Encyclopédie subjective du ténor: Placido Domingo

Par Christian Peter | dim 19 Juillet 2009 | Imprimer

Placido Domingo, « If I rest I rust »
 
Septembre 1959 : Placido Domingo fait ses premiers pas sur une scène d’opéra dans le rôle épisodique de Borsa (Rigoletto). Mai 2009 : Placido triomphe à Paris, au Châtelet, dans le rôle de Cyrano de Bergerac d’Alfano au point qu’à l’issue de la dernière représentation le public en délire lui offre une demi-heure de rappels ininterrompus.
 

 
Entre ces deux soirées, s’est écoulé un demi-siècle qui a vu se dérouler une carrière de ténor exceptionnelle, tant par sa longévité (et ce n’est pas fini !) que par la diversité des répertoires abordés. Quel ténor aura chanté près de cent trente rôles avant Placido Domingo ? Aucun. Quel ténor aura incarné avec un même bonheur Don José et Siegmund, Rodolfo et Parsifal, Bajazet et Otello ? Aucun non plus, sans doute.
 
De plus, non content d’être depuis cinq décennies l’un des ténors les plus populaires du monde, Domingo mène en parallèle une carrière importante de chef d’orchestre et de directeur d’opéra.
A qui lui demande où il puise l’énergie pour accomplir toutes ces tâches, il répond en souriant : « If I rest I rust » (« Si je me repose, je me rouille »), devise qui figure en exergue sur son site officiel.

Une solide formation musicale
 
Placido Domingo voit le jour le 21 janvier 1941 à Madrid. Son père et sa mère qui étaient tous les deux des chanteurs de Zarzuelas réputés effectuent après la guerre une tournée en Amérique centrale, avec la compagnie de Federico Moreno Torroba. A leur retour, ils décident de s’installer au Mexique et d’y fonder leur propre troupe. Dès l’âge de huit ans, le jeune Placido assiste aux répétitions et aux représentations que donnent ses parents, il fait même de la figuration dans leurs spectacles. Ainsi, il se familiarise avec le théâtre tout en baignant constamment dans une atmosphère de musique et de chant. A la même époque il commence à étudier le piano. A quatorze ans il entre au Conservatoire National de Mexico pour parfaire son apprentissage, il y étudie la composition musicale et assiste aux cours de direction d’orchestre d’Igor Markevitch avant de commencer à travailler sa voix et d’interpréter, dans la troupe de ses parents, des emplois de barytons légers.

Les débuts
 
En 1959 il passe une audition à l’Opéra National de Mexico, avec deux airs de baryton mais les responsables lui demandent de chanter un air de ténor, ce sera « Amor ti vieta » qu’il déchiffre à vue. Il est aussitôt engagé comme second plan et comme répétiteur de chant. En l’espace de deux saisons, il interprète Borsa, le Remendado, Goro, Cassio et Gastone dans La Traviata où il côtoie Di Stefano. En mai 1961 il chante son premier Alfredo puis il fait ses débuts américains à Dallas dans le rôle d’Arturo de Lucia di Lammemoor (avec Joan Sutherland) avant d’aborder Edgardo à Fort Worth auprès de Lili Pons qui effectuait ses adieux au rôle.
Le 1er août 1962 il épouse la soprano Marta Ornelas. Tous deux acceptent alors un engagement à l’Opéra de Tel Aviv et quittent le Mexique à la fin de l’année. Pendant deux ans et demi, ils vont donner deux cent quatre vingt représentations au cours desquelles Placido peaufine sa technique et apprend à mieux gérer son souffle et son « capital » vocal. Il est certain que cette expérience de travail en troupe qui lui a permis de consolider sa voix aura contribué à son étonnante longévité.
En 1965, il estime qu’il est temps de tenter sa chance ailleurs. Le couple quitte Israël à la fin de la saison pour se rendre aux Etats-Unis. Là, il passe une audition devant Julius Rudel qui l’engage pour Chanter Carmen au New York City Opera.

A la conquête du monde
 
A partir de ce moment, les événements vont s’accélérer et la carrière de Domingo va prendre rapidement son envol tandis que son épouse, qui a donné le jour à un garçon, décide d’abandonner la sienne pour se consacrer pleinement à sa famille. En l’espace de quelques mois, Placido va chanter Andrea Chénier à la Nouvelle Orléans, Hippolyte et Aricie à Boston, Pagliacci et Il Tabarro à New York. Rolf Liebermann l’entend et l’invite à Hambourg. Il y chante successivement Tosca, Aïda, La Bohème et Lohengrin et profite de son séjour en Europe pour passer de nombreuses auditions qui lui ouvrent les portes des opéras de Vienne et de Berlin. En septembre 1968, il débute au Metropolitan Opera, en remplaçant Franco Corelli souffrant, dans Adriana Lecouvreur aux côtés de Tebaldi et durant l’été 69 il donne la réplique à Nilsson dans Turandot à Vérone. Au cours de la même année il enregistre sa première intégrale lyrique et fait l’ouverture de la Scala. Il débute à Londres en 71 dans Tosca et à l’Opéra de Paris en 73 dans Il Trovatore. Entretemps, il s’est produit dans de nombreuses villes d’Europe et des Etats-Unis. L’insolence de sa voix, homogène sur toute la tessiture, son timbre chaleureux et viril aux couleurs sombres et son charisme sur le plateau séduisent d’emblée un large public qui voit en lui l’un des ténors les plus prometteurs de la génération montante.

Otello
 
C’est à Hambourg, qu’il aborde pour la première fois Otello sous la direction de James Levine à l’automne 75. Il n’a que trente quatre ans. Il reprend le rôle à Paris en juin 76 avec Solti au pupitre et à la Scala pour l’ouverture de la saison suivante, sous la baguette de Carlos Kleiber. Ainsi, trois grands chefs auront guidé ses premiers pas dans ce rôle redoutable. Nombreuses sont les Cassandre qui prédisent alors la fin prochaine de la carrière du jeune ténor mais Domingo n’en a cure et promène allègrement son Maure dans les plus fameux théâtres du monde. Rapidement, il s’impose comme le plus grand Otello de son temps. Il chantera le rôle plus de deux cents fois durant trois décennies sans aucun dommage pour sa voix.
 


L’apogée
 
A l’orée des années 80 Domingo est désormais l’un des plus célèbres chanteurs de la planète. Il interprète un peu partout le rôle d’Hoffmann dans le cadre des célébrations du centenaire de la mort d’Offenbach et de la création de l’ouvrage. Parallèlement, il mène une carrière discrète de chef d’orchestre qu’il a initiée en 1973 au New York City Opera.
Au cours de cette décennie il se lance dans le cinéma et tourne trois films d’opéra : La Traviata et Otello sous la direction de Zeffirelli, et Carmen avec Francesco Rosi.
Cependant le succès ne lui monte pas à la tête, Domingo est toujours resté un homme d’une grande simplicité, affable et généreux, toujours prêt à s’investir pour les autres. Ainsi, en 1985, lorsqu’il est durement frappé par le tremblement de terre qui secoue Mexique, dans lequel périssent plusieurs membres de sa famille, il annule tous ses engagements pendant plus de six mois pour donner une série de concerts au profit des victimes de la catastrophe.

Les 3 ténors et Operalia
 
En 1990, Placido Domingo et ses collègues Luciano Pavarotti et José Carreras, tous trois amateurs de football, décident de donner un concert commun dans les thermes de Caracalla à l’occasion la coupe du monde qui se déroulait à Rome. Le succès dépasse de loin les espoirs des trois compères dont la notoriété s’étend soudain bien au-delà du cercle restreint des amateurs d’opéras. Les ventes des CD et des cassettes vidéo explosent et « Les trois ténors » accèdent rapidement au rang de superstars. Du coup, ils réitèrent l’exploit à Los Angeles en 94, à Paris en 98 et à Yokohama en 2002 et se produisent également dans d’autres villes en dehors de toute manifestation sportive.
Désireux de promouvoir ses jeunes collègues, Domingo créé Operalia, un concours de chant dont la première session se déroule à Paris en 1993. Le succès est immédiat. Parmi les finalistes on relève les noms de Nina Stemme et Inva Mula. Par la suite, le concours permettra de lancer les carrières de José Cura, Elisabeth Futral, Joyce DiDonato, Ludovic Tézier, Joseph Calleja, Rolando Villazon, Stéphane Degout et bien d’autres.
C’est également au cours de cette décennie qu’il assume les fonctions de Directeur artistique des Opéras de Washington et Los Angeles mais il ne néglige pas pour autant sa carrière puisqu’il n’aborde pas moins de dix nouveaux rôles, notamment Parsifal et Siegmund qui lui permettent de débuter à Bayreuth, Idomeneo, Jean (dans Le Prophète de Meyerbeer et Hérodiade de Massenet) ainsi que Hermann (La Dame de Pique). Au disque, il se lance dans un rôle de baryton : le Figaro de Rossini.

Les années 2000
 
En 2001 Placido Domingo a fêté son soixantième anniversaire. Sa voix est demeurée miraculeusement intacte sur presque toute la tessiture à l’exception de l’extrême aigu. Le ténor abandonne donc quelques uns des emplois qui ont fait sa gloire, notamment Otello mais il continue de chanter Parsifal et aborde Sly de Wolf-Ferrari, Cyrano de Bergerac et Bajazet dans le Tamerlano de Haendel, une prise de rôle qui sera unanimement saluée par la critique. Il crée The First emperor de Tan Dun Au Met en 2006 et multiplie ses apparitions en tant que chef d’orchestre. En 2008, il dirige au Châtelet la première mondiale de The Fly (La Mouche) d’Howard Shore.
En 2007, il chante un rôle entier de baryton sur scène, Oreste dans l’Iphigénie en Tauride de Gluck, et projette d’aborder le rôle-titre de Simon Boccanegra au cours de la saison à venir.

Un répertoire pléthorique
 
Placido Domingo, on l’a dit, a chanté près de cent trente rôles différents. Sa tessiture le destinait naturellement aux ouvrages de la seconde moitié du dix-neuvième siècle et du début du vingtième mais son insatiable curiosité l’a poussé à explorer, tout au long de sa carrière, des pans entiers de répertoires dans lesquels on ne l’attendait pas forcément.
 
Au cours de ses jeunes années, Domingo a interprété Mozart par deux fois : Ferrando (Mexico, 1962) et Don Ottavio (Tel Aviv, 1963), des prises de rôles restées sans lendemain. Il reviendra à Mozart en 1994 avec Idoménée qu’il aborde au Metropolitan Opera et grave dans la foulée pour DGG.
 
Il s’est également intéressé de façon épisodique au bel canto italien en choisissant avec une grande lucidité parmi les rôles qui étaient à sa portée, les personnages auxquels il pouvait donner une profondeur dramatique insoupçonnée jusque là.
Le seul ouvrage de Donizetti qu’il ait chanté régulièrement (de 62 à 86) est Lucia di Lammermoor. En 1970 il donne la réplique à Beverly Sills dans Roberto Devereux et en 1977 il enregistre chez Sony L’Elisir d’amore qu’il n’a jamais proposé sur scène.
Comme Mario del Monaco et John Vickers avant lui, il s’est frotté avec bonheur au rôle de Pollione dans Norma, avec Caballé au disque (RCA) et Scotto au Met (1981).
De Rossini, il n’a chanté que Le Barbier : Almaviva en 66 au Mexique et Figaro au disque.
 
Verdi, en revanche, est le musicien qu’il a le mieux servi avec pas moins de dix-huit rôles dont quatorze au théâtre. S’il a chanté avec bonheur le Duc de Mantoue et Alfredo, ce sont surtout les œuvres de la maturité du compositeur, plus adaptées à sa voix de lirico spinto, qui lui ont permis d’exploiter toutes les facettes de son art : Manrico (Il Trovatore), Riccardo (Un Ballo in maschera), Alvaro (La Forza del destino), Radamès (Aïda), et bien sûr Otello, comptent parmi ses incarnations les plus abouties, il a d’ailleurs enregistré ces rôles à plusieurs reprises aux côtés de partenaires illustres.
D’autre part Verdi est associé à plusieurs moments « clé » de la carrière du ténor : Alfredo a été son premier rôle important sur scène et Manrico, son premier rôle au disque et c’est dans Ernani qu’il a fait ses débuts à la Scala.
Au cours des années 90, il ajoute encore deux emplois verdiens à son répertoire : Stiffelio et Gabriele Adorno. En 2000, il interprète Arrigo (La Battaglia di legnano) à Londres. Enfin il envisage d’aborder prochainement le rôle-titre de Simon Boccanegra.
 

 
Puccini est l’autre compositeur italien incontournable dans la carrière de Placido Domingo qui a accompli l’exploit de chanter la totalité des rôles de ténor écrits par le maître et d’avoir interprété régulièrement sur scène les plus fameux d’entre eux : ainsi, il fut un Des Grieux hallucinant, notamment au Met en 80 et un Rodolfo fougueux et passionné. C’est toutefois le rôle de Mario Cavaradossi qui restera durablement attaché à son nom : il s’agit, avec Otello, du personnage qu’il a le plus souvent joué (plus de deux cents fois) et dont il existe le plus grand nombre de témoignages audio et vidéo.
 

 
Chez les contemporains de Puccini, Placido a également trouvé de nombreux héros qui correspondaient idéalement à ses moyens vocaux et à son tempérament dramatique, au premier rang desquels Canio dans Pagliacci, mais aussi Andrea Chénier, Turridù, Maurizio (Adriana Lecouvreur), Loris Ipanov (Fedora) ou Paolo (Frrancesca da Rimini).
 
L’opéra français occupe également une place de choix dans le répertoire du ténor, à travers de nombreux ouvrages, au premier rang desquels figure Carmen : Domingo aura été sans conteste le Don José de sa génération avec plus de cent quatre vingt représentations à travers le monde entre 1963 et 1996. C’est son troisième grand rôle après Cavaradossi et Otello. Il aura même eu l’opportunité de le chanter sur le lieu de la création, à l’Opéra-Comique, en 1980 et de l’interpréter au cinéma.
 

 
D’autres personnages espagnols du répertoire français ont intéressé Placido Domingo : Il a campé un formidable Vasco de Gama dans L’Africaine de Meyerbeer et a tiré de l’oubli Le Cid de Massenet qu’il a notamment chanté en concert à Paris, en 1983. Du même compositeur il a abordé avec succès Hérodiade et surtout Werther.
Samson et Hoffmann figurent aussi parmi ses incarnations les plus mémorables. Récemment, il a fait sien le personnage de Cyrano de Bergerac dans l’œuvre d’Alfano qu’il a interprétée à New-York, Madrid et Milan avant d’y obtenir le triomphe que l’on sait au Châtelet. Signalons enfin qu’il a laissé des enregistrements tout à fait dignes d’intérêt de Faust et de Roméo et Juliette de Gounod.
 
Wagner est apparu très tôt dans la carrière de Placido Domingo qui a abordé Lohengrin à Hambourg dès 1968. Conscient que cette prise de rôle était prématurée, il a attendu quinze ans avant de le chanter de nouveau, à New-York en 1983. Il attendra ensuite l’année 91 pour aborder Parsifal, toujours à New York, puis à Vienne et à Milan avant d’accéder à la consécration en triomphant dans ce rôle à Bayreuth en 93 et 95. Dès 1992 il aborde Siegmund à Vienne avec un immense succès qu’il réitère à la Scala, au Met et enfin à Bayreuth durant l’été 2000. Ces incursions dans le répertoire wagnérien ont fait en leur temps figure d’événement.
Domingo a souvent déclaré qu’il aurait aimé chanter Tristan avant la fin de sa carrière mais ce projet ne s’est guère concrétisé. Heureusement, il reste l’intégrale qu’il a gravée pour EMI en 2005 pour imaginer ce qu’il aurait pu apporter sur scène à un tel personnage.
 
Il aurait été surprenant qu’un homme aussi curieux que Placido Domingo ne s’intéresse pas aussi au répertoire russe, d’autant qu’il avait interprété Lenski en 64 à Tel Aviv, en hébreu ! C’est en 1999 qu’il aborde son premier Hermann (La Dame de pique) dans la langue de Pouchkine, à New York.
 
En 2008, il se lance un nouveau défi et fait, à la surprise générale, une incursion remarquée dans le répertoire haendélien en interprétant un bouleversant Bajazet dans Tamerlano , à Madrid, au sein d’une équipe de chanteurs spécialistes de la musique baroque, sous la direction de Paul MacCreesh.
 
Placido Domingo a également inspiré plusieurs compositeurs qui ont écrit spécialement pour lui des opéras : El Poeta de Torroba (créé à Madrid en 1980), Goya de Menotti (Washington, 1986) et The First emperor de Tan Dun (New York, 2006).
 
Enfin, il convient de signaler que le répertoire de Placido Domingo dépasse largement le cadre strict de l’opéra : le ténor espagnol a régulièrement fréquenté la Zarzuela, tant au disque qu’au concert : sur scène, il a chanté en hommage à ses parents, Luisa Fernanda de Federico Moreno Torroba à Milan en 2003. Il a également abordé l’opérette viennoise et enregistré un nombre impressionnant de chansons espagnoles, mexicaines, napolitaines ainsi que de nombreux standards internationaux.
 
Christian Peter
 

Discographie sélective
 
Il n’est guère aisé d’établir un choix au sein d’une discographie qui, pour s’en tenir aux enregistrements officiels, comporte près d’une centaine d’intégrales auxquelles s’ajoutent d’innombrables récitals. On retiendra donc les rôles que Domingo a chanté le plus souvent, ceux qui conviennent le mieux à sa voix et qu’il a marqués de sa personnalité ainsi que certains enregistrements mémorables auxquels il a participé.
Verdi
Aïda: Domingo, Caballé, Cossotto, Ghiaurov, Cappuccilli / Muti (3 CD EMI).
Don Carlo: Domingo,Caballé, Verrett, Milnes, R. Raimondi / Giulini (3 CD EMI).
La Forza del destino: Domingo, L. Price , Milnes, Cossotto, Bacquier, Moll / Levine (3 CD EMI).
Luisa Miller: Domingo, Ricciarelli, Bruson / Maazel (2 CD DGG).
Otello : Domingo, Scotto, Milnes / Levine (2 CD RCA).
I Vespri siciliani: Domingo, Arroyo, Milnes, R. Raimondi / Levine (3 CD RCA).
Puccini
La Bohème: Domingo, Caballé, Milnes, Raimondi / Sir Georg Solti (2 CD RCA).
La Fanciulla del West: Domingo, Neblett, Milnes / Mehta (2 CD DGG).
Tosca: Domingo, L. Price, Milnes / Mehta (2 CD RCA).
Autres compositeurs italiens:
Cilea
Adriana Lecouvreur: Domingo, Scotto, Milnes, Obraztsova / Levine (2 CD Sony).
Giordano
Andrea Chénier: Domingo, Scotto, Milnes / James Levine (2 CD RCA).
Leoncavallo
Pagliacci: Domingo, Caballé, Milnes / Santi (1 CD RCA).
Opéras français:
Bizet
Carmen: Domingo, Berganza, Milnes, Cotrubas / Abbado (3 CD DGG).
Massenet
Le Cid: Domingo, Bumbry, Plishka / Queler (2 CD Sony).
Werther: Domingo, B. Fassbaender/ Lopez-Cobos (2 CD Orfeo).
Offenbach
Les Contes d’Hoffmann: Domingo, Sutherland, Bacquier, Tourangeau / Bonynge (2 CD Decca).
Richard Wagner:
Parsifal: Domingo, Morris, Rootering, Moll, Norman / Levine (4 CD DGG).
Tannhäuser: Domingo, Salminen, Schmidt, Studer, Baltsa / Sinopoli (3 CD DGG).
Tristan und Isolde: Domingo, Stemme, Fujimura, Pape, Bär / Pappano (4 CD EMI).
Divers:
Pablo Sorozábal
La Tabernera del Puerto: Domingo, Bayo, Pons / Víctor Pablo Pérez (1 CD Auvidis Valois).
Domingo chante Caruso: Donizetti, Leoncavallo, Massenet, Cilea, Puccini, Meyerbeer, Halevy, Gounod ... (1 CD RCA).
Vidéographie:
Placido Domingo n’est pas seulement une voix, c’est aussi une bête de scène dont la présence électrisante sur un plateau fait partie intégrante de l’impact qu’il exerce sur le public comme en témoignent les nombreuses captations vidéo dont il a fait l’objet. En voici un florilège :
Berlioz
Les Troyens: Domingo, Norman, Troyanos, Plishka / Levine / Fabrizio Melano (mise en scène). (2 DVD DGG).
Tan Dun
The First Emperor: Domingo, Futral, Mentzer, Groves / Tan Dun / Zhang Yimou. (2 DVD EMI).
Giordano
Andrea Chénier: Domingo, Tomowa-Sintow, Zancanaro / Julius Rudel/ Michael Hampe (1 DVD NVC ARTS).
Haendel
Tamerlano: Domingo, Bacelli, Mingardo / McCreesh (direction) / Graham Vick (3 DVD Opus Arte).
Meyerbeer
L’Africaine : Domingo, Verrett, Swenson, Diaz / Arena / Lotfi Mansouri (2 DVD Opus Arte).
Puccini
Manon Lescaut : Domingo, Scotto / Levine / Gian Carlo Menotti (1 DVD DGG).
Saint-Saëns
Samson et Dalila: Domingo, Verrett / Rudel / Nicolas Joël (1 DVD Opus Arte).
Verdi
Un Ballo in maschera: Domingo, Nucci, Barstow, Quivar, Jo / Solti / John Schlesinger (1 DVD TDK).
Ernani: Domingo, Freni, Bruson, Ghiaurov / Muti / Ronconi (1 DVD NVC ARTS).
Otello : Domingo, Te Kanawa, Leiferkus / Solti / Jane Pleydell-Bouverie (1 DVD Opus Arte).
Wagner
Lohengrin : Domingo, Studer, Welker, Vejzovic / C. Abbado / Wolfgang Weber (2 DVD
Arthaus Musik)
Références :
Placido Domingo, Mes quarante premières années (Flammarion).
Helena Mathéopoulos, Placido Domingo, mes Rôles d’opéra (Grasset).
Interview dans L’Express, 10 octobre 2008.