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	<title>Saint-Quentin-en-Yvelines - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:25:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Saint-Quentin-en-Yvelines - Ville - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>MONTEVERDI, L’Orfeo&#124;Vespro della Beata Vergine&#124;Madrigaux Livre VIII&#124;L&#039;Incoronazione di Poppea — Saint-Quentin-en-Yvelines</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orfeo-5063-saint-quentin-en-yvelines-le-livre-dimages-dorphee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Spectacle en création au théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Orfeo 5063 se propose de revisiter certaines des œuvres de Monteverdi en les « transposant dans une installation vidéo immersive ». Jérôme Correas et ses Paladins ont collaboré avec Guillaume Marmin et sa maîtrise des arts numériques. Le corpus de partitions choisi interroge. Il ne s’agit donc nullement d’une réduction &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Spectacle en création au théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, <em>Orfeo 5063</em> se propose de revisiter certaines des œuvres de Monteverdi en les « transposant dans une installation vidéo immersive ». <strong>Jérôme Correas</strong> et ses Paladins ont collaboré avec <strong>Guillaume Marmin</strong> et sa maîtrise des arts numériques.</p>
<p>Le corpus de partitions choisi interroge. Il ne s’agit donc nullement d’une réduction de l’<em>Orfeo</em> en extraits mais d’un assemblage de quatre œuvres de Monteverdi (<em>L’Orfeo</em>, le <em>Couronnement de Poppée</em>, <em>Les Vêpres à la Vierge</em> et les <em>Madrigaux</em>) partagés en quatre parties thématiques (Adieu à la terre, <em>De Profundis</em>, Eurydice, Inferno). Certes on comprend vite que ce qui est recherché ici c’est surtout la texture du langage musical, les tessitures mobilisées, les couleurs vocales et instrumentales… le tout devant former une manière de continuo. Pourtant malgré l’absence de surtitrage, il est aisé d’entendre surgir le nom de « Poppea » dans cette déambulation normalement calquée sur celle d’Orphée ou encore de sentir les disparités entre les pages opératiques et leur théâtralité, à l’opposé de la liturgie des pièces sacrées. Cette mélopée, qu’assez peu de ruptures viennent ponctuer, opère comme une bande son envoutante accompagnant la dynamique des images de Guillaume Marmin. De grands plans séquences, filmés en ultra haute définition au drone, illustrent un parcours symbolique à travers des panoramiques de montagnes enneigées, des dessins de Lascaux, un musée subaquatique (étrangement retenu pour accompagner le « pur ti miro » conclusif du <em>Couronnement de Poppée</em>), de la statuaire antique etc. Sur scène, des néons installés en forêt autour de l’orchestre produisent de beaux effets de lumières sur une mer de fumée lourde qui ajoute à l’irréalité de cet univers musical et visuel. On comprend que cet assemblage se veut un labyrinthe sensoriel de la quête d’Orphée sans toutefois pouvoir le suivre avec certitude bien souvent. C&rsquo;est finalement la vidéo de chiens de défense enchainés, dont les aboiements viennent couvrir le chant, qui raccrochent le spectateur au désespoir du poète, impuissant face aux créatures des Enfers. A défaut de sens évident, on se satisfait la plupart du temps de voir de belles images sur de la belle musique, sans tomber dans les excès New Age d’un Bill Viola.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/orfeo_5063_repetition_janvier_2022_7_c_guillaume_marmin_0.jpg?itok=wxJGvfrT" title="© Guillaume Marmin" width="468" /><br />
	© Guillaume Marmin</p>
<p>Car la musique est belle et remarquablement bien servie. <strong>Les Paladins</strong> se coulent avec délicatesse dans chacune des pages sous la direction précise et fluide de Jérôme Correas. Le plateau vocal bénéficie d’une belle homogénéité et de voix bien différenciées. A la basse sombre mais chaleureuse de <strong>Matthieu Heim</strong> répond la clarté éthérée de la haute-contre<strong> Jean-François Lombard</strong>. <strong>Antonin Rondepierre</strong> hérite des pages dévolues à Orphée qu’il sert avec poésie et un timbre charnu.<strong> Jordan Mouaissia</strong> se différencie sans mal grâce à une voix plus claire et à un legato léché. Enfin <strong>Jehanne Amza</strong>l et <strong>Anne-Sophie Honoré</strong> brillent dans le dialogue permanent des sopranos : duo final du Couronnement, « magnificat »… elles distillent nuances et <em>piani </em>avec un bonheur constant.  </p>
<p>Si cette création nous interroge, il faut noter l’accueil chaleureux qu’elle a reçu en ce soir de première au théâtre de Saint-Quentin en Yvelines. Un public largement constitué de scolaire (certain munis de rehausseurs de siège !) dont on a senti la concentration et l’intérêt. Pari gagné ?</p>
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		<title>SCHÜTZ, Psaumes de David — Saint-Quentin-en-Yvelines</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/david-salomon-saint-quentin-en-yvelines-son-amour-dure-toujours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Niel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 10:29:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Cris de Paris sont déjà connus par un large pan du public pour ses productions ambitieuses de répertoires variés, n’hésitant pas à se spécialiser par exemple dans la musique vénitienne des XVIIe et XVIIIe siècles – comme leur dernier album Passions – ou en proposant des créations d’aujourd’hui polychorales et spatialisées. C’est en prolongement &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Cris de Paris</strong> sont déjà connus par un large pan du public pour ses productions ambitieuses de répertoires variés, n’hésitant pas à se spécialiser par exemple dans la musique vénitienne des XVIIe et XVIIIe siècles – comme leur dernier album Passions – ou en proposant des créations d’aujourd’hui polychorales et spatialisées. C’est en prolongement de leur parcours déjà riche qu&rsquo;ils ont présenté un programme singulier à la Scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines : les <em>Psaumes de David</em> d’Heinrich Schütz (1585-1672), augmentés de quelques extraits des <em>Symphoniae Sacrae</em> et des <em>Cantiones Sacrae</em>, dont les textes sont issus du Cantique des Cantiques, attribué au roi Salomon.</p>
<p>Un programme réjouissant d’autant qu’il n’est que peu donné. Cette rareté s’explique entre autres par l’effectif important qu’il requiert : 16 chanteurs et 17 instrumentistes, dont la présence de saqueboutes et des doulcianes. Composé d’œuvres sacrées, il pourrait apparaître édifiant, l’attachement du compositeur à la foi luthérienne étant important ; mais il révèle en réalité une subtile religiosité, ces œuvres ayant été écrites lorsque le compositeur a connu aussi son grand amour terrestre, son épouse Magdalene.</p>
<p>D’un même élan, le concert embrasse la ferveur humaine et divine. Les partitions vibrantes sont enveloppées d’une pieuse réserve que <strong>Geoffroy Jourdain</strong> a su parfaitement interpréter. Sa direction, toujours précise, lui permet de maîtriser les nuances singulières de cette musique allemande, dont la puissance expressive repose plus dans une tension harmonique que dans l’abondance mélodique.</p>
<p>Et pourtant, l’influence Italienne est présente partout – Schütz avait pour professeur Giovanni Gabrieli, maître de la polychoralité vénitienne. Et le spectacle a le mérite d’avoir de façon effective tenté d’en rendre compte. La spatialisation proposée par les musiciens, fidèle à l’intention du compositeur, est pertinente car elle permet de restituer des effets sonores contrastés, notamment dans l’alternance des solistes et des chœurs, chanteurs ou instrumentistes. Malheureusement, sans doute la salle n’est pas la mieux adaptée pour ce type d’exercice. L’acoustique, pas mauvaise, n&rsquo;est pas celle néanmoins d&rsquo;une église, empêchant de savourer la réelle puissance vocale des chanteurs, un peu étouffée. De même pour l&rsquo;impact sonore de la polychoralité, les choeurs se trouvant limités par la taille de la scène, et malgré l&rsquo;utilisation momentanée du balcon.</p>
<p>Cela n’a toutefois pas empêché de saisir l’aspect par ailleurs grandiose de la musique. Les solistes ont ravi les spectateurs de leur excellence. Ils ont suivi avec justesse les difficultés de la partition, notamment en respectant la sobriété de rigueur dans l’interprétation malgré une écriture riche d’ornements. </p>
<p>Le parti pris de diffuser dans des enceintes les textes avant chaque pièce est également bien perçu. Entendre les voix est l’occasion de profiter de ce rapport intime contenu dans les poèmes et crée un contraste intéressant avec le spectaculaire de la musique. Les récitants, des comédiens de la talentueuse compagnie La vie brève, menée par <strong>Jeanne Candel</strong> et <strong>Samuel Achache</strong>, savent trouver le ton juste : sans exubérance ni emphase, ils transmettent toujours avec délicatesse le souffle du désir, charnel ou mystique, selon l’aspiration de l’auditeur. La traduction moderne choisie d’Olivier Cadiot, épurée et sensuelle, achève de mettre à nu la puissance poétique de ces prières anciennes. Toutefois, sachant l’importance des textes bibliques dans la foi protestante, il aurait été également souhaitable de pouvoir réellement saisir justement ce mouvement de mise en musique, en ayant les textes sous les yeux.</p>
<p>Le spectacle est évidemment une grande réussite et c’est une réelle chance de pouvoir l’entendre dans une scène dédiée à l’excellence du spectacle vivant. A la fin du concert, Geoffroy Jourdain annonce que la soirée inaugure une résidence de trois ans à la Scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une résidence qui s’annonce donc déjà riche et prometteuse.</p>
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		<title>SACCHINI, Chimène — Saint-Quentin-en-Yvelines</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/chimene-ou-le-cid-saint-quentin-en-yvelines-qui-leut-cru-qui-leut-dit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2017 07:53:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui aurait pu croire qu’une aussi bonne partition dormait encore dans les cartons des bibliothèques ? Qui aurait cru que Sacchini pouvait nous réserver une aussi bonne surprise que cet opéra d’après Corneille, d’abord conçu en italien sous le titre Il Gran Cid (Londres, 1773) avant d’être adapté en français pour devenir Chimène, ou Le Cid ? &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui aurait pu croire qu’une aussi bonne partition dormait encore dans les cartons des bibliothèques ? Qui aurait cru que Sacchini pouvait nous réserver une aussi bonne surprise que cet opéra d’après Corneille, d’abord conçu en italien sous le titre <em>Il Gran Cid</em> (Londres, 1773) avant d’être adapté en français pour devenir <em>Chimène, ou Le Cid</em> ? L&rsquo;ARCAL et le CMBV y ont cru, avec raison, mais tous ceux qu’avait subjugués <a href="http://www.forumopera.com/cd/je-vous-salue-marie-kalinine"><em>Renaud</em>, du même Sacchini</a>, pouvaient soupçonner que cette œuvre créée la même année serait du même tonneau. Et cette fois, impossible d’attribuer le succès de l’entreprise au magnétisme d’une chanteuse à la forte personnalité : ce ne sont pas ici les voix que l’on admire, mais bien l’écriture d’un compositeur appelé à Paris pour prendre la relève de Gluck face à son rival Piccinni. Les airs sont écrits sur le même modèle que ceux du Chevalier reparti pour Vienne, mais la musique orchestrale possède une élégance qui fait penser à Mozart, pourtant d’un quart de siècle plus jeune que Sacchini. Et en entendant le premier air de Chimène, tourmentée par l’amour insensé qu’elle porte à son ennemi, on pense à Ilia, éprise d’un de ces Grecs qui sont cause de tous ses malheurs (<em>Idomeneo</em> n’est que de deux ans antérieur). Les duos entre Rodrigue et Chimène sont très développés, et seuls les chœurs paraissent parfois un peu longuets à force de répétition des mêmes phrases.</p>
<p>Grâces soient donc rendues à <strong>Julien Chauvin</strong> à la tête de son <strong>Concert de la Loge</strong> pour avoir fait revivre cette œuvre, dont on comprend qu’elle ait tant plu à Marie-Antoinette. C’est peut-être avec des effectifs plus nombreux que le public de 1783 découvrit <em>Chimène</em>, mais tel quel, l’orchestre est bien suffisant pour nous faire apprécier la vivacité et la beauté de cette musique. Ledit orchestre est d’ailleurs visible pendant toute la soirée puisqu’il a été décidé de le placer sur scène, divisé en deux moitiés entre lesquelles le chef prend place, tantôt face, tantôt dos au public. Ainsi l’a voulu <strong>Sandrine Anglade</strong>, qui fait évoluer les protagonistes sur un espace restreint, sombre mais superbement éclairé, pour un spectacle fluide dont le dépouillement permet en fait de se concentrer sur l’action. Les soldats que Rodrigue entraîne au combat contre les Maures ressemblent plus à une bande de sympathiques bandits qu’à l’armée de métier d’un grand roi, mais peu importe, au fond.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="192" src="/sites/default/files/styles/large/public/03_2017_chimene_ou_le_cid_artava_zd_sargsyan_agnieszka_slawinska_julien_chauvin_le_concert_de_la_loge-anne-sophie_soudoplatoff_0.jpg?itok=8jMokYkM" title="A. Sargsyan, A. Slawinska © Anne-Sophie Soudoplatoff" width="468" /><br />
	A. Sargsyan, A. Slawinska © Anne-Sophie Soudoplatoff</p>
<p>Cela dit, il ne suffit pas de croire, il faut aussi dire. Et c’est là que le bât blesse un peu. Pas pour tous, bien de sûr. Les <strong>Chantres du CMBV</strong> ont une diction exemplaire et, peut-être stimulés par l’expérience de la scène, semblent plus présents que dans certains opéras en version de concert. <strong>Mathieu Lécroart</strong> en Don Diègue est un régal : ce baryton, formé à la dure école de Compiègne du temps de feu Pierre Jourdan, honteusement sous-employé depuis, unit à un français suprêmement articulé un timbre délectable et une belle aisance dans l’aigu. Dans la même tessiture, <strong>Jérôme Boutillier</strong>, applaudi il y a un an lors du concert des Révélations de l’Adami, confirme les dons les plus prometteurs, grâce à l’air du Hérault, équivalent très abrégé du fameux « Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort… ». Pas de problème linguistique non plus pour <strong>Artavazd Sargsyan</strong> : la voix n’est pas d’une puissance énorme, on l’avait déjà remarqué en d’autres occasions, mais le ténor se fait ici fort bien entendre et compose un héros tout à fait convaincant, même si le livret ampute le héros de ses très cornéliennes stances. On aurait aimé avoir pour Chimène les oreilles de Rodrigue, mais le compte n’y est hélas pas tout à fait. Mozartienne confirmée, <strong>Agnieszka Sławińska</strong> a la voix qui convient au rôle, dont elle a aussi la silhouette. La diction, en revanche, manque cruellement de clarté : les voyelles sont à peu près les bonnes, comme on s’en rend compte lorsqu’on lève les yeux vers le surtitrage, mais l’ensemble ne coule pas comme il devrait, même si les choses s’arrangent dans les duos avec Rodrigue. A peu près incompréhensible s’avère en revanche le roi d’<strong>Enrique Sánchez-Ramos </strong>: dans son cas, la lecture des surtitres s’apparente à une surprise totale, sans rapport avec les sons émis. Un disque s’ensuivra-t-il ? On le souhaite dans l’absolu, mais peut-être faudra-t-il revoir au moins ce point noir de la distribution.</p>
<p>Prochaines représentations : le 14 mars à Massy, les 25 et 27 mars à Herblay</p>
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		<item>
		<title>GLUCK, Iphigénie en Tauride — Saint-Quentin-en-Yvelines</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/iphigenie-en-tauride-saint-quentin-en-yvelines-o-merveilleuse-andreea/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2015 06:56:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme l’a prouvé Oliver Py avec sa production d’Alceste qu’on se réjouit de revoir prochainement au Palais Garnier, les opéras de Gluck n’exigent pas forcément des moyens somptueux pour être montés de façon convaincante. C’est surtout vrai d’Iphigénie en Tauride, son œuvre la plus austère, la plus resserrée, et l’on a vu s’y casser les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme l’a prouvé Oliver Py avec sa production d’<em>Alceste</em> qu’on se réjouit de revoir prochainement au Palais Garnier, les opéras de Gluck n’exigent pas forcément des moyens somptueux pour être montés de façon convaincante. C’est surtout vrai d’<em>Iphigénie en Tauride</em>, son œuvre la plus austère, la plus resserrée, et l’on a vu s’y casser les dents certains metteurs en scène qui multipliaient accessoires et symboles encombrants. Pour ce nouveau spectacle de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, <strong>Jacques Osinski</strong> propose une transposition discrète, qui rapproche le mythe de notre temps sans lui imposer de distorsion choquante, sans y plaquer aucun message incongru (seul surprend le mariage hâtivement conclu entre l’héroïne et Pylade, à la toute fin). Les costumes, très sobres, d’<strong>Hélène Kritikos</strong> sont du XX<sup>e</sup> siècle sans modernité agressive, et le décor de <strong>Christophe Ouvrard </strong>rappelle ceux dans lesquels Antoine Vitez situait son <em>Electre</em> de Sophocle, un espace vaguement méditerranéen, aux murs défraîchis, au mobilier pauvre, mais superbement éclairé par <strong>Catherine Verheyde</strong>. Excellente idée que d’avoir renvoyé les choristes vers des espaces hors-cadre, la chambre d’Iphigénie servant ainsi d’unique lieu de l’action, cependant que les prêtresses de Diane forment une sorte de chœur antique qui commente sans vraiment participer, qui partage les souffrances de l’héroïne en adoptant les mêmes positions, mais sans être matériellement à ses côtés. Le procédé fonctionne admirablement et confère grandeur et noblesse aux interventions d’un <strong>Jeune Chœur de Paris</strong> aux voix limpides et fraîches, d’où se détache le chant stylé de <strong>Clémence Poussin</strong> qui cumule les rôles fusionnés de la première et de la deuxième prêtresse.</p>
<p>Pas de moyens somptueux dans la fosse non plus, puisque les instrumentistes ne sont qu’une douzaine, pour interpréter une réduction de la partition de Gluck. On connaissait surtout le travail de Thibault Perrine pour Les Brigands, où ses arrangements d’Offenbach, de Christiné et d’autres compositeurs d’opérettes n’avaient pas toujours fait l’unanimité. Rien de tel cette fois, et son adaptation d’<em>Iphigénie</em> emporte l’adhésion car elle sonne fort bien : la musique du XVIII<sup>e</sup> siècle se prêterait-elle mieux à l’exercice ? En tout cas, Gluck ne paraît jamais dénaturé, jamais appauvri, même dans la tempête de l’ouverture. Est-ce ce « dégraissage » qui permet à <strong>Geoffroy Jourdain</strong> d’adapter des tempos très allants ? Sa direction est sans doute moins contrastée que celle de certains baroqueux, elle évite toute lenteur excessive, toute sur-accentuation, mais elle opte parfois pour une rapidité étonnante, comme dans le premier chœur des Scythes. Constitué de brillants musiciens qui semblent avoir été réunis pour l’occasion, son orchestre le suit sans peine dans cette aventure.</p>
<p>Quant aux solistes vocaux, l’Atelier lyrique propose comme d’habitude une double distribution (l’une pour le vendredi soir et le dimanche après-midi, l’autre pour le samedi soir), et a aussi fait revenir certains anciens élèves. Faisant son apparition finale en tailleur Chanel doré, <strong>Gemma Ní Bhriain</strong> est une Diane au timbre riche de mezzo. Le Thoas de <strong>Pietro Di Bianco</strong> n’est pas le barbare qu’on nous montre parfois, malgré un chant un peu raide. <strong>Oleksiy Palchykov</strong> est un très solide Pylade, dont on louera l’effort de diction. Signalons au passage qu’aucun des interprètes de la première distribution n’est francophone, ce qui n’est d’ailleurs gênant que dans le cas de <strong>Piotr Kumon</strong>, Oreste affligé d’un sérieux problème d’élocution. Son texte devient une bouillie où même les consonnes sont souvent méconnaissables, et la voix paraît bien nasale. Heureusement, le rôle-titre est tenu par la merveilleuse <strong>Andreea Soare</strong>, dont on a pu suivre depuis quelques années le parcours à l’Atelier lyrique et dont la carrière s’annonce on ne peut plus prometteuse. Ô très heureuse Iphigénie ! Voilà une soprano qui possède à la fois la clarté du timbre nécessaire pour ce personnage de jeune fille, et l’étendue du registre qu’appelle la partition assez exigeante dans le grave. Voilà une interprète sensible, qui pourrait donner des leçons de prononciation française à beaucoup de nos compatriotes (tout juste peut-on lui reprocher de fermer parfois un peu trop le son « è »). Si vous ne l’avez jamais entendue, hâtez-vous de vous rendre à Saint-Quentin, ou allez l’écouter lundi 9 et mardi 10 mars à l’ambassade de Roumanie, puisqu’elle y chantera le rôle-titre de <em>Nausicaa</em> de Reynaldo Hahn, dans le superbe théâtre byzantin de l’hôtel de Béhague.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>HAYDN, Armida — Saint-Quentin-en-Yvelines</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/armida-saint-quentin-en-yvelines-cest-lhistoire-dun-mec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2014 03:53:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement à celle de Lully, l’Armide de Haydn ne laisse guère de place à la magie, sauf un peu au dernier acte, et choisit plutôt de se concentrer sur les atermoiements et les souffrances de deux cœurs que l’on sépare. Rien de bien spectaculaire à montrer. Pourtant, en paroles, on ne se ménage guère : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement à celle de Lully, l’<em>Armide</em> de Haydn ne laisse guère de place à la magie, sauf un peu au dernier acte, et choisit plutôt de se concentrer sur les atermoiements et les souffrances de deux cœurs que l’on sépare. Rien de bien spectaculaire à montrer. Pourtant, en paroles, on ne se ménage guère : cris et pleurs sont à l’ordre du jour, et à en croire Ubalde qui vient l’arracher aux griffes d’Armide, Renaud doit ressentir une honte extrême, lui qui arbore des oripeaux abjects et s’abandonne au plaisir. Pour l’essentiel, cet opéra nous raconte donc l’histoire d’un homme déchiré entre l’amour et le devoir. Pour représenter ce conflit et nous le rendre sensible, <strong>Mariame Clément</strong> a donc fait un choix audacieux. Ces deux camps qu’un enjeu religieux oppose, ils existent tout près de nous, sans aller chercher hors d’Europe une transposition martiale : il n’y a pas si longtemps encore, le mariage pour tous suscitait manifestations et contre-manifestations dans les rues de France. Les Croisés deviennent donc ici de vertueux défenseurs de la famille traditionnelle, alors que leurs adversaires brandissent le drapeau arc-en-ciel et défendent l’égalité des droits. Conséquence logique de ce choix dramaturgique, l’intrigue devient « l’histoire d’un mec » et <em>Armida</em> pourrait être rebaptisé <em>Armido</em> puisque c’est ici d’un homme que Renaud est épris, au grand dam des autres chevaliers chrétiens. Défendue avec une parfaite cohérence – la traduction française du surtitrage fait opportunément disparaître toute référence à la féminité de l’héroïne devenue héros – , cette idée est tout à fait convaincante, mais l’on comprend mal pourquoi, au lever de rideau et à la toute fin de l’œuvre, Armide revêt les habits d’une magicienne d’opera seria, ample robe bleue, perruque frisée et casque empanaché.</p>
<p>Hormis ces deux moments, <strong>Chantal Santon</strong> se retrouve donc à interpréter un rôle travesti, d’abord en tenue ordinaire d’un jeune homme d’aujourd’hui, puis en smoking dans la deuxième partie. Cette difficulté supplémentaire ne semble nullement affecter sa maîtrise du rôle, dont elle livre une superbe interprétation, peut-être plus accomplie dans la douceur que dans la fureur, mais l’Armide de Haydn se situe davantage du côté de l’inquiétude et du désespoir. En progrès constant, <strong>Dorothée Lorthiois</strong> se montre parfaitement à l’aise jusque dans les notes les plus aiguës du rôle de Zelmira, qu’elle incarne avec un beau naturel. Des trois ténors que compte la distribution, <strong>Francisco Fernández-Rueda</strong> n’a pas assez à chanter pour vraiment s’imposer, mais il parvient à faire exister son personnage d’amoureux déçu de Zelmira. On est ravi de retrouver <strong>Enguerrand de Hys</strong> après son triomphe dans <em>Mitridate</em> en mars dernier (<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/precoce-ou-premature">voir compte rendu</a>) : ce répertoire de la fin du XVIIIe siècle convient fort bien à sa voix, et il montre une belle expressivité dans les différents airs réservés à Ubaldo. En Renaud, <strong>Juan Antonio Sanabria</strong> semble beaucoup plus à l’aise dans les tourments du personnage que dans l’héroïsme de sa toute première intervention. <strong>Laurent Deleuil</strong>, enfin, se régale à camper le machiavélique Idreno. Dirigés par <strong>Julien Chauvin</strong>, les vingt-huit instrumentistes du <strong>Cercle de l’Harmonie</strong> proposent une lecture enlevée de la partition, d’une limpidité qui se combine fort bien avec l’exploration des zones d’ombre de la psychologie des protagonistes.</p>
<p>Organisée par l’Arcal – Compagnie nationale de théâtre lyrique et musical, cette production va connaître une longue tournée : Reims le 16 janvier, Massy 23 janvier, Orléans le 11 février, Besançon le 19 février, Clermont-Ferrand les 25 et 27 février, Cergy-Pontoise le 5 et 7 mars, et Niort le 10 mars.</p>
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