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	<title>Geoffroy BERTRAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Geoffroy BERTRAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &#038; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 05:47:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/">Là-haut</a></em> en 2021),  Audran (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/">Gillette de Narbonne</a> </em>en 2022), Terrasse (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">La Botte secrète</a></em> en 2023) ou Roger (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/">Joséphine vendue par ses sœurs</a></em> en 2025), autant de spectacles hilarants, interprétés avec enthousiasme par les fidèles de la troupe dont certains sont présents depuis sa création. Mais il est un nom qui revient à intervalles réguliers dans les programmes de la Compagnie, c’est bien sûr le maître incontesté de l’opérette, Jacques Offenbach, avec notamment <em>Bagatelle</em> en 2017, <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage/">Le Voyage de MM Dunanan Père et fils</a></em> en 2019, ainsi qu’<em>Un Souper chez Offenbach </em>en 2014, fantaisie culinaire de Geoffroy Bertran sur des musiques du compositeur.</p>
<p>Créé En 1861 au Théâtre des Bouffes Parisiens, <em>Apothicaire et Perruquier</em> est un pastiche de musiques du dix-huitième siècle, comme en témoigne l’air d’entrée de Boudinet, ornementé à la manière de Gluck. L’intrigue, qui se situe sous le règne de Louis XV, repose sur un quiproquo qui va occasionner une succession de situations burlesques jusqu’au dénouement, heureux comme il se doit : Boudinet, un bourgeois de Carpentras récemment installé à Paris, a accepté de donner sa fille Sempronia en mariage au fils de son vieil ami Plumoizeau, Lorsque le rideau se lève il attend son futur gendre qu’il n’a encore jamais vu, ainsi que le perruquier qui doit coiffer la future mariée. Celui-ci se présente en premier au domicile de Boudinet qui, le prenant pour le jeune Plumoiseau, l’accueille chaleureusement sans lui laisser placer un mot tandis que sa fille reconnaît en lui l’inconnu dont elle s’était éprise à Carpentras. En revanche lorsque le vrai Plumoiseau arrive, Boudinet croyant avoir affaire au coiffeur, l’accable de reproches pour son retard. A la fin, tout rentrera dans l’ordre et les jeunes amoureux pourront convoler avec l’accord de Boudinet. L’œuvre comporte des airs, des duos et deux quatuors virtuoses dont celui qui conclut l’ouvrage, particulièrement éblouissant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Geoffroy-Bertran-et-Xavier-Meyrand-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207231"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Geoffroy Bertran, Charlotte Mercier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Créé deux ans plus tôt dans le même Théâtre <em>Un Mari à la porte</em>, est musicalement plus conforme au style habituel d’Offenbach. L’intrigue repose sur une situation digne d’un vaudeville, Suzanne, une jeune mariée, quitte le bal pour se retirer dans sa chambre en compagnie de son amie Rosita. Là, elles tombent sur Florestan, un compositeur d’opérette criblé de dettes qui, ayant fui ses créanciers par le toit, est arrivé en tombant dans la cheminée. La situation se corse lorsque le mari de Suzanne vient frapper à la porte de son épouse qui, paniquée, refuse de lui ouvrir. Tout finira pourtant par s’arranger après quelques péripéties réjouissantes. Un même décor, représentant un salon élégant avec une porte, des fenêtres, une cheminée et une table dressée, sert aux deux ouvrages.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Brice-Poulot-Derache-Charlotte-Merier-et-Lou-Benzoni-Grosset-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207228"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Brice Poulot Derache, Charlotte Merier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Annoncée souffrante, <strong>Marina Ruiz</strong> incarne pourtant avec aplomb et une technique sans faille une Sempronia volontaire face à <strong>Xavier Meyrand</strong>, hilarant en perruquier amoureux. Tous deux parviendront à leurs fins grâce à un coup de théâtre inespéré. Dans <em>Un Mari à la porte</em>, <strong>Charlotte</strong> <strong>Mercier</strong> et <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> forment un duo réjouissant qui mène la danse tout au long de l’intrigue, leurs deux voix, l’une corsée, l’autre claire et limpide, s’unissent harmonieusement, et leur complicité sur le plateau est tout à fait irrésistible. Face à elles, <strong>Brice Poulot Derache</strong> qui incarnait Plumoiseau dans <em>Apothicaire et Perruquier</em>, possède une voix sonore et bien projetée que le rôle de Florestan met davantage en valeur. Quant à <strong>Geoffroy Bertran</strong>, fondateur de la Compagnie Fortunio, il est tout aussi convaincant en vieux père têtu et bedonnant qu’en jeune marié fringant. De plus, il est l’auteur du décor, de la mise en scène, remarquablement réglée, des chorégraphies ainsi que des costumes qu’il a imaginés avec la complicité de <strong>Marina Ruiz</strong>.</p>
<p><strong>Romain Vaille,</strong> qui accompagne depuis des années les spectacles de la Compagnie, déroule sous les voix des chanteurs un tapis harmonieux et chatoyant qui constitue l’un des atouts majeurs de ce spectacle. Ses ouvertures, en particulier celle d’<em>Un mari à la porte</em>, mettent en valeur sa virtuosité sans faille et l’élégance de son toucher.</p>
<p>Ce spectacle revigorant sera repris à la Comédie Saint Michel à Paris, les 7 février (17h45), 7 mars (17h45), 16 avril (21h15), 7 mai (21h15) et 13 juin 17h45).       </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &amp; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Compagnie Fortunio : Deux Offenbach sinon rien</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/compagnie-fortunio-deux-offenbach-sinon-rien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 06:28:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Compagnie Fortunio poursuit sa mission de redonner vie aux joyaux oubliés de l’opérette française. Après Joséphine vendue par ses sœurs de Victor Roger en janvier dernier, elle présente cette saison deux raretés de Jacques Offenbach : Apothicaire et perruquier (1862) et Un mari à la porte (1859), deux œuvres courtes où se mêlent satire, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Compagnie Fortunio poursuit sa mission de redonner vie aux joyaux oubliés de l’opérette française. Après<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/"> <em>Joséphine vendue par ses sœurs</em> de Victor Roger en janvier dernier</a>, elle présente cette saison deux raretés de Jacques Offenbach : <em>Apothicaire et perruquier</em> (1862) et <em>Un mari à la porte</em> (1859), deux œuvres courtes où se mêlent satire, légèreté et virtuosité musicale.</p>
<p>À l’Auguste Théâtre les 23, 24 et 25 janvier 2026, puis à la Comédie Saint-Michel de février à juin, le public découvrira ces pièces pétillantes portées par une troupe fidèle. Sous la direction musicale de <strong>Romain Vaille</strong>, les chanteurs renouent avec l’esprit malicieux du compositeur, pastichant Mozart ou Gluck dans le premier opéra-bouffe, et jouant du vaudeville le plus enlevé dans le second.</p>
<p>Fondée par <strong>Geoffroy Bertran </strong>en 2012, la Compagnie Fortunio s’est imposée comme un fervent défenseur du répertoire léger français, mêlant exigence musicale et plaisir théâtral. Information et réservation sur <a href="https://compagniefortunio.fr/index.php/spectacles/apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte/">compagniefortunio.fr</a>.</p>
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		<title>ROGER, Joséphine vendue par ses sœurs &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 10:42:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous l’attendions avec impatience, le nouveau spectacle de la Compagnie Fortunio qui, depuis plus de dix ans, nous régale chaque année en ressuscitant une opérette qui a eu son heure de gloire en son temps avant de tomber dans l’oubli à mesure que le genre passait de mode, ce qui nous a valu de véritables &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous l’attendions avec impatience, le nouveau spectacle de la Compagnie Fortunio qui, depuis plus de dix ans, nous régale chaque année en ressuscitant une opérette qui a eu son heure de gloire en son temps avant de tomber dans l’oubli à mesure que le genre passait de mode, ce qui nous a valu de véritables pépites comme <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/">Là-haut !</a></em> de Maurice Yvain, <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/">Gillette de Narbonne</a></em> d’Audran ou la récente <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">Botte secrète</a></em> de Terrasse. Cette année Geoffroy Bertran et sa troupe se sont lancés dans un projet plus ambitieux, en l’occurrence <em>Joséphine vendue par ses sœurs</em>, un véritable opéra-comique en trois actes, défendu par treize solistes qui se répartissent la vingtaine de personnages que comporte l’ouvrage.</p>
<p>Né en 1853, Victor Roger a connu une popularité notable à la fin du dix-neuvième siècle grâce à ses ballets ses chansons et ses opérettes parmi lesquelles,<em> Les vingt-huit Jours de Clairette</em>, son plus grand triomphe, en 1892. Quelques années plus tôt, en 1886, <em>Joséphine vendue par ses sœurs</em> fut son premier vrai succès. Le livret est une parodie de l’opéra <em>Joseph et ses frères</em> de Méhul, lui-même inspiré de la <em>Genèse</em>. L’héroïne, Joséphine, rêve de devenir chanteuse lyrique et pour cela fréquente le conservatoire en compagnie de Montosol, un jeune baryton dont elle est éprise. Objet de toutes les attentions de sa mère, concierge de son état, Joséphine suscite la jalousie de ses sœurs qui ourdissent une machination afin de la pousser à accepter la proposition d’Alfred Pacha qui, désireux de la conquérir, souhaite l’engager à l’Opéra du Caire. Le deuxième acte se situe à la cour du Pacha dont Joséphine refuse les avances. Sa famille la rejoint bientôt en Egypte, ainsi que Montosol. A la suite de diverses péripéties, le plus souvent hilarantes, tout le monde se retrouve à la fin à Paris pour célébrer le dénouement heureux. La musique alerte et vive, aligne des airs, des duos et des ensembles à un rythme soutenu, ponctués par des dialogues savoureux. On y perçoit quelques réminiscences musicales, ici un ensemble de <em>La Fille du régiment</em>, là un air de <em>La Favorite</em>, ainsi qu’une parodie du texte de l’air de Mignon qui devient « Connais-tu le pays où fleurit L’Ptit Journal » (quotidien dans lequel écrivait Victor Roger).</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Josephine-et-les-almees-Photo-Estelle-Daniere-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-180871"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Joséphine et les almées © Estelle Danière</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Geoffroy Bertran</strong> a effectué une retranscription ingénieuse de la partition afin de l’adapter aux effectifs de sa troupe et de concentrer l’action sur un nombre moins important de personnages. De plus, cette année, en plus du piano, une flûte vient enrichir notablement l’accompagnement musical.</p>
<p>L’intrigue est transposée dans les années 50. La loge de la mère Jacob avec ses murs jaunes, son carrelage et sa nappe à carreaux rouges et blancs est typique de cette époque. Le Palais d’Alfred Pacha est astucieusement évoqué par une toile de fond qui représente une porte orientale s’ouvrant sur des pyramides et un palmier. Au premier plan, une salle décorée de tentures aux murs et de tapis au sol, où trône une méridienne bleue. La mise en scène épouse avec habileté le rythme soutenu de l’action tout au long de la représentation et les chorégraphies subtiles d’<strong>Estelle Danière </strong>ajoutent une touche de fantaisie au spectacle qui n’en manque pas.</p>
<p>La distribution, d’une bonne humeur communicative, n’appelle que des éloges jusque dans les plus petits rôles : <strong>Marina Ruiz</strong>, que l’on a déjà applaudie dans <em>Gillette de Narbonne</em> et <em>La Botte secrète</em> est une Joséphine énergique à la voix sonore et au timbre délicatement ambré. <strong>Dorothée Thivet</strong> est une Mère Jacob truculente à souhait, dotée d’une <em>vis comica</em> réjouissante, notamment dans ses savoureuses répliques parlées, et servie par une voix solide et bien projetée. Son esquisse de danse du ventre au début du troisième acte est particulièrement irrésistible. <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> est une délicieuse Benjamine, déterminée à conquérir le cœur de Putiphar, neveu grognon d’Alfred Pacha. Son aisance sur le plateau et sa fraîcheur vocale captent durablement l’attention. Putiphar est campé par <strong>Xavier Meyrand</strong>, ténor à la voix haut perchée et grand habitué de la troupe depuis sa création, qui excelle à incarner ce personnage bougon dont les mimiques sont particulièrement hilarantes. Doté d’une voix chaude qui en impose,<strong> Brice Poulot Derache</strong>, joyeux égoutier dans <em>La Botte secrète</em> l’an passé, incarne ici avec un sens aigu du second degré ce personnage d’amoureux éconduit, imitation burlesque du Pacha Selim de <em>L’Enlèvement au sérail</em>. Enfin, <strong>Geoffroy Bertran</strong>, grand maître d’œuvre de ce spectacle revigorant, campe avec sa classe habituelle et son irréprochable legato, un Montosol de bon aloi au timbre suave. Saluons également, l’excellente prestation des sœurs de Joséphine, dont les ensembles, parfaitement en place sont particulièrement jubilatoires.</p>
<p>Comme à l’accoutumée, l’excellent <strong>Romain Vaille</strong>, propose un accompagnement au piano tonique et sans faille secondé par la flûte imaginative de <strong>Gaëlle Amice</strong>.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/">ROGER, Joséphine vendue par ses sœurs &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>TERRASSE, La Botte secrète &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année en début de saison depuis sa fondation en 2012, la Compagnie Fortunio présente son nouveau spectacle et pour la troisième année consécutive, après Là-Haut et Gillette de Narbonne, les représentations ont lieu à l’Auguste Théâtre dans le XIe arrondissement. Cette fois la troupe créée par Geoffroy Bertran propose La Botte secrète de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année en début de saison depuis sa fondation en 2012, la Compagnie Fortunio présente son nouveau spectacle et pour la troisième année consécutive, après <em>Là-Haut</em> et <em>Gillette de</em> <em>Narbonne</em>, les représentations ont lieu à l’Auguste Théâtre dans le XIe arrondissement. Cette fois la troupe créée par <strong>Geoffroy Bertran</strong> propose <em>La Botte secrète</em> de Claude Terrasse. Surnommé en son temps « le prince de l’opérette française », ses œuvres qui ont enchanté la Belle Époque, ont connu un énorme succès jusqu’à la fin de la première guerre avant de tomber dans un oubli relatif. Son librettiste Franck-Nohain était l’un des principaux représentants de l’école fantaisiste. Père de l’animateur Jean Nohain et du comédien Claude <em>Dauphin</em>, il est connu des amateurs d’opéra pour avoir signé le livret de <em>L’heure espagnole </em>de Ravel. L’action de <em>La Botte secrète</em> se déroule également dans une boutique mais il s’agit cette fois d’un magasin de chaussures où un prince russe et sont épouse sont à la recherche du propriétaire d’une botte aux dimensions impressionnantes qui a commis un double forfait, botter les fesses du prince en laissant l’empreinte de sa semelle sur son pantalon et flatter au passage la croupe de la princesse qui en est restée tout émoustillée. Le coupable n’est autre qu’un égoutier qui rêve de devenir un homme du monde. L’arrivée d’un séducteur qui poursuit la princesse de ses assiduités provoque une succession de quiproquos burlesques émaillés de jeux de mots volontiers égrillards, jusqu’au dénouement, heureux comme il se doit. La musique vive et alerte se situe tout à fait dans la lignée d’Offenbach, dont Terrasse était considéré comme le digne successeur. Airs, duos, trios, quatuors alternent avec bonheur sans le moindre temps mort pour la plus grande joie du public.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MYL7828_DxO_1-Mylene-Majdalani-Natour-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-143352"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Mylène Majdalani Natour </sup></figcaption></figure>


<p><strong>Joël Roesse</strong>l campe avec conviction et une indéniable présence un marchand de chaussures effaré, dépassé par les événements. <strong>Xavier Meyrand</strong> est irrésistible en séducteur snob et maniéré qui poursuit de ses avances la princesse Natacha, tandis que <strong>Brice Poulot Derache</strong> incarne avec une voix chaude et sonore un égoutier rustre et balourd, non dépourvu de charme cependant. Savoureux sont ses couplets «&nbsp;Moi qui suis égoutier&nbsp;», plus savoureux encore son duo sur un rythme de valse avec la princesse qui lui déclare «&nbsp;Sur ta barque légère ô égoutier va donc […] Les égouts de Paris c’est Venise chez soi.&nbsp;» C’est <strong>Marina Ruiz qui</strong> incarne cette princesse décidée et volontaire qui ne s’en laisse pas conter, servie par une voix ample et claironnante. Le rôle du Prince est dévolu à <strong>Geoffroy Bertran</strong> qui a également signé la mise en scène et les décors. Son timbre de baryton léger et l’élégance de sa ligne de chant font merveille dans ce rôle de monarque outragé qui ne soupçonne pas ce qui se trame autour de lui, tout occupé qu’il est à trouver le coupable du coup de pied fatidique. Le magasin de chaussures qu’il a imaginé est à la fois sobre et de bon goût, quant à sa direction d’acteurs, astucieuse et inventive, elle participe largement au succès du spectacle. Au piano, <strong>Romain Vaille</strong> propose un accompagnement fluide et contrasté. Dès l&rsquo;ouverture, à rideau fermé on est conquis par son toucher raffiné et son jeu délicat et précis qui compense largement l&rsquo;absence d&rsquo;orchestre.&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">TERRASSE, La Botte secrète &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>AUDRAN, Gillette de Narbonne — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/convis-par-le-plaisir/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né en 1840, mort en 1901, Edmond Audran est connu pour avoir composé La Mascotte, dont le succès a éclipsé ses autres œuvres. Gillette de Narbonne par exemple, créée deux ans plus tard en 1882 au Théâtre des Bouffes-Pariens. « Prétentieuse et banale », poignarde la critique au lendemain des premières représentations, après avoir reproché à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1840, mort en 1901, Edmond Audran est connu pour avoir composé <em>La Mascotte</em>, dont le succès a éclipsé ses autres œuvres. <em>Gillette de Narbonne</em> par exemple, créée deux ans plus tard en 1882 au Théâtre des Bouffes-Pariens. « Prétentieuse et banale », poignarde la critique au lendemain des premières représentations, après avoir reproché à la partition de ne pas avoir « la bonne humeur et l’entrain de <em>La Mascotte</em> ». Le jugement, sévère, doit être replacé dans le contexte d’une époque biberonnée à la musique d’Offenbach dont Audran se pose en successeur. L’hommage à Vénus dans les couplets d’Olivier au premier acte, l’emploi de « Turlututu », « Pan » et autres onomatopées au deuxième trahissent l’influence de l’aîné sur le cadet, la fantaisie en moins. Par son livret inspiré du <em>Décaméron</em>, par son écriture sinon « prétentieuse » du moins ambitieuse, par son esprit sinon « banal » du moins sage, l’ouvrage s’inscrit dans la veine sentimentale qui amorce durant la IIIe république le déclin de l’opéra-comique, genre auquel se rattache encore <em>Gillette de Narbonne</em>.</p>
<p>Sigisbée de ce répertoire, la Compagnie Fortunio en offre la joyeuse démonstration à L’Auguste Théâtre jusqu’au 16 octobre. La sobriété des moyens employés pour exhumer une œuvre qui n’avait pas été représentée depuis 1935 à Paris ne s’exerce jamais au détriment de la qualité du spectacle. A la mise en scène, <strong>Geoffroy Bertran</strong> et <strong>Pénélope Driant</strong> ont fait de la belle ouvrage, avec au 3e acte un clin d&rsquo;oeil savoureux à la Belle au bois dormant façon Walt Disney. Le décor unique, qu’une toile peinte en fond de scène adapte aux différents lieux de de l’intrigue, a été astucieusement pensé pour favoriser les inévitables chassés-croisés. Les costumes respectent le caractère médiéval du livret. La flûte éloquente de <strong>Jacinthe Moreau</strong> colore le discours instrumental, confié au piano irréprochable de <strong>Romain Vaille</strong>. Pas un seul décalage, pas un seul écart à déplorer, la pièce va bon train servie par une troupe à la gaité contagieuse.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gil2.jpg?itok=BYojcH4X" title="© Mylène Natour" width="468" /><br />
	© Mylène Natour</p>
<p>Aux noms familiers de <strong>Christophe Doînel</strong>, auquel le rôle sinistre de Griffardin permet de donner libre cours à sa <em>vis comica</em>, et de <strong>Xavier Meyrand</strong>, lui aussi désopilant en prince Olivier brushé et peroxydé, s’ajoute un chœur de huit voix, essentiel dans les nombreux ensembles. Membre de la Compagnie Fortunio depuis 2018, <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> est une Rosita dont le soprano soyeux se démarque de celui, plus ambré, de <strong>Marina Ruiz</strong> – le rôle de Gillette était confié lors de la création à la mezzo Marie Montbazon. Et l’on ne sait que plus apprécier : le charme délicat des Couplets du dodo confiés à la première ou l’aplomb crâne de la Chanson du sergent Briquet empoignée par la seconde, non sans quelques duretés imputables à un tempérament généreux. Dommage que la partition, dans un geste rossinien, ne prévoit pas de duo entre les deux interprètes.</p>
<p>Mais Audran semble avoir réservé le meilleur de son inspiration au rôle de Roger de Lignolle, défendu vaillamment par Geoffroy Bertran. Et de la vaillance, il en faut pour s&#8217;emparer d&rsquo;une partition conçue à la mesure de Louis Morlet, baryton star pour lequel Varney ajouta deux airs à ses <em>Mousquetaires au couvent</em>. « Le plaisir nous convie » ou« Rappelez-vous nos promenades », le tendre duo avec Gillette, sont de ces mélodies que l’on fredonne, le cœur en fête, à la sortie du théâtre.</p>
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		<title>YVAIN, Là-haut — Paris (L&#039;Auguste Théâtre)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 03:14:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée en 2012 par Geoffroy Bertran, La Compagnie Fortunio s’est donné pour mission de faire redécouvrir tout un pan oublié de la musique française d’opérette et d’opéra-comique du XVIIIe au XXIe siècle, et de perpétuer la tradition des salons musicaux. C’est justement dans un salon, celui de son fondateur, que la compagnie présentera ses tout &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 2012 par <strong>Geoffroy Bertran</strong>, La Compagnie Fortunio s’est donné pour mission de faire redécouvrir tout un pan oublié de la musique française d’opérette et d’opéra-comique du XVIIIe au XXIe siècle, et de perpétuer la tradition des salons musicaux. C’est justement dans un salon, celui de son fondateur, que la compagnie présentera ses tout premiers spectacles. Son répertoire s’étend de Pierre-Alexandre Monsigny, précurseur du genre, à  Maurice Yvain en passant par  Charles Lecocq (<em>Rose-Mousse</em>), Emmanuel Chabrier (<em>Une Education manquée</em>), Jacques Offenbach (<em>La Chanson de Fortunio</em>), André Messager (<em>Passionément</em>), Reynaldo Hahn (<em>Ô mon bel inconnu</em>). A l’automne 2019, la Compagnie célèbre le bicentenaire d&rsquo;Offenbach en ressuscitant <em>Le Voyage de MM.</em> <em>Dunanan père et fils</em> au Théâtre du Ranelagh. Cette année, la Compagnie s’installe à l’Auguste Théâtre dans le 11<sup>e</sup> arrondissement  pour y Donner <em>Là-haut</em> de Maurice Yvain l’un des compositeurs emblématiques des années folles avec des œuvres comme <em>Ta bouche</em>, <em>Yes</em> ou <em>Pas sur la bouche</em> (qu’Alain Resnais avait porté à l’écran en 2003). Yvain s’est également essayé à la chanson (<em>Mon homme</em>) avant de se lancer à partir des années 30 dans la composition de musiques de films.</p>
<p>La création de <em>Là-haut</em> aux Bouffes-Parisiens est un énorme succès, l’ouvrage atteint les trois cents représentations. Le compositeur, tout en demeurant dans une certaine tradition française, introduit dans sa musique des rythmes à la mode venus d’outre-Atlantique, fox-trot, one-step, tango. L’intrigue s’inspire du mythe d’Orphée en inversant la donne : ici, c’est l’homme qui, arrivé au Paradis, demande à redescendre sur terre pour s’assurer de la fidélité de sa femme, accompagné de l’ange gardien de celle-ci. A la fin on découvre qu’il s’agissait finalement d’un rêve. Le texte est émaillé d’allusions grivoises dont l’époque était friande et que la mise en scène souligne avec tact.</p>
<p>Deux décors simples mais ingénieux, conçus par <strong>Marie-Amélie Tek </strong>et <strong>Geoffroy Bertran</strong>, alternent durant la représentation, le jardin de la villa d’Evariste, le personnage principal, avec au fond un coquet pavillon de banlieue chic, et l’entrée du Paradis symbolisée par une porte bleue sur fond de ciel bleu. <strong>Pierre Catala</strong> a réalisé une mise en scène sobre, reprise ici par Jülie Furton, émaillée de gags bienvenus, dans laquelle s’intègrent avec bonheur les chorégraphies réjouissantes d’<strong>Estelle Danière</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/photo_1_2.jpg?itok=nirhQFe1" title="Là-haut © Marie Chardonnet " width="351" /><br />
	Là-haut © Marie Chardonnet </p>
<p>Dans la distribution, en tout point homogène, on retrouve certains membres fondateurs de la troupe ainsi que de nouveaux venus. On a particulièrement apprécié dans le chœur des élues « Nous sommes les anges du Seigneur », les prestations de <strong>Jülie Furton</strong> et <strong>Cindy Renou</strong> auxquelles se joignent <strong>Lou Benzoni</strong> <strong>Grosset</strong>, impayable dans le rôle de Maud, l’amie d’Emma qui cherche à découvrir l’amour et l’excellente <strong>Marina Ruiz</strong>, en servante qui se prend pour une réincarnation de la Marguerite de Faust. Dans le rôle d’Emma, l’épouse d’Evariste, <strong>Charlotte Mercier</strong> campe avec malice ce personnage de veuve provisoire, plus soucieuse, au deuxième acte, de son apparence que de la perte de son mari. <strong>Christophe</strong> <strong>Doînel</strong> est un Saint Pierre truculent à souhait tandis qu’<strong>Hugo Tranchant </strong>s’amuse à incarner les amoureux transi un peu niais. <strong>Xavier Meyrand</strong> est impayable en Frisotin, l’ange gardien un peu bougon, porté sur la dive bouteille. Dès son entrée en scène au premier acte, le ténor déclenche l’hilarité grâce à son sens du comique et son indéniable présence. Enfin, dans un rôle créé par Maurice Chevalier, <strong>Geoffroy</strong> <strong>Bertran</strong> tire admirablement son épingle du jeu en bourgeois volontiers volage, soucieux cependant de son honneur et finalement attaché à son épouse. La partition lui réserve quelques pages complexes, notamment l’ébouriffant final du deuxième acte « Il est minuit » qu’il affronte avec brio.</p>
<p>Au piano l’excellent <strong>Romain Vaille</strong>, particulièrement attentif aux interprètes, propose un accompagnement solide et varié, avec un sens du rythme et des tempos enlevés qui captent durablement l’attention durant ces deux heures de bonheur total.</p>
<p> </p>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage de MM. Dunanan père et fils — Paris (Ranelagh)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 21:50:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> « Qu’est-ce que Le Voyage de MM Dunanan père et fils aux Bouffes-Parisiens », écrit le 3 avril 1862 Benoît Jouvin dans Le Figaro, « Une bonne folie et une dernière mascarade du carnaval qui nous dit adieu. MM Dunanan, deux Auvergnats au cœur de salpêtre, se croient sur la place Saint-Marc, à Venise ; ils sont à Paris, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p> « <em>Qu’est-ce que </em>Le Voyage de MM Dunanan père et fils<em> aux Bouffes-Parisiens</em> », écrit le 3 avril 1862 Benoît Jouvin dans <em>Le Figaro</em>, « <em>Une bonne folie et une dernière mascarade du carnaval qui nous dit adieu. MM Dunanan, deux Auvergnats au cœur de salpêtre, se croient sur la place Saint-Marc, à Venise ; ils sont à Paris, rue Saint-Marc. Partis pour s’unir à des compatriotes du doge Marino Faliero, ils épousent, en fin de compte, des modestes contemporaines de Rigolboche. Voilà le point de départ et d’arrivée. Les deux premiers actes de cette mystification inspirée des tribulations de M. Deschalumeaux sont amusants ; le reste languit un peu. La musique d’Offenbach est vive et folle, comme il convient. Une ouverture agréable, un air bouffe excellent, celui de l’homme-orchestre ; un joli trio sur ces paroles : </em>Eh ! youp ! la Catarina<em>, un quatuor au troisième acte, le trio des </em>Bravi<em> ; mais surtout par-dessus tout, le chœur des guitares. C’est le grand effet et le grand succès.</em> ».</p>
<p>Si l’on se permet de reprendre textuellement ces propos cités par Jean-Claude Yon dans son <em>Offenbach</em>, c’est qu’un siècle et demi après leur publication, ils reflètent exactement notre avis sur cet opéra-bouffe créé le 22 mars 1862 à Paris, dont la dernière représentation recensée daterait de 1908 ! Une exhumation s’imposait. La compagnie Fortunio, dirigée par l’indispensable <strong>Geoffroy Bertran</strong>, prétexte un festival Offenbach au Ranelagh pour tirer l’ouvrage de la naphtaline. Quelle bonne idée ! Car si en effet, le livret s’effrite dans la 2<sup>e</sup> partie, la musique, elle, ne faiblit jamais. On y retrouve avec jubilation certains des ingrédients qui font le succès d’Offenbach : le rythme effréné, l’inspiration mélodique, la fantaisie débridée proche de l’absurde, l’imitation des instruments de musique, l’usage désopilant des onomatopées, les clins d’œil gourmands avec un couplet des crêpes que l’on continue de fredonner longtemps après la représentation.</p>
<p>Avec un seul piano et une flûte, pour orchestre, <strong>Romain Vaille</strong> laisse deviner les trésors d’inventivité déployés par Offenbach pour orchestrer – avec force détails, conformément à son habitude – une partition échevelée. La direction musicale fouette sans retard une course à grand galop qui s’achève dans la confusion d’un bal masqué où le père se déguise en femme et le fils en oie. <em>La belle Hélène</em>, deux ans après, utilisera aussi un anatidé comme ressort comique. Coïncidence ? </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/acte_ii_2.jpg?itok=WvoMdbei" title="© DR" /><br />
	© DR</p>
<p>Aux piliers de la compagnie Fortunio, tous remarquables de drôlerie, s’ajoutent quelques nouvelles recrues pourvues des mêmes qualités, à savoir le talent – indispensable dans ce répertoire – pour faire un sort à chaque mot, qu’il soit parlé ou chanté. L’esprit de troupe qui anime la pièce d’un bout à l’autre exigerait de ne citer aucun des interprètes ou de les mentionner tous. Certains rôles cependant, mieux servis par la partition, se détachent inévitablement. Pamela par exemple à laquelle <strong>Charlotte Mercier</strong> prête d’une voix impérieuse une allure irrésistible de grande Duduche ; ou encore Dunanan fils, confié en 1862 à Léonce, le créateur de Pluton dans <em>Orphée aux enfers</em>, dont <strong>Kevin Lerou</strong>, en rejeton ingrat et capricieux, offre un portrait savoureux. Drôle aussi, le duo puis trio formé par Lespingot (<strong>Richard Golian</strong>) et Tympanon (<strong>Pierre Girod</strong>) et Astrakan (Geoffroy Bertran) tire les ficelles de l’intrigue en une succession de numéros où chacun parvient à affirmer sa personnalité, vocale et théâtrale, sans marcher sur les plates-bandes de l’autre. </p>
<p>Comme toujours avec la Compagnie Fortunio, on apprécie le soin avec lequel sont traités décors et costumes, nombreux, variés, colorés, d’une fidélité scrupuleuse tant à l’esprit qu’à la lettre de l’ouvrage. Réglée à quatre mains par <strong>Pierre Catala</strong> et Geoffroy Bertran, chorégraphiée par <strong>Estelle Danière</strong>, la mise en scène n’omet aucun détail pour exprimer le meilleur d’une œuvre que, dans ces conditions, il est impossible de ne pas trouver délicieuse. Deuxième et dernière représentation le dimanche 17 novembre à 11h, suivie des autres rendez-vous du festival « Folies Offenbach », toujours sur la scène du Ranelagh : <em>Les Géorgiennes</em> le 24 novembre, <em>Il était une fois&#8230;Offenbach</em>, un voyage musical à travers l&rsquo;œuvre du compositeur, le 1er décembre et <em>Orphée aux Enfers</em>, adapté par Annie Paradis et Isabelle du Boucher, les dimanches 8, 15 décembre, 19 et 26 janvier.</p>
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		<title>Délicieuse Bagatelle au Ranelagh</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/delicieuse-bagatelle-au-ranelagh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Apr 2017 10:30:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est pour le théâtre des Bouffes Parisiens, à l’intention de la divette Anna Judic, que Jacques Offenbach composa en 1874 Bagatelle, une opérette en un acte. « M. Offenbach a écrit une musique charmante. Peu ou pas de bouffonnerie mais beaucoup d’élégance et de grâce », commentait le critique Henri Lavoix au lendemain de la première. Si &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est pour le théâtre des Bouffes Parisiens, à l’intention de la divette Anna Judic, que Jacques Offenbach composa en 1874 <em>Bagatelle</em>, une opérette en un acte. « <em>M. Offenbach a écrit une musique charmante. Peu ou pas de bouffonnerie mais beaucoup d’élégance et de grâce</em> », commentait le critique Henri Lavoix au lendemain de la première. Si le texte peut sembler parfois un peu long, la satire du monde des cafés-concerts étant assez éloignée de nos préoccupations contemporaines, le trio des ronflements ou la « ronde de l’amitié » mériteraient une place de choix dans toute anthologie offenbachienne.</p>
<p>Dans le cadre du Festival « Opéra en un acte », la compagnie Fortunio sortait de ses murs les 12 mars et 18 avril derniers afin d’offrir au public du Ranelagh à Paris une version pour piano (<strong>Romain Vaille</strong>) et clarinette (<strong>Elise Pruvost</strong>) de cette pièce rare. Comme à chaque fois, le soin apporté tant à la musique qu’aux costumes, décor (<strong>Geoffroy Bertran</strong>) et mise en scène (<strong>Pierre Catala</strong>) fait de cette découverte un moment délicieux. Très en voix et en beauté, <strong>Charlotte Mercier</strong> se glisse avec une aisance non dépourvue de drôlerie dans le rôle de Bagatelle, conçu aux dimensions sans doute plus modestes d’Anna Judic. <strong>Xavier Meyrand</strong> (Pistache) et <strong>Julie Furton</strong> (Finette) sont deux joyeux drilles et le joli mezzo de <strong>Mathilde Rossignol</strong> (George) rappelle le lien qu’il existe entre Offenbach et Mozart. La maladresse amoureuse du jeune Planteville n’est en effet pas si éloignée de celle de Cherubino dans <em>Le nozze di Figaro</em>.</p>
<p>En deuxième partie, <strong>Marie-Amélie Tek</strong>, <strong>Geoffroy Bertran</strong> et <strong>Christophe Doinel</strong>, trois des piliers de la Compagnie, rejoignent la fine équipe pour <em>Un souper chez Offenbach</em>. Comme précédemment, l’adjectif « délicieux » est le plus adapté pour qualifier l’interprétation de ce pastiche, qualificatif d’autant plus à propos qu’il s’agit d’une « fantaisie culinaire » élaborée à partir d’airs et ensembles gourmands picorés dans l’œuvre d’Offenbach (qui en regorge). Prochain et dernier rendez-vous du festival « Opéra en un acte », toujours au Ranelagh : <em>L’Enfant et les sortilèges</em> le dimanche 30 avril à 11h30.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="281" src="/sites/default/files/styles/large/public/bag2_0.jpg?itok=9tvdkvU4" title="© Florian Boisquillon" width="468" /><br />
	© Florian Boisquillon</p>
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		<title>Opéras en un acte revient au Ranelagh</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/operas-en-un-acte-revient-au-ranelagh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 06:28:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’initiative l’an passé a été si appréciée qu’elle est reconduite cette année. La compagnie Opéra du jour affiche au Théâtre du Ranelagh du 5 mars au 30 avril cinq ouvrages lyriques* en un acte « pour découvrir l&#8217;opéra en famille ou continuer de l&#8217;aimer entre amis ». Même si toutes les œuvres choisies n’ont pas forcément un acte, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’initiative l’an passé a été si appréciée qu’elle est reconduite cette année. La <a href="/actu/opera-du-jour-au-banc-dessai">compagnie Opéra du jour</a> affiche au Théâtre du Ranelagh du 5 mars au 30 avril cinq ouvrages lyriques* en un acte «<em> pour découvrir l&rsquo;opéra en famille ou continuer de l&rsquo;aimer entre amis</em> ». Même si toutes les œuvres choisies n’ont pas forcément un acte, elles sont intelligemment réduites pour autoriser une représentation de poche.</p>
<p>Par exemple, <em>Le Barbier de Séville</em> est transposé dans l’univers du cirque. Devenue funambule, Rosine ne peut que chanter sa cavatine « sur le fil » tandis que Figaro, grimé en clown, l&rsquo;aide à échapper aux griffes de Monsieur Loyal, autrement appelé Bartholo. Gageons que Rossini, qui ne manquait pas d’humour, aurait apprécié la fantaisie avec laquelle <strong>Isabelle du Boucher</strong> et sa complice <strong>Annie Paradis </strong>ont adapté son ouvrage lyrique le plus connu.</p>
<p>A signaler aussi parmi les troupes invitées, la <a href="/actu/la-compagnie-fortunio-au-banc-dessai">compagnie Fortunio</a> qui foulera à cette occasion pour la première fois les planches d’un théâtre parisien. <em>Bagatelle</em>, un opéra-comique créé aux Bouffes-Parisiens le 21 mai 1874, sera précédé d’<em>Un souper chez Offenbach</em>, un pastiche imaginé par <strong>Geoffroy Bertran</strong>, le fondateur de la compagnie.</p>
<p>La réservation des billets est déjà ouverte au 01 42 88 64 44 ou directement <a href="http://3emeacte.com/ranelagh/Seances.aspx?manif=00000000-0000-0000-0317-000000000077">en ligne</a>. Mieux vaut ne pas trop tarder : délicieuse bonbonnière en chêne sculpté néo Henri II, le Théâtre du Ranelagh a une jauge limitée et le tarif préférentiel (15€ au lieu de 20) n’est valable que jusqu&rsquo;au 1er février.</p>
<p><em>*Le Barbier de Séville</em> &#8211; Rossini par la Cie Opéra du Jour ; dimanche 5 mars 11h30 / mardi 7 mars 20h30<br />
<em>Bagatelle</em> &#8211; Offenbach par la Cie Fortunio  ; dimanche 12 mars 11h30 / mardi 18 avril 20h30<br />
<em>Le Docteur Miracle </em>&#8211; Bizet par la Cie Parole et Musique  ; mardi 14 mars 20h30 / dimanche 19 mars 11h30<br />
<em>La Serva Padrona</em> &#8211; Pergolèse par la Cie Micropéra ; mardi 21 mars 20h30 / dimanche 26 mars 11h30<br />
<em>L&rsquo;Enfant et les sortilèges</em> &#8211; Ravel par la Cie Maurice et les Autres ; mardi 28 mars 20h30 / dimanche 30 avril 11h30</p>
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