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	<title>Larry BLANK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Larry BLANK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SONDHEIM, Company &#8211; Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sondheim-company-compiegne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 08:12:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Stephen Sondheim est joué de plus en plus souvent en France, à Paris comme en région. Entre A Funny Thing happened on the Way to the Forum (1962 – Lido 2, 2023), Sweeney Todd (1979 – Châtelet, 2011), Sunday in the Park with George (1983 – Châtelet, 2013), nous sommes invités ce soir à (re)découvrir Company, créé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Stephen Sondheim est joué de plus en plus souvent en France, à Paris comme en région. Entre <em>A Funny Thing happened on the Way to the Forum</em> (1962 – Lido 2, 2023), <em>Sweeney Todd</em> (1979 – Châtelet, 2011), <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sunday-in-the-park-with-george-paris-chatelet-pointillisme-en-pointille/">Sunday in the Park with George</a></em> (1983 – Châtelet, 2013), nous sommes invités ce soir à (re)découvrir <em>Company</em>, créé en 1970. Après l’humour PPPP (p’tites pépées potaches et péplum) façon Monty Python du premier, et avant l’horreur grand guignolesque du barbier diabolique du deuxième, nous sommes donc confrontés à cette comédie musicale au titre un peu court mais finalement explicite : il ne s’agit pas de bonne ou de mauvaise compagnie, on est ici tout simplement plongés dans la vie quotidienne new yorkaise des années 70, du moins dans celle d’une tranche de société à la fois assise, confortable et pétrie de contradictions dans un mal-être mal exprimé. En somme, du Woody Allen avant la lettre et ses rapports avec la société bobo de Manhattan.</p>
<p>Bobby, célibataire par vocation (?) fête son 35e anniversaire entouré de tous ses amis qui, eux, vivent à deux. Nous sommes donc plongés dans la vie de nombreux couples, ou du moins dans la vie souvent fade et insipide de tous ceux – amis, parents, voisins – que l’on côtoie tous les jours, avec leur gentillesse, leur mesquinerie, leurs problèmes de vie à deux, dont au total on n’a que faire. Comment alors se décider à entrer dans le moule, à « se marier » puisqu’en 1970 c’était encore la voie légale qui primait, et avec qui ? Ce sont toutes les questions que se pose Bobby qui n’a toujours pas sauté le pas. Alors, tous ses amis tentent de le pousser dans ses derniers retranchements, lui présentent des candidates, qu’il « essaie » les unes après les autres sans se décider pour aucune, s’inquiètent pour lui, et finalement le harcèlent. Et cela notamment à l’occasion de son anniversaire, qui est du genre <em>Un jour sans fin</em> (<em>Groundhog Day</em>, ou <em>Le Jour de la marmotte</em>). C’est-à-dire que cet anniversaire où il n’arrive pas à souffler d’un coup toutes les bougies – il y en a quand même 35 ! – va revenir comme un leitmotiv tout au long de la représentation, jusqu’à ce qu’il décide de rester enfin seul et où là, d’un coup, il arrivera enfin à toutes les souffler.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/6-Spectacle-COMPANY-©-JM-Molina-4-corr-2-1-1024x475.jpg" alt="" class="wp-image-185155"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Photos Jean Michel Molina</sup></figcaption></figure>


<p>Le thème du couple américain fait évidemment beaucoup penser à <em>Trouble in Tahiti</em> de Leonard Bernstein (1950). D’ailleurs la partition de Sondheim fait souvent penser à Bernstein, mais sans arriver à l’égaler : l’invention mélodique est bien présente sans être toujours aboutie, jusqu’à même tourner court. D’ailleurs, on ne sort pas de la représentation en fredonnant la moindre mélodie. Car autant on s’intéresse à Sam et Dinah, autant ici tout semble se diluer, et l’on finit par s’ennuyer un peu même s’il y a quand même des moments de bravoure fort drôles ou périlleux, dont la nuit avec April, l’hôtesse de l’air (sensationnelle <strong>Camille Nicolas</strong>), ou l’air d’Amy «&nbsp;Getting Married Today&nbsp;» (excellente <strong>Jeanne Jerosme</strong>) qui n’a rien à envier à celui du Major General des <em>Pirates de Penzance</em>.</p>
<p>Paradoxe, le spectacle est somptueux, d’une qualité et d’une finition impeccables, montrant qu’en France aussi on sait monter et jouer de grandes comédies musicales à l’américaine. Et second paradoxe, la représentation connaît un immense succès, une partie de la salle est debout aux saluts finaux, bref on se demande si tout le monde a vu le même spectacle. Un orchestre déchaîné bien en phase avec l’œuvre, une distribution bilingue sans faille (chant en anglais, parlé en français de bonne qualité manquant toutefois encore d’un peu de rythme), une mise en scène de <strong>James Bonas</strong> bien dans la tradition, une chorégraphie efficace d’<strong>Ewan Jones</strong>, que demander de plus ? Mais aussi une sono un peu trop tonitruante (les voix sont sonorisées, on ne sait pas trop pourquoi, empêchant de juger de la qualité vocale de chacun des interprètes, pourtant réelle) et mal spatialisée, et plusieurs voix traitées façon star-ac, voix de gorge hurlées, dont l’impossible Marta de <strong>Neïma Naouri</strong> que l’on avait pourtant particulièrement appréciée dans <em>A Funny Thing</em> : et pourtant c’est elle qui recueille le plus d’applaudissement, avec l’étonnante <strong>Jasmine Roy</strong> (Joanne). Querelle de style et de génération ?</p>
<p>Heureusement la présence, finalement rassurante et équilibrante, de l’excellent <strong>Gaétan Borg</strong> en Bobby, sert de liant à la production, lui donnant l’équilibre nécessaire. En effet, il se démarque nettement de l’ensemble, donnant un relief singulier et une personnalité affirmée à un personnage qui aurait pu paraître falot du fait de sa perpétuelle valse-hésitation. Il est drôle sans être délirant, effacé sans être absent et donc bien présent tout au long de l’œuvre.</p>
<p>Impression mitigée ? Non, c’est un fort beau spectacle, détonnant et même flamboyant, mais peut-être pas assez dérangeant, un peu trop dans le moule et sans un vrai délire scénique qui aurait pu le projeter dans notre époque au lieu de le cantonner dans une reprise très datée années 70. Bref, un vrai divertissement « historique » de grande qualité, mais sur une œuvre un peu inaboutie en termes de concept.</p>
<pre><strong>Ne manquez pas les étapes de la tournée de 2025 à 2027</strong> :<br>Opéra national de Bordeaux : 24, 25, 26 et 27 septembre 2025<br>Opéra de Rennes : 8, 10, 12 et 13 novembre 2025<br>Opéra Nice Côte d’Azur : 28, 29, 30 novembre 2025<br>Opéra Grand Avignon : 28, 30 et 31 décembre 2025<br>L’avant-scène Opéra à Neuchâtel : Printemps 2026<br>Opéra national de Lorraine : Juin 2026<br>Clermont Auvergne Opéra : Automne 2026 (date à préciser)<br>Opéra de Limoges : 8, 10 et 11 novembre 2026<br>Opéra Orchestre – Normandie Rouen : 17, 18, 19 décembre 2026<br>Théâtre du Châtelet : du 31 mars au 11 avril 2027 (dates à préciser)</pre><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sondheim-company-compiegne/">SONDHEIM, Company &#8211; Compiègne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Classical Broadway &#8211; Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/classical-broadway-toulon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment ne pas adhérer sans réserve à ce programme que proposait Alain Perroux concluant son ouvrage sur la comédie musicale (1) ? Il y a longtemps déjà que l’opéra de Toulon s’est hissé parmi les meilleurs ambassadeurs du musical. Celui-ci, fils illégitime de l’opéra et du music-hall, souffre encore d’une forme d’ostracisme que l’on peine à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment ne pas adhérer sans réserve à ce programme que proposait Alain Perroux concluant son ouvrage sur la comédie musicale (1) ? Il y a longtemps déjà que l’opéra de Toulon s’est hissé parmi les meilleurs ambassadeurs du <em>musical</em>. Celui-ci, fils illégitime de l’opéra et du music-hall, souffre encore d’une forme d’ostracisme que l’on peine à comprendre. Ce soir, l’un des chefs et orchestrateurs les plus réputés dans ce répertoire, à qui l’on devait ici même la création française de <em>Wonderful Town</em> (2018) et de <em>South Pacific</em> (2022), <strong>Larry Blank</strong> y revient pour cet ultime concert de 2024 (2). L’équipe s’enrichit, puisque nous retrouvons avec bonheur <strong>Jasmine Roy</strong> et <strong>Sinan Bertrand</strong>, auxquels sont maintenant associés <strong>Beate Mordal</strong> et <strong>Guillaume Andrieux</strong>.</p>
<p>L’Opéra de Toulon étant en travaux de rénovation complète, c’est un florilège d’airs empruntés pour la plupart à la comédie musicale qui nous est offert dans la salle Neptune du Palais des Congrès, comble pour la circonstance. Ecrites pour la scène comme pour l’écran, les dix-huit comédies musicales auxquelles sont empruntées les pièces vocales de ce soir couvrent plus de cinquante années de créations de Broadway, diffusées mondialement ensuite. Petit rappel, supposé satisfaire les amateurs d’opéra, deux emprunts au répertoire lyrique le plus classique : le <em>Largo al factotum</em> (du <em>Barbier de Séville</em>), suivi du non moins célèbre <em>Mi chiamano Mimi</em> (de <em>La Bohème</em>) sont proposés, aussitôt <em>Cabaret</em>, que chante remarquablement Jasmine Roy. Choix surprenant et risqué, tant ces airs sont connus. Quantité d’extraits célèbres d’opéra bouffes ou d’opérettes auraient moins juré que ces derniers. La règle de la comédie musicale est l’amplification des voix, certes, mais on regrette ce soir que cette dernière sur-expose le chant au détriment de l’orchestre. Cette balance déséquilibrée est particulièrement dommageable aux airs de Rossini, puis de Puccini. Si chacun les a en mémoire (et Guillaume Andrieux et Beate Mordal ne déméritent pas), l’amplification comme la projection, exagérées, ne sont pas de mise, particulièrement pour la frêle Mimi, dont il faut souligner l’égalité des registres, et les qualités de timbre. Ce sera la principale réserve de cette belle soirée, avec les applaudissements amplifiés dont la salle, acquise, aurait bien fait l’économie.</p>
<p>On n’imagine pas un récital de comédie musicale chanté à l’égal d’un cycle fauréen. Ce soir, chacun des interprètes, familier de ce répertoire, fait montre des qualités de présence, d’engagement physique requises et maîtrise les fondamentaux du genre : le chant, évidemment, mais aussi la tap-dance (claquettes) comme les chorégraphies esquissées dans le droit fil de Fred Astaire et de Gene Kelly.  On doit à Sinan Bertrand, notre ténor, dont l’expérience ne se limite pas à la voix<strong>,</strong> le réglage de la mise en espace, et l’harmonie des mouvements, qui participent au bonheur visuel et musical. Les variations de couleurs et de nuances, simplistes, s’oublient. Malgré l’économie de moyens, la bonne humeur, l’entrain, la légèreté, mais aussi la mélancolie et l’émotion feront oublier le temps d’une soirée ces temps de disette et d’incertitudes.</p>
<p>Le quatuor vocal, rassemblé ponctuellement (<em>Let’s Call The Whole Thing Off</em>, de <em>Shall we dance </em>; deux extraits de <em>Follies</em>..), autorise des combinaisons variées, qui renouvellent l’intérêt. Le trio de <em>The Boys From Syracuse</em> est un régal. Les voix, familières d’un travail collectif de plusieurs années, s’accordent idéalement, et toute la riche palette des situations et des émotions est déployée.</p>
<p>On connaissait l’aisance, la voix chaude, aux phrasés et à l’articulation exemplaires, les qualités de comédienne de Jasmine Roy. On la découvre ce soir en meneuse de revue, tenant le fil conducteur du programme et assurant les enchaînements avec simplicité et humour. On oublie Judy Garland et Lisa Minelli dans tel ou tel standard tant son émission respire le naturel. Son duo avec Sinan Bertrand (dans <em>Annie got your gun</em>) est un bijou, toutes ses interventions sont autant de bonheurs. On ne connaissait Beate Mordal qu’à travers Richard Strauss, Kaija Saariaho et George Benjamin. On la découvre tout aussi épanouie dans cet autre répertoire. L’ambitus est large et se prête bien au musical où la voix parlée et le chant se confondent souvent. Elle nous vaut une émouvante Dorothy (<em>Over the Rainbow</em>, du <em>Magicien d’Oz</em>) et son <em>Summertime</em> est un autre moment fort. De Sinan Bertrand on retiendra, outre sa direction d’acteurs, la qualité exemplaire de son émission et de son jeu, (<em>Taking A  Chance On Love</em> ; <em>Almost Like Being In Love ; I Am What I Am</em> &#8230;). Quant à Guillaume Andrieux, le baryton se montre d’une aisance constante, et l’on a peine à imaginer qu’il excelle tout autant dans la mélodie française. Remarquable dans l’extrait du <em>Fantôme de l’opéra</em>, puis dans <em>l’Homme de la Mancha</em>, dans la version française de Jacques Brel, qui font oublier Figaro, desservi par la sonorisation.</p>
<p>Brel sera de retour, avec son premier grand succès, <em>Quand on n’a que l’amour</em>, pour un bis émouvant réservé au public, ravi : fidèle au crescendo original, l’arrangement est introduit par le chant a cappella de nos quatre solistes, le piano apparaissant ensuite, puis l’orchestre pour arriver au troisième couplet, affirmation véhémente de la puissance de l’amour dans un monde qui en a plus besoin que jamais.</p>
<p>On oublie la vocation première – la fosse – de l’orchestre de l’Opéra de Toulon, tant le style est juste, avec ce qu’il faut de romance et de swing pour imaginer que l’on est en présence d’une authentique formation de music-hall : les vents, placés côté cour, avec la batterie, sont exemplaires de précision et de dynamique, les riffs dignes des grands big band du jazz classique. Les cordes sont évidemment en léger retrait, sauf dans les romances, jamais sirupeuses. La direction attentive et inspirée de Larry Blank insuffle la vie orchestrale attendue. Rythmique, accentuations et nuances, phrasés, souplesse du propos, sont bien là, avec des musiciens pleinement engagés et heureux. Une belle soirée d’où chacun sort réjoui.</p>
<pre>(1) L’ Avant-Scène Opéra publiait « La comédie musicale, mode d’emploi », incontournable référence française en la matière, en 2009. 
(2) <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wonderful-town-toulon-swinging-toulon/">https://www.forumopera.com/spectacle/wonderful-town-toulon-swinging-toulon/ https://www.forumopera.com/spectacle/south-pacific-toulon-dites-moi-pourquoi-la-vie-est-belle/</a></pre>
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		<title>ROGERS, South Pacific — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/south-pacific-toulon-dites-moi-pourquoi-la-vie-est-belle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Connaissez-vous les Nouvelles Hébrides, maintenant le Vanuatu ? Cet archipel mélanésien, situé au nord de la Nouvelle-Calédonie, fut une base américaine destinée à contenir et combattre les Japonais durant la seconde guerre mondiale. On y parlait anglais et français, puisque le condominium était partagé par le Royaume Uni et la France. Deux des 83 îles vont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous les Nouvelles Hébrides, maintenant le Vanuatu ? Cet archipel mélanésien, situé au nord de la Nouvelle-Calédonie, fut une base américaine destinée à contenir et combattre les Japonais durant la seconde guerre mondiale. On y parlait anglais et français, puisque le condominium était partagé par le Royaume Uni et la France. Deux des 83 îles vont être le théâtre de <em>South Pacific</em>, <em>Musical play</em>, écrit quatre ans après la fin des hostilités, pour devenir l’un des plus grands succès de la comédie musicale (cumulant les récompenses, Tony Award, Prix Pulitzer). Etonnamment, si le film de 1958 fit connaître l’ouvrage en France, jamais l’œuvre originale n’y a été produite. L’Opéra de Toulon, exemplaire dans sa relation ouverte à tous les genres d’expression lyrique, a relevé le défi.</p>
<p>Le sujet n’emprunte pas un exotisme de pacotille propre à satisfaire les Américains à l’issue de la guerre : tiré de nouvelles fondées sur des témoignages directs, le livret, par-delà ses incontestables qualités dramatiques, est d’une rare finesse d’écriture. La psychologie de chacun est juste, fouillée, les relations sociales, le décor, les moindres accessoires sont d’une vérité que chaque spectateur ayant vécu dans le Pacifique sera friand de reconnaître. Oscar Hammerstein II écrit là une histoire parfaitement vraisemblable, et cette authenticité sous-tend la réussite musicale de Richard Rodgers, son complice favori.</p>
<p>« Dites-moi pourquoi la vie est belle » est une chanson française, essentielle à l’ouvrage. Ce sont deux enfants qui la chantent au début, puis à la fin, rejoints par leur père et leur mère adoptive. Emile de Becque, planteur français, veuf d’une Mélanésienne dont il a eu ces deux enfants, s’éprend d’une infirmière américaine, Nellie, dont les préjugés raciaux vont entraver leur amour. Simultanément, un agent de renseignement américain, le Lieutenant Cable aime Liat, fille de Bloody Mary, commerçante Tonkinoise. Mais, pour les mêmes « raisons », le brillant militaire refusera de l’épouser. Dans le cadre  d’une base militaire, dont le personnage le plus haut en couleurs est Seabee Luther Bilis, entre le camp, l’état-major, les fêtes, les réceptions, la recherche des femmes etc. , les intrigues se nouent, jusqu’à ce que la bataille se déclenche… Fin douce-amère, puisque si Emile et Nellie reconstruisent un couple heureux avec les enfants du premier, Cable périt au combat. « Dites-moi pourquoi la vie est belle… » Dans cet après-guerre où la ségrégation demeurait la règle dans le Sud des Etats-Unis, la prise de position des auteurs ne manquait pas de courage. Bernstein ira plus loin avec West Side Story, mais huit ans après, en 1957.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/imgl0034.jpg?itok=scOnuNSe" title="Jasmine Roy (Bloody Mary) et les Boys  © Frédéric Stéphan" width="468" /><br />
	Jasmine Roy (Bloody Mary) et les Boys  © Frédéric Stéphan</p>
<p><strong>Olivier Bénézech</strong> et <strong>Larry Blank</strong> maîtrisent idéalement tous les rouages du genre. La mise en scène n’appelle que des éloges par le cadre renouvelé, toujours juste, offert à l’action. On se souvient de <em>Wonderful Town</em>, donné ici même en 2018. On ne change pas une équipe qui gagne, et celle-ci s’est retrouvée pour cette nouvelle création programmée avant la pandémie et qui voit enfin le jour. Les décors et projections (le ciel tropical changeant), les costumes, que l’on ne compte pas, sont d’une fidélité et d’une richesse d’invention peu communes. Evidemment, la direction d’acteurs et les chorégraphies, directement inspirées par Broadway, sont étourdissantes de virtuosité, de précision et de justesse. La musique est sincère, datée certes – mais <em>Don Giovanni</em> ou <em>Carmen</em> ne sont-ils pas datés ? – avec une saveur rare, propre à évoquer une époque révolue. Parmi les mélodies, plusieurs deviendront des standards (<em>Some Enchanted Evening</em>, qui sera repris par Frank Sinatra, Bob Dylan et même Placido Domingo ; <em>Bali Ha’i </em>; <em>Younger than Springtime</em> ; <em>A Wonderful Guy</em>).</p>
<p>Le rythme qu’impose le livret, proche du scénario d’un film, suscite une attention constante à cette histoire palpitante, où le rire, le sourire le disputent à l’émotion. Car tous les artistes en scène forcent l’admiration : chanteurs, comédiens, danseurs, acrobates, la palette d’expression dramatique est la plus large, exceptionnelle. Les voix sont amplifiées, au bénéfice d’une intelligibilité constante du texte. Les formats vocaux, les styles sont appropriés à chaque personnage. Toutes les femmes sont des mezzos, tous les hommes des barytons ou barytons-basses, à l’exception du Lieutenant Cable, ténor. Cependant, la caractérisation de chacun, la diversité des timbres suffisent à les différencier.</p>
<p>De la distribution, exemplaire, animée par l’esprit de troupe, nous ne retiendrons que les principales figures. Pour Emile de Becque, <strong>William Michals</strong> reprend le rôle créé par Ezio Pinza, reconverti dans la comédie musicale après avoir chanté 52 rôles à l’opéra, particulièrement au MET. Le bonheur comme l’émotion sont au rendez-vous de ce challenge : la voix, chaleureuse, bien timbrée, puissante, le jeu superlatif, la plénitude de l’expression nous valent un planteur d’une justesse physique, psychologique, dramatique et vocale exceptionnelle. Son égale aisance dans les deux langues, sans la moindre trace d’accent contribue à cette vérité. Le jeune Lieutenant Cable (seul ténor de la distribution) est confié à <strong>Mike Schwitter</strong>. On retiendra particulièrement son <em>Younger than springtime</em>, juste, ne cherchant pas à imiter Sinatra. Sa crise de paludisme est plus vraie que nature. <strong>Thomas Boutillier</strong> est le Seabee Luther Billis (CB = <em>Construction Battalions</em> et aussi « abeille de mer »). Il a déjà le physique athlétique de l‘emploi, son élocution et sa prestance. Il brûle les planches, contribuant ponctuellement au caractère bouffe de l’ouvrage. Mais le comique troupier de <em>Thanksgiving</em>, travesti en jupe végétale et brassière de noix de coco, est aussi une grande gueule au grand cœur. Les gradés, <strong>Scott Emerson</strong> et <strong>Sinan Bertrand</strong>, sont de vrais officiers supérieurs. Côté féminin, la réussite n’est pas moins accomplie. <strong>Kelly Mathieson</strong>, campe avec justesse Nellie Forbush, cette jeune femme dépendante de sa mère et de ses préjugés, qui va s’épanouir en choisissant l’amour. La jeunesse, les talents vocaux, dramatiques, chorégraphiques sont au rendez-vous, et la sensibilité pathétique de l’héroïne fait mouche. <strong>Jasmine Roy</strong>, dont on apprécie toujours l’engagement et les compositions, nous vaut une<strong> </strong>Bloody Mary, habile commerçante qui<strong> </strong>n’a pas froid aux yeux. Le portrait est réaliste de cette asiatique sans complexe, autoritaire, habile et aimante. La voix de femme mûre est toujours aussi riche, et sa colère exemplaire. Tous les seconds rôles mériteraient d’être cités, sans oublier les deux enfants, Ngana, chanté par <strong>Léana Tui</strong>, et Jérôme (<strong>Léo Chamant-Lacroix</strong>) qui apportent leur fraîcheur et leur tendresse dans un monde qui en a bien besoin.</p>
<p>L’orchestre de l’opéra de Toulon, sous la direction experte et inspirée de Larry Blank, trouve la dynamique, les rythmes, les couleurs et l’élégance attendus. Quant aux artistes du chœur, individualisés dans leur jeu, mais formant des ensembles (Boys / Girls) proches de la perfection, ils n’appellent que des éloges. Encore un grand bravo à celles et à ceux qui ont dispensé tant de bonheur et d’émotion en cette soirée mémorable.</p>
<p> </p>
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		<title>Wonderful Town</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/wonderful-town-dans-un-etat-proche-de-lohio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 06:20:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, si les directeurs de salles faisaient preuve d’un peu plus d’originalité, peut-être échapperait-on à la énième reprise d’un West Side Story totalement muséifié, figé dans ses « chorégraphies originales » surveillées de près par les ayant-droits, ce qui empêche toute mise en scène nouvelle. Si l’on veut rendre hommage à Leonard Bernstein, il y a bien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, si les directeurs de salles faisaient preuve d’un peu plus d’originalité, peut-être échapperait-on à la énième reprise d’un <em>West Side Story</em> totalement muséifié, figé dans ses « chorégraphies originales » surveillées de près par les ayant-droits, ce qui empêche toute mise en scène nouvelle. Si l’on veut rendre hommage à Leonard Bernstein, il y a bien des titres qui mériteraient tout autant d’être (re-)proposés au public. En cette année de centenaire, Paris a eu droit à <em>Trouble in Tahiti</em> et à <em>Mass</em>, mais <a href="http://https://www.forumopera.com/wonderful-town-toulon-swinging-toulon">il fallait aller à Toulon</a> pour découvrir en création française le très savoureux <em>Wonderful Town</em>.</p>
<p>C’est en 1953 que fut créée cette comédie musicale, soit quatre ans avant <em>West Side Story</em> et neuf ans après <em>On the Town</em>. De ce premier grand succès, <em>Wonderful Town</em> reprend l’idée d’un éloge de New York, ville qui broie souvent les provinciaux ambitieux mais qui, cette fois, propulse vers la gloire deux jeunes filles venues de cet Ohio qu&rsquo;elles regrettent d&rsquo;abord d&rsquo;avoir quitté dans un duo fameux (« Why, oh why, oh why, oh&#8230;»). Inspiré de nouvelles publiées dans l’entre-deux-guerres, le livret situe explicitement l’action en 1935, et Bernstein profita de l’occasion pour rendre un discret hommage à Gershwin, au swing, à la conga, et même au plus ancien ragtime.</p>
<p>La production toulonnaise se dispense de ce feuilletage temporel et opte résolument pour l’actualisation : on le voit d’emblée, les téléphones sont portables, on trouve quelques références explicites à Donald Trump, et dès le premier numéro de la partition, le guide pilotant un groupe de touristes dans Christopher Street, une artère de Greenwich Village, mentionne le Stonewall Inn et les émeutes de 1969 qui marquèrent le point de départ du mouvement activiste gay. Pourtant, les costumes colorés brouillent un peu les pistes, avec des robes au look un peu fifties, des pantalons à la coupe seventies, et des clins d’œil à d’autres décennies plus proches. Grâce à des vidéos très réussies, la scénographie transcende un cadre de scène assez étroit. Une formidable équipe de danseurs évolue dans cet espace au gré de chorégraphies dynamiques, et la mise en scène fluide évolue d’un lieu à l’autre sans solution de continuité. <strong>Olivier Bénézech </strong>semble depuis quelques années s’être fait une spécialité des comédies musicales, dont il traduit fort bien le rythme et l’humour.</p>
<p>Dans la fosse, le rythme ne paraît pas toujours au rendez-vous. <strong>Larry Blank</strong> est peut-être plus à l’aise dans le rôle d’arrangeur et d’orchestrateur que celui de chef, et sa direction paraît d’abord un peu placide, avec une ouverture où les différents thèmes cités manquent de nerf. A titre de comparaison, on jettera une oreille du côté du DVD enregistré par Sir Simon Rattle à la tête des Berliner Philarmoniker, une version de concert réunissant Kim Criswell, Andra McDonald et Thomas Hampson.</p>
<p>Heureusement, sur le plateau, l’Opéra de Toulon a su faire les bons choix. D’abord en trouvant toute une brochette d’artistes auxquels la langue anglaise ne pose aucun problème, pour toutes sortes de raisons. Même si les gros plans permis par le DVD révèlent qu’elle n’est plus tout à fait une débutante, la Québécoise <strong>Jasmine Roy </strong>brûle les planches et possède exactement le timbre qui convint pour succéder à Rosalind Russell, créatrice du rôle. Bien que française, <strong>Raffaëlle Cohen</strong> a grandi à Londres, d’où son anglais parfait ; elle danse fort bien, et son Eileen délicieusement naïve offre le contraste adéquat avec sa grande sœur. Si son aigu se fait parfois un rien acide, elle n’en maîtrise pas moins les vocalises à la Cunégonde que Bernstein a insérées dans le quatuor « Conversation Piece ». <strong>Maxime de Toledo</strong> est franco-américain, et sa voix de baryton est parfaitement employée dans le premier rôle masculin. Il est amusant de retrouver dans plusieurs personnages secondaires le ténor américain <strong>Scott Emerson</strong>, qui avait fait partie de la jeune troupe de l’Opéra-Comique du temps de Pierre Médecin. Vu dans <em>Kiss me, Kate</em> au Châtelet en 2016, <strong>Thomas Boutilier</strong> réussit à s’imposer dans le rôle de Wreck où il bénéficie d’un seul air. On ne présente plus <strong>Jacques Verzier</strong>, devenu au Théâtre de la Croix-Rousse de Lyon le grand ordonnateur des <em>musicals.</em> Autour d’eux s’affaire une nuée de figures secondaires, tous également sonorisés. Un DVD à déguster d’une traite, et à revisionner sans modération.</p>
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<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/VU7dOTbi5aU" width="560"></iframe></p>
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		<title>BERNSTEIN, Wonderful Town — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wonderful-town-toulon-swinging-toulon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jan 2018 08:00:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le tandem Claude-Henri Bonnet/Olivier Bénézech est friand des pépites de Broadway. Après Follies et Sweeney Todd de Stephen Sondheim, c’est Wonderful Town, monté pour la première fois en France, qui permet de fêter avec panache le centenaire de la naissance de Leonard Bernstein. Quatre ans avant West Side Strory, le compositeur s’y livre à une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le tandem Claude-Henri Bonnet/Olivier Bénézech est friand des pépites de Broadway. Après <em>Follies </em>et <em>Sweeney Todd</em> de Stephen Sondheim, c’est<em> Wonderful Town</em>, monté pour la première fois en France, qui permet de fêter avec panache le centenaire de la naissance de Leonard Bernstein. Quatre ans avant <em>West Side Strory</em>, le compositeur s’y livre à une superbe déclaration d’amour à New York, comme ce sera le cas régulièrement au cours de sa carrière. Ce regard tendre n&#8217;empêche pas la satire de l’American dream qui nuance joliment le propos : « What a waste » (quel gâchis) chantent les protagonistes pour évoquer tout ces artistes débutants montés comme eux à la ville chercher succès, fortune et demeurant obscurs, confinés dans des travaux subalternes.</p>
<p>L’équipe artistique a travaillé avec autant d’intelligence que de fantaisie pour donner à voir tous les codes visuels d’une Big Apple fantasmée, sur laquelle chacun projette ses propres aspirations. <strong>Frédéric Olivier</strong> a conçu 250 costumes qui sont autant de clins d’oeil aux clichés de l’Amérique : touristes texans en goguette, sioux à la Village People, silhouettes afro ou « peace and love »… C’est un réjouissant syncrétisme de toutes les époques dont le mauvais goût assumé, entre paillettes et rouflaquettes, réjouit l’oeil.</p>
<p><strong>Luc Londiveau</strong> et<strong> Gilles Papain</strong> ont crée une scénographie efficace et éminemment séduisante. Elle permet de basculer aisément de l’intimité d’une mansarde miteuse aux tableaux d’ensemble qui nous font sillonner la ville entre gratte-ciel et placettes. La projection vidéo en fond de scène fonctionne parfaitement, sans placage. Telle une grande fenêtre sur la ville, elle ajoute un charme singulier à l’évocation de la mégalopole américaine.</p>
<p>La bluette qui sert de trame au spectacle est rendue avec beaucoup de fraicheur par une équipe de spécialistes de comédie musicale à dominante anglo-saxonne. <strong>Olivier Bénézech</strong> les dirige avec intelligence et finesse, assumant la naïveté fifties de la pièce, travaillant le naturel, la fluidité des transitions du parlé au chanté et surtout le rythme, fondamental pour ce répertoire, avec une belle acuité. Les scènes parlées sont réglées au cordeau, comme ce diner irrésistible de drôlerie, où chacun, gêné, cherche désespérément quoi dire. L’ensemble du plateau jouit d’une prononciation impeccable, tous sont d’excellents comédiens-danseurs-chanteurs.</p>
<p><strong>Jasmine Roy</strong> (Ruth) et <strong>Rafaëlle Cohen</strong> (Eileen) campent les deux sœurs venues chercher fortune à New York, regrettant leur province natale dans un duo connu « Why, o why Ohio » qui met en valeur l’assorti de leurs timbres. « Le ragtime de la fausse note » est l’occasion d’un nouveau duo tout aussi réussi doté du même humour.</p>
<p>Jasmine Roy est une épatante « performeuse » qui bénéficie de plusieurs moments forts de la partition. Allergique aux bonnes nouvelles, elle nous donne « 100 ways to loose a man » (100 moyens de perdre un homme). La voix n’est pas très percussive mais joliment posée, très naturelle, avec de beaux graves. La présence très juste et émouvante et assume parfaitement l’absurde de certaines scènes comme le « gesundheit »</p>
<p>Rafaëlle Cohen lui donne la réplique, minaudant à plaisir sous son improbable brushing à la Farah Fawcett. La voix manque parfois très légèrement de rondeur, sans que ce soit tellement gênant puisque cela colle au style. Surtout, elle assume son rôle de charmante écervelée avec un engagement total, ce qui la rend touchante. Ses talents de comédienne lui permettent d’ailleurs une carrière complémentaire au cinéma. Face aux deux soeurs, <strong>Maxime de Toledo</strong> est un géant sympathique au timbre séduisant, le vibrato est un peu large, les registres gagneraient à être harmonisés mais la voie est bien projetée.</p>
<p>Si la sonorisation n’est pas toujours parfaitement calée, les nombreux seconds plan sont impeccables et les 12 danseurs de <strong>Johan Nus </strong>complètent avec bonheur cette distribution pléthorique, apportant une formidable énergie à l’ensemble et quelque contrepoints plein de poésie comme ce couple qui valse lorsque Robert se découvre amoureux.</p>
<p>L’Orchestre de l’Opéra de Toulon étoffé à près de 60 musiciens est, quant à lui, bluffant de crédibilité avec une mention spéciale au pupitre des cuivres qui est ici à la fête. La phalange est menée avec maestria par <strong>Larry Blank</strong>, spécialiste de ce répertoire. Il dirige avec souplesse une partition réjouissante, au swing contagieux, qui gagne à être (re)découverte.</p>
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		<title>PORTER, La Revue des Ambassadeurs — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/swinging-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2014 14:52:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Pour les fêtes, légèreté et paillettes sont de mises dans les maisons d&#8217;opéra de l&#8217;hexagone ; Rennes propose à son public une jolie escapade dans l&#8217;univers acidulé de Cole Porter. Cet américain à Paris, chanté par Fred Astaire, Frank Sinatra et Marilyn Monroe, vécut dans la France des Années Folles et composa une revue &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Pour les fêtes, légèreté et paillettes sont de mises dans les maisons d&rsquo;opéra de l&rsquo;hexagone ; Rennes propose à son public une jolie escapade dans l&rsquo;univers acidulé de Cole Porter. Cet américain à Paris, chanté par Fred Astaire, Frank Sinatra et Marilyn Monroe, vécut dans la France des Années Folles et composa une revue typique de l&rsquo;époque pour l&rsquo;actuel espace Cardin, alors théâtre des Ambassadeurs.<br />
			 <br /><strong>Christophe Mirambeau</strong> en a retrouvé les partitions, prétendues perdues, et quatre chanteurs spécialistes du genre leur rendent la voix avec beaucoup de délicatesse.<strong> Lisa Vroman </strong>pétille d&rsquo;une grâce mutine, sans jamais forcer le trait ou cabotiner et si son soprano manque un peu de grave, elle a l&rsquo;aigu velouté à souhait. <strong>David Engel </strong>joue les crooner avec décontraction dans le chant comme dans la danse. Il semble plus à l&rsquo;aise que<strong> Doug la Brecque </strong>qui compose un personnage légèrement caricatural surjouant parfois inutilement de son (très beau) timbre et s&rsquo;éteignant dans des piani inopportuns. <strong>Katherine Strohmaïer</strong>, qui souffre dans les aigus, nous offre plusieurs moments de grâce merveilleusement ciselés ainsi qu&rsquo;une chanson suisse où coucou et yodle rivalisent de drôlerie.<br />
			 </p>
<p>			Le charme désuet du genre fonctionne parfaitement grâce aux interventions décalées du metteur en espace, <strong> Valéry Rodriguez</strong>. Celui-ci campe un Monsieur Loyal déchainé qui porte aussi bien la robe à traine que l&rsquo;uniforme d&rsquo;infirmière à cornette. L&rsquo;orchestre de Bretagne et les choeurs de l&rsquo;opéra se glissent dans ce répertoire inhabituel avec souplesse et « swinguent » à souhait sous la baguette éclairée de <strong>Larry Blank</strong>.</p>
<p>			De cette incursion dans un Broadway qui aurait fait un détour par les Champs Elysées, le public ressort léger, d&rsquo;entêtantes mélodies en tête et sous le charme d&rsquo;artistes qui respirent la joie palpable de chanter.</p>
<p>			 </p>
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