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	<title>Augusta McKAY LODGE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Augusta McKAY LODGE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Affetto et affetti – Thiré</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/affetto-et-affetti-thire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 05:57:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après une folle journée intense et enthousiasmante puis l’enchantement de la version en ballet de The Fairy Queen, le retour à Thiré se fait tout en douceur et sur un petit nuage pour la suite du festival « Dans les jardins de William Christie ». Le sourire béat qui flotte sur les lèvres de nombre de festivaliers &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/thire-une-experience-paradisiaque/">folle journée intense et enthousiasmante</a> puis l’enchantement de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-the-fairy-queen-thire/">version en ballet de <em>The Fairy Queen</em></a>, le retour à Thiré se fait tout en douceur et sur un petit nuage pour la suite du festival « Dans les jardins de <strong>William Christie</strong> ». Le sourire béat qui flotte sur les lèvres de nombre de festivaliers est comme un signe de reconnaissance de la féerie vécue la veille et qui infuse doucement. Encore tout émue par les prodigieuses expériences du soir précédent, les paupières un peu lourdes et l’envie de ne pas revenir trop vite à la réalité, le charme continue à opérer, puisque le cadre idyllique des jardins se prête merveilleusement à cette sensation de délicieux flottement. En effet, cet éden classé « Jardin remarquable » permet de se sentir chez soi ou de s’imaginer dans les plus belles réalisations paysagères et musicales des siècles d’or des jardins, avec une vision éclectique qui se concrétise en célébration de la beauté permanente, dans un songe éveillé jouissif. Le menu plaisir de pouvoir folâtrer un peu partout dans ces créations nées de l’imagination fertile et les expériences cumulées du Maître rappelle les injonctions de Titania au début de <em>The Fairy Queen </em>: « sur l’herbe nous nous étendrons, en innocents badinages nous passerons nos jours, ainsi le temps s’écoulera ».</p>
<p>La richesse prolifique des sensations vécues lors du spectacle suffit à nourrir les vagabondages oniriques, mais tout de même, l’envie de parler de ce moment privilégié ne manque pas de nous tarauder en ce début d’après-midi. Cela tombe bien, après l’interview avec William Christie qui apportait de nombreux éclairages sur le projet, un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/paul-agnew-je-traite-la-musique-de-purcell-comme-si-cetait-une-oeuvre-francaise/">nouvel entretien est prévu avec <strong>Paul Agnew</strong></a>, qui, en plus d’avoir dirigé l’orchestre, est avec celui qu’on surnomme affectueusement (mais très respectueusement) Bill, le principal instigateur de ce que nous avons vécu la veille. Détendu et disponible, le codirecteur des Arts florissants nous raconte la genèse du spectacle et nous délecte d’anecdotes, répondant volontiers à toutes les questions. À peine consulte-t-il sa montre de temps à autre, car il doit chanter directement après l’entretien. Heureusement, le Mur des Cyclopes où il se produit n’est qu’à quelques pas de notre table à l’ombre des chênes verts dans le petit bosquet où se trouve la buvette et ce n’est qu’au tout dernier moment qu’il nous abandonne. C’est ensuite au tour de <strong>Mourad Merzouki</strong>, le formidable chorégraphe qui a transcendé sa mise en scène et dont on n’a pas fini d’entendre parler, de nous accorder un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/mourad-merzouki-la-musique-baroque-est-pensee-pour-la-danse-on-lecoute-et-la-choregraphie-se-dessine-comme-un-tapis-quon-deroule/">entretien très fécond</a>. Une fois de plus, nous avons manqué les activités de début d’après-midi (visite guidée des jardins, atelier jardin, danse ou chant) et le début des petits concerts. Mais nous arrivons juste à temps au Mur des Cyclopes à 17h pour entendre Paul Agnew qui récidive avec son programme « Awake, Sweet Love » que <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/thire-une-experience-paradisiaque/">nous avions entendu la veille</a> et qu’il vient de donner à 16h, juste après notre entretien. Cette fois, pas de trou de mémoire. Tout est déjà bien rodé, quoique nous avons droit à une petite surprise : le trio de la veille est devenu un quatuor. En effet, le génial violoniste <strong>Théotime Langlois de Swarte</strong>, que nous venons de croiser en famille, s’est joint à <strong>Myriam Rignol</strong> à la viole de gambe et à l’imperturbable (et formidable) <strong>Thomas Dunford</strong> au luth. Paul Agnew se dit ravi de cette espèce de jam… On entend donc pour la seconde fois le programme « Awake, sweet Love », où les airs de Dowland trouvent un miroir contemporain avec <em>Cry me a river </em>ou <em>Something </em>des Beatles, titre qui avait d’ailleurs déjà été proposé <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-recettes-de-lamour-thire-la-vie-en-roses/?utm_source=refresh&amp;utm_content=1692738954&amp;utm_medium=self&amp;utm_term=age-91226&amp;utm_campaign=auto-refresh-stale-content">l’année passée</a>. Et si les airs de Dowland sont servis avec grand art, c’est surtout la mélopée ici sublimée des quatre garçons dans le vent qui fait chavirer le public. Entre deux airs qu’il commente avec sa pédagogie coutumière, Paul Agnew s’amuse de ce que, à un certain moment, toutes les têtes se tournent et les lèvres forment des « oh ! » d’émerveillement, ce qui lui permet de comprendre que les cygnes et leur progéniture sont en train de passer sur la rivière, laissant les musiciens dans une grande solitude. Il sait bien pourtant que ces moments-là sont pure magie et que les oreilles fondent tout comme le cœur des auditeurs… On se dit d’ailleurs que les cygnes s’arrêtent pour mieux écouter, mais non, ils repartent parce que personne ne leur offre la moindre nourriture concrète. Pour en revenir à la musique, malgré les improvisations suscitées par l’arrivée de notre violoniste star qui s’intègre immédiatement à l’ensemble (après tout, ces musiciens se connaissent suffisamment pour réussir ces impros qui n’en sont pas réellement). En tous cas, le programme est maintenant tout à fait maîtrisé et bucolique à souhait, impeccablement exécuté par des virtuoses tout sourires faussement décontractés, diffusant à l’envi toutes sortes d’émotions, dont les plus subtiles.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Festival-Jardins-William-Christie-2163-JGazeau-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-139952" width="683" height="1024"/><figcaption class="wp-element-caption">© Julien Gazeau</figcaption></figure>


<p>Changement d’ambiance pour la séquence de 17h30 où il faut aller de l’autre côté du Miroir d’eau, aux confins des jardins, juste après le Pont chinois, dans le Petit bois d’Henry-Claude. Accompagnée de <strong>Patrick Oliva</strong> et <strong>Paul-Marie Beauny</strong> aux violons, <strong>Magdalena Probe</strong> au violoncelle, <strong>Sergio Bucheli</strong> au théorbe et la géniale <strong>Marie-Ange Petit</strong>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-the-fairy-queen-thire/">déjà saluée hier</a>, aux percussions, la soprano <strong>Leïla Zlassi </strong>a concocté son programme, «&nbsp;Eco d’Italia&nbsp;!&nbsp;» autour de mélodies populaires de la Renaissance, avec notamment une tarentelle pour laquelle l’énergique chanteuse manque peut-être encore de mordant mais dont elle s’amuse visiblement beaucoup à l’interpréter avec conviction et joie de vivre.</p>
<p>Puis c’est le retour aux Terrasses où curieusement, le même programme est donné que la veille, alors qu’il n’y a pas d’autre choix, contrairement aux trois offres différentes des créneaux précédents. Nous entendons donc à nouveau la Carte blanche laissée à <strong>Augusta McKay Lodge</strong>, premier violon des Arts florissants, pour la première partie de son <em>Enchanted Forest</em>. La seconde partie sera proposée aux heureux veinards qui participeront au festival en fin de semaine. Là encore, c’est l’opportunité de voir l’évolution d’un programme qui se cisèle petit à petit. Le baryton <strong>Hugo Herman-Wilson</strong> est toujours aussi crédible dans les extraits de <em>King Arthur</em>, au détail près que, ironie du sort, le «&nbsp;Cold Song&nbsp;» est proposé alors qu’il fait passablement chaud, ce qui oblige les instrumentistes à se réaccorder plusieurs fois.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2023-Les-Arts-Florissants_022-Jay-Qin-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-139953"/><figcaption class="wp-element-caption">© Julien Gazeau</figcaption></figure>


<p>Après le dîner, on quitte à regret les jardins pour les deux concerts aux chandelles du soir organisés dans un village voisin. Simultanément, sur le Miroir d’eau, on va redonner <em>The Fairy Queen</em> et l’envie est très forte d’y assister encore une fois. Mais dans l’église de Saint-Juire-Champgillon située à quelques kilomètres de là (l’église de Thiré est en travaux actuellement), William Christie et son fidèle assistant musical <strong>Emmanuel Resche-Caserta</strong> nous proposent «&nbsp;<em>Affetto e affetti</em>&nbsp;», qu’on pourrait traduire en «&nbsp;Tendresse et passions&nbsp;», autour d’un programme où les compositeurs (et compositrices) français et italiens rivalisent de stratagèmes pour exprimer les affects à travers le violon. Le virtuose, à qui on a confié un violon Francesco Ruggeri de 1675 pour une durée de dix ans, paraît un peu absent et très nonchalant. Les sons qu’il réussit cependant à tirer de son instrument n’en sont que plus incroyablement virtuoses, l’air de rien. Le détachement apparent est évidemment un leurre et probablement d’une très grande confiance (et pas seulement en soi). Alternativement à l’orgue ou au clavecin, William Christie est visiblement heureux d’accompagner son complice. En très grande forme, il se met néanmoins en retrait pour mieux valoriser son partenaire. Mais alors qu’il reste deux œuvres au programme et qu’Emmanuel Resche-Caserta s’interrompt assez longuement pour réaccorder son violon, William Christie nous annonce un changement de taille&nbsp;: le <em>Premier concert royal </em>de François Couperin initialement prévu est remplacé par une sonate de Haendel. La raison invoquée&nbsp;: Couperin serait incompatible avec ce qui précédait&nbsp;! Cette modification inopinée dont les raisons sans doute très pragmatiques soulèvent un murmure de plus en plus sonore dans le public, ce qui a le don d’agacer prodigieusement William Christie. Un rappel à l’ordre par un simple mouvement de tête calme tout le monde et le Maestro, décidément frais comme un gardon, prend le dessus et c’est le violoniste, cette fois-ci, qui le seconde. Face au déferlement de passions qui suit, le public exulte et se voit gratifié d’un bis, la reprise de la Sonate de Corelli déjà entendu, mais avec un accompagnement différent. Nous aurons donc entendu les variantes violon et orgue ainsi que violon et clavecin.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2023-Les-Arts-Florissants_006-Jay-Qin-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-139946"/><figcaption class="wp-element-caption">© Julien Gazeau</figcaption></figure>


<p>Il est à peine temps de sortir pour profiter du traditionnel chocolat chaud offert par les paroissiens (quoique cette année, on aurait eu tendance à pencher pour un rafraîchissement) qu’il faut déjà revenir dans l’église pour la «&nbsp;Méditation à l’aube de la nuit&nbsp;». Ce moment privilégié est l’un de nos préférés dans ce festival&nbsp;: le public a droit à un ultime concert aux chandelles (ou plutôt aux cierges) dans l’église, se voyant bercé avant d’aller se mettre au lit pour se préparer à un sommeil réparateur, ce qui fonctionne&nbsp;! La consigne, d’ordinaire donnée par Paul Agnew, est ici indiquée par un remplaçant, qui préfère les circonvolutions allusives plutôt que de dire franchement qu’il ne faudra pas applaudir au terme du concert afin de prolonger la magie. On retrouve l’extraordinaire <strong>Thomas Dunford</strong> à l’archiluth pour un programme où Marin Marais et Robert de Visée sont entrelacés à Erik Satie. Le luthiste, comme envoûté, s’enlace littéralement autour de son instrument et nous subjugue par l’élégance de son jeu, aussi beau à l’oreille qu’à l’œil. L’une de ses positions favorites nous rappelle celle de <em>L’Angelot jouant du luth</em> du peintre Rosso Fiorentino. Les sons que nous entendons ne doivent pas être bien éloignés de ceux produits par l’ange concertiste… Nous sommes littéralement bordés et prêts à aller nous endormir quand, contrairement aux règles élémentaires du festival, quelques béotiens se mettent à applaudir à tout rompre, très vite calmés par les réactions outrées de leurs voisins. Ce petit couac ne parvient tout de même pas à rompre le charme. &nbsp;</p>
<p>Et voilà, c’est déjà fini. La parenthèse enchantée s’achève et il faut retourner à la vie quotidienne. Mais pour l’heure, le festival se poursuit notamment avec la reprise de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/titon-et-laurore-paris-opera-comique-mondonville-contre-le-blue-monday/">Titon et l’Aurore</a> </em>de Mondonville sur le plan d’eau et ne s’achèvera que samedi 26 août. Ce même jour, la clôture du festival verra l’inauguration de la Salle de Bal et de l’ancien Café, des bâtiments dont la restauration vient de se terminer. Ils serviront à l’année notamment de lieu de répétition et de loges pour les artistes. Le grand œuvre de William Christie continue à prendre forme&nbsp;; les jardins s’étendent et se complètent tout en s’intégrant dans le village. Les maisons abandonnées deviennent petit à petit un quartier des artistes accueillant dans des conditions toujours plus adaptées la pépinière de talents qui y éclosent chaque année au sein du Jardin des Voix. La restauration de ces bâtisses se fait dans le respect de la tradition rurale caractéristique de la région. Longue vie à notre passeur, dont la prochaine saison comprend trois productions lyriques emblématiques des Arts florissants&nbsp;: <em>Ariodante, Médée </em>et notre <em>Fairy Queen </em>en tournée qu’il dirigera, rien que ça…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="827" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2023-Les-Arts-Florissants_014-Jay-Qin-1024x827.jpg" alt="" class="wp-image-139949"/><figcaption class="wp-element-caption">© Julien Gazeau</figcaption></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Thiré, une expérience paradisiaque</title>
		<link>https://www.forumopera.com/thire-une-experience-paradisiaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La perspective de vivre une nouvelle fois l’expérience du festival de Thiré nous a émoustillée pendant une grande partie de l’été&#8230; Et l’attente mêlée d’impatience tranquille se fait vivifiante à l’approche du petit village vendéen. Pour cette première journée de la 12e édition des « jardins de William Christie », l’émotion en effet est vive &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La perspective de vivre une nouvelle fois l’expérience du festival de Thiré nous a émoustillée pendant une grande partie de l’été&#8230; Et l’attente mêlée d’impatience tranquille se fait vivifiante à l’approche du petit village vendéen. Pour cette première journée de la 12<sup>e</sup> édition des « jardins de <strong>William Christie</strong> », l’émotion en effet est vive car cette année commence très fort par un entretien programmé avec le grand musicien franco-américain. C’est en milieu d’après-midi qu’on pourra le rencontrer en accédant aux terrasses, derrière la maison du maître, non accessibles au public qui peut tout de même se promener à sa guise dans le reste des jardins. Puis, c’est la fébrilité qui s’installe car on apprend par texto que l’entretien avec William Christie est avancé. À peine peut-on entreposer les bagages dans un coin que l’on nous presse : « Il est prêt ! ». Autant dire que personne ne songerait à faire attendre le maestro dont l’impatience légendaire et l’exigence ne sont plus à présenter. Mais, ô divine surprise, ce n’est pas vers l’arrière de la maison qu’on nous emmène mais directement vers la porte d’entrée principale. Et, contre toute attente, c’est dans la demeure que l’on pénètre, suprême privilège doublé d’une torture extrême, car il n’est évidemment pas loisible de s’attarder pour admirer les merveilles composant l’intimité du maître qui nous reçoit dans le grand salon. L’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/william-christie-jai-une-fascination-pour-les-choregraphies-modernes-sur-de-la-musique-baroque/">entretien qui suit est fécond</a> et William Christie s’épanche volontiers sur l’opéra dont la première est programmée pour le soir même. Le maître nous promet quelques surprises et l’on sent qu’il est particulièrement confiant après la générale du spectacle donnée la veille. Quelques questions plus tard, on sort du saint des saints, un peu sonnée, pour se plonger avec délices en plein festival, dans ces remarquables jardins classés qu’on retrouve avec une félicité sans bornes, heureuse qui comme Pénélope retrouverait son bel <em>hortus</em> en grande forme et très en beauté, tout comme les belles colombes paon à la robe immaculée roucoulant sur le toit du pigeonnier, près des topiaires qui reprennent les lignes élégantes de ces merveilleux oiseaux d’un paradis bien réel.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2020-jardins-William-Christie-drone-0053-Julien-Gazeau-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-139850"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Photo aérienne des jardins de William Christie à Thiré © Julien Gazeau</sup></figcaption></figure>


<p>Mais le temps passé à déjeuner, à admirer et à rêver nous a fait rater les premières activités qui nous avaient tant amusés <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-airs-et-symphonies-thire-une-folle-journee-en-vendee/">l’année passée</a>&nbsp;: les ateliers jardinage, la danse itinérante ou la musique participative de la soprano, metteure en scène et pédagogue enthousiaste <strong>Sophie Daneman</strong>. Les concerts sous formes de petites pilules de musique proposées toutes les trente minutes aux quatre recoins ou dans les coulisses des jardins, à raison de trois créneaux en simultané, ont déjà débuté sans nous. Pour ces capsules musicales d’une quinzaine de minutes, les artistes ont carte blanche. On commence à l’heure du goûter près du Mur des cyclopes avec «&nbsp;Awake, sweet Love&nbsp;», un programme de chansons pour luth proposé par le co-directeur du festival, <strong>Paul Agnew</strong>, qui nous offre un jeu de miroir entre les affects exprimés dans les airs de John Dowland et une vision équivalente contemporaine avec les Beatles ou un standard du jazz chanté notamment par Ella Fitzgerald. Petite distraction passagère ou stress d’avant la première (c’est lui qui va diriger l’opéra ce soir), le ténor s’interrompt brusquement parce qu’il a oublié les paroles de <em>Cry me a river</em>. Tout cela n’est pas bien grave&nbsp;: on recommence <em>da capo</em> en toute simplicité, car le festival se veut bon enfant, adressé à tous les publics, avec un répertoire à la fois accessible ou rare et savant, en plaçant la barre très haut mais dans le respect du caractère humain et à la recherche d’une véritable empathie. Il ne faut pas oublier que les jardins ont été conçus dans l’idée de partager le plaisir de faire de la musique ensemble et, cela va de soi, en présence d’un public. William Christie est renommé pour son sens de la pédagogie, son besoin vital de transmission et, l’intéressé ne s’en cache pas, son entreprise de séduction raffinée et sensuelle avec un profond désir d’être aimé, ce qui anime aussi ses partenaires. L’émotion est là, mais on se dit que cela vaut la peine de revenir pour réécouter le même programme le lendemain. Plutôt que de déambuler dans les jardins pour une autre ambiance, nous décidons, entre camarades journalistes, de rester au même endroit un peu plus sauvage pour nous imprégner de la douceur bucolique de ce trou de verdure près d’une rivière dont William Christie taille en personne les saules qu’il a lui-même plantés. Les verts reflets à la Monet sont à peine brouillés par le passage nonchalant et majestueux de l’un des couples de cygnes escortant leurs petits. Deux sopranos accompagnées d’un quatuor issu des Arts florissant, dont le premier violon, <strong>Emmanuel Resche-Caserta</strong>, nous offrent un «&nbsp;Che suave zeffiretto&nbsp;», avec des extraits des <em>Nozze di Figaro</em>. <strong>Maud Gnidaz</strong> et <strong>Juliette Perret</strong> forment un charmant duo avec une qualité principale&nbsp;: leurs voix s’entrelacent à merveille et la complicité est totale. On retrouve ensuite avec grand plaisir la Pinède et son ambiance italienne où l’on accorde le clavecin en attendant l’arrivée de William Christie, visiblement ravi de commencer ce festival par l’une de ses activités favorites&nbsp;: l’accompagnement de jeunes musiciens, en l’occurrence le fidèle Emmanuel Resche-Caserta au violon et <strong>Myriam Rignol</strong> à la viole de gambe. Puis, c’est le dernier concert avant le dîner sur les terrasses, avec l’orchestre des Arts florissants sous la direction de l’autre premier violon <strong>Augusta McKay Lodge</strong> qui a choisi des extraits de <em>The Enchanted Forest </em>de Francesco Germiniani. <strong>Hugo Herman-Wilson</strong>, le baryton dont on s’apprête à découvrir la prestation dans <em>The Fairy Queen</em> dans moins de deux heures, se chauffe la voix avec le «&nbsp;Cold song&nbsp;» de <em>King Arthur</em>, ce qui lui permet de séduire d’emblée son auditoire et de rafraîchir une atmosphère bien lourde en cette journée de fortes chaleurs néanmoins tout à fait supportables dans des jardins idéalement ombragés.&nbsp;&nbsp;</p>
<p><em>Le récit du pur enchantement qui va suivre est à lire <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-the-fairy-queen-thire/">ici</a>.</em></p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Festival 2023 : musique baroque Dans Les Jardins de William Christie" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/DEWta9FPA_w?start=11&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>
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		<title>PURCELL, The Fairy Queen – Thiré</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-the-fairy-queen-thire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 03:53:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est avec la représentation de The Fairy Queen que se termine la première journée de la 12e édition du festival «&#160;Dans les jardins de William Christie ». La narration de la première partie de la journée est à retrouver ici. Le miroir d’eau qui fait face aux terrasses du bâtiment, la maison de William Christie, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est avec la représentation de The Fairy Queen que se termine la première journée de la 12<sup>e</sup> édition du festival «&nbsp;Dans les jardins de William Christie ». La narration de la première partie de la journée est à retrouver <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/thire-une-experience-paradisiaque/">ici</a>.</strong></p>
<p>Le miroir d’eau qui fait face aux terrasses du bâtiment, la maison de William Christie, est déjà prêt pour l’événement du soir. Toutes les chaises du public sont disposées en éventail entre le jardin à la française et le canal sur lequel a été installée une plateforme pour l’orchestre, les chanteurs et les danseurs. On se dit que le décor est bien minimaliste&nbsp;: en l’occurrence, seules trois chaises jaunes sont placées devant les pupitres. Après un rapide dîner pris d’un côté par les équipes du festival et de l’autre par les visiteurs qui profitent de notre Glyndebourne à la française, tout le monde va s’installer face à la scène, dans une jauge élargie, puisque le nombre des billets vendus à l’avance correspond à la capacité d’accueil de la salle prévue en cas de nécessité de repli si la météo se révèle capricieuse. Or, pour ce soir, la nuit s’annonce chaude, claire, voire idéale pour le spectacle, car sans lune et avec un doux zéphyr qui soufflera à peine, si l’on y prête attention. Les deux premières rangées sont réservées aux invités de marque et le reste du public est séparé par une petite allée. Nous sommes juste derrière, bien en face de la scène flottante, avec dans le viseur une silhouette familière, celle de William Christie en personne. On ne peut s’empêcher de sourire car c’est un peu comme si on se trouvait plongé dans la célèbre gravure de Jean Lepautre où l’on voit de dos Louis XIV et sa cour contempler <em>Alceste</em> qui a pour décor principal le palais de Versailles. Notre miroir d’eau donne sur une sorte de portique végétal constitué de plusieurs arches en laurier du Portugal et le bassin de près de 100 mètres de long est bordé d’une double allée de platanes étoffée par une haie de charmes, ce qui en fait un merveilleux théâtre, entre fastes à la française (le Le Nôtre de Vaux-le-Vicomte, par exemple) et à la romaine (les jardins de la Villa d’Este à Tivoli croisés avec ceux de la Villa de l’empereur Hadrien, notamment).</p>
<p>L’orchestre des Arts florissants, son chef <strong>Paul Agnew</strong>, les chanteurs et les acteurs sont tous identiquement vêtus d’un tailleur pantalon noir, le col ouvrant sur une chemise blanche mais au fur et à mesure que tomberont les vestes, un arc-en-ciel de couleur va se faire jour. Le décor se réduit à une double banquette noire et les trois chaises boutons d’or déjà évoquées plus haut. Un choix qui ne laisse d’intriguer. On se promet de poser la question, au cours des deux entretiens prévus le lendemain, de la signification de cette couleur à Paul Agnew et au chorégraphe <strong>Mourad Merzouki</strong> qui a assuré la mise en espace&nbsp;: s’agit-il d’une allusion au Roi-soleil, à l’astre lui-même, au divin, à la tromperie ou autre fantaisie…&nbsp;? En attendant, le baryton <strong>Hugo Herman-Wilson</strong>, qu’on avait quitté auparavant sur les terrasses, arrive sur scène en titubant, maladroit dans son grand corps, avant de s’étaler de tout son long. Il incarne le poète ivre et on le trouve bien gauche. La suite montrera que cette entrée en matière un peu chaotique nous préparait à la transformation à venir et que ce dérapage est tout ce qu’il y a de plus contrôlé. Le poète ivre va vivre dans le rêve et nous aussi.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Festival-Jardins-William-Christie-2314-JGazeau-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-139843"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Julien Gazeau</sup></figcaption></figure>


<p><em>The Fairy Queen </em>est lié au <em>Songe d’une nuit d’été </em>de Shakespeare où au moins trois univers se côtoient, avec notamment le monde réel et celui des dieux en parallèle. Le parti pris par Paul Agnew et William Christie pour notre spectacle a été de se débarrasser totalement de la pièce au profit des seuls interludes ou masques créés par Purcell. L’idée a été de les transformer en ballet en les mettant bout à bout, sans chercher de fil conducteur là où il n’y en avait pas et les traitant pour ce qu’ils sont&nbsp;: des divertissements. «&nbsp;<em>J’entends une étrange musique, qui résonne dans les airs. C’est une musique de fée, envoyée par moi pour vous guérir de votre incrédulité</em>&nbsp;». Cet extrait de l’œuvre de Purcell a pu servir de fil conducteur et toute la chorégraphie va mettre en valeur le génie du musicien. Et il faut dire que cela fonctionne à merveille. Dès les premières minutes, on est pris dans une féerie ensorcelante qui naît à partir du quotidien et sourd de la simplicité apparente. Et un prodige se produit&nbsp;: on s’est laissé prendre par la main pour virevolter dans ce monde magique, comme si un charme mystérieux nous avait été versé sur les paupières.</p>
<p>Une fois n’est pas coutume, il ne sera pas question ici des qualités des uns et des autres. C’est à un ensemble qu’on a affaire et ces danseurs, chanteurs et musiciens sont en fusion totale, tous au service de la musique, qu’ils mettent en relief et en évidence comme jamais. Chacun donne son meilleur, galvanisé ou envoûté par l’un ou l’autre de ses partenaires. Paul Agnew dirige les <strong>Arts florissants</strong> avec beaucoup de sensualité, mais surtout une complicité et une confiance visiblement totale. Il se repaît lui aussi du spectacle, lançant des œillades énamourées et émerveillées sur les artistes. Ce qui se passe sur scène est époustouflant, incroyable, surnaturel. Le chorégraphe <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/mourad-merzouki-la-musique-baroque-est-pensee-pour-la-danse-on-lecoute-et-la-choregraphie-se-dessine-comme-un-tapis-quon-deroule/">Mourad Merzouki</a> a travaillé avec des danseurs qui sont des professionnels du hip-hop et du breakdance, mais il a également dans cette troupe deux artistes de formation classique qui arrivent tout droit de la Juilliard School. Ainsi, un mouvement commencé par un chanteur (car ils ont tous été contraints à danser, on ne leur a pas laissé le choix), se prolonge en entrechat et arabesque baroque avant de se terminer en danse échevelée ou en gestes merveilleusement saccadés. Le passage d’une technique à l’autre se fait dans la fluidité la plus totale et l’évolution d’un mouvement naturel en pure et délicate broderie du geste se fait sans qu’on s’en rende compte, avec une évidence irréfragable. À la fin du spectacle, on ne sait plus qui est chanteur ou danseur, tant la fusion est absolue. Même notre poète ivre a déployé des trésors de souplesse, de grâce et de beauté dans ses déambulations. On se prend par moments à se dire que tout cela est si simple. Mais c’est comme pour le <em>parlar cantando</em> baroque. Essayez donc un peu pour voir&nbsp;! Le langage une fois constitué n’efface pas les difficultés et les chausse-trapes qui le constituent. Les corps entrelacés ou affectueusement emboîtés forment de superbes tableaux vivants, un peu comme la <em>Descente de croix </em>de Pontormo transposée au cinéma par Pasolini. En voyant les chanteurs, tous lauréats de la 11<sup>e</sup> édition du Jardin des Voix, danser aussi bien, on se dit que c’est finalement à la portée de tout le monde, avant de se rendre compte que dans le groupe où l’on ne reconnaît plus personne, l’un des danseurs, véritable élastique, est en train de tourner sur sa tête… On pense beaucoup au savoir-faire de Pina Bausch marié à l’art de Chaplin mais surtout à celui de Buster Keaton, cet acrobate athlète sorti du music-hall dont on se dit que l’art de se réceptionner sur la nuque sur laquelle il tournoie à chaque chute a sans doute pas mal influencé les danses actuelles. Mais surtout, on ne peut s’empêcher de constater que pour faire fusionner l’humain et le divin, il n’y avait pas meilleure idée que l’avalanche de combinaisons de gestes qu’on a sous les yeux…</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Festival-Jardins-William-Christie-2504-JGazeau-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-139846"/></figure>


<p>Et la musique et le chant dans tout ça ? Eh bien, tous les sens sont à la fête ce soir et les riches sonorités de l’orchestre infusent en nous comme jamais. Une petite mention spéciale à la percussionniste des Arts florissants, l’inénarrable <strong>Marie-Ange Petit</strong>, qui nous ferait croire sans restriction que ce sont les oiseaux cachés dans les arbres qui jouent aux figurants merveilleusement sonores. Les solistes et notamment le premier violon <strong>Augusta McKay Lodge</strong> faussement désinvolte mais authentiquement virtuose s’avancent sur la scène et participent à la chorégraphie d’ensemble, ce qui porte notre bonheur à son comble. Au final, tout le monde chante, y compris les danseurs, on n’en croit d’abord pas ses yeux puis ses oreilles… Les chanteurs, eux, nous ont fait passer entre autres par tous les états saisonniers, incarnant superbement automne, hiver, printemps et été avec un nuancier des plus variés. Là encore, au milieu de cette excellence collective où tout semble si naturel et pourtant absolument sublimé, affichons une fois de plus, en toute subjectivité, une toute petite préférence pour la mezzo <strong>Georgia Burasko</strong> dont la ductilité et l’expressivité au charisme irrésistible la font passer d’un affect à un autre en un tournemain. Mais il faut bien avouer que le petit miracle qui vient de se dérouler devant nos yeux et nos oreilles nous a fait oublier toute velléité de faire du cas par cas, activité qui nous paraît sur l’heure totalement déplacée dans ce cadre où même les arbres semblent frémir en accord avec les protagonistes, comme dans les tableaux de Fragonard où tout fusionne amoureusement.</p>
<p>Au terme de deux fois une heure d’un spectacle passé comme un éclair avec la sensation d’avoir entendu la musique de Purcell comme jamais, le public jubile et William Christie applaudit, les mains bien haut. Le miroir d’eau scintille dans la douce nuit enchanteresse et avant de sortir, nous passons dans les jardins savamment éclairés avant de célébrer le succès de cette première au café où le jardin éphémère d’aromatiques achève de nous faire vriller l’odorat avec des odeurs de camphre, de basilic, d’anis ou de patchouli. Un peu comme lorsqu’on sort d’un spectacle à la Fenice et qu’on continue en remontant les canaux dans une gondole. Autant dire que la magie ne s’arrête plus, comme si l’on nous avait versé une poudre d’or magique sur les yeux aux effets pérennes. Tout le monde semble se déplacer sur un petit nuage et les yeux brillent, brillent, brillent… Il va pourtant falloir rentrer dormir, la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/affetto-et-affetti-thire/">journée de demain</a> s’annonce elle aussi bien remplie en émotions.</p>
<p>Mais il faudra courir voir ce spectacle qui va encore évoluer et dont la tournée internationale ne fait que commencer, on en prend le pari.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Festival 2023 : musique baroque Dans Les Jardins de William Christie" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/DEWta9FPA_w?start=11&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
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</div><figcaption class="wp-element-caption">Le mot de la fin du Festival dans les Jardins de William Christie et l&rsquo;annonce de la suite avec une tournée pour <em>The Fairy Queen.</em></figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-the-fairy-queen-thire/">PURCELL, The Fairy Queen – Thiré</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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