<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Theo ADAM - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/adam-theo/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/adam-theo/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 01 Aug 2026 13:05:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Theo ADAM - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/adam-theo/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Theo Adam, 100 ans</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/theo-adam-100-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 13:05:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=218449</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;un des grands wagnériens de sa génération aurait eu 100 ans ce 1er août. Né à Dresde, c&#8217;est dans une ville encore profondément meurtrie qu&#8217;il débute sa carrière en 1949 alors qu&#8217;il entamait une carrière d&#8217;instituteur. Il foulera les planches de Bayreuth à peine trois ans plus tard dans un des petits rôles des Maîtres-Chanteurs &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/theo-adam-100-ans/"> <span class="screen-reader-text">Theo Adam, 100 ans</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/theo-adam-100-ans/">Theo Adam, 100 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;un des grands wagnériens de sa génération aurait eu 100 ans ce 1er août. Né à Dresde, c&rsquo;est dans une ville encore profondément meurtrie qu&rsquo;il débute sa carrière en 1949 alors qu&rsquo;il entamait une carrière d&rsquo;instituteur. Il foulera les planches de Bayreuth à peine trois ans plus tard dans un des petits rôles des Maîtres-Chanteurs (Hermann Ortel). Puis il sera le roi dans Lohengrin, puis Sachs, puis Amfortas, puis Wotan, puis le Hollandais, etc, etc. Il y reviendra pendant 28 ans. L&rsquo;étendue de sa tessiture (Knappertsbusch, dès le début de sa carrière, lui avait conseillé de ne pas se cantonner aux rôles de basse, mais d&rsquo;aller vers ceux de barytons également) lui permettra d&rsquo;aborder de très nombreux rôles (on en compte une centaine !) dans Wagner mais aussi dans Strauss ou dans Weber, Verdi, Berg ou Mozart. Ce globe-trotter lyrique sillonnera la planète dans tous ces rôles « signatures » et abordera la mise en scène dès le début des années 1970. Il quitte la scène à 80 ans dans le rôle de l&rsquo;Ermite du Freischütz, l&rsquo;un de ses premiers. Il est mort à Dresde en 2019.</p>
<p>Année du Ring oblige, le voici dans le rôle de Wotan à Bayreuth en 1967. L&rsquo;une des très grandes versions de la Walkyrie, dirigée par Karl Böhm.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Richard Wagner - DIE WALKÜRE - Wotans Abschied / Wotan&amp;apos;s Farewell (Theo Adam)" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/Th2vfw9cinM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/theo-adam-100-ans/">Theo Adam, 100 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La fin du Festival d&#8217;Eutin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-fin-du-festival-deutin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:21:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=206879</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le nom de Eutin ne vous dira sans doute pas grand-chose. Cette bourgade allemande du Schleswig-Holstein est pourtant la ville natale de Carl-Maria von Weber. Et c’est là qu’eut lieu la première édition de l’Opernfestival d’Eutin, le 16 juin 1951, 125e anniversaire de la mort de Weber. Depuis, chaque été, sur le lac d’Eutin, se &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/la-fin-du-festival-deutin/"> <span class="screen-reader-text">La fin du Festival d&#8217;Eutin</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-fin-du-festival-deutin/">La fin du Festival d&rsquo;Eutin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le nom de Eutin ne vous dira sans doute pas grand-chose. Cette bourgade allemande du Schleswig-Holstein est pourtant la ville natale de Carl-Maria von Weber. Et c’est là qu’eut lieu la première édition de l’Opernfestival d’Eutin, le 16 juin 1951, 125<sup>e</sup> anniversaire de la mort de Weber. Depuis, chaque été, sur le lac d’Eutin, se dresse une scène en plein air et une gigantesque tribune de 2100 places. Dès 1952 , <em>Der Freischütz</em> fut redonné, ainsi que <em>Fidelio</em> et <em>Zigeunerbaron</em>. 55 pièces, opéras et opérettes ont au total été données depuis la création du festival, où des noms connus ont apporté leurs contributions : <strong>Hanna Schwarz</strong>, <strong>Theo</strong> <strong>Adam</strong>, <strong>Nicolai</strong> <strong>Gedda</strong>, <strong>Franz</strong> <strong>Grundheber</strong>, <strong>Rene</strong> <strong>Kollo</strong>, <strong>Kurt</strong> <strong>Moll</strong>, <strong>Hermann</strong> <strong>Prey</strong>, <strong>Hans</strong> <strong>Sottin</strong> etc.<br />
Mais en ce mois de janvier,<strong> Falk Herzog</strong>, qui le dirige bénévolement depuis 2017 vient d’annoncer la fin du festival, celui-ci n’étant plus jugé viable. Il n’a pas réussi à convaincre la municipalité ainsi que le Land de maintenir un financement sans lequel le Festival était condamné à mourir.<br />
Tous les billets vendus vont bien sûr être remboursés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-fin-du-festival-deutin/">La fin du Festival d&rsquo;Eutin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>2026 en anniversaires !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/2026-en-anniversaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 04:53:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=206041</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;année 2025 a eu son lot de commémorations et d&#8217;anniversaires dans la planète lyrique. Mais 2026 n&#8217;est pas en reste ! Impossible de tout citer, mais outre les 150 ans de la création complète du Ring wagnérien, il y aura quelques tricentenaires (pas moins de 13 cantates de Bach, mais aussi deux opéras de Haendel et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/2026-en-anniversaires/"> <span class="screen-reader-text">2026 en anniversaires !</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/2026-en-anniversaires/">2026 en anniversaires !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;année 2025 a eu son lot de commémorations et d&rsquo;anniversaires dans la planète lyrique. Mais 2026 n&rsquo;est pas en reste !</p>
<p>Impossible de tout citer, mais outre les 150 ans de la création complète du <em>Ring</em> wagnérien, il y aura quelques tricentenaires (pas moins de 13 cantates de <strong>Bach</strong>, mais aussi deux opéras de <strong>Haendel</strong> et <em>l&rsquo;Orpheus</em> de <strong>Telemann</strong>); des bicentenaires signés <strong>Rossini</strong>, <strong>Donizetti</strong>, <strong>Bellini</strong> ou encore <strong>Mercadante</strong> ; des centenaires, de <em>Turandot</em> à l&rsquo;<em>Affaire Makropoulos</em> en passant par le <em>Roi Roger</em> ; ou encore les 50 ans d&rsquo;<em>Einstein on the Beach</em> et bien d&rsquo;autres encore, des 350 ans d&rsquo;<em>Atys</em> de Lully aux 250 de l&rsquo;<em>Alceste</em> de <strong>Gluck</strong> (version de Paris) ou aux 150 de la <em>Gioconda</em> de <strong>Ponchielli</strong> ou du <em>Baiser</em> de <strong>Smetana</strong>.</p>
<p>Nous célébrerons aussi les 375 ans de <em>la Calisto</em> de <strong>Cavalli</strong> (dont 2026 sera aussi le 350è anniversaire de la disparition), les 270 ans des <em>Noces de Figaro</em> ; les 175 ans de <em>Rigoletto</em> (et les 125 ans de la mort de son auteur) ou encore les 125 ans de <em>Rusalka</em> de <strong>Dvořák</strong>.</p>
<p>Pour les anniversaires d&rsquo;artistes, 2026 sera une nouvelle année faste ! <strong>Philidor</strong> aura 300 ans ; <strong>Mozart</strong>, 270 ; <strong>Bellini</strong>, 225 ; <strong>Wolf-Ferrari</strong> ou <strong>Manuel de Falla</strong>, 150 ; nous célébrerons de nombreux centenaires, de <strong>Leonie Rysanek</strong> à <strong>Rita Gorr</strong>, en passant par <strong>Xavier Depraz</strong>, <strong>Jacques Mars, Louis Devos</strong> ou <strong>Theo Adam</strong>. Il en ira de même pour <strong>James McCracken</strong> ou <strong>Bruno Bartoletti</strong> et nous fêterons aussi ceux des compositeurs <strong>Hans Werner Henze</strong> et <strong>Betsy Jolas</strong> ! Et bien sûr, nous soufflerons avec eux les 50 bougies d&rsquo;<strong>Elīna Garanča</strong> ou de <strong>Max Emanuel Cenčić</strong>. D&rsquo;autres artistes auront un anniversaire « rond », de <strong>Cecilia Bartoli</strong> à <strong>David Daniels</strong> en passant par <strong>Piotr Beczała, </strong>mais aussi <strong>Renato Bruson, Ben Heppner, Véronique Gens, Waltraud Meier </strong>ou encore <strong>Christophe Prégardien, Zubin Mehta, </strong><strong>Barbara Bonney et bien d&rsquo;autres, </strong>vivants ou non<strong> ; </strong>tandis que nous arriverons aux 50 ans de la disparition de <strong>Benjamin Britten</strong>, aux 90 de celle de <strong>Respighi</strong> , aux 170 de la mort de <strong>Schumann,</strong> aux 200 ans de celle de <strong>Weber </strong>ou aux 290 de celle de <strong>Pergolese</strong>&#8230; Bref, autant d&rsquo;occasions d&rsquo;écouter et de réécouter les nombreuses oeuvres que tous, cités ici ou non, ont laissées !</p>
<figure id="attachment_206047" aria-describedby="caption-attachment-206047" style="width: 212px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-206047" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Anniversaires-2026-212x300.jpeg" alt="" width="212" height="300" /><figcaption id="caption-attachment-206047" class="wp-caption-text">Photos : tous droits réservés</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/2026-en-anniversaires/">2026 en anniversaires !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Johann Sebastian Bach &#8211; Matthäus  Passion</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-matthaus-passion-temoignage-ou-relique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-matthaus-passion-temoignage-ou-relique/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Est-il une œuvre mieux représentée au disque ? Il est permis d’en douter puisque plus de 300 enregistrements ont été recensés en un siècle, celui-ci étant le 61e. Cette version est contemporaine de la première que réalisa Nikolaus Harnoncourt avec le Concentus musicus de Vienne. C’est le pur produit de la fine fleur de la R.D.A., où &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-matthaus-passion-temoignage-ou-relique/"> <span class="screen-reader-text">Johann Sebastian Bach &#8211; Matthäus  Passion</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-matthaus-passion-temoignage-ou-relique/">Johann Sebastian Bach &#8211; Matthäus  Passion</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Est-il une œuvre mieux représentée au disque ? Il est permis d’en douter puisque plus de 300 enregistrements ont été recensés en un siècle, celui-ci étant le 61e. Cette version est contemporaine de la première que réalisa Nikolaus Harnoncourt avec le <em>Concentus musicus</em> de Vienne. C’est le pur produit de la fine fleur de la R.D.A., où le <em>Dresdner Kreutzchor</em>, le <em>Thomanenchor</em>, le <em>Gewandhaus Orchester</em> étaient emblématiques, tout comme les solistes et chefs rassemblés pour la circonstance.  Au même titre que Brecht, Bach – et Schütz dans une moindre mesure – étaient les fleurons du régime, alors qu’Eisler était boudé, malgré les honneurs officiels. La radio diffusait, en direct, une cantate par dimanche, qui prenait place dans la retransmission de l’office luthérien (rééditées chez <em>Berlin Classics</em>). Bien que les moyens mobilisés aient été considérables, des chœurs, de l’orchestre et du grand nombre de solistes, le discours reste toujours intelligible, les lignes claires, les interjections surprenantes de force.</p>
<p>La direction est partagée entre les deux frères <strong>Mauersberger, Rudolf et Erhard</strong>, tous deux ayant passé leur vie à célébrer Dieu à travers Schütz et Bach, dans le cadre liturgique avant même le concert. Cet enregistrement constitue le chant du cygne de l’aîné, qui devait disparaître un an après. Il avait formé <strong>Peter Schreier</strong> et <strong>Theo Adam</strong>. La lecture est forte, puissante et douloureuse, sans tomber dans le dolorisme qu’appellent certaines pages. Evidemment les instruments modernes du <em>Gewandhausorchester</em> de 1970 et leur jeu sont très loin de ce que la renaissance baroque nous a permis de retrouver. Par contre les chœurs n’ont pas pris la moindre ride. On est en droit de s’interroger sur la pertinence de confier le <em>cantus firmus</em> du chœur d’ouverture à des voix d’enfants. Personne ne doutait alors de l’authenticité de la pratique. Mais force est de reconnaître que les petits chanteurs du <em>Thomanenchor</em> sont difficilement surpassables. Il en va de même des deux chœurs, où les voix de Dresde et de Leipzig rivalisent de maîtrise, de conduite des lignes, de projection, pour nous donner une version chorale de première grandeur. Le parti pris de chanter les chorals de façon accentuée, syllabe par syllabe, peut déranger, comme les tempi retenus. Mais on ne peut nier leur adéquation au texte et à leur fonction, ni à leur fidélité à plus de trois siècles de luthérianisme. Les moments les plus dramatiques, les chœurs de <em>turba</em>, sont illustrés avec brio (« Sind Blitze, sind Donner… »), mais la texture instrumentale ne suit pas. C’est très germanique, puissant, fervent, mais parfois pâteux ou pesant.</p>
<p>Combien d’Evangélistes Peter Schreier a-t-il chantés ? Plus d’une dizaine enregistrés avec Abbado (1969 et 1997) en passant par Karl Richter (71 &amp; 79), Karajan (71), et d’autres, moins célèbres. Combien de fois a-t-il dirigé cette Passion, depuis 1984 ? Seuls les spécialistes le savent, mais tout amoureux de Bach l’a écouté à de multiples occasions. Certainement l’un des plus grands dans cette fonction narrative et dramatique. Les récitatifs sont animés, toujours justes. En Jésus, on peut préférer tel ou tel à Theo Adam, mais on ne peut nier la qualité de son chant, humain, chaleureux et émouvant. Les quatre solistes auxquels les airs et récitatifs sont confiés ne déméritent jamais. Des solistes on retiendra le soprano quasi infantile d’<strong>Adele Stolte</strong> par sa fraîcheur d’émission (« Ich will dir mein Herze schenken » respire la félicité). <strong>Anneliese Burmeister</strong>, aux couleurs ternes, est néanmoins émouvante. <strong>Hans-Joachim Rotzsch</strong>, à l’émission franche, bien projetée, est un remarquable ténor (« O Schmerz… »). Quant à <strong>Günter Leib</strong>, ses récits et airs sont honorablement conduits.</p>
<p>Si le tempo du chœur d’ouverture paraît approprié, où la perception des deux chœurs est claire, l’articulation instrumentale, respectueuse du texte, est timorée. Ce sera la règle durant toute l’œuvre. Cette même retenue affectera l’ensemble des soli instrumentaux, qui datent dans leur émission comme dans leur conduite, très en retrait par rapport aux voix. La vigueur est chichement mesurée (flagellation des cordes du « Erbarm es Gott », par exemple). Autant les interjections de la foule sont spectaculaires, projetées à souhait, autant l’orchestre reste compassé.</p>
<p>Soignée, mais datée, cette version est un document intéressant, où les nostalgiques de leur enfance – associée aux Grossman, à Karl Richter et autres interprètes alors adulés – retrouveront des accents chargés d’émotion.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johann-sebastian-bach-matthaus-passion-temoignage-ou-relique/">Johann Sebastian Bach &#8211; Matthäus  Passion</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Weber, der Freischütz &#8211; Carlos Kleiber</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 04:07:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de commencer la recension d’un opéra par le chef. Si cette option peut parfois être contestée, elle ne souffre ici  aucune discussion : ce Freischütz, malgré des qualités vocales qu’on détaillera plus bas , est bien celui de Carlos Kleiber. Depuis quand n’avait-on pas entendu une osmose aussi complète entre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/"> <span class="screen-reader-text">Weber, der Freischütz &#8211; Carlos Kleiber</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/">Weber, der Freischütz &#8211; Carlos Kleiber</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de commencer la recension d’un opéra par le chef. Si cette option peut parfois être contestée, elle ne souffre ici  aucune discussion : ce <em>Freischütz,</em> malgré des qualités vocales qu’on détaillera plus bas , est bien celui de <strong>Carlos Kleiber.</strong> Depuis quand n’avait-on pas entendu une osmose aussi complète entre un chef et un opéra ? Ne cherchez pas : on est ici au-delà de Solti et du Ring, ou de Karl Böhm et de ses Mozart. Kleiber-le-magicien donne l’impression a chaque mesure qu’il est le compositeur lui-même, retrouvant des couleurs, une vigueur (les traits rapides des violons, si nombreux !), une atmosphère que des décennies de lourdeur germanique avaient ensevelies sous une fausse solennité. Tout sonne avec l’accent de la plus poignante vérité, que ce soient les cors de l’ouverture, les abîmes de la Gorge-aux-loups ou les accompagnements délicatement ourlés des airs d’Agathe et d’Ännchen. La <strong>Staatskapelle de Dresde </strong>était probablement à l’époque (1973) l’orchestre le mieux placé pour effectuer ce décapage, avec sa sonorité à la fois soyeuse et engagée, et c’est plaisir que d’entendre les instrumentistes exulter de joie et suivre leur chef dans tous les chemins de crête où celui-ci les emmène. La tension est digne d’une prise sur le vif, et elle est couplée à la perfection d’orfèvre permise par le studio et les répétitions maniaques que Kleiber exigeait pour chacun de ses enregistrements. Le c<strong>hœur de la radio de Leipzig</strong> évolue sur les mêmes cimes.</p>
<p>L’autre miracle de la direction d’orchestre, c’est qu’elle fait oublier les limites de certains chanteurs. <strong>Peter Schreier</strong> n’a jamais eu le plus beau timbre du monde , et son émission reste irrémédiablement plébéienne. Mais, chauffé à un blanc par le chef et plongé dans le chaudron  de l’orchestre, il révèle des qualités de diseur et une habileté à conduire sa ligne de chant qui en font un Max plus qu’acceptable. Mieux, il transforme ses faiblesses en force : cette voix ingrate n’est-elle pas celle qui convient le mieux pour exprimer la détresse d’un jeune homme qui doute de lui-même ? L’Agathe de <strong>Gundula Janowitz</strong> n’est pas aussi torturée. Elle nous fait profiter sans arrière-pensées de son timbre liquide, aux mille opalescences, et déploye ses aigus avec une facilité qui ferait pâlir de jalousie bien de celles qui l’ont suivie. En Ännchen, <strong>Edith Mathis</strong> a l’immense avantage de fuir le style soubrette. La noblesse de son chant rend justice à une partie que Weber a écrite avec soin, et ses coloratures sont un modèle de goût et de style. L’ermite de <strong>Franz Crass </strong>fait du finale un cérémonial suspendu, dans la droite ligne des scènes initiatiques de <em>La Flûte enchantée</em> et de la 9e de Beethoven, et on en veut presque au chef de filer si vite à ce moment, empêchant Crass de déployer ses graves que l’on devine somptueux. Mais Kleiber a toujours le théâtre en tête, et il ne veut jamais que l’opéra se transforme en exhibition de chanteurs.</p>
<p>Tous les seconds rôles sont superbes, et on saluera particulièrement le Ottokar châtié de <strong>Bernd Weikl</strong>, à l’orée d’une grande carrière ; Seule déception : <strong>Theo Adam </strong>qui aboie son Kaspar avec l’expressionisme le plus histrionique. Il a cependant avec lui l’argument de l’époque : jusqu’à la fin du 20e siècle, c’est comme ça que se chantera ce rôle, et il faudra attendre des chanteurs de l’intelligence de Matti Salminen (Harnoncourt) ou Ekkehard Wlaschiha (Davis) pour que le chasseur maudit soit pris plus au sérieux.</p>
<p>Les ingénieurs de la Deutsche Grammophon ont réalisé un fabuleux travail de restauration à partir des bandes originales. La prise est phénoménale d’ampleur et de précision. Soyez prêts à voir débarquer dans votre salon toute une foule de chasseurs, de jeunes fiancées couronnées de fleurs, de fantômes et de chouettes.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/">Weber, der Freischütz &#8211; Carlos Kleiber</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Theo Adam : un titan s&#8217;est tu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jan 2019 06:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Der Götter Rat liess er berufenDen Hochsitz nahm heilig er ein »(Il réunit le conseil des dieux,Sur le trône, saintement, il prit place) (Richard Wagner, Götterdämmerung, I/3)   Un immense chêne qui s&#8217;abat, vaincu par le temps, soulevant dans sa chute un formidable nuage de poussière et laissant dans le paysage un vide béant et triste &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/"> <span class="screen-reader-text">Theo Adam : un titan s&#8217;est tu</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/">Theo Adam : un titan s&rsquo;est tu</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          « <em>Der Götter Rat liess er berufen</em><br /><em>Den Hochsitz nahm heilig er ein</em> »<br /><em>(Il réunit le conseil des dieux,</em><br /><em>Sur le trône, saintement, il prit place)</em><br />
(Richard Wagner, <em>Götterdämmerung</em>, I/3)</p>
<p> </p>
<p><strong>Un immense chêne qui s&rsquo;abat, vaincu par le temps, soulevant dans sa chute un formidable nuage de poussière et laissant dans le paysage un vide béant et triste : voilà l&rsquo;impression ressentie à l&rsquo;annonce de la mort de Theo Adam, à l&rsquo;âge bien respectable de 92 ans. Lui rendre hommage, c’est revenir sur une des carrières lyriques les plus durablement fécondes de la seconde moitié du XXe siècle : la tâche s’annonce herculéenne, et l’exhaustivité impossible. On mentionnera donc les principales étapes de ce parcours qui conduisit Theo Adam sur les cinq continents, et sur la scène des principaux théâtres lyriques.</strong></p>
<p>Parcours en vérité éminemment allemand dans ses attendus, ce que reflètent plusieurs fidélités qui sont autant de fils conducteurs dans les cinquante ( !) ans de carrière  : Theo Adam, né à Dresde le 1<sup>er</sup> août 1926, est resté toute sa vie fidèle à sa Saxe natale. C’est à Dresde qu’il fit son apprentissage musical, dans ses jeunes années au sein du Kreuzchor (tout comme, quelques années plus tard, son collègue et complice Peter Schreier). La guerre finie, et après avoir voulu devenir enseignant, il retrouve le chemin du chant, sous la houlette de Rudolf Dittrich.</p>
<p>1949 vit ses débuts, sur la scène familière du Semperoper de Dresde, bien sûr, en Chernikowski dans <em>Boris Godunov</em>, puis en Ermite du <em>Freischütz</em>. A Dresde, Theo Adam restera lié durant toute sa carrière. Pour le cinquantenaire de la création du <em>Chevalier à la Rose</em>, en 1961, il y est Ochs. Il retrouve ce rôle en 1985, dans le cadre des festivités qui marquent la réouverture du Semperoper reconstruit</p>
<p>Dès 1952, sous l’effet de la volonté des frères Wagner de faire venir à eux des artistes d’Allemagne de l’Est, Theo Adam trouve le chemin de Bayreuth (pour le rôle certes modeste d’Hermann Ortel). Il restera fidèle à la colline sacrée presque sans interruption jusqu’en 1980, et affiche un pédigrée bayreuthien impressionnant : 17 rôles, du Deuxième chevalier du Graal à Gurnemanz en passant par Amfortas, d’Hermann Ortel à Sachs en passant par Pogner, de Fasolt aux deux Wotan et au Wanderer.</p>
<p>Cette énumération dit la familiarité manifeste avec le répertoire wagnérien, pour lequel Theo Adam avait d’abord la stature : comme Hotter, son immédiat et impressionnant prédécesseur, Adam était un colosse, incarnant sans peine le dieu des dieux ou le cordonnier-poète. Comme Hotter, Adam avait en outre l’endurance : que l’on songe, par exemple, que pour le seul été 1969, Theo Adam fut sur la colline sacrée Sachs, le Hollandais, les deux Wotan et le Wanderer ! Adam possédait enfin en maître l’art de combiner la ligne et la diction, apprise à la meilleure école : celle de Bach. Son Wagner, plus que bien d’autres, est d’abord intelligible.</p>
<p>Cette affinité évidente avec le répertoire wagnérien étant, c’est bien connu, denrée rare, Theo Adam trouva sans difficulté à l’exporter sur les principales scènes lyriques, de Londres à New York en passant par Vienne, Rome ou Paris.</p>
<p>On prendra soin toutefois de ne pas réduire le répertoire de Theo Adam à ses incarnations wagnériennes. Ses qualités trouvèrent tout autant à s’épanouir chez Strauss (Ochs, Jochanaan, le Maître de musique d’<em>Ariane à Naxos</em>), Mozart (Sarastro, Don Giovanni), Verdi (Philippe II), Berg (Wozzeck) ou Beethoven (Pizarro).</p>
<p>La carrière durablement internationale de Theo Adam, pourtant originaire d’une RDA qui ne laissait que parcimonieusement s’exporter ses artistes, dit bien la place qui, très vite fut la sienne.</p>
<p>Quel que soit le répertoire abordé, la voix de Theo Adam frappe par son mélange très reconnaissable de puissance et de clarté sur une tessiture très large, qui lui permit d’aborder des rôles de barytons comme des rôles de basses. Cette voix hors du commun, pas nécessairement la plus belle, mais assurément une des plus marquantes, est mise au service d’un investissement dramatique évident. C’est aussi cela, l’art de Theo Adam : la capacité à faire impact.</p>
<p>Nantis d’un tel capital, nombre de chanteurs se seraient contentés, avec les années, de promener leur répertoire et de vivre de leurs rentes. Theo Adam n’en fit rien, bien au contraire : arrivé sur les rivages de la cinquante, il consacra une part croissante de son temps à explorer un répertoire plus contemporain (Schönberg, Schoeck, Krenek, von Einem, Dessau). Il prit ainsi part à plusieurs créations marquantes : <em>Baal</em>, de Friedrich Cerha (1980), <em>Einstein</em>, de Paul Dessau (1974), <em>Un Re in ascolto</em>, de Luciano Berio (1984), <em>Der Weg des Verheissung</em> de Kurt Weill (1999).</p>
<p>Stature, endurance, projection, mais aussi longévité. Le public français put ainsi entendre Theo Adam jusqu’à l’orée des années 2000, notamment en Titurel au Théâtre du Châtelet, en 1998. L’auteur de ces lignes garde intact le souvenir du frisson qui saisit l’assistance lorsque la voix d’outre-tombe appela pour la première fois « <em>Mein Sohn Amfortas, bist du am Amt ?</em> » : bien plus qu’une voix, c’était l’Histoire qui interrogeait.</p>
<p>Le disque, c’est heureux, garde une trace fidèle de la carrière de cet immense artiste, depuis le Wotan du <em>Ring</em> de Böhm à Bayreuth (Philips), jusqu’à Pizarro, avec Böhm (DG) ou Solti (Decca), en passant par le Hollandais gravé avec Klemperer (EMI), le Sachs avec Karajan à Dresde (EMI). On prendra garde, pour clôturer ce trop rapide hommage, de ne pas oublier les deux témoignages bouleversants de Theo Adam dans les deux oratorios de Mendelssohn : en Elias, dirigé par Wolfgang Sawallisch, comme en Paulus, sous la baguette de Kurt Masur (tous deux chez Philips), Theo Adam, prophète en son pays, livre deux prestations d’ile déserte, et, prenant l’auditeur par la main, l’invite à communier aux racines de son art et de son inspiration.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/">Theo Adam : un titan s&rsquo;est tu</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/theo-adam-un-titan-sest-tu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mort de Theo Adam, un colosse wagnérien</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-theo-adam-un-colosse-wagnerien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jan 2019 07:09:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/mort-de-theo-adam-un-colosse-wagnerien/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est la mort d’un colosse du chant que l’on apprend en ce début d’année. Né en 1926 à Dresde, Theo Adam fut le baryton-basse wagnérien de sa génération. Taillés à même le roc, Wotan en premier et Heinrich der Vogler, Amfortas, Gurnemanz, Hans Sachs, le Hollandais ont hanté de leur voix longue et puissante pendant &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-theo-adam-un-colosse-wagnerien/"> <span class="screen-reader-text">Mort de Theo Adam, un colosse wagnérien</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-theo-adam-un-colosse-wagnerien/">Mort de Theo Adam, un colosse wagnérien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la mort d’un colosse du chant que l’on apprend en ce début d’année. Né en 1926 à Dresde, <strong>Theo Adam</strong> fut le baryton-basse wagnérien de sa génération. Taillés à même le roc, Wotan en premier et Heinrich der Vogler, Amfortas, Gurnemanz, Hans Sachs, le Hollandais ont hanté de leur voix longue et puissante pendant une trentaine d’années les plus grandes scènes : Bayreuth dès 1952 dans le petit rôle de Hermann Ortel (<em>Die Meistersinger von Nürnberg</em>) et durant 28 saisons, Salzbourg, Berkin, Vienne, New York, Londres, Paris (Amfortas en 1975 et Wotan en 1976)… Son palmarès se limiterait à Wagner qu’il serait déjà monumental mais Theo Adam comptait plus de 100 rôles à son répertoire, des oratorios de Haendel jusqu’à Baal dans l’opéra du même nom de Friedrich Cerha créé à Salzbourg en 1981. Il fut aussi metteur en scène (à partir de 1972), auteur de plusieurs livres autobiographiques, animateur à la télévision allemande du programme « Theo Adam invite » et détient, après Dietrich Fischer-Dieskau, le record dans sa tessiture du nombre d’enregistrements. En une boucle bouclée, il fit ses adieux à la scène en 2006 à Dresde avec le rôle de ses débuts, l’Ermite dans <em>Der Freischütz</em>.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Th2vfw9cinM" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/mort-de-theo-adam-un-colosse-wagnerien/">Mort de Theo Adam, un colosse wagnérien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Janowski à Dresde : un Ring à réhabiliter</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2016 15:10:19 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la série des rééditions de la rentrée, Sony Classical propose désormais en coffrets individuels le Ring dresdois de Marek Janowski enregistré pour Ariola-Eurodisc entre 1981 et 1983, après l&#8217;avoir proposé en coffret unique (compte rendu détaillé à lire ici). Au diapason de ce qu&#8217;écrivait Christophe Rizoud en mai 2012, on a envie de réhabiliter &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/"> <span class="screen-reader-text">Janowski à Dresde : un Ring à réhabiliter</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/">Janowski à Dresde : un Ring à réhabiliter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série des rééditions de la rentrée, Sony Classical propose désormais en coffrets individuels le<em> Ring</em> dresdois de <strong>Marek Janowski </strong>enregistré pour Ariola-Eurodisc entre 1981 et 1983, après l&rsquo;avoir proposé en coffret unique (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/puisque-cest-offert-ou-presque">compte rendu détaillé à lire ici</a>).</p>
<p>Au diapason de ce qu&rsquo;écrivait Christophe Rizoud en mai 2012, on a envie de réhabiliter ce <em>Ring </em>trop souvent décrié ou méprisé. Non qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de transformer des vessies en lanternes, au sein d&rsquo;une discographie comportant tant de versions à juste titres légendaires. Point de légende ici, encore moins de vertige cosmique. Pour cela, voyez Furtwängler, Böhm, Keilberth, Knappertsbusch, Krauss, Solti ou Karajan, pour ne prendre que les plus marquants. L&rsquo;amateur sera même, par moments, confronté au reflet sans fard de ce <em>testimonium paupertatis </em>qu&rsquo;était le chant wagnérien au début des années 80. Ainsi, le Siegfried de <strong>René Kollo</strong>, qui renvoie impitoyablement à une fable de La Fontaine où il est question de grenouille et de boeuf, la Brünnhilde de <strong>Jeannine Altmeyer</strong>, vite dépassée par les événements, ou le Wotan de <strong>Theo Adam</strong>, gris et élimé. Mais à côté, pourquoi faire la fine bouche face à la Sieglinde plantureuse et <strong>Jessye Norman</strong>, au Siegmund engagé et fort bien chantant de <strong>Siegfried Jerusalem</strong>, aux Hagen et Fafner luxueux de <strong>Matti Salminen</strong>, au Loge très fin diseur (ça compte!) de <strong>Peter Schreier</strong>, au Hunding opulent de <strong>Kurt Moll</strong>, à l&rsquo;Alberich pénétré de <strong>Siegmund Nimsgern </strong>? Quant aux seconds rôles, entre la Woglinde de <strong>Lucia Popp </strong>(la plus belle de la discographie avec Schwarzkopf ?) et l&rsquo;Ortlinde de <strong>Cheryl Studer</strong>, l&rsquo;auditeur y trouve aussi son compte.</p>
<p>Cette distribution n&rsquo;a en définitive pas à rougir, loin s&rsquo;en faut, au regard de ce qui se pratiquait à Bayreuth à la même époque (elle est globalement supérieure au Ring enregistré de Boulez, sans parler de celui, qui lui a succédé, de Solti) ou même de ce qui se trouve aujourd&rsquo;hui sur certaines scènes prestigieuses (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/le-chef-est-en-pleine-forme-mais-les-heros-sont-fatigues">on renverra au Ring viennois de Thielemann&#8230;</a>).</p>
<p>Non, ce qui manque en réalité à ce <em>Ring</em>, et constitue un handicap rédhibitoire, c&rsquo;est surtout une direction d&rsquo;orchestre digne de l&rsquo;oeuvre. Celle de Marek Janowski est ici déséspérement plate et sans relief. On sera d&rsquo;autant plus sévère qu&rsquo;il dispose d&rsquo;une phalange – la <strong>Staatskapelle de Dresde</strong> – pas avare de qualités intrinsèques. Surtout, le même chef, 30 ans plus tard, a su se montrer autrement plus inspiré à la tête des forces de la radio de Berlin, dans le cadre de son intégrale Wagner enregistrée pour Pentatone Classics. C&rsquo;est donc plutôt là, on l&rsquo;aura compris, qu&rsquo;il faut aller découvrir sa vision du <em>Ring</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/janowski-a-dresde-un-ring-a-rehabiliter/">Janowski à Dresde : un Ring à réhabiliter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
