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	<title>Blake DENSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Blake DENSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Un ballo in maschera (distr. B) – Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-distr-b-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une fanfare martiale, quelques ponctuations énergiques des cordes et puis, minéral et abrupt, un « Eri tu » déchaîné et pourtant sculpté d’une ligne expressive à la pureté inouïe, celle-là même qui fait toute la douloureuse mélancolie d’un « O dolcezza » au phrasé altier. Dans toute sa scène du troisième acte (et dans chacune de ses interventions au cours de l’opéra), <strong>Ludovic Tézier</strong> est l’incarnation même du chant verdien, où s’entendent encore les longues phrases belcantistes et leur ornementation expressive, et où les contrastes exacerbés épousent librement les revirements de la psychologie et annulent la distance entre récitatif et aria. Son Renato, noble, insondable et pourtant passionné, est un modèle du genre : les aigus sont assumés avec facilité et intégrés au phrasé, l’italien est brillant, le souffle inépuisable, l’engagement scénique irréprochable – en un mot, <em>bravissimo</em>.</p>
<p>Exister et convaincre, en face de cette leçon de chant verdien, n’est pas une mince affaire. <strong>Matthew Polenzani</strong>, qui assure l’intégralité des représentations en Riccardo, relève le défi. Certes, le timbre n’est pas des plus naturellement charmants et la voix montre quelques signes de fatigue, peut-être aussi parce que le rôle n&rsquo;est pas tout à fait dans son centre de gravité : on constate un manque relatif d’harmoniques aiguës et de <em>squillo</em> (ce qui n’empêche pas une projection efficace), ainsi qu’une instabilité du souffle qui produit un battement étrange dans tous les <em>diminuendi</em>. La voix, cependant, est pleine et maîtrisée, l’émission est franche, les aigus sont impeccables et lumineux et l’incarnation, pour originale qu’elle soit, ne manque de convaincre : Riccardo est ici un souverain écrasé par la pratique du pouvoir, moins charismatique que dominé par son trône, par un Renato marmoréen, et par la tentation de l’amour. Ses adieux à la vie sont un très beau moment de la soirée. En des temps de disette de ténor verdien, on est heureux de pouvoir applaudir un Riccardo de cette trempe.</p>
<p><strong>Angela Meade</strong> fait avec Amelia ses débuts à l’Opéra de Paris. Celle que le Met acclame depuis de nombreuses années dans des rôles vertigineusement variés déploie un soprano tout en volume sonore. La projection à toute épreuve se paye d’un timbre métallique qui prend des duretés marquées dans les aigus. Les graves sont systématiquement poitrinés, signe d’une voix qui sacrifie beaucoup à l’exigence de la quantité de son, alors même que l’on sent bien, au cours de la soirée, qu’elle est capable d’autre chose. Peut-être sous le coup du stress, « Morrò, ma prima in grazia » la trouve à court de souffle, ce qui ne s&rsquo;est pas reproduit par ailleurs. On peut espérer que les prochaines représentations lui permettront d’assouplir son incarnation, et de tirer le meilleur d&rsquo;un instrument indubitablement impressionnant.</p>
<p>Oscar et Ulrica sont servis par deux interprètes magnifiques. <strong>Sara Blanch</strong> est un page tout bonnement idéal : la voix est toute d’ambre, chaleur, transparence, rayonnement, à quoi s’ajoutent une agilité irréprochable et un charisme foudroyant. Elle virevolte et danse tout en chantant son deuxième air, incarnant parfaitement ce fascinant feu follet qu’est Oscar, flamboyant garçon qui danse et rit dans un cimetière oppressant – un cimetière que la mise en scène de Gilbert Deflo n’a de cesse d’évoquer visuellement. Elle se fait entendre sans problème dans le quintette qui clôt l’acte III et dans le chœur du finale, signe d’une voix plus large qu’il n’y paraît dans ce rôle. <strong>Elizabeth DeShong</strong> déploie un mezzo dont l’extension grave est stupéfiante, d’autant plus qu’elle semble naturelle à l’oreille : on n’entend pas de saut de registre ou de poitrinage excessif. On regrette qu&rsquo;Ulrica n&rsquo;ait pas une place plus importante dans la partition quand elle a une telle interprète. Passons ici sur les <em>comprimari</em>, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/">déjà justement loués par Christian Peter</a>.</p>
<p>Parvenus à leur sixième représentation (sur onze au total), <strong>Speranza Scappucci</strong> et <strong>l’orchestre de l’Opéra national de Paris</strong> assurent la réussite de la soirée, non sans quelques accrocs peut-être dus à la fatigue ou à la routine. Passons sur quelques problèmes isolés (tout de même, baver sur les brusques coups qui ouvrent la scène chez Ulrica ou détonner dans les premières mesures, sublimes, de la mort de Riccardo&#8230;), pour signaler un souci plus généralisé de coordination avec le plateau, notamment mais pas uniquement avec les chœurs. Speranza Scappucci n’en est pas moins une verdienne experte et inspirée, insufflant l&rsquo;intensité nécessaire à un <em>Bal masqué</em> réussi : les tempi sont dramatiquement efficaces, le rubato est parfaitement dosé, le mordant et la ligne sont exemplaires et ne sont pas pour rien dans les ovations que chaque fin de scène déclenche dans le public. Voilà une cheffe qui croit à la musique qu&rsquo;elle interprète et qui en fait ressortir les qualités les plus essentielles. Les <strong>chœurs de l’Opéra national de Paris</strong> sont en forme : on entend, entre autres, de très beaux timbres et des couleurs efficaces dans le chœur masculin du tout début de l’opéra.</p>
<p>Dans cette série au long court, on guettera l&rsquo;arrivée le 20 février, pour trois représentations, du Renato très prometteur d&rsquo;Ariunbaatar Ganbaatar. Saluons déjà, néanmoins, une reprise solide et bien distribuée du chef-d’œuvre de Verdi.</p>
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		<title>VERDI, Un ballo in maschera – Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 05:53:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On attendait beaucoup de cette reprise du Bal masqué selon Deflo, qui proposait une distribution entièrement renouvelée autour d’Anna Netrebko dont c’était le grand retour sur la scène de l’Opéra Bastille, mais force est de reconnaître que le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances. La production d’abord, pour élégante qu’elle soit, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On attendait beaucoup de cette reprise du <em>Bal masqué</em> selon Deflo, qui proposait une distribution entièrement renouvelée autour d’Anna Netrebko dont c’était le grand retour sur la scène de l’Opéra Bastille, mais force est de reconnaître que le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances. La production d’abord, pour élégante qu’elle soit, n’est pas exempte de parti pris discutables. A trop vouloir être sobre, Deflo a imaginé un spectacle lugubre, qui se décline en noir, gris et blanc, à l’exception de tableau d’Ulrica. Blanc, comme l’amphithéâtre qui sert de décor unique au premier acte ou la statue de Riccardo qui trône dans le salon de Renato ou encore comme les masques des invités du bal masqué. Gris anthracite comme la plupart des costumes que portent les choristes et les protagonistes masculins, Oscar excepté. Noir comme la robe qu’Amélia promène inlassablement d’acte en acte ou comme les totems surmontés de têtes de monstres qui ornent l’antre d’Ulrica dont la robe rouge constitue le seul élément coloré de l’ensemble avec le gilet orange d’Oscar. De plus, ce décor ouvert sans aucune paroi pour renvoyer le son est préjudiciables pour l’acoustique. En revanche, la mise en scène a été retravaillée, les chanteurs semblent moins livrés à eux-mêmes que lors de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-ballo-in-maschera-paris-bastille-quand-sondra-est-la-tout-va/">la reprise de 2018</a>, le grand duo entre Amélia et Riccardo qui ouvre le deuxième acte par exemple, n’en est que plus convaincant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="900" height="599" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Un-Bal-masque-©-Benjamin-Girette.jpg" alt="" class="wp-image-207366"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Un Bal masqué © Benjamin Girette. OnP</sup></figcaption></figure>


<p>Parmi les seconds rôles, tous irréprochables, citons les deux conspirateurs, <strong>Blake Denson</strong> et surtout <strong>Christian Rodrigue Moungoungou</strong>, Samuel dont la voix sonore ne passe pas inaperçue, ainsi qu’<strong>Andres Cascante </strong>tout à fait convaincant en Silvano. <strong>Sara Blanch</strong> effectue dès début remarqués à l’OnP. Cette soprano qui a Ophélie ou Lucia à son répertoire, possède des moyens plus importants que celles que l’on distribue généralement en Oscar. De plus la chanteuse qui ne manque pas d’abattage, se déplace avec grâce sur la scène, esquissant des pas de danse, avec un grand naturel. La voix est bien projetée, les coloratures impeccables et le registre aigu brillant. Autres débuts à l’OnP, ceux d’<strong>Elisabeth</strong> <strong>DeShong</strong> que l’on a pu applaudir voici un an au Châtelet dans <em>Orlando</em>. Cette cantatrice possède un timbre mordoré, un aigu puissant et des graves profonds de contralto, le sol grave qui conclut son air « Re dell’abisso affrettati », émis avec aisance, est parfaitement audible. Avec Renato, <strong>Etienne Dupuis </strong>poursuit avec bonheur son exploration des grands rôles de barytons verdiens. Si sa voix n’a pas encore tout à fait l’ampleur de ses illustres prédécesseurs, il n’en possède pas moins un medium solide, une projection efficace et un legato impeccable. A cela s’ajoute un timbre séduisant et une fière allure sur scène. Son Renato est touchant même dans ses accès de colère du dernier acte. <strong>Matthew Polenzani</strong>, lui, semble délaisser les répertoires mozartien et belcantiste qui ont fait sa gloire pour aborder des rôles plus lourds, notamment chez Verdi, avec moins de bonheur cependant que son collègue canadien. S’il tire son épingle du jeu dans <em>La traviata</em> voire <em>Don Carlo</em>, force est de reconnaître que les habits de Riccardo sont un peu larges pour lui, ce qui l’oblige par moment à forcer ses moyens. Fort heureusement, l’élégance légendaire de sa ligne de chant et son style accompli lui permettent de sauver les meubles et d’offrir au dernier acte un « Ma se m’è forza perderti » de toute beauté, agrémenté de jolies nuances et d’accents poignants du plus bel effet. <strong>Anna Netrebko</strong> a incarné Amelia pour la première fois en octobre dernier à Naples. Les parisiens étaient donc impatients de la découvrir dans ce nouveau rôle. Malheureusement la diva n’était pas au mieux de sa forme. A l’acte un, chez Ulrica la voix a paru atone et la justesse approximative. En revanche la soprano aborde la grande scène qui ouvre l’acte deux avec l’ampleur vocale nécessaire et triomphe des embûches dont Verdi a parsemé cette page. Le contre-ut est émis avec facilité et l’émotion bien présente, cependant si le timbre n’a rien perdu de sa séduction, la cantatrice s’est montrée avare des sons filés qui ont fait sa gloire. Au dernier acte, elle livre un « Morró » particulièrement poignant qui lui vaut une ovation bien méritée de la part du public. Au final, une incarnation en demi-teinte qui ne comble pas tout à fait nos attentes. Souhaitons qu’au fil des représentations Anna Netrebko retrouve progressivement la plénitude de ses beaux moyens.<br />Belle prestation des chœurs, impeccablement préparés par Alessandro Di Stefano.</p>
<p>A la baguette <strong>Speranza Scappucci</strong> fait des merveilles, sa direction vive et nerveuse, son souci du détail et son sens aigu du théâtre captent l’attention sans un temps mort tout au long de la soirée. A cet égard, notons par exemple la manière dont elle créée un climat lugubre dès le début de la scène chez Ulrica ou le rythme précipité de l’introduction de l’air d’Amelia au deuxième acte, qui reflète l’état de panique du personnage, ou, à l&rsquo;opposé, le tempo alangui de « Morró », tout empreint de nostalgie.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-un-ballo-in-maschera-paris-bastille/">VERDI, Un ballo in maschera – Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Verdi, Rigoletto, Paris (Opéra Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-rigoletto-paris-opera-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Bouctot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 05:44:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De l’ineffable boîte en carton recyclée ad nauseam par l’Opéra de Paris depuis 2016, ressortent nécessairement les souvenirs des distributions passées. Sans parvenir à égaler l’inoubliable duo Tézier/Sierra en octobre 2021 dans cette même production, cette nouvelle reprise met en lumière un très joli plateau globalement équilibré et fougueusement mené par la baguette chatoyante de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-paris-bastille-un-carton/">l’ineffable boîte en carton recyclée<strong> a</strong><em>d nauseam</em> par l’Opéra de Paris depuis 2016, </a>ressortent nécessairement les souvenirs des distributions passées. Sans parvenir à égaler <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-paris-bastille-peu-de-bonheur-mais-beaucoup-de-magie-en-boite/">l’inoubliable duo Tézier/Sierra en octobre 2021</a> dans cette même production, cette nouvelle reprise met en lumière un très joli plateau globalement équilibré et fougueusement mené par la baguette chatoyante de <strong>Domingo Hindoyan.</strong></p>
<p>Déjà présent dans le même rôle en 2021,<strong> Goderdzi Janelidze </strong>confirme son aisance en Sparafucile. Ses graves profonds et puissants siéent à merveille à ce trouble personnage et se marient de manière idyllique au timbre cuivré d’<strong>Aude Extremo</strong> dont la voix somptueuse, ample, sensuelle et envoûtante confère un rare relief à sa Maddalena superlative, personnage trop souvent injustement négligé dans les distributions.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/25656-Benoite_Fanton___Opera_national_de_Paris-Rigoletto-24-25-Benoite-Fanton-OnP-6--1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1733118220832" />© Benoite Fanton / OnP</pre>
<p>Autre belle découverte de cette après-midi d’hiver, le magnifique Monterone <strong>de Blake Denson</strong>. La puissance vocale du baryton américain couplée à son impressionnante présence physique dessine un comte réellement inquiétant et on comprend parfaitement l’angoisse de Rigoletto lorsque ce dernier le maudit.</p>
<p>Le bouffon proposé par <strong>Roman Burdenko</strong>, plutôt volontairement gauche au premier acte, se révèle bouleversant dès que sa fille est évoquée : les tempi supersoniques du « Cortigiani », où le baryton russe déploie sa voix splendide et puissante, s’étirent soudainement pour la formule qui résume tout l’opéra et tout l’amour d’un père pour sa fille « Tutto al mondo mia figlia è per me ». Cette émotion ne cessera de croître tout au long de l’opéra pour atteindre son paroxysme lors de la mort de sa fille, Gilda, interprétée par la délicieuse <strong>Rosa Feola.</strong></p>
<p>Si elle s&rsquo;avère très légèrement gênée sur une ou deux notes à la fin d’un « Caro Nome » assez académique, la soprano italienne se métamorphose à partir de l’acte II et régale l’auditoire de son timbre cristallin. Elle cisèle intelligemment chaque inflexion du cœur de la jeune fille bafouée jusqu’à son sacrifice suprême pour sauver l’ineffable et inconstant Duc de Mantoue. Très engagé scéniquement, le Duc de <strong>Liparit Avetisyan</strong> ne démérite pas même si son timbre plaisant ne permet pas toujours de dissimuler quelques aigus un peu verts et un vibrato omniprésent.</p>
<p>Enfin il convient de souligner le timbre exquis de la Comtesse de Ceprano de <strong>Teona Todua</strong> qu’on espère entendre à nouveau dans un rôle un peu plus long</p>
<p>A mes côtés, un petit garçon de 11 ans saisit la main de sa mère lors de l’agonie de Gilda. Deux larmes glissent sur ses joues. Peut-être est-ce là, pour les artistes, la plus importante critique de cette reprise.</p>
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