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	<title>Aida NOSRAT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Aida NOSRAT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>CHEMIRANI, Le Parfum et la Tempête – Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/chemirani-le-parfum-et-la-tempete-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 04:01:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 47e Festival d’Ambronay (Musique baroque &#38; friends) s’était ouvert à l’Abbatiale vendredi 11 septembre, sous le signe des « latitudes baroques », avec un requiem imaginaire de Charles Quint interprété par la Compagnie La Tempête, de Simon-Pierre Bestion, mettant en valeur une « mixité culturelle » illustrée notamment par des pièces arabo-andalouses et séfarades &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 47e Festival d’Ambronay (Musique baroque &amp; friends) s’était ouvert à l’Abbatiale vendredi 11 septembre, sous le signe des « latitudes baroques », avec un requiem imaginaire de Charles Quint interprété par la Compagnie La Tempête, de Simon-Pierre Bestion, mettant en valeur une « mixité culturelle » illustrée notamment par des pièces arabo-andalouses et séfarades à côté d’extraits du Livre vermeil de Montserrat ou de morceaux de Janequin, entre autres.<br />
Le dialogue interculturel ainsi inauguré s’est poursuivi ce soir à la Chapelle de la Trinité à Lyon, avec une création née d’une rencontre entre le compositeur et musicien <strong>Keyvan Chemirani</strong> et <strong>Alain Goudard</strong>, fondateur des Percussions de Treffort, et qui se donne pour but d’être un voyage musical et poétique entre Orient et Occident. La formation d’ensemble, Résonance contemporaine, a choisi, sous le titre Le Parfum et la Tempête, de donner à entendre des pièces faisant la part belle aux instruments traditionnels iraniens (zarb, târ, santour) et à différents types de percussions, tout en rendant hommage à la poétesse iranienne Forough Farrokhzâd (1935-1967) et, à travers elle et son œuvre, au courage des femmes iraniennes dans le contexte d’aujourd’hui. D’où ce titre qui mêle à l’évocation classique des senteurs orientales celle de la révolte et de la colère. Au service de cette intention, qui est orientation (également au sens propre) plus que programme, une musique universelle, des échanges instrumentaux qui donnent à entendre et à voir l’écoute mutuelle, l’humanité, la complicité teintée d’humour, l’amitié. Le dialogue s’instaure entre Orient et Occident, entre passé et présent aussi, puisque Keyvan Chemirani, lui-même d’origine franco-iranienne, a écrit une musique fondée sur une connaissance intime de la composition traditionnelle persane. Une musique qu’il joue également en virtuose – à l’instar des interprètes de Résonance contemporaine, dont certaines sont également chanteuses. La voix puissante et chaleureuse d’<strong>Aïda Nosrat</strong>, dans une tessiture de mezzo, voire d’alto tant son registre lui permet de descendre avec aisance dans les notes les plus basses, prend ainsi le relais de son violon, dans un lyrisme saisissant dont certains accents évoquent en effet parfois le parfum, parfois la tempête. <strong>Sogol Mirzaei</strong>, instrumentiste de talent au târ, chante également, dans un registre plus aigu, avec élégance, tandis que Laura Tejeda fait entendre d’émouvantes mélopées. <strong>Asmaa Alaouï</strong>, percussionniste, participe aussi au chant en plusieurs occasions. Même si l’on regrette de ne pas comprendre les paroles de chaque poème chanté, dans ce qui apparaît comme une version orientale du lied ou de la mélodie, on est sensible aux inflexions de la voix que l’on rattache aux titres disponibles sur le feuillet du programme (comme Poème sur la tombe de Leyli, La Conquête du jardin, L’oiseau mourra&#8230;).<br />
En lever de rideau, le public a pu découvrir les élèves de l’Institut des Musiques Persanes, créé il y a une dizaine d’années à Villeurbanne par <strong>David Bruley</strong>, présent sur scène avec les instrumentistes et une conteuse, pour un beau récit oriental ponctué de musique et de magie, autour d’un épisode des aventures de Nassredine Hodja, avec ses édifiants paradoxes et ses divines longueurs, comme un moment hors du temps avant le début du concert.</p>
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		<title>CHEMIRANI, Negar &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/chemirani-negar-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Juste, qualifie dans son ensemble la création française de Negar, né à la Deutsche Oper Berlin en 2022. Ce « conte documentaire » en quatre actes qui narre un triangle amoureux entre deux femmes et un homme dans le Téhéran actuel, réussit tout à fait à revivifier le genre opéra avec sa voix propre, offre une mise &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Juste, qualifie dans son ensemble la création française de <em>Negar</em>, né à la Deutsche Oper Berlin en 2022. Ce « conte documentaire » en quatre actes qui narre un triangle amoureux entre deux femmes et un homme dans le Téhéran actuel, réussit tout à fait à revivifier le genre opéra avec sa voix propre, offre une mise en scène ambitieuse au cordeau de ses enjeux dramaturgiques et musicaux et réunit une équipe d’acteurs chanteurs fascinants.</p>
<p>Juste aussi, le livret trilingue que signent <strong>Marie-Eve Signeyrole</strong> et  <strong>Sonia Hossein-Pour</strong>. On évacuera d’entrée la question : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/auteurs/sonia-hossein-pour/">Sonia est une consœur de Forumopera</a>. Que cela ne n&rsquo;influe en rien sur l’éloge qu’elles doivent recevoir. Le succès des opéras contemporains repose en grande partie sur la qualité du livret. C’est son dynamisme et sa structure qui vont irriguer la musique et ils sont peu nombreux les compositeurs contemporains qui peuvent sublimer un texte faible (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-macbeth-underworld-paris/">c’est le problème principal de <em>Macbeth Underworld</em> par exemple</a>). Sous ses dehors de scènes mises bout à bout, le « documentaire » imite la structure d’une pièce en cinq actes, de sa brillante scène d’ouverture dans une boite de nuit, où le public debout au milieu des chanteurs participe aux retrouvailles de nos héros, à ses moments d’amours suspendues en forme de troisième acte, son cataclysme avec l’arrestation par la police religieuse du régime dans un quatrième acte suffocant, à sa résolution en forme d’aporie et cette porte que Negar, l’héroïne, referme sur sa vie, sur son pays, sur ses amours.</p>
<p>Juste, la composition de<strong> Keyvan Chemirani</strong> épouse le réalisme de cette prose. Les lignes vocales s’enrubannent dans des mélodies et quelques mélismes. La partition ne répond en rien aux canons de la musique contemporaine mais elle revigore le théâtre lyrique par l’incorporation des instruments et des écarts toniques de la musique persane. Il n’y a rien d’orientalisant dans la démarche, <em>Negar </em>s’impose rapidement comme sa propre forme musicale &#8211; étrangement déracinée, comme Shirin l’autre héroïne féminine, entre Occident et Téhéran. <em>Negar</em> enfin consent quelques révérences, notamment à Gluck et son <em>Orphée</em>, par un bref arioso en citation et surtout par le dernier geste de Negar qui se retourne à la toute fin pour finir de contempler la catastrophe.<strong> Sonia Ben-Santamaria</strong> dirige avec une précision d&rsquo;orfèvre cet ensemble bigarré, somme d&rsquo;excellents musiciens, en même temps qu&rsquo;elle assure le lien avec une scène déportée à laquelle elle tourne le dos. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/11.-Negar-OONM-@-Marc-Ginot-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-159976"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Marc Ginot</sup></figcaption></figure>


<p>Juste, la réalisation scénique aussi simple qu’inventive imaginée par Marie-Eve Signeyrole et «&nbsp;performée&nbsp;» par une équipe technique mise à forte contribution. <em>Negar</em> veut montrer les coulisses de la société iranienne, montrer l’intime d’une identité, celle de Shirin, déchirée entre la France et l’Iran, montrer les corps qu’on interdit dans leur sensualité même, le cinéma documentaire « pornographique » (dixit les bassidjis) d’Aziz, le frère de Negar. La mise en scène montrera les coulisses du théâtre pour mieux le propulser au cœur de l’illusion. Le public entre par les coulisses de bord de scène côté cours sur ce qui est normalement la scène de la Comédie de Montpellier. Passée la scène de la boite de nuit, le public s’assoit sur deux gradins qui se font face, les acteurs chanteurs à quelques mètres devant lui, l’orchestre à jardin commente l’action en même temps qu’il y participe quand des musiciens viennent jouer dans les scènes du quotidien (un repas, un thé partagé en terrasse). Les éléments de décors (un tapis et quelques plats, la fenêtre de la cuisine, une voiture des années 90 etc.) défilent dans cet espace scénique comme dans un long travelling. La direction d’acteur s’intensifie de scène en scène. La joviale simplicité des scènes de repas, l’étreinte manquée dans le hammam, la longue torture d’Aziz et de Shirin… absolument tout acquiert une justesse en effet proche du documentaire.</p>
<p>Juste enfin, l’incarnation des six chanteurs engagés corps et âmes dans cette narration. <strong>Matthew Cossack</strong> et <strong>Arianna Manganello</strong> nous glacent les sangs en bassidjis violents et grossiers, dans des rôles où la précision rythmique est clé. <strong>Leander Carlier</strong> forge le portrait du petit frère traditionnaliste de la famille dans un metal sombre et une projection confortable. Il saura rendre son personnage sympathique quand on comprendra que sa défense de l’ordre moral est bien moins idéologique qu’un reflexe de peur et de protection pour ses frères et sœurs. Aziz d’ailleurs trouve en <strong>Julian Arsenault</strong> un baryton aux harmoniques riches, à la présence scénique intense et à l’engagement total. Il parvient à faire d’Aziz ce frère sensible et amoureux, jouet de ses sentiments et de son obsession de vidéaste qui provoquera la catastrophe (ses vidéos sont autant de preuve de la «&nbsp;perversion&nbsp;» de nos héros), alors que le personnage ne dispose pas d’un seul monologue. Après <em>Macbeth Underworld</em>, <strong>Katarina Bradić</strong>&nbsp;finit de s’imposer en France comme un mezzo incontournable. On ne sait que louer le plus du timbre mat au métal identifiable immédiatement, à l’interprétation sensible jusqu’au magnétisme aussi simple qu’hypnotisant. <strong>Aida Nosrat</strong> pour finir, réalise une prise de rôle impressionnante. Arrivée tardivement dans le projet, forte d’une technique où le chant lyrique ne prédomine pas, elle se débat avec brio dans une écriture parfois inconfortable pour sa tessiture. Intelligemment elle se sert de cette altérité sonore pour imposer discrètement Negar comme le personnage pivot, celui qui cristallise nos sympathies. Toutes ces justes notes font de <em>Negar </em>un spectacle nécessaire et déjà mémorable.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/chemirani-negar-montpellier/">CHEMIRANI, Negar &#8211; Montpellier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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