvient à se faire repérer uniquement dans les récitatifs de Gugliemo, l&rsquo;omniscient chef de la garde, auquel il confère toute sa sagacité par des accents bien choisis. <strong>Ruzil Gatin</strong> gratifie la représentation des plus belles et audacieuses pyrotechnies rossiniennes. Certes son timbre nasal limite la palette de couleurs, mais, en l’espèce, il sied tout à fait à la veulerie et la duplicité de Norfolk. Il triomphe avec aisance de sa scène de bravoure du deuxième acte avec des aigus brillants et tenus, des nuances à propos et des vocalises précises. Son rival, <strong>Enea Scala</strong> possède des qualités différentes. Moins véloce et moins virtuose surement, on ne peut lui reprocher de fautes de style ou d’être timoré dans la vocalise pour autant. Il s’appuie sur son vaste ambitus et une émission généreuse pour incarner le chevalier sans peur et sans reproche à grands coups d’aigus puissants et de graves généreux. C’est ce melting pot de chanteurs aux qualités différentes qui finit par électriser la soirée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Elisabetta-regina-dInghilterra-_-Teatro-Massimo-Palermo-Foto-©-Lannino-IMG_7491_low-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-175252"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Rosellina Garbo</sup></figcaption></figure>


<p>La direction musicale et la qualité de l’orchestre du Teatro Massimo n’y sont pas étrangers, cela dit. La phalange, impressionnante dans Wagner dernièrement, retrouve ici une ductilité jouissive rehaussée par la qualité de ses solistes, la flute et la clarinette au tout premier chef. La baguette d’<strong>Antonino Fogliani</strong>, polie à Pesaro <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/elisabetta-regina-dinghilterra-bad-wildbad-heu-reux/">et à Bad Wildbad</a>, dose parfaitement les équilibres et les tempos. Voilà un Rossini confortable pour chaque chanteur, qui sait fouetter les finals et codas orchestrales tout comme caresser les pages <em>cantabile</em>. Le chœur jouit d&rsquo;une préparation identique et rejoint sans mal ce même niveau général. </p>
<p>Enfin, malheureusement, la production de <strong>Davide Livermore</strong> ne trouve guère plus de sens en Sicile. Assemblée de références disparates dans un bric-à-brac scénique (<em>The Crown</em>, <em>Le discours d’un roi</em> ou encore la figure historique de Winston Churchill pour ce traitre de Norfolk ?), on ne saisit guère la surcouche interprétative que le metteur en scène a voulu plaquer sur ce mélodrame sentimental déguisé en royaux atours. Dès lors, il ne reste plus qu’une plastique réussie – des costumes aux décors digitalisés par D-Wok – qui verse régulièrement dans le spectaculaire. Au moins, cet aspect se trouve parfaitement raccord avec le feu d’artifice musical offert à Palerme.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-elisabetta-regina-dinghilterra-palerme/">ROSSINI, Elisabetta Regina d’Inghilterra &#8211; Palerme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde &#8211; Palerme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/richard-wagner-tristan-und-isolde-palerme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Plutôt que de faire des adieux à domicile ou dans une des nombreuses institutions qui ont pavé sa carrière et l’ont décorée – Munich, Vienne, etc. – Nina Stemme donnait ses trois dernières Isolde scéniques à Palerme. Faire ses débuts et dire adieu, peut-être est-ce l’étrange paradoxe d’une artiste qui nous aura affirmé dans les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/richard-wagner-tristan-und-isolde-palerme/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Tristan und Isolde &#8211; Palerme</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Plutôt que de faire des adieux à domicile ou dans une des nombreuses institutions qui ont pavé sa carrière et l’ont décorée – Munich, Vienne, etc. – <strong>Nina Stemme</strong> donnait ses trois dernières Isolde scéniques à Palerme. Faire ses débuts et dire adieu, peut-être est-ce l’étrange paradoxe d’une artiste qui nous aura affirmé dans <a href="https://www.forumopera.com/nina-stemme-je-peux-etre-coriace/">les deux interviews qu’elle nous a accordées</a>, son souhait d’aller de l’avant et de laisser<a href="https://www.forumopera.com/nina-stemme-quel-plaisir-detre-de-retour-a-lopera-de-paris/"> la place aux jeunes</a>. Trente ans au sommet de l’Everest du soprano dramatique, c’est déjà un piédestal dans le panthéon de l’Art Lyrique aux côtés des plus grandes. Pour Nina Stemme, c’est déjà bien assez. Il ne restait qu’une chose à démontrer : son humilité et son intégrité artistique. Une seule chose ? Non, à 61 ans passés – on l’écrit sans goujaterie et empli d’admiration – il n’y a toujours pas de relève à cette Isolde incandescente, amoureuse et qui se rit de toutes les chausse-trappes du rôle.<br />Délaisser ces grandes maisons et aller trouver un dernier refuge sur les rives de la mer tyrrhénienne permettait aussi au soprano suédois de sortir du système de répertoire où le temps de répétition est réduit au strict minimum, et trouver le confort d’une nouvelle production. Débuter et s’en aller. Pour l’occasion, le Teatro Massimo a fait appel à <strong>Daniele Menghini</strong>, étoile montante de la scène italienne. L’angle théâtre dans le théâtre, les chanteurs « en répétition », quelques provocations, les figurants nus, Romeo et Juliette à l’acte deux… on a un temps l’impression d’assister à un collage de toutes les idées – bonnes et moins bonnes – vues dans <em>Tristan und Isolde</em>. En résumé, des chanteurs arrivent dans un théâtre pour une répétition. On devine des tensions entre un homme et une femme. La répétition commence, les danseurs piaffent en attendant leur tour. Des costumes sont enfilés. Isolde revient en habits élisabéthains pour narrer la naissance de son amour et son humiliation par Tantris. Tristan parait enfin, en sosie d’Henry VIII. Le deuxième acte reproduit la scène du balcon de la tragédie shakespearienne, en un élégant parallèle. Marke, que l’on devine directeur du théâtre, est enamouré de l’actrice d’Isolde. Le troisième acte verra le mouvement inverse s’opérer, où les illusions théâtrales quitteront progressivement la scène. Rien de particulièrement novateur dans le parti pris, une esthétique très poétique notamment par le truchement de ce figurant nu ailé, deux ex-machina autant qu’ange inquiétant pour finir en incarnation de l’Amour ailé lorsqu’Isolde se réveille sur le corps de Tristan. Il faudra attendre la <em>Liebestod</em> pour que la proposition prenne tout son sens. Alors que résonnent les premières notes, il ne reste plus que Nina Stemme encore en costume. Une assistante arrive et l’aide à l’ôter. C’est sur le climax qu’elle se retrouve en civil, qu’elle franchit la passerelle au-dessus de l’orchestre sur le « höchste Lust » le plus tendre qu’elle ait jamais chanté, salue les musiciens, vient étreindre l’épaule du chef d’orchestre avant de s’en aller par où elle était entrée en scène quelques heures auparavant… ou peut-être il y a 30 ans. Daniele Menghini n’a pas mis en scène <em>Tristan und Isolde</em>. Il retrace le parcours de Nina Stemme dans toutes les propositions, jusqu’aux plus farfelues, qu’elle a pu incarner sur toutes les scènes du monde et lui offre la possibilité théâtrale <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-berlin-deutsche-oper-nina-stemme-stephen-gould-un-couple-entre-dans-la-legende/">de quitter cette deuxième peau</a> sur les planches, sublimation ultime du rôle de sa vie.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Nina-Stemme-Isolde-Violeta-Urmana-Brangane-Tristan-und-Isolde-Teatro-Massimo-Palermo-©-rosellina-garbo-2024-_GRG1850-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-164526" width="910" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption">© Rosellina Garbo</figcaption></figure>


<p>Cette soirée restera aussi dans les mémoires car rien ne fait défaut dans l’entourage de Nina Stemme. Les petits rôles excellents, <strong>Miljenko Turk</strong> dessine un Melot fielleux et sonore&nbsp;; <strong>Andrei Bondarenko</strong> a l’élégance de proposer un Kurwenal sans esbrouffe. Le Marke de <strong>Maxim Kuzmin-Karavaev</strong> s’avère racé à défaut d’être complètement incarné. Quelle élégante idée d’avoir convié <strong>Violeta Urmana</strong> – autre Isolde en son temps – pour incarner une Brangäne véritable nourrice prête à accompagner sa collègue dans « l’après ». Pour remplacer un Stephen Gould parti trop vite, c’est le Suédois <strong>Michael Weinius</strong> qui a été appelé. Il endosse le rôle avec une endurance à toute épreuve que quelques nasalités et notes métalliques ne viendront pas entacher. Le directeur musical du Massimo, <strong>Omer Meir Wellber,</strong> fouette un orchestre <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-palerme-catherine-hunold-nouvelle-grande-kundry/">déjà remarqué dans Parsifal il y a quelques années</a>. C’est un sans-faute, dans une lecture rapide et tendue, à peine oublieuse de son plateau çà et là.</p>
<p>Jamais Nina Stemme n’a été aussi intense dans son interprétation, comme s’il avait fallu cet ultime hommage pour aboutir à cette interprétation historique, permise par un metteur en scène qui aura imaginé toute une illusion juste pour ce moment, ce soir-là. Dans le public, les gorges sont serrées par une émotion intense et exultent en <em>bravi</em> à peine la dernière note achevée.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/richard-wagner-tristan-und-isolde-palerme/">WAGNER, Tristan und Isolde &#8211; Palerme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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