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	<title>Adèle HUBER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Adèle HUBER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Le Concert de l’Hostel Dieu, Amore sacro, amor profano &#8211; Viterbe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-concert-de-lhostel-dieu-amore-sacro-amor-profano-viterbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 04:00:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout au long du mois de septembre, le Festival baroque Alessandro Stradella investit les palais et églises de la Tuscia, cette zone du nord du Latium, pour y faire résonner toutes les musiques baroques. Le concert de l&#8217;Hostel-Dieu y a déjà été accueilli il y a deux ans avec un programme « baroque au féminin &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout au long du mois de septembre, le Festival baroque Alessandro Stradella investit les palais et églises de la Tuscia, cette zone du nord du Latium, pour y faire résonner toutes les musiques baroques.</p>
<p><strong>Le concert de l&rsquo;Hostel-Dieu</strong> y a déjà été accueilli il y a deux ans avec un programme « baroque au féminin ». Alors qu&rsquo;ils se préparent à s&rsquo;envoler pour la Colombie avec « Furioso » puis à Erevan quelques jours plus tard pour « Folia », <strong>Franck-Emmanuel Comte</strong> et quatre de ses artistes retrouvent ce soir le chemin de la délicieuse église San Silvestro à Viterbe, pour une nouvelle proposition en lien avec le thème Confluences de cette édition 2026 : « Amore Sacro, Amor profano ». Les échos, l&rsquo;ambiguité entre les élans du cœur et ceux de la foi seront redoublés par le choix d&rsquo;un répertoire également au confluent des musiques italiennes et françaises du XVIIᵉ siècle.</p>
<p>Assez étonnamment, nous cheminerons de chants sérieux italiens à dimension sacrée vers des musiques françaises beaucoup plus légères. L&rsquo;occasion, comme le souligne le claveciniste et chef d&rsquo;orchestre, de donner à entendre à quel point langages sacrés et profanes se mêlent, combien les amours mythologiques ou parfaitement humaines, peuvent s&rsquo;approprier les tournures de la dévotion religieuse. L&rsquo;occasion également d&rsquo;observer combien chacun de ces univers musicaux, tout en utilisant ses propres codes, peut se laisser pénétrer, influencer – ou citer comme en un clin d&rsquo;œil – par l&rsquo;univers de l&rsquo;autre.</p>
<p>Assez discret depuis le clavecin, Franck Emmanuel Comte, manifestement en toute confiance, s&rsquo;appuie sur les piliers de l&rsquo;orchestre que sont<strong> Aude Walker-Viry</strong> au violoncelle baroque, <strong>Florian Verhaegen</strong> au violon baroque et <strong>Nicolas Muzy</strong> au théorbe, pour entourer la jeune <strong>Adèle Huber</strong>, fraîchement émoulue du CNSM de Lyon, comme le sont d&rsquo;ailleurs tous les musiciens de la phalange lyonnaise.</p>
<p>L&rsquo;émission naturelle de la jeune femme, sa délicatesse dans la conduite de la ligne vocale sont un plaisir dès la première pièce de Barbara Strozzi, « Oleum effusum », extraite des <em>Sacre musicali affetti</em>, tandis qu&rsquo;elle déploie un large arsenal émotionnel avec de belles couleurs dans la cantate <em>La mort de Didon</em> de Michel Pignolet de Montéclair, qui initie la seconde partie de la soirée dédiée à la musique française.</p>
<p>La voix légère aux jolies couleurs estivales gagnera sans doute en profondeur avec le temps ; elle est déjà riche en harmoniques comme le démontre « Che si puo fare », second air de Barbara Strozzi, extrêmement flatteur pour son timbre, avant de superbes pages dues à Tarquinio Merula comme « Hor ch’è tempo di dormire », chanson spirituelle que la Vierge s&rsquo;adresse à Jésus enfant pour lui raconter le destin qui sera le sien sur le ton d&rsquo;une merveilleuse berceuse. L&rsquo;ensemble instrumental y fait montre d&rsquo;une remarquable intelligence, d&rsquo;une interprétation parfaitement informée historiquement, mais également d&rsquo;une grande sensibilité. Ici, l&rsquo;ostinato scandant le temps de ce fatum, ce destin inexorable, est un des très jolis moments de la soirée.</p>
<p>Lui succède une chaconne où la chanteuse – doublement diplômée du CNSM ! – jongle avec aisance entre chant et flûte. La page enlevée, dansante et pleine de charme permet de basculer vers la seconde partie où noblesse et sérieux prennent le pas sur l&rsquo;intime qui prévalait précédemment.</p>
<p>La cantate autour du personnage de Didon donne mieux encore à voir et entendre la justesse de comédienne d&rsquo;Adèle Huber dont la diction française est impeccable, la voix assez droite, mais sans sécheresse, joliment expressive. Sa crédule héroïne s&rsquo;est fiée « à l&rsquo;inconstant, plus léger que le vent ». Le perfide en question, n&rsquo;est autre qu&rsquo;Énée parti fonder Rome. Nouveau clin d&rsquo;oeil à l&rsquo;Italie, donc. L&rsquo;air tout de colère, « Tyran de l&rsquo;Empire » ainsi que le lamento « Mourante » puis le postlude intégrant une morale typique du XVIIᵉ siècle sur les dangers de l&rsquo;amour sont autant de réussites.</p>
<p>Florian Verhaegen, le violoniste, bénéficie lui aussi de beaux moments de soliste, tout d&rsquo;abord avec la<em> Sonata Decima</em> de Giovanni Battista Fontana où la magnifique violoncelliste Aude Walker-Viry lui donne brillamment la réplique.<br />
« Gay », exigeant extrait de la sonate numéro neuf de François Francœur, propose un travail du son rond, riche, généreux, d&rsquo;une belle énergie bien que certains traits manquent de précision. Le prélude et la gavotte de la <em>sonate n.6</em> de Jean-Baptiste Sénaillé offrent pour leur part une superbe palette d&rsquo;atmosphères tempétueuses qui sied parfaitement aux quatre instrumentistes.</p>
<p>Après Barbara Strozzi en début de programme, place à une compositrice française méconnue, Françoise Charlotte de Saint Nectaire dont les deux airs sont moins sérieux que pastoraux, puisqu&rsquo;ils mettent en scène les amours de bergers. Une fois encore la fraîcheur du timbre de la cantatrice fait merveille, en dépit d&rsquo;un souffle peut être un peu court.</p>
<p>Brillant et légèreté prévalent encore pour « sans frayeur » de Marc-Antoine Charpentier où le théorbe si sensible de Nicolas Muzy se trouve mis à l&rsquo;honneur et achève le concert dans la joie d&rsquo;un cœur apaisé. S&rsquo;agit-il là d&rsquo;amour terrestre ou céleste? L&rsquo;ambiguïté demeure.</p>
<p>Pour clore la soirée sur un mode toujours souriant – fidèle à son goût pour l&rsquo;association entre musique savante et populaire – l&rsquo;ensemble propose la transcription d&rsquo;une tarentelle napolitaine, « la Caprinese ». Comme depuis le début du concert, la complicité entre les musiciens, le bonheur à jouer ensemble est ici patent. On pourrait presque y entendre un clin d&rsquo;œil à la musique contemporaine, populaire, au rap que l&rsquo;Hostel Dieu intègre à plusieurs de ses programmes. En octobre prochain, les instruments baroques utiliseront d&rsquo;ailleurs des loopers pour l&rsquo;enregistrement de « Bach on the Beat » ; une curiosité à découvrir chez Aparté en spetembre 2027 entre rock, hip hop et électro. De même, « Locura » tournera tout au long du mois de novembre en association avec les danseurs de Mourad Merzouki avant une « Missa Concerta pour double chœur et double orchestre » exhumée des archives lyonnaises qui sera donnée à la chapelle de la Trinité où l&rsquo;orchestre est en résidence depuis deux ans, en association avec le chœur de chambre de Namur.</p>
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