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	<title>Bucarest - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Bucarest - Ville - Forum Opéra</title>
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		<title>20e édition anniversaire du Concours George Enescu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/20e-edition-anniversaire-du-concours-george-enescu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 13:04:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Concours international George Enescu 2026 fête sa 20e édition cette année, depuis le 23 août jusqu&#8217;au 19 septembre 2026 à Bucarest. Sous le thème de « La poursuite de l&#8217;excellence », son objectif est de promouvoir la nouvelle génération de musiciens tout en programmant les talents confirmés au cours de six concerts symphoniques et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Concours international George Enescu 2026 fête sa 20e édition cette année, depuis le 23 août jusqu&rsquo;au 19 septembre 2026 à Bucarest. Sous le thème de « La poursuite de l&rsquo;excellence », son objectif est de promouvoir la nouvelle génération de musiciens tout en programmant les talents confirmés au cours de six concerts symphoniques et de six récitals. C&rsquo;est un compositeur français, <strong>Adrien Sassier</strong>, qui a obtenu deux récompenses : le Prix de la Musique de chambre avec <em>Les Ailes du désespoir</em> et le Prix de l&rsquo;Originalité avec <em>Rêves en fleur</em>. Le concert d&rsquo;ouverture présentant tous les lauréats de l&rsquo;édition de 2024 (dont les premiers prix de violon, de violoncelle, de piano, respectivement Mayumi Kanagawa, Yo Kitamura, Roman Lopatynskyi) sera visible sur la chaîne Mezzo le 7 septembre à 18h30. Le prochain Festival George Enescu, quant à lui, aura lieu en 2027. Plusieurs concerts sont proposés au public jusque fin septembre lors de cette édition anniversaire 2026 du concours ; on pourra assister par exemple aux trois demi-finales en plus des concerts évoqués plus haut. Programme complet ici <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.festivalenescu.ro">http://www.festivalenescu.ro</a></p>
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		<title>(Toujours) pas de concert bucarestois pour Aida Garifullina</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/toujours-pas-de-concert-bucarestois-pour-aida-garifullina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 06:23:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le premier report d&#8217;un récital prévu le 30 mai 2025, voici que la société Musicals.ro, organisatrice d&#8217;événements musicaux, a annoncé il y a quelques jours que le concert d&#8217;Aida Garifullina organisé le 8 janvier 2026 à la Sala Palatului (Salle du Palais) de Bucarest, qui était la nouvelle date retenue à la suite de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le premier report d&rsquo;un récital prévu le 30 mai 2025, voici que la société Musicals.ro, organisatrice d&rsquo;événements musicaux, a annoncé il y a quelques jours que le concert d&rsquo;<strong>Aida Garifullina</strong> organisé le 8 janvier 2026 à la Sala Palatului (Salle du Palais) de Bucarest, qui était la nouvelle date retenue à la suite de ce report de mai, était purement et simplement « annulé ».</p>
<p>Dans un communiqué, l&rsquo;équipe organisatrice fait valoir qu&rsquo;en raison du « contexte actuel et du fait que la vente de billets s&rsquo;est avérée très inférieure au niveau nécessaire pour soutenir la production au standard attendu », l&rsquo;événement ne pourrait pas avoir lieu. Elle prend soin de préciser qu&rsquo;elle avait conscience de la déception qu&rsquo;une telle décision pouvait entrainer, mais qu&rsquo;elle préférait être « correcte et honnête » en refusant de « livrer une production en-deçà du niveau de l&rsquo;artiste et des attentes du public ».</p>
<p>On se souvient que les mêmes raisons avaient conduit à l&rsquo;annulation du concert anniversaire d&rsquo;Angela Gheorghiu dans sa propre ville en septembre dernier. En mai, lorsque le précédent concert d&rsquo;Aida Garifullina avait été annulé, une partie de la presse spécialisée en Roumanie avait cherché des « raisons cachées », en réaction à de premières explications, qui faisaient valoir sans rire une « instabilité politique et sociale » en Roumanie (<em>ndr: nous étions quelques mois après l&rsquo;annulation de l&rsquo;élection présidentielle de décembre 2024 et la nouvelle élection venait d&rsquo;avoir lieu le 18 mai, dans un contexte bien plus apaisé</em>). Ce prétexte avait été vivement critiqué par la presse, certains journaux comme le <em>Naţional</em>, le trouvant même assez humiliant pour les Roumains. Pour lui, pas de doute : les billets ne s&rsquo;étaient simplement pas vendus.</p>
<p>En admettant que la raison de l&rsquo;annulation du récital de janvier est finalement bien celle-ci, la société organisatrice semble donner raison au journal. C&rsquo;est en tout cas bien triste pour les fans de la chanteuse russe, dont le site ne fait par ailleurs aucunement mention de cette annulation et affiche les prochains spectacles où elle se produira, à commencer par un récital au Konzerthaus de Vienne le 14 janvier 2026.</p>
<p>Aida Garifullina devait chanter dans la plus grande salle de Bucarest (4000 places) qui servait autrefois de cadre aux congrès du Parti communiste roumain et qui accueille aujourd&rsquo;hui, notamment, toutes sortes de manifestations dans des genres tout à fait divers, jusqu&rsquo;à plusieurs concerts du très prestigieux Festival Enescu. Salle immense à l&rsquo;acoustique vraiment très perfectible, très différente à tous égards du merveilleux écrin de l&rsquo;Athénée roumain voisin (ce dernier ne fait qu&rsquo;environ 1000 places), il n&rsquo;est pas du tout aisé ni de la remplir, ni de l&#8217;emplir. Jonas Kaufmann, le 11 décembre, y est tout de même presque parvenu sans y réussir tout à fait, même si son concert, lui, a bien eu lieu.</p>
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		<title>Récital Asmik Grigorian &#8211; Bucarest</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-rachmaninov-melodies-romances-bucarest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 07:03:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De ce George Enescu Festival, fondé en 1958, on ne chantera jamais assez les louanges. Et ce n&#8217;est pas cette 27e édition, sous la direction artistique depuis 2022 de Cristian Macelaru (directeur musical de notre Orchestre national de France, pour ceux qui ne suivraient pas), qui dérogera. Conçu pour alterner une année sur deux avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De ce <strong>George Enescu Festival, </strong>fondé en 1958, on ne chantera jamais assez les louanges. Et ce n&rsquo;est pas cette 27e édition, sous la direction artistique depuis 2022 de Cristian Macelaru (directeur musical de notre Orchestre national de France, pour ceux qui ne suivraient pas), qui dérogera. Conçu pour alterner une année sur deux avec le <strong>Concours international George Enescu</strong>, le festival dont Zubin Mehta est le Président honoraire, se déroule désormais , non seulement à Bucarest mais aussi dans d&rsquo;autres villes sises dans les belles régions de la Roumanie – ceci sous l&rsquo;impulsion de la jeune et dynamique directrice exécutive de cette manifestation (une des plus importantes en Europe de l&rsquo;Est), Cristina Uruc. Cette dernière nous rappelant que malgré les graves difficultés politiques d&rsquo;il y a quelques mois, le Ministère de la Culture roumain n&rsquo;a jamais remis en question cette nouvelle édition. Bien au contraire, elle représente assurément les idéaux de rencontre et de partage démocratiques. Cette 27e édition réunit depuis le 24 août jusqu&rsquo;au 21 septembre l&rsquo;élite des artistes, des formations et orchestres du monde. Les Français semblent encore ignorer ce festival, et c&rsquo;est bien dommage puisqu&rsquo;aux charmes slaves (entre Art Déco et architecture brutaliste soviétique) des salles de concert de la capitale et ceux du pays se marie une proposition hallucinante en termes de qualité : quatre mille artistes des plus plébiscités dans cent concerts (pour chaque week-end, quatre concerts de 11h à 22h) donnant à voir et à entendre quarante-cinq œuvres du compositeur George Enescu (dont l&rsquo;opéra<em> Oedipe</em> cette année), des hommages à Maurice Ravel (150 ans de sa naissance), à Arvo Pärt (90 ans cette année), à la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (fondée il y a 45 ans), au Danish National Symphony Orchestra (fondé il y a 100 ans), le Transylvania Philharmonic Orchestra créé 70 ans auparavant à Cluj, sans oublier le George Enescu Philharmonic Choir &#8211; et bien-sûr des ballets, des opéras, de la musique de chambre et symphonique. Le violoniste <strong>David Grimal</strong> a par ailleurs dirigé l&rsquo;habituel stage de jeunes musiciens début septembre, Les Lumières d&rsquo;Europe Academy.</p>
<p>Parmi tant de belles propositions, un des concerts de minuit (commençant à 22h30) avec à l&rsquo;affiche le récital d<strong>&lsquo;Asmik Grigorian</strong> accompagnée par <strong>Lukas Geniusas</strong> semblait incontournable. Et ce fut une petite déception. Dans la belle salle du Romania Athenaeum, le public est présent en nombre. Le programme est celui de la tournée européenne de la soprano lituanienne : des extraits de recueils de mélodies et de romances de Piotr Ilitch Tchaïkovski et de Serge Rachmaninov, auquel s&rsquo;ajoute le <em>Nocturne en</em> <em>ré bémol majeur</em> de George Enescu (une œuvre impressionnante mais de plus de vingt minutes, nuisant à l&rsquo;équilibre du récital). Ces recueils de mélodies et de romances ont en commun la langue russe des textes de grands poètes choisis par les deux compositeurs, la sensibilité toute slave de l&rsquo;expression musicale, tout un petit théâtre parcourant l&rsquo;étendue des sentiments, des lieux, des personnages du folklore national. Avec Tchaïkovski, nous voilà d&rsquo;abord « Au milieu du vacarme du bal » (opus 38), la valse au piano accompagnant la naissance de l&rsquo;amour, avant le constat d&rsquo;échec de la mélodie n° 6 (« De nouveau seul, comme avant », opus 73), composée quelques mois avant sa mort. Cette tristesse précède la cantilène de la mélodie n° 4 de l&rsquo;opus 6, « Non, seul celui qui connaît la nostalgie », au ton plus noble, moins déchirant. L&rsquo;interprétation de la chanteuse verse cependant (souvent excessivement) dans l&rsquo;éloquence opératique pour un répertoire plutôt dédié aux confidences et aux hymnes subtiles (« Je vous bénis, forêts, vallées&#8230; » opus 47). Jusqu&rsquo;à la fin du récital, y compris avec certains airs de Rachmaninov, Asmik Grigorian ne ménage pas assez l&rsquo;oreille de l&rsquo;auditeur, faisant un peu trop étalage de sa large amplitude vocale. La riche et sombre texture de son timbre de soprano lyrique est remarquable, mais les hautes notes semblent artificiellement tenues. Même si elle sait chanter mezza voce, recourir à d&rsquo;expertes variations dynamiques, à aucun moment l&rsquo;émotion ne surgit. La sérénade de la mélodie n° 3 (opus 4) nous laisse de glace, de même que dans la romance n°4 (« Ma jolie, ne chante pas », opus 4) la souplesse de la voix épouse bien les variations du sentiment mais sans réelle puissance d&rsquo;évocation. Elle n&rsquo;est pas vraiment aidée par son remuant pianiste, qui semble vouloir rivaliser avec elle (si certaines pièces se caractérisent par de longues introductions et conclusions, force est de constater que Lukas Genusias n&rsquo;a pas encore trouvé sa place d&rsquo;accompagnateur). Ce sera ainsi jusqu&rsquo;à la fin du récital, où la mélodie « Dissonans » (opus 34) de 1912, vrai air d&rsquo;opéra, permet encore à Asmik Grigorian de montrer ses vastes capacités, sans parvenir à nous intéresser au désespoir de la jeune fille qu&rsquo;elle interprète. Tout le contraire de l&rsquo;interprétation la veille des <em>Folk Songs</em> de Luciano Berio par Magdalena Kozena. Accompagnée par le grand Daniel Harding à la tête de l&rsquo;Orchestre de l&rsquo;Académie Sainte-Cécile, la mezzo tchèque a su déployer une science technique jamais dénuée de sensibilité. Même si son timbre s&rsquo;est un peu durci, la chanteuse a su, elle, nous happer grâce à une incarnation des plus foisonnantes et poétiques.</p>
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		<item>
		<title>RAMEAU, Dardanus &#8211; Bucarest</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rameau-dardanus-bucarest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un public non francophone peut-il apprécier Dardanus de Jean-Philippe Rameau ? La question se pose aussi dans une moindre mesure pour le public français, venu en nombre en ce samedi après-midi caniculaire à Bucarest au Festival George Enescu. Chacun sait que le livret d’Antoine Leclerc de la Bruère repose sur une intrigue implexe (voire incompréhensible &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un public non francophone peut-il apprécier <em>Dardanus</em> de Jean-Philippe Rameau ?</p>
<p>La question se pose aussi dans une moindre mesure pour le public français, venu en nombre en ce samedi après-midi caniculaire à Bucarest au <strong>Festival George Enescu.</strong> Chacun sait que le livret d’Antoine Leclerc de la Bruère repose sur une intrigue implexe (voire incompréhensible pour certains), malgré les remaniements effectués par Rameau à deux reprises sur son œuvre (musique et livret). Et pourtant la réponse à la question est positive. Trois artistes sur cinq interprétant en cet après-midi roumain deux rôles de surcroît, il fallait certes bien connaître le livret pour espérer tout comprendre aux métamorphoses, coups de baguette magique et autres procédés réservés par le livret. Mais ce superbe spectacle est finalement très applaudi grâce au talent des artistes et au raffinement de la musique (le festival ayant tout de même pris soin de distribuer le livret traduit en roumain puisqu’il n’y a pas de surtitrage). Si l’acoustique du Romanian Athaeneum (un bâtiment par ailleurs fascinant) n’est guère flatteuse pour les instruments (a fortiori anciens) mais favorise les voix, l’orchestre Les Ambassadeurs &#8211; La Grande Écurie (deux ensembles fondus en un, réunissant les formations d’A. Kossenko et de Jean-Claude Malgoire, désormais dirigé par la cheffe Chloé de Guillebon) convainc absolument dans un répertoire qui constitue une partie de son ADN. C’est le violon solo des Arts Florissants, <strong>Emmanuel Resche-Caserta,</strong> devenu un chef à part entière, qui par son engagement, par son attention marquée à tous les artistes, donne libre cours à l’éloquence de l’orchestre venu des Hauts-de-France. Ce dernier fait honneur à la diversité des registres de l’opéra : les scènes mythologiques, féeriques, héroïques et élégiaques se suivent en un continuum harmonieux. Les climats varient ; de l’ombre à la clarté, du malheur au bonheur, des scènes de terreur avec monstre précédant des fêtes (phrygiennes), rien ne manque. Pas de ballets chorégraphiés dans cette version de concert mais la danse y alterne bien avec les airs, les pages symphoniques avec les plus belles plaintes lyriques ou déclarations martiales des personnages et ce, avec la science dynamique et la labilité idoines de l’orchestre. Le Prologue et la chaconne ouvrant et concluant l’œuvre sont particulièrement soignés, la poésie charme, le son s’épanouissant mieux dès l’acte I dans la salle. Notons l’excellence du continuo dû à la claveciniste Béatrice Martin, au contrebassiste Michael Chanu et au violoncelliste Tormod Dalen. Les interventions solo accompagnant les chanteurs sont également source de plaisir, les bois par exemple colorant de leur son fruité les confidences et hymnes des caractères. Les cuivres et les percussions annoncent la guerre, la tempête des cordes les péripéties de la tragédie, mais elles accompagnent aussi les alanguissements et confidences des amants.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20250830_03-ATN-LES-AMBASSADEURS-LA-GRANDE-ECURIE_Andrada-Pavel_11833-1294x600.jpg" />© Andrada Pavel</pre>
<p>Avec un Chœur de chambre de Namur superlatif tant en homogénéité, en ponctuation marquante des actes, qu’en souplesse, incarnant les divinités et les Phrygiens, les chanteurs font honneur à l’écriture vocale du compositeur français. La Vénus de <strong>Marie Perbost</strong> est impressionnante de bout en bout. Dès son entrée (« Régnez, Plaisirs, régnez ») son soprano de grand style, sa diction, la beauté sensuelle de son timbre et une projection aisée prennent possession de la scène. Le charisme irradiant de la chanteuse et son talent d’actrice en font une Vénus idéale, répandant généreusement les « Biens qu’(elle) nous dispense » (acte IV).</p>
<p>Le couple formé par l’Iphise de <strong>Judith van Wanroij</strong> et le Dardanus de <strong>Benoît-Joseph</strong> <strong>Meier</strong> est réellement princier. La soprano hollandaise incarne avec une émotion toute intériorisée la fille du roi Teucer, une princesse que torture un dilemme tragique : aimer Dardanus et désobéir à son père ou se résigner à épouser Anténor, qui n’a pas sa « tendresse ». Arrivée la veille à Bucarest dans des conditions rocambolesques dues à des perturbations de toutes sortes, Judith van Wanroij, en vraie professionnelle, montre néanmoins toute l’étendue de son art (articulation soignée, lignes élégantes, phrasé expressif) dans un rôle de personnage tourmenté qu’elle connaît bien et a enregistré au disque. On garde en tête bien après le concert son air « Ô jour affreux ». Son amant, Dardanus, a l’éclat, les élans désespérés, les atermoiements du personnage un peu stéréotypé de la tragédie, mais finement défendu par la haute-contre franco-suisse. Avec l’aisance déclamatoire formée au Centre de Musique Baroque de Versailles, une musicalité indéniable, un timbre doré et brillant, avec une sincérité dans l’incarnation, le chanteur fait preuve dans ses airs et récitatifs d’une grâce admirable, son personnage étant particulièrement gâté à partir de l’acte IV (« Ô lieux funestes »). Benoît-Joseph Meier nous emporte alors loin, jusqu’aux rivages rêvés d’une Antiquité merveilleuse. L’Anténor de <strong>Thomas Dolié,</strong> rival malheureux et parfait héros chevaleresque, s’impose légitimement aussi comme l’un des meilleurs interprètes du rôle. Son baryton (ou basse-taille) a la sonorité profonde, l’étendue (fruit d’une technique imparable), et l’expressivité qui modèlent un caractère vraiment original, humain. En magicien Isménor et en roi Teucer, <strong>Stephan</strong> <strong>McLeod</strong> nous enchante aussi avec l’intensité et l’autorité de sa présence vocale. Ses graves profonds et modulés font de la basse suisse un des meilleurs rois entendus dans ce répertoire. Pourvu d’un livret difficile ou pas, ce  <em>Dardanus</em> a donc séduit jusqu’aux rives de la Dâmbovita, d’autant plus que la musique baroque se fait très rare de ce côté de l’Europe.</p>
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		<item>
		<title>Angela Gheorghiu privée de concert anniversaire</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/echange-billets-pour-angela-gheorghiu-contre-billets-pour-jonas-kaufmann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le concert prévu le 7 septembre à Bucarest pour fêter à la fois les 35 ans de carrière (« 35 ans d&#8217;excellence » était d&#8217;ailleurs le titre du concert) et les 60 ans d&#8217;Angela Gheorghiu, qui soufflera ses bougies le même jour, a malheureusement été annulé, ont annoncé ses organisateurs ce mercredi.  Selon le quotidien &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le concert prévu le 7 septembre à Bucarest pour fêter à la fois les 35 ans de carrière (« 35 ans d&rsquo;excellence » était d&rsquo;ailleurs le titre du concert) et les 60 ans d&rsquo;<strong>Angela Gheorghiu</strong>, qui soufflera ses bougies le même jour, a malheureusement été annulé, ont annoncé ses organisateurs ce mercredi.  Selon le quotidien <em>Adevărul</em> (<em>La Vérité</em>), c&rsquo;est le niveau jugé bien trop bas des ventes de billets qui les aurait conduit à cette décision, après avoir “tout tenté pour reprogrammer le concert”, assurent-ils. Une date aurait bien été proposée en octobre, mais elle était semble-t-il incompatible avec l&rsquo;agenda d&rsquo;artistes invités. D&rsquo;autres sources pointent des difficultés financières de la société SC Mal 4 Art. Mais les spectateurs malheureux ont un choix assez original pour se consoler : soit être remboursés, classiquement, soit échanger le billet pour le concert du soprano contre un billet pour le concert Jonas Kaufmann, prévu le 11 décembre prochain à Bucarest&#8230; Même si le billet en question peut être plus cher, les organisateurs assurent qu&rsquo;ils couvriront la différence.</p>
<p>Dans l&rsquo;entourage d&rsquo;Angela Gheorghiu, on se désole de cette « décision unilatérale ». Sur le mur Facebook de la star lyrique, un message souligne que les billets avaient pourtant bien été vendus. « Mme Gheorghiu est profondément attristée de ne pas pouvoir se produire le jour de son anniversaire, pour le merveilleux public de son pays natal et pour ceux qui voyagent spécifiquement de l&rsquo;étranger pour l&rsquo;entendre, et conseille à tous ceux qui ont acheté des billets pour ce concert de demander un remboursement auprès du organisateurs ».   Nous souhaitons d&rsquo;ores et déjà et malgré cette triste mésaventure, un très heureux anniversaire à Mme Gheorghiu !</p>
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			</item>
		<item>
		<title>VON ZEMLINSKY, Der Zwerg — Bucarest</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/der-zwerg-bucarest-le-nain-cest-geant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 21:59:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En composant le Nain, le compositeur Zemlinsky avait vu grand : il souhaitait disposer d’un orchestre symphonique et d&#8217;un chœur à la Mahler. Il faut venir au Festival Enesco à Bucarest pour l’entendre avec cet effectif. Car généralement, lorsqu’on donne cette œuvre – ce qui est rare – c’est dans une version orchestrale réduite. Ce fut &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En composant <em>le Nain</em>, le compositeur Zemlinsky avait vu grand : il souhaitait disposer d’un orchestre symphonique et d&rsquo;un chœur à la Mahler. Il faut venir au Festival Enesco à Bucarest pour l’entendre avec cet effectif. Car généralement, lorsqu’on donne cette œuvre – ce qui est rare – c’est dans une version orchestrale réduite. Ce fut le cas il y a quelques années, lors des représentations scéniques à Lille et à Rennes.</p>
<p>Ici, l’œuvre a été donnée en version de concert, avec projections vidéo.</p>
<p>Inspirée d’une nouvelle d’Oscar Wilde, l’histoire est celle, cruelle, d’un nain qui a été offert comme… cadeau d’anniversaire à une infante d’Espagne. Traité par elle comme un jouet, il n’en tombe pas moins amoureux. Elle finit par le délaisser en lui faisant découvrir son visage dans un miroir. Prenant conscience de sa laideur, il meurt de désespoir.</p>
<p>Il y a une part d’autodérision dans cette œuvre car, selon les témoignages, Zemlinsky était petit et laid. Il n’avait pas su retenir son élève Alma Schindler dont il était amoureux, qui alla épouser Gustav Mahler.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/thumbnail_1.jpg?itok=uKdg7nQR" title="L'orchestre et le choeur de la Radio roumaine dans un environnement d'images vidéo. (Photo A.P.)" width="468" /><br />
	L&rsquo;orchestre et le choeur de la Radio roumaine dans un environnement d&rsquo;images vidéo. (Photo A.P.)</p>
<p>Cette œuvre recèle une double force musicale et dramatique. Schönberg disait : « Je ne connais aucun compositeur postwagnérien qui a su satisfaire avec autant de noblesse que Zemlinsky aux exigences du théâtre ».</p>
<p>A Bucarest pas de mise en scène, donc, mais un tournoiement d’images vidéo qui balayaient la scène sur le fond et les côtés. Elles nous faisaient voir ici des caricatures de personnages, là des fleurs en train d’éclore, ailleurs des nageuses plongeant dans une piscine. Parfois, on se demandait ce que ces images avaient à voir avec l’histoire, mais elles donnaient du panache au spectacle. De temps à autres apparaissait un fragment de texte en lettres géantes – comme un « Ich liebe dich » qu’on n’aurait pas renié dans Tristan et Isolde. Visiblement, l’artiste vidéaste débordait d’imagination !</p>
<p>Du côté vocal c’est, si l&rsquo;on peut dire, le nain qui domina la distribution – en l’occurrence le ténor américain <strong>Rodrick Dixon</strong> : voix corsée, chaleureuses inflexions sur toute la longueur de la tessiture, belle conduite du chant. Pour ce qui est des autres solistes, impossible de les juger car le festival avait eu en effet la mauvaise idée de sonoriser les voix. Celles-ci apparurent distordues – à part, précisément, celle du ténor qui bénéficia de la clémence des micros. L’interprète du principal rôle féminin,<strong> Lucia Cesaroni</strong>, a été, elle, pénalisée.</p>
<p>La baguette était tenue avec autorité par le remarquable <strong>Oleg Caetani</strong>, fils du légendaire chef d’orchestre Igor Markévitch – qui fut lui-même un contemporain de Zemlinsky. Oleg Caetani donna tout le poids qui convenait à cette musique post romantique. C&rsquo;est le mérite du Festival Enesco de nous l’avoir fait découvrir ainsi. Car lorsqu’on voit la grande scène de l’Auditorium de Bucarest couverte par quelque deux cents musiciens et choristes, on ne peut que constater : <em>le Nain</em> c’est géant !</p>
<p> </p>
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		<title>Festival Enesco &#8211; Bucarest — Bucarest</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/festival-enesco-bucarest-bucarest-et-donato-donna-tout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 09:20:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival Enesco de Bucarest est l’un des plus importants d’Europe. Entre août et septembre, il s’étale sur plus d’un mois. On croit rêver lorsqu’on lit la liste des orchestres invités : le Philharmonia de Londres, le London Philharmonic, le London Symphony, le Royal Philharmonic, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Rotterdam Philharmonic, le Philharmonique de Munich, l’orchestre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival Enesco de Bucarest est l’un des plus importants d’Europe. Entre août et septembre, il s’étale sur plus d’un mois. On croit rêver lorsqu’on lit la liste des orchestres invités : le Philharmonia de Londres, le London Philharmonic, le London Symphony, le Royal Philharmonic, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Rotterdam Philharmonic, le Philharmonique de Munich, l’orchestre de la Scala de Milan, le Tonnhalle de Zurich, les orchestres de la radio de Berlin et de la radio hongroise. N&rsquo;en jetez plus ! Il y a eu, aussi, l’Orchestre National de France, dont le chef et le violon solo sont roumains, dont le concert a été donné en présence du président de la République roumaine et pour lequel la notice sur Enesco, dans le programme, était signée par… Emmanuel Macron en personne. Le président de la République française y évoquait la présence de Georges Enesco à Paris au début du XXe. siècle. (Son opéra <em>Œdipe</em> sera donné à la Bastille à partir de la semaine prochaine).</p>
<p>Parmi les lieux de concerts de Bucarest figure l’une des plus belles salles d’Europe, l’« Athénée ».</p>
<p>Avec sa colonnade de temple grec et sa coupole de basilique romaine, l’extérieur est déjà impressionnant. Mais lorsqu’on pénètre à l’intérieur on a le souffle coupé : un patio au décor somptueux se présente à nous, avec ses marbres de différentes couleurs et sa colonnade circulaire. Quatre « escaliers d’honneur » s’élèvent vers la salle. Celle-ci, en forme de rotonde, rappelle que le bâtiment a été construit (en 1888, par l’architecte français Albert Galleron) sur l’emplacement d’un ancien manège à chevaux. Le haut de la salle est entouré par une couronne de fresques au dessus de laquelle s’élève le toit en coupole. Le fond de la scène est occupé, sur toute sa largeur, par un orgue monumental.</p>
<p>C’est là que nous avons entendu le concert de la mezzo américaine<strong> Joyce DiDonato</strong>. Sur le programme, deux parties étaient annoncées : une « ancienne » et une « moderne ». Tout est relatif ! La partie « moderne » concernait des œuvres de… Haendel et Rameau  &#8211; et l’ « ancienne » Monteverdi et Dowland.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="341" src="/sites/default/files/styles/large/public/recital-joyce-didonato-14-sept-ateneu-foto-andrei-gindac-web_39.jpg?itok=ul8GS6N5" title="Joyce DiDonato à l'Athénée de Bucarest© Festival Enesco" width="468" /><br />
	Joyce DiDonato à l&rsquo;Athénée de Bucarest© Festival Enesco</p>
<p>Joyce DiDonato était accompagnée par le très bon ensemble baroque italien <strong>Il Pomo d’Oro</strong>.</p>
<p>La rondeur de sa voix, égale du grave à l’aigu, fit merveille dans les deux répertoires. Donnant un maximum d’émotion dans les madrigaux de Monteverdi, elle n’hésita pas à incarner de toute son âme les divers personnages apparus dans les extraits d&rsquo;opéras. La voilà tour à tour furieuse, implorante, désespérée lorsqu’elle incarne la Cléopâtre de Hasse ou de Haendel, ou encore l’Octave du « Couronnement de Poppée » de Monteverdi. En bonne américaine elle mit – mais est-ce le mot qui convient ? – un peu de « swing » dans certains airs de Haendel. Voilà, sans doute, une façon d&rsquo;être « moderne »!</p>
<p>Peu à peu, elle chauffa le public à blanc. La salle fut debout à la fin.</p>
<p>Joyce prit la parole pour louer l’amitié, le partage, la communion en musique et le génie de Haendel. Redoublement de bravos dans la salle. On vit des spectateurs s’avancer un à un pour lui apporter qui une fleur, qui un bouquet. Et elle, heureuse, recevait les bras ouverts ces bouquets et ces bravos. Elle reprit en bis quelques airs de Haendel. Elle se livra tout entière à cet auditoire qui l&rsquo;adorait. Donato donna tout. Et le public fut aux anges…</p>
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		<title>Le 25e Festival International George Enescu défie la pandémie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-25e-festival-international-george-enescu-defie-la-pandemie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;une durée inhabituelle de 4 semaines, le Festival George Enescu aura lieu du 28 août au 26 septembre 2021. Cette 25e édition voulue exceptionnelle accueillera 4700 artistes, musiciens et ensembles de renom international avec un nombre record d’œuvres de George Enescu et deux opéras – Der Zwerg d’Alexander Zemlinsky et Die tote Stadt d’Erich Wolfgang Korngold – sous réserve &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>D&rsquo;une durée inhabituelle de 4 semaines, le Festival George Enescu aura lieu du 28 août au 26 septembre 2021. Cette 25e édition voulue exceptionnelle accueillera 4700 artistes, musiciens et ensembles de renom international avec un nombre record d’œuvres de George Enescu et deux opéras – <em style="font-size: 14px;">Der Zwerg</em> d’Alexander Zemlinsky et<em style="font-size: 14px;"> Die tote Stad</em><em>t </em>d’Erich Wolfgang Korngold – sous réserve évidemment des conditions sanitaires. Les incertitudes liées à la situation épidémiologique ont repoussé la mise en vente des billets et des abonnements au mois de juin. Pour cette même raison, certains concerts seront proposés également en ligne (voir communiqué ci-dessous). <br />
	 </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ME3BnzhvwFc" width="560"></iframe></p>
<hr />
<p>Le Festival International George Enescu 2021, le plus grand évènement culturel international organisé par la Roumanie et l’un des plus importants du genre, propose une programmation musicale exceptionnelle, soutenue par 4700 artistes roumains et étrangers, pour une durée totale de 4 semaines, du 28 août au 26 septembre 2021. Le tout se fera dans le strict respect des consignes sanitaires pour le public, les artistes, les organisateurs et les journalistes.</p>
<p>	Les plus grands orchestres et les meilleurs solistes internationaux se mettront au service des œuvres prestigieuses du répertoire allant du classique au contemporain, des concerts en grand format, en musique de chambre et même des opéras en concert.</p>
<p>	Le 25e Festival Enescu, haut-lieu de la musique classique qui anime la capitale de la Roumanie tous les deux ans et y attire les mélomanes du monde entier, marquera aussi le 140e anniversaire de la naissance du compositeur George Enescu. Le Festival proposera à son public le programme le plus complet d’œuvres d’Enescu de son histoire : 42 œuvres, y compris les 5 symphonies.</p>
<p>	« La musique ne nous sert pas seulement de divertissement, de nourriture pour l’âme, mais elle est aussi un important moyen de communication entre les gens. En ces temps difficiles de la pandémie, le monde a besoin de beauté, de musique et de culture. C’est pourquoi le monde a besoin du Festival Enesco. Nous avons à notre tour besoin du public, des artistes, du soutien des autorités et de tous les sponsors. Je vous invite à penser à l’importance de ce Festival, particulièrement cette année, à la fois au regard de son histoire illustre, mais surtout au regard de l’avenir de la culture dans ce monde. La pandémie ne durera pas éternellement. Une fois dans le monde post-Coronavirus, nous ressentirons toujours plus la nécessité de nourrir culturellement nos cœurs, nos esprits et nos âmes. C’est pourquoi je vous prie de faire tout votre possible, comme nous faisons tout ce qui est nécessaire et possible de notre côté, pour que ce Festival ait lieu, pour qu’il soit aussi coloré et diversifié que nous l’avons annoncé », a souligné Vladimir Jurowski, directeur artistique du Festival, dans son message.</p>
<p>	REPONSE A LA PANDEMIE</p>
<p>	Par rapport aux éditions précédentes, le Festival Enesco 2021 connaîtra une série de transformations pour faire face aux défis posés par la pandémie. Les 66 concerts seront regroupés en quatre séries :</p>
<ul>
<li>Grands orchestres du monde (concerts qui auront lieu à la Grande Salle du Palais)</li>
<li>Récitals et musique de chambre (à l’Athénée Roumain, les après-midi)</li>
<li>Musique du XXIe siècle (à la Salle de la Radio)</li>
<li>Enesco et ses contemporains (à la Salle de l’Auditorium, les matins)</li>
</ul>
<p>Les organisateurs ont annulé la série de Concerts de Minuit, qui se déroulait traditionnellement à l’Athénée, à partir de 22h30, afin de réduire le flux de personnes dans la salle et de permettre une ventilation et une aseptisation adéquates entre les concerts et les répétitions.<br />
	Pour des raisons liées à la pandémie, il est possible que des changements soient apportés au programme jusqu’en septembre. Les mélomanes sont priés de comprendre que ces changements peuvent être dus à des urgences ou à d’autres circonstances exceptionnelles, compte tenu de l’insécurité engendrée par la pandémie.<br />
	Les incertitudes liées à la situation épidémiologique ont repoussé l’annonce de mesures plus concrètes à une date ultérieure, très probablement à mai 2021, et le début de la souscription et de la vente des billets à juin 2021.<br />
	Le nombre de sièges disponibles dans les salles de concert sera réduit, toujours pour des raisons sanitaires. Pour l’achat des abonnements, un tirage au sort sera organisé, selon les procédures internationales, afin d’assurer l’équité de distribution. Plus de détails sur le tirage seront fournis au mois de mai, lorsque les conditions d’accès aux salles de concert deviendront plus claires. D’ici là, la procédure générale du tirage au sort peut être consultée ici.<br />
	Outre les concerts ouverts au public, le Festival Enesco 2021 offrira un accès en ligne aux spectateurs du monde entier, sur le principe pay-per-view (paiement à la séance).<br />
	Les billets et les abonnements seront mis en vente en juin, sur les sites <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.festivalenescu.com et www.eventim.ro">www.festivalenescu.com et www.eventim.ro</a>.</p>
<p>LES POINTS FORTS DU PROGRAMME DU FESTIVAL ENESCU 2021</p>
<p>La présentation la plus complète des compositions de George Enescu : 42 œuvres, y compris l’ensemble de ses 5 symphonies, dans l’interprétation d’orchestres internationaux. Chaque orchestre international qui sera présent au Festival va interpréter une œuvre d’Enesco.</p>
<p>	L’organisation d’un dialogue Enescu-Stravinsky, pour la commémoration des 50 ans de la mort d’Igor Stravinsky :</p>
<ul>
<li>La Symphonie n° 5 d’Enesco (finalisée par Pascal Bentoiu) figure au programme aux côtés de deux œuvres de Stravinsky qui seront présentées pour la première fois en Roumanie, The Flood (« Le Déluge ») et Les Noces, dans un concert donné par l’Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin dirigé par Vladimir Jurowski et le Chœur de la Philharmonie Georges Enesco Bucarest. Les Noces est une œuvre difficile à organiser, étant écrite pour quatre pianos. Les solistes sont quatre jeunes pianistes roumains : Daniel Ciobanu, Andrei Licaret, Mihai Ritivoiu et Alexandra Silocea.</li>
<li>La Symphonie n° 2 d’Enesco figure à côté du Concerto pour violon en Ré Majeur de Stravinsky, présenté par l’Orchestre Philharmonique de la Mer Baltique.</li>
<li>Le programme du deuxième concert donné par l’Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin, sous la direction de Vladimir Jurowski, comprend le Concerto pour piano de Stravinsky, dont le soliste sera le lauréat de la section Piano du Concours Enesco 2020/2021.</li>
</ul>
<p>De grands orchestres se produiront au Festival : l’Orchestre Philharmonique George Enescu de Bucarest jouera lors du Gala d’ouverture sous la direction de Paavo Järvi; l’Orchestre National de France, dirigé par son nouveau directeur musical, Cristian Macelaru; l’Orchestre Philharmonique de Munich sous la direction de Valery Gergiev; l’Orchestra Del Teatro Alla Scala di Milano, avec un programme spécial sous la direction d’Andrés Orozco-Estrada, invité pour la toute première fois au Festival et en Roumanie ; Les Dissonances, avec David Grimal comme directeur artistique et soliste; l’Orchestre et le Chœur du Théâtre Mariinsky, dirigés par Valery Gergiev; London Symphony Orchestra, Royal Philharmonic, London Philharmonic Orchestra, Academy of St. Martin in the Fields, Philharmonia London, Simfonia of London, London Mozart Players; l’Orchestre Philharmonique d’Israël se produira sous la direction de son nouveau chef, Lahav Shani; le Concertgebouworkest, avec deux chefs différents pour leurs deux concerts – Daniel Harding et Alan Gilbert.</p>
<p>	Des solistes de renom: Maxim Vengerov; Patricia Kopatchinskaja; la violoncelliste américaine Alisa Weilerstein, qui effectue sa première visite en Roumanie, avec son orchestre de chambre The Trondheim Soloists ; Renaud Capuçon (violon) et Gautier Capuçon (violoncelle); les violonistes Leonidas Kavakos et Dmitry Sitkovetsky; le contre-ténor Philippe Jaroussky; la mezzo-soprano Joyce DiDonato et la soprano Sonya Yoncheva; des pianistes de grande renommée déjà venus au Festival : Martha Argerich, Jean Yves Thibaudet, Yuja Wang, Khatia Buniatishvili, Maria João Pires, Kirill Gerstein.</p>
<p>	La série Musique du XXIe siècle : l’Orchestre Symphonique de Bucarest, sous la direction de John Axelrod, interprétera un programme comprenant la symphonie Istanbul du pianiste et compositeur Fazıl Say, le Concerto latin pour piano et orchestre de la pianiste Gabriela Montero, et Setlist avec Avisahi Cohen. La série comprend également des prestations de la violoniste Carolin Widmann, qui jouera à Bucarest et à Bacau, du violoncelliste Raphael Wallfisch et du baryton Sir Simon Keenlyside.</p>
<p>	Premières d’opéra : <em>Der Zwerg</em> (« Le Nain ») d’Alexander Zemlinsky,<em> Die tote Stad</em>t (« La Ville morte ») d’Erich Wolfgang Korngold. L’Orchestra dell’Accademia Nazionale Di Santa Cecilia, sous la direction de Daniele Gatti, interprétera une œuvre exceptionnelle – Requiem pour orchestre à cordes – du compositeur Tōru Takemitsu.</p>
<p>	Deux œuvres à narrateur: Robert Powell (célèbre pour le rôle titulaire de Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli, 1977) jouera le rôle du narrateur dans Oedipus Rex de Stravinsky, interprété par l’Orchestre et le Chœur du Théâtre Mariinsky sous la direction de Valery Gergiev, et dans la suite Peer Gynt de Grieg.</p>
<p>	Présence roumaine au Festival : L’Orchestre et le Chœur de la Philharmonie George Enescu de Bucarest, l’Orchestre et le Chœur Académique de la Radio, les orchestres philharmoniques de Iasi, Timisoara, Bacau, Sibiu.</p>
<p>	Des concerts dans toute la Roumanie avec les artistes du Festival : Timisoara, Iasi, Cluj-Napoca, Sibiu, Bacau.</p>
<p>	Promotion des artistes lauréats du Concours Enesco 2020/2021 dans des concerts aux côtés d’artistes établis.</p>
<p>	Retrouvez le programme complet le site du Festival <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.festivalenescu.ro/festival-2021/program/">ici</a></p>
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