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	<title>Francesca BENITEZ - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Francesca BENITEZ - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Falstaff &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Opéra Royal de Wallonie-Liège accueille en ce début d&#8217;année un Falstaff produit par la Fondazione Teatro Regio di Parma et offre ainsi aux Liégeois un spectacle enthousiasmant, rythmé, pétri d&#8217;intelligence. « Le monde entier est une farce, et l’homme est né bouffon », mais comme toujours avec ce type de répertoire, c&#8217;est d&#8217;une précision millimétrique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Opéra Royal de Wallonie-Liège accueille en ce début d&rsquo;année un <em>Falstaff</em> produit par la Fondazione Teatro Regio di Parma et offre ainsi aux Liégeois un spectacle enthousiasmant, rythmé, pétri d&rsquo;intelligence.</p>
<p>« Le monde entier est une farce, et l’homme est né bouffon », mais comme toujours avec ce type de répertoire, c&rsquo;est d&rsquo;une précision millimétrique que naissent la légèreté et une impression de grande liberté. <strong>Jacopo Spirei</strong>, remarquable metteur en scène, ne s&rsquo;y est pas trompé.</p>
<p>Le sol se dérobe sous les pieds de Falstaff dès l&rsquo;ouverture. Dès lors, s&rsquo;imposent les perspectives saoules du fantastique décor de <strong>Nikolaus Webern</strong> qui évoquent les paysages de Chaïm Soutine, le drame en moins. Ici, alcool et pulsions suffisent à biaiser notre vision du monde. Cette plongée dans l&rsquo;inconscient est superbement rendue dans la scène du parc où les façades s&rsquo;envolent dans une image délicieusement surréaliste pour dévoiler les bosquets sauvages : sous le vernis social, l&rsquo;animalité mène le monde.</p>
<p>La pénible prise de conscience que fait Falstaff, <strong>Pietro Spagnoli</strong> la porte avec une gouaille enthousiasmante et une lucidité désabusée particulièrement touchantes. Si le timbre est clair, l&rsquo;autorité vocale n&rsquo;en n&rsquo;est pas moins impérieuse ; le legato suave, le jeu des couleurs, des nuances, d&rsquo;une liberté qui régale l&rsquo;oreille. Face à lui, pour sa première incursion dans le répertoire comique, <strong>Carolina</strong> <strong>López Moreno</strong> fait merveille. Les graves poitrinés sont sensuels et sonores, les registres unifiés et la projection altière : son lyrico-spinto, corsé, bellement maîtrisé, chatoie autant que son abattage en impose. Son mari n&rsquo;a rien a lui envier : la prestance de <strong>Simone</strong> <strong>Piazzola</strong>, sa justesse de comédien comme son excellente technique en font un Ford distingué.</p>
<p>Aux époux répondent le couple grunge de Nannetta et Fenton qui pétille de jeunesse et d&rsquo;allant. Tous deux colorent leurs incarnations d&rsquo;une notable poésie quand ils en ont l&rsquo;occasion : c&rsquo;est le cas de <strong>Giulio Pelligra</strong> – bien qu&rsquo;un peu court de souffle – dans son chant d&rsquo;extase « Dal labbro il canto ». <strong>Francesca</strong> <strong>Benitez</strong>, propose pour sa part une partition mutine aux aigus glorieux et aux graves bien campés avec un beau sens de la ligne mélodique dans « Sul fil d&rsquo;un soffio ». Dès ses premières interventions, ses contre-notes pianissimi donnent le frisson.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/AM-CHIURI-A.-MAREV-P.-BOLLEIRE-P.-DERHET-MA-BOUCHARD-LESIEUR-C.-LOPEZ-MORENO-P.-SPAGNOLI-F.-BENITEZ-G.-PELLIGRA-S.-PIAZZOLA-c-J-Berger_ORW-Liege-1024x681.jpg" alt="Falstaff@ J Berger" class="wp-image-157179"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>@ J. Berger</sup></figcaption></figure>


<p>Le Caius d&rsquo;<strong>Alexander Marev</strong> tient lui aussi parfaitement sa partie, sans oublier <strong>Marianna Pizzolato</strong> qui emporte tous les suffrages en Mistress Quickly et son « Reverenza » aussi équilibré vocalement que drolatique.</p>
<p>Il faut dire que la direction d&rsquo;acteurs ne mérite que des éloges. Chaque personnage est parfaitement dessiné, prenant un relief et une humanité singulière, jusqu&rsquo;au chœur et aux figurants qui donnent vie à ce Windsor de fantaisie. Certains chanteurs s&rsquo;en trouvent magnifiés comme la rayonnante Meg de <strong>Marie-Andrée Bouchard-Lesieur</strong> dotée d&rsquo;un timbre soyeux et d&rsquo;une belle conduite de la ligne mélodique. L&rsquo;on aurait aimé plus l&rsquo;entendre, tout comme les impayables Pistola de <strong>Patrick Bolleire</strong> et Bardolfo de <strong>Pierre Derhet</strong>. Le premier possède une émission franche et directe. le second, de brillants aigus. Tous deux, transfuges égarés de<em> the Full Monty</em> sont proprement hilarants.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Giampaolo Bisanti</strong> dirige l&rsquo;<strong>O</strong><strong>rchestre de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie-Liège</strong> avec son intelligence habituelle, même si le premier acte, survitaminé, tout en couleurs chaudes et en son généreux, s&rsquo;avère finalement un peu uniformément sonore, comparativement aux raffinements délicats expérimentés avec succès dans la dernière partie du spectacle, notamment par le biais d&rsquo;incursions assez magiques des vents et des cuivres.</p>
<p>La synergie visible au sein de toute l&rsquo;équipe artistique emporte l&rsquo;adhésion de bout en bout pour cette très jolie version de l&rsquo;ultime opéra d&rsquo;un Verdi octogénaire, qui choisit si joliment de terminer sa carrière sur une note légère.</p>
<p>Un spectacle à l&rsquo;affiche de la Maison liégeoise jusqu&rsquo;au 9 mars avant une représentation à Charleroi le 16 mars prochain.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-liege/">VERDI, Falstaff &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Un mari à la porte</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-mari-a-la-porte-cav-porte-cav-mar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2019 21:07:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui aurait acheté un DVD associant Cavalleria rusticana à Un mari à la porte, opérette en un acte proposée par un Offenbach tout juste quadragénaire ? Le Maggio Musicale Fiorentino avait eu la curieuse idée d’associer ces deux œuvres en février dernier, mais on peut comprendre que le couplage n’aurait pas forcément été très vendeur dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui aurait acheté un DVD associant <em>Cavalleria rusticana</em> à <em>Un mari à la porte</em>, opérette en un acte proposée par un Offenbach tout juste quadragénaire ? Le Maggio Musicale Fiorentino avait eu la curieuse idée d’associer ces deux œuvres en février dernier, mais on peut comprendre que le couplage n’aurait pas forcément été très vendeur dans les bacs des disquaires. Véritable mariage de la carpe et du lapin, en l’occurrence, les deux partitions n’ayant à peu près rien en commun, ni dans leur style, ni dans leur sujet. A Florence, fallait-il simplement joindre à l’inconnu offenbachien un pilier du répertoire pour contrebalancer et attirer le public ? En tout cas, il est fort peu probable que le diptyque s’impose jamais, et ce n’est sans doute pas demain que les théâtres programmeront<em> Cav/Porte</em> (ou <em>Cav-Mar</em>) comme ils affichent <em>Cav/Pag</em> depuis bientôt un siècle et quart.</p>
<p>En poussant un peu le bouchon, on pourrait aussi se demander qui voudra, malgré la première mondiale revendiquée, acheter ce titre créé aux Bouffes-Parisiens mais ici confié à une équipe entièrement italienne, pour un DVD d’une durée d’à peine trois quarts d’heure ? Autant le dire d’emblée : on ne comprend à peu près rien de ce que les dames chantent, les messieurs étant nettement plus intelligibles mais loin de l&rsquo;idiomatisme. L’entreprise est une démonstration de ce qu’il ne faut pas faire, et l’on se demande bien à quoi rime le désir initialement louable de monter une telle œuvre dans sa version originale : pour les chanteurs comme pour le public, n’aurait-il pas mieux valu la présenter en traduction vernaculaire, d’autant que le texte parlé y occupe une place considérable ?</p>
<p>On s’étonne aussi qu’<em>Un mari à la porte</em> soit proposé dans une orchestration signée de Luca G. Logi, alors que la partition d’Offenbach ne semble pas avoir été perdue. Peut-être s’agissait-il surtout d’étoffer la musique pour qu’elle sonne mieux dans la vaste salle du nouvel opéra de Florence. La direction de <strong>Valerio Galli</strong> a le bon goût de respecter la nature de l’œuvre qui, malgré le nom d’opérette dont elle est gratifiée, possède une élégance et un raffinement dignes du genre opéra-comique.</p>
<p>La mise en scène signée <strong>Luigi Di Gagni </strong>et<strong> Ugo Giacomazzi</strong> sort au contraire l’artillerie lourde : costumes modernes extravagants et perruques aux couleurs acidulées, décor rempli d’objets bariolés aux motifs discordants, jeu appuyé… La diction des chanteurs rendant les dialogues parlés parfois peu compréhensibles, on a un peu de mal à suivre une action pourtant aussi simple que celle du livret de Delacour et Morand. Même si elle semble se contenter d’une lecture décorative, cette production serait sans doute plus acceptable si l’on comprenait mieux ce qui se passe.</p>
<p>La remarque s’applique également au quatuor de solistes : si le texte était plus distinct, on serait plus sensible à leurs qualités vocales. A <strong>Francesca Benitez </strong>échoit ce qui est désormais le seul air connu d’<em>Un mari à la porte</em>, la valse-tyrolienne immortalisée jadis par Sumi Jo et plus récemment par Jodie Devos. Les aigus sont au rendez-vous, manque seulement la luminosité qu’on attendrait ici sur l’ensemble de la tessiture. <strong>Marina Ogli</strong> possède un riche timbre de mezzo, assorti de la diction la moins claire qui soit. <strong>Matteo Mezzaro</strong> est peut-être celui dont le français est le plus naturel, mais se fait piéger quand le débit s’accélère ; le ténor n’a guère d’occasions de briller, même dans ses Lamentations. Le baryton <strong>Patrizio La Placa </strong>ne participe qu’au grand quatuor « Il se moque de toi » et au court final, « Tu l’as voulu, Georges Dandin ».</p>
<p>Par la beauté de sa musique, <em>Un mari à la porte</em> mérite amplement d’être remonté (et l’est d’ailleurs assez régulièrement <a href="https://www.forumopera.com/un-mari-a-la-porte-compiegne-il-faut-quune-porte-soit-ouverte-ou-fermee">depuis quelque temps</a>), mais ce DVD pose cruellement l’éternelle question de l’acclimatation des opérettes en terre étrangère.</p>
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