<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Utrecht - Ville - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/ville/utrecht/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/ville/utrecht/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Utrecht - Ville - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/ville/utrecht/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>OFFENBACH, Fantasio — Utrecht</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-utrecht-ou-le-genie-abonde-la-grace-surabonde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2019 02:50:52 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/o-le-gnie-abonde-la-grce-surabonde/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’œuvre, d’abord. Du génie, Offenbach en avait, et on s’aperçoit enfin qu’il ne le déployait pas seulement dans ses œuvres bouffes, mais qu’il était parfaitement capable de l’adapter au genre opéra-comique. La résurrection de Barkouf à Strasbourg l’a montré, comme l’avait montré un peu plus tôt la reprise de Fantasio à Paris : même quand sa &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-utrecht-ou-le-genie-abonde-la-grace-surabonde/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Fantasio — Utrecht</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-utrecht-ou-le-genie-abonde-la-grace-surabonde/">OFFENBACH, Fantasio — Utrecht</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’œuvre, d’abord. Du génie, Offenbach en avait, et on s’aperçoit enfin qu’il ne le déployait pas seulement dans ses œuvres bouffes, mais qu’il était parfaitement capable de l’adapter au genre opéra-comique. La résurrection de <em>Barkouf</em> à Strasbourg l’a montré, comme l’avait montré un peu plus tôt la reprise de <em>Fantasio </em>à Paris : même quand sa musique n’avait pas pour soutien un livret irrévérencieux qui fit grincer bien des dentitions au XIX<sup>e</sup> siècle, elle peut être à la fois superbe et efficace. <em>Fantasio</em> est à ranger parmi les chefs-d’œuvre de son auteur, cela ne devrait maintenant plus faire l’ombre d’un doute. Les mélodies enchanteresses s’y bousculent et côtoient les inventions les plus inspirées : du très grand Offenbach.</p>
<p>Encore faut-il donner raison à ceux qui l’avaient subodoré, en montant l’œuvre pour permettre au public de se persuader du bien-fondé de son retour sur les scènes. Après la production de Thomas Jolly qui s’est pas mal promenée en France et en Suisse en 2017-18, voici que les Pays-Bas nous en proposent une nouvelle version. Surtout connu en France comme metteur en scène, Waut Koeken a eu l’idée d’inscrire <em>Fantasio</em> au programme de la compagnie néerlandaise OperaZuid, dont il est le directeur. Pour monter cet opéra-comique, il a fait appel à un Français, <strong>Benjamin Prins</strong>, qui fut notamment l’assistant d’Olivier Py pour <em>Hamlet</em>. Riche idée, en l’occurrence, car le spectacle est une totale réussite, d’autant plus méritoire que OperaZuid ne bénéficie pas – c’est le moins qu’on puisse dire – des subventions généreuses de maisons plus établies, dans d’autres pays. Les décors mobiles sont astucieux, les costumes sont pleins d’invention ; peut-être la modernisation de certains dialogues ne plaira-t-elle pas à tout le monde, mais la mise en scène a pris le parti de rapprocher de notre époque le héros et ses amis. Les cinq jeunes gens qui, dans le livret original, rêvent de « tirer les bourgeois par la perruque et casser les lanternes », sont assez logiquement devenus des punks anarchistes ; au pantalon à sous-pieds de la Bohême Louis-Philipparde se substitue le jean skinny, et le sweat à capuche se marie avec le queue-de-pie. Dans une atmosphère délicieusement absurde, le XIXe siècle du roi de Bavière rencontre le Moyen-Age du prince de Mantoue. Et à côté de moments où l’on rit aux éclats (le susdit prince de Mantoue y est souvent pour quelque chose), il faut saluer de beaux moments de grâce et de poésie en relation avec la princesse, sorte d’Ophélie somnambule.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/jm-20190514-7356.jpg?itok=UuwVT_Qb" title=" © Joost Milde" width="468" /><br />
	 © Joost Milde</p>
<p>Musicalement, la réussite est tout aussi éclatante. Tout d’abord, on découvre en la personne d’<strong>Enrico Delamboye </strong>un chef capable de doser idéalement les diverses composantes de la partition : les valses dansent, les ensembles frétillent, le chœur du début du deuxième acte est éthéré à souhait, mais jamais la musique ne s’alanguit indûment. Il est en cela parfaitement suivi par le Philharmonie Zuidnederland, à la sonorité séduisante. Heureux les spectateurs du Théâtre de Coblence où ce chef allemand exerce le plus souvent ses talents !</p>
<p>Vocalement, enfin, OperaZuid a réussi à réunir une fort belle distribution. Dans le rôle-titre, la mezzo <strong>Romie Estèves</strong> gagne définitivement ses galons de grande artiste, et l’on espère que son grand talent sera récompensé par de grands rôles dans les saisons à venir. Sa prestation impressionne autant par son excellence vocale d’un bout à l’autre de la tessiture que par l’engagement avec lequel elle campe un personnage d’abord déprimé, bondissant ensuite, interprétant une véritable chorégraphie pendant son air « Voici dans la nuit brune ». Seul autre Français de la distribution, <strong>Thomas Morris</strong> a l’habitude de se distinguer dans les ténors de caractère, et Marinoni lui offre une belle occasion. Francophone, le baryton belge <strong>Ivan Thirion</strong> hérite du personnage pas si secondaire de Sparck, ami de Fantasio auquel plusieurs airs sont confiés et dont il s’acquitte fort bien. En princesse lunaire, <strong>Anna Emelianova</strong> conquiert tous les cœurs : la soprano russe possède exactement les couleurs virginales et la pureté d’émission qu’on attend des héroïnes d’opéra-comique, et le timbre de son Elsbeth s’accorde parfaitement à celui de Fantasio. Tout le reste de la distribution se compose de Néerlandais, au premier rang desquels on salue la prestation de <strong>Roger Smeets</strong>, prince de Mantoue idéalement risible, et le Flamel, page devenu ici duègne, de <strong>Francis van Broekhuizen</strong>, qui confère au personnage une truculence fort réjouissante. En roi, <strong>Huub Claessens </strong>n’a guère à chanter mais le fait bien. Parmi les étudiants, on signalera aussi le Facio de <strong>Jeroen de Vaal</strong>, qui passe le plus clair de la représentation simplement vêtu d’un slip et de bottes en caoutchouc, l’impressionnante composition de <strong>Jacques de Faber</strong>, ou le Hartmann sonore de <strong>Rick Zwart</strong>. Le comédien <strong>Peter Vandemeulebroecke</strong> est un geôlier impayable, et même les danseurs, employés à très bon escient, savent faire rire dans leurs différentes incarnations.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fantasio-utrecht-ou-le-genie-abonde-la-grace-surabonde/">OFFENBACH, Fantasio — Utrecht</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HAENDEL, Acis and Galatea — Utrecht</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/acis-and-galatea-utrecht-les-teletubbies-chez-bob-wilson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2017 06:44:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/les-teletubbies-chez-bob-wilson/</guid>

					<description><![CDATA[<p>On connaît un peu en France l’ensemble BarokOPera Amsterdam, qui est parfois passé par Paris au cours de ses tournées : on garde ainsi le souvenir d’un hilarant King Arthur donné à l’Athéne-Louis Jouvet. Directrice artistique de cet orchestre, notre compatriote Frédérique Chauvet, flûtiste et chef, confirme ses affinités avec la musique d’outre-Manche en abordant  Acis &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/acis-and-galatea-utrecht-les-teletubbies-chez-bob-wilson/"> <span class="screen-reader-text">HAENDEL, Acis and Galatea — Utrecht</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/acis-and-galatea-utrecht-les-teletubbies-chez-bob-wilson/">HAENDEL, Acis and Galatea — Utrecht</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît un peu en France l’ensemble <strong>BarokOPera Amsterdam</strong>, qui est parfois passé par Paris au cours de ses tournées : on garde ainsi le souvenir d’un hilarant <em>King Arthur</em> donné à l’Athéne-Louis Jouvet. Directrice artistique de cet orchestre, notre compatriote <strong>Frédérique Chauvet</strong>, flûtiste et chef, confirme ses affinités avec la musique d’outre-Manche en abordant  <em>Acis and Galatea</em>, petit chef-d’œuvre de Haendel, où le compositeur déploie tout son art au service d’un format moins ambitieux que ces grands opéras, mais pour une réussite incontestable. La douzaine d’instrumentistes que compte l’orchestre suffit à rendre justice à cette partition plusieurs fois remaniée : on soulignera notamment la belle volubilité des deux hautbois qui contribuent ici à évoquer l’élément liquide si présent dans l’intrigue, puisque Galathée, nymphe des eaux, finira par transformer Acis en source limpide.</p>
<p>Le spectacle présenté depuis début janvier et jusqu’à la mi-mars à travers différentes villes des Pays-Bas a été créé en Bretagne en juillet 2016, avant d’être proposé en Suisse en novembre. Pour la tournée néerlandaise, la distribution a été presque entièrement renouvelée depuis les représentations données à Dinard. On découvre ainsi en Galathée la jeune soprano française <strong>Elodie Kimmel</strong>, à qui Raphaël Pichon avait fait en 2013 un cadeau empoisonné : remplacer Gaëlle Arquez dans <em>Hippolyte et Aricie</em>, lourde responsabilité qui avait alors empêché de juger cette chanteuse à sa juste valeur. Quatre ans plus tard, l’artiste paraît infiniment plus convaincante et compose une attachante néréide, dont le timbre se pare de couleurs fort bienvenues. En Acis,<strong> Jan-Willem Schaafsma</strong> est exactement le type de ténor que l’on attend dans ce répertoire, mais il lui manque parfois un peu de puissance, qui lui permettrait d’émettre plus franchement des notes qu’il semble se contenter d’effleurer. <strong>Marc Pantus</strong> est un Polyphème plus baryton que basse : même s’il atteint sans difficulté le bas de la tessiture du rôle, on aimerait une voix plus sombre, qui rend le cyclope plus effrayant. On salue enfin la prestation des cinq chanteurs complétant la distribution : une soprano, trois ténors et un baryton, effectif réduit qui donne un caractère madrigalesque aux interventions du chœur. S’en détache pour quelques airs la piquante <strong>Salomé Zangerl</strong> et l’émouvant <strong>Falco van Loon</strong>, pour un étrange partage du personnage de Damon : si la plupart de ses premiers airs sont confiés à la soprano, le dernier, « Consider », revient au ténor (les enregistrements disponibles dans le commerce optent tantôt pour l’une – Patricia Petibon dans la version de William Christie 1999 – tantôt pour l’autre – Paul Agnew, Acis dans la susdite intégrale, devient Damon dans le DVD Opus Arte capté en 2009 à Covent Garden). Et l’on sursaute quand tout un rend de spectateurs se met à jouer les choristes pour un des numéros de la partition : qui sont-ils ? de talentueux amateurs venus en renfort ? Mystère.</p>
<p>Hélas, ce qui est proposé à l’œil est un peu moins enthousiasmant que ce qui est donné à entendre, et la mise en scène réglée par <strong>Julien Chavaz</strong> semble tiraillée entre différentes orientations possibles sans parvenir à choisir entre elles. L’action est située dans un décor d’un dépouillement extrême, comme il convient à un spectacle amené à beaucoup tourner, dépouillement très bobwilsonien, dont les éclairages rappellent étrangement certaine <em>Passion selon saint Jean </em>ou <em>Tétralogie</em> vue au Châtelet. Cette esthétique est tout à fait défendable, mais on est un peu surpris de voir les cinq membres du chœur, vêtus de layette beige qui les transforme en moutons, faire des galipettes à travers ce décor et se comporter comme les Teletubbies, héros de la télévision pour nourrissons. Les autres costumes ne manquent pas non plus de surprendre : que le berger Acis porte une cape laineuse, on peut le comprendre, mais il était moins importun de le coiffer d’une perruque évoquant Sylvie Vartan dans les années 1970. Monsieur Muscle habillé de cailloux, Polyphème devient ici un personnage exclusivement ridicule. Galathée est tout de bleu vêtue et maquillée, pour signifier son attachement à l’élément liquide, et sa perruque rappelle la photographie de Man Ray <em>Femme aux cheveux longs</em> : le personnage y perd une bonne partie de son humanité, et ses mouvements de danseuse se heurtent à la démarche à la Aldo Maccione qu’adopte le cyclope.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/acis-and-galatea-utrecht-les-teletubbies-chez-bob-wilson/">HAENDEL, Acis and Galatea — Utrecht</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
