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	<title>Andrew HENLEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>STANFORD, The critic &#8211; Wexford</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stanford-the-critic-wexford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme le souligne Rosetta Cucchi, directrice artistique depuis 2020, les redécouvertes lyriques sont dans l&#8217;ADN du festival de Wexford. Le thème de cette année – le théâtre dans le théâtre –&#160;se prêtait idéalement à l&#8217;exhumation de l&#8217;exubérant the Critic, an opera rehearsed de Charles Villiers Stanford travaillant à partir d&#8217;une pièce de Richard Brinsley Sheridan. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme le souligne <strong>Rosetta Cucchi</strong>, directrice artistique depuis 2020, les redécouvertes lyriques sont dans l&rsquo;ADN du festival de Wexford. Le thème de cette année – le théâtre dans le théâtre –&nbsp;se prêtait idéalement à l&rsquo;exhumation de l&rsquo;exubérant <em>the Critic, an opera rehearsed</em> de Charles Villiers Stanford travaillant à partir d&rsquo;une pièce de Richard Brinsley Sheridan. Les deux auteurs sont irlandais, ce qui rendait ici la recréation incontournable.</p>
<p>A la manière des poupées russes, Sheridan lui-même, en 1779, s&rsquo;appuyait sur une pièce élisabéthaine parodique de 1671. Ainsi, dans l&rsquo;écriture même il s&rsquo;agit d&rsquo;un théâtre dans le théâtre dans le théâtre, mais cousu de blanc à l’extrême au point que tous les fils de trames y sont exposés, grossis, caricaturés.</p>
<p>Quel éprouvant métier que celui de critique ! Le rideau se lève sur trois comédiens grimés en costumes XVIIIe incarnant le personnage éponyme, donc, convié par l&rsquo;auteur et le compositeur à assister à la répétition de leur dernier opéra, <em>T</em><em>he spanish Armada</em>. <strong>Mark Lambert, Jonathan White </strong>et<strong> Arthur Riordan,</strong> irrésistibles, seront nos guides dans les invraisemblables embroglios de cette exécrable pièce du XVIIe siècle qu&rsquo;ils commentent et interrompent sans cesse, à l&rsquo;exaspération croissante des artistes.</p>
<p>Les tenues d&rsquo;époques de <strong>Massimo Carlotto</strong> sont magnifiques, l&rsquo;idée de placer l&rsquo;action à l&rsquo;envers au premier acte, comme si le public se trouvait en fond de scène face à une salle qui évoque le Globe, est excellente tout comme les jeux avec les codes de la scénographie baroque crées par <strong>John Comiskey</strong> qui s&rsquo;amuse de toiles peintes, tissus, trompe-l&rsquo;œil et autres accessoires de carton-pâte.</p>
<p>Voilà l&rsquo;écrin idéal pour la mise en scène jubilatoire de<strong> Conor Hanratty</strong> qui accentue encore l&rsquo;inanité volontaire du livret en déclinant tous les possibles d&rsquo;une répétition : de réactions emphatiques à contretemps, en passant par les accessoires manquants, les batailles mal rythmées, les trous de mémoire remplacés par un vague chantonnement, l&rsquo;impératif de mourir à nouveau, plus efficacement&#8230; La liste est fort longue et pourtant, tout cela est fait avec un grand sens de l&rsquo;équilibre et du rythme – y compris dans le sur-jeu –&nbsp;évitant toute sensation d&rsquo;à peu près.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/The-Critic-WFO-pic130-Patricio-Cassinoni-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-174720"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Patricio Cassinoni</sup></figcaption></figure>


<p>Le cast s&rsquo;est manifestement saisi avec bonheur de cette occasion d&rsquo;en faire trop. Très homogène, il est formidable d&rsquo;autodérision. On saisit chaque mot de ce texte qui confine parfois au surréaliste comme lorsque la déclaration d&rsquo;amour de la jeune Tilburina se mue en leçon de botanique puis d&rsquo;ornithologie. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sans doute <strong>Ava Dodd</strong>, son interprète, qui se voit attribuer la partie la plus conséquente avec une enchaînement de soliloques dont la soprano irlandaise ne fait qu&rsquo;une bouchée. Entendue ce printemps dans le <em>Lac d&rsquo;argent</em> de Kurt Weill à l&rsquo;opera National de Lorraine, débutant cet hiver en Adina à l&rsquo; English National Opera de Londres, elle bénéficie d&rsquo;un timbre ductile, tout en agilité. Son talent de comédienne s&rsquo;avère patent dans l&rsquo;hilarante scène de folie parodique comme dans la la pathétique scène d&rsquo;amour où <strong>Dane Suarez</strong> lui donne la réplique avec panache et de belles nuances en dépit d&rsquo;un soutien intermittent.<br>Le père de la jeune fille, incarné par<strong> Rory Dunne</strong> est fort à son affaire tout en drôlerie et en fausse grandiloquence.</p>
<p>Issue de la <em>Factory</em> du festival – le programme de professionnalisation des chanteurs irlandais fondé il y a quatre ans –&nbsp;<strong>Hannah O&rsquo;Brien</strong> campe la suivante et bénéficie d&rsquo;un timbre charnu aux beaux graves tandis qu&rsquo;<strong>Oliver Johnston et Ben McAteer</strong> campent d&rsquo;impeccables « cavaliere » mâtinés de Tweedledum et Tweedledee tout aussi impeccables que <strong>Gyula Nagy</strong>.</p>
<p>L&rsquo;orchestre du festival, très en verve sous la houlette souple, nuancée d&rsquo;un beau jeu de couleurs de <strong>Ciarán Mc Auley</strong>, bénéficie de riches moments instrumentaux comme lors de l&rsquo;irrésistible tableau où un personnage fait une entrée pleine de componction et passe par tout un arc-en-ciel d&rsquo;émotions silencieuses entièrement portées par l&rsquo;orchestre avant de ressortir sans avoir jamais ouvert la bouche.</p>
<p>Quelle mouche a donc piqué le très prolifique et sérieux Stanford, professeur de composition au Royal College of Music de Londres, pour commettre cette pièce improbable ? Si ce type de spectacle plein de « nonsense » est sans doute typiquement britannique et irlandais, comme le souligne de <strong>Dr Walsh</strong> dans une fort éclairante conférence donnée le matin de cette Première, l&rsquo;on se prend également à convoquer en écho tous ces créateurs d’opérettes déjantés, Hervé en tête – « le compositeur toqué » comme on le surnommait –&nbsp;organistes très sérieux le jour et compositeurs d’œuvres délirantes la nuit venue, comme pour équilibrer le sérieux de leur carrière par un souffle tout droit venu d&rsquo;Absurdie.</p>
<p>Un spectacle à découvrir les 24, 27 octobre et 1er novembre, pour lequel on rêverait d&rsquo;une reprise tant le travail en est original et abouti.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stanford-the-critic-wexford/">STANFORD, The critic &#8211; Wexford</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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