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KORNGOLD, Die tote Stadt – Grafenegg

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Spectacle
1 septembre 2026
Vingt ans, le bel âge !

Note ForumOpera.com

3

Légende

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❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
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Opéra en trois actes sur un livret du compositeur (sous le pseudonyme de Paul Schott) et de son père, d’après la pièce Le Mirage de Georges Rodenbach adaptée de son roman Bruges-la-Morte (1892).

Créé simultanément le 4 décembre 1920 à Hambourg et à Cologne.

Détails

Paul
Eric Cutler
Marietta
Camilla Nylund
Frank / Fritz
Samuel Hasselhorn
Brigitta
Christa Mayer
Juliette
Ilia Staple
Lucienne
Florentina Serles
Victorin / Gaston
Daniel Jenz
Graf Albert
Matthäus Schmidlechner

Tschechischer Philharmonischer Chor Brünn
Tonkünstler-Orchester Niederösterreich
Direction musicale
Dmitri Jurowski

Version de concert

Grafenegg, dimanche 30 août 2026, 19h15

C’est la 20e édition du Festival de Grafenegg qui a débuté le 14 août 2026 et qui se poursuit jusqu’au 6 septembre. Pour la 20e fois donc, le magnifique et immense jardin paysager historique (« Chez nous, vous ne foulez pas le tapis rouge, mais la pelouse verte – et c’est le cas depuis 20 ans ! », nous dit le directeur artistique) qui entoure le château de Grafenegg (Basse-Autriche, à 50 km à l’ouest de Vienne) se transforme donc en un lieu de festival, accueillant des orchestres et des artistes renommés. Tout cela dans l’emblématique Wolkenturm, espace extérieur ouvert en 2007 avec 2100 places assises et 400 places sur les pelouses environnantes. Quand la météo est capricieuse, tout le monde est relocalisé dans l’auditorium (2008). On peut faire de la musique aussi dans la cour du château et, pour la première fois cette année, dans la nouvelle salle Rudolf Buchbinder, du nom du maître des lieux et directeur artistique. Buchbinder est né en 1946 à Litoměřice (actuelle Tchéquie) mais s’est très vite établi à Vienne où il a mené une carrière de pianiste remarquée. Il a donc créé le festival de Grafenegg qui connut sa première édition du 23 août au 9 septembre 2007. Par ailleurs le festival invite à chaque édition un compositeur en résidence. Parmi ceux-ci, nous citerons Krzysztof Penderecki en 2007 ou Matthias Pintscher en 2015.
Cette année, le programme du festival est riche : outre l’Orchestre Tonkünstler de Basse-Autriche (en résidence ici), on note la présence de l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre philharmonique de Vienne (Tugan Sokhiev), le Philharmonia Orchestra London, l’Orchestre du Festival de Bayreuth (Pablo Heras-Casado), l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne et des artistes tels que Martha Argerich, Daniil Trifonov, Joyce di Donato, Andreas Schager ou encore Asmik Grigorian.
Ici, pas d’opéra mis en scène mais uniquement des versions de concert ou des mises en espace. Nous assistons ainsi à Die tote Stadt sur une scène réduite (ou plutôt envahie par un orchestre pléthorique) où peu de place est laissée aux chanteurs qui vont et viennent et se croisent.
Die tote Stadt en version concert est un spectacle un peu frustrant, tant le livret multiplie les didascalies, foisonne de détails visuels indispensables à la compréhension de l’intrigue (ici, on a juste droit à un bouquet des roses que Brigitta donne à Paul et que Marietta découvrira en toute fin ; par ailleurs Marietta revêt une robe fuseau rouge au premier tableau, puis une robe différente au deuxième pour figurer que nous sommes la plupart du temps dans le rêve de Paul – dans la dernière scène du troisième tableau, elle reviendra logiquement tout habillée de rouge).

Festival en extérieur et acoustique naturelle de moindre qualité obligent, la représentation est légèrement sonorisée, avec les inconvénients de la chose. Malgré tous les réglages techniques imaginables, la balance n’est vraiment pas idéale avec la mise en avant excessive de certains cuivres (pas toujours irréprochables) et de certains rôles. Par ailleurs on regrettera le remplacement du chœur d’enfants par une seule et unique soprano et, surtout, les nombreuses coupures dans la partition. Certaines sont sans grande incidence (Gaston, Juliette et Lucienne au premier tableau), d’autres portent davantage à conséquence (duo Paul-Marietta au premier tableau encore, ou dans le long monologue de Paul en introduction du deuxième tableau).
Nous avons beaucoup apprécié la direction sobre mais tellement efficace de Dmitri Jurowski (qui remplace au pied levé Axel Kober) à la tête de l’Orchestre Tonkünstler de Basse-Autriche. La ligne orchestrale est claire, peut-être pas toujours assez dynamique, mais la mise en avant des leitmotive est réussie et chacun des pupitres est clairement perceptible). De toute évidence il aura manqué du temps de répétition, il y a quelques hésitations, approximations ou décalages que ce soit à l’orchestre ou chez les chanteurs.
Camilla Nylund, qui sortait d’un séjour bayreuthien au goût un peu amer, retrouve avec un plaisir visible la scène où, même en version de concert, son expressivité fait merveille. Elle vient à bout de – presque – tous les pièges de la partition grâce à une technique sans aucune faille qui l’invite parfois à rester en retrait. Le baryton de Samuel Hasselhorn, au timbre envoûtant, fait merveille en Franck et en Fritz. Eric Cutler embrasse le gigantisme du rôle de Paul avec prudence dans un premier temps, et tient la distance dans un rôle écrasant. Mais il ne rend pas entièrement la complexité de la personnalité de Paul – la version de concert ne l’aide pas, concédons-le. Christa Mayer enfin déploie un mezzo chaleureux qui pare magnifiquement le personnage de Brigitta.

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Opéra en trois actes sur un livret du compositeur (sous le pseudonyme de Paul Schott) et de son père, d’après la pièce Le Mirage de Georges Rodenbach adaptée de son roman Bruges-la-Morte (1892).

Créé simultanément le 4 décembre 1920 à Hambourg et à Cologne.

Détails

Paul
Eric Cutler
Marietta
Camilla Nylund
Frank / Fritz
Samuel Hasselhorn
Brigitta
Christa Mayer
Juliette
Ilia Staple
Lucienne
Florentina Serles
Victorin / Gaston
Daniel Jenz
Graf Albert
Matthäus Schmidlechner

Tschechischer Philharmonischer Chor Brünn
Tonkünstler-Orchester Niederösterreich
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Dmitri Jurowski

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Grafenegg, dimanche 30 août 2026, 19h15

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