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	<title>Riccardo BOTTA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Riccardo BOTTA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Falstaff — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-paris-philharmonie-lexceptionnel-falstaff-dambrogio-maestri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2017 03:31:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Proposer Falstaff en version de concert est une gageure tant l&#8217;ouvrage comporte de gags visuels dont l&#8217;absence pourrait rendre le texte abscons. C&#8217;était, à Paris dans la grande salle de Philharmonie, sans compter sur l&#8217;ingéniosité des protagonistes qui ont réalisé, en utilisant principalement leurs chaises comme accessoires, une mise en espace tout à fait satisfaisante &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Proposer <em>Falstaff </em>en version de concert est une gageure tant l&rsquo;ouvrage comporte de gags visuels dont l&rsquo;absence pourrait rendre le texte abscons. C&rsquo;était, à Paris dans la grande salle de Philharmonie, sans compter sur l&rsquo;ingéniosité des protagonistes qui ont réalisé, en utilisant principalement leurs chaises comme accessoires, une mise en espace tout à fait satisfaisante sur une estrade légèrement surélevée, située derrière l&rsquo;orchestre.</p>
<p>C&rsquo;est une équipe de tout premier ordre qui a été réunie pour l&rsquo;occasion, dominée par l&rsquo;exceptionnel Falstaff d&rsquo;<strong>Ambrogio Maestri</strong>. Depuis 2001 où il l&rsquo;incarnait à la Scala dans une mise en scène de Giorgio Strehler, le baryton italien à promené son « pancione » aux quatre coins du monde avec un succès qui ne s&rsquo;est jamais démenti au point qu&rsquo;on peut le considérer désormais comme le Falstaff de sa génération. Il en possède non seulement le physique mais également les moyens vocaux, un timbre mordant, un medium ample et puissant capable pourtant d&rsquo;exquises nuances. Théâtralement, on sent qu&rsquo;il possède son personnage jusqu&rsquo;au bout des ongles tant son interprétation fouillée regorge d&rsquo;infinies subtilités qui sont un bonheur pour l&rsquo;auditoire. Cette interprétation valait à elle seule le déplacement,</p>
<p>Face à lui<strong> Christopher Maltman</strong> campe un Ford élégant, non dépourvu de séduction, doté d&rsquo;une voix solide et bien projetée. Leur grande scène du deuxième acte est un des temps forts de la soirée. Dans le rôle de Fenton, <strong>Andrew Staples</strong> fait valoir un timbre clair, un legato impeccable et une élégante ligne de chant.</p>
<p>Grande habituée du rôle d&rsquo;Alice,<strong> Barbara Frittoli</strong> tire son épingle du jeu grâce à son timbre fruité et une voix en parfaite adéquation avec les exigences de la partition, sur laquelle le temps semble ne pas avoir de prise. Elle campe avec aplomb une jeune femme à la fois espiègle et rusée qui tire depuis le début toutes les ficelles de l&rsquo;intrigue jusqu&rsquo;à son triomphe final. <strong>Teresa Iervolino </strong>qui a incarné une touchante <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/la-cenerentola-paris-garnier-erreur-de-casting">Cenerentola à Garnier la saison passée</a> est une Mrs Quickly raffinée, vocalement irréprochable, qui ne sombre pas dans la caricature. On peut regretter cependant un manque d&rsquo;abattage et de rouerie qui auraient conféré davantage de relief à son interprétation. <strong>Lisette Oropesa</strong> apporte à Nanetta la fraîcheur de son timbre et un physique tout à fait crédible qui lui ont valu une belle ovation au rideau final d&rsquo;autant plus que ses partenaires accompagnés par le chef lui ont souhaité son anniversaire en chantant. On a cependant entendu dans ce rôle, des sons filés mieux maîtrisés et un aigu plus lumineux et mieux tenu. Enfin <strong>Laura Polverelli </strong>est une Meg en retrait qui peine par moment à se faire entendre.</p>
<p>Les seconds rôles sont tous excellents, citons l&rsquo;épatant Docteur Caîus de <strong>Riccardo Botta </strong>et les interventions désopilantes de <strong>Kevin Conners</strong> et <strong>Mario Luperi </strong>respectivement Bardolfo et Pistola.</p>
<p>Belle prestation également des chœurs, toujours en situation.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Daniel Harding </strong>insuffle à un Orchestre de Paris en grande forme, une direction alerte et nerveuse qui met en valeur une infinité de détails avec une grande précision dans les ensembles, notamment la fugue finale. On peut toutefois regretter qu&rsquo;il ait tendance à faire sonner parfois les musiciens un peu fort au risque de couvrir les chanteurs placés derrière eux et qu&rsquo;il soit avare de nuances, par exemple dans l&rsquo;air de Falstaff « Quand&rsquo;ero paggio » qui aurait gagné à être davantage allégé .</p>
<p>Ce concert sera redonné le dimanche 1er octobre à 16h30.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madama-butterfly-coup-de-froid-sur-nagasaki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2017 15:34:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sur le dédoublement du rôle titre qu’est basée l&#8217;étrange mise en scène de Madama Butterfly à Bruxelles, due à l’inventivité originale et un peu décalée de Kirsten Dehlholm : d’une part, un chanteuse de chair et d’os incarnant une Butterfly vieillissante, le cheveu gris épars, placée le plus souvent hors champ, à l’avant scène, et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est sur le dédoublement du rôle titre qu’est basée l&rsquo;étrange mise en scène de <em>Madama Butterfly</em> à Bruxelles, due à l’inventivité originale et un peu décalée de <strong>Kirsten Dehlholm </strong>: d’une part, un chanteuse de chair et d’os incarnant une Butterfly vieillissante, le cheveu gris épars, placée le plus souvent hors champ, à l’avant scène, et d’autre part une poupée grandeur nature, fragile, inexpressive, encombrée de ses trois marionnettistes, placée au cœur de l’action, mais à qui jamais personne ne s’adresse, sorte de jouet manipulé, inutile, impersonnelle et vaine.</p>
<p>Ce parti pris s’avère vite fort contraignant : la plupart des scènes importantes de l’œuvre – sur le plan musical ou dramatique &#8211;  ne parviennent pas à s’y plier. Par exemple, le duo d’amour de la fin de l’acte I, le duo entre Cio-Cio-San et Suzuki sous les cerisiers ou la relation entre la mère et l’enfant, et jusqu’à la mort de l’héroïne sont autant de moments ratés ou simplement éludés, faute de trouver une solution adéquate. Les chœurs quant à eux sont tout bonnement renvoyés en coulisse, on n’a que faire de tous ces encombrants chanteurs sur la scène !</p>
<p>Toute l’esthétique du spectacle va chercher ses références au Japon, comme par surenchère avec l’Orient de salon – mais sans aucune prétention, lui &#8211; qui tient lieu d’exotisme à la partition de Puccini. A travers divers éléments de décor (une jolie toiture de pagode en est l’élément principal) des projections vidéo et des costumes de papier plié aux limites de l’abstraction, par la gestuelle très codifiée des personnages, c’est le Japon ancestral qui est ici convoqué, dans une atmosphère de froideur extrême, en complète contradiction avec la sensualité à fleur de peau de la partition. Sourde aux appels pressant de la musique, c’est cette sensualité, précisément, que la mise en scène refuse catégoriquement, préférant l’esquive, le contresens ou le grand écart esthétique.</p>
<p>L’émotion visuelle est ainsi quasi absente et le regard du spectateur, sans cesse partagé entre la chanteuse, excellente et émouvante, et la marionnette, sans âme malgré la virtuosité de ceux qui la manipulent, finit assez vite par faire son choix, de sorte qu’il est guidé hors du champ de l’action vers l’avant scène, délaissant ce que la metteur en scène avait voulu placer au centre. Restent par moment quelques beaux tableaux où dominent le vide, l’abstraction et la raideur. Le ridicule n’est souvent pas loin, comme lorsque Pinkerton revient à bord d’un paquebot façon croisière pour retraités de la classe moyenne, ou que, dans la scène finale, l’enfant devient un énorme bibendum gonflable du plus mauvais goût.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="234" src="/sites/default/files/styles/large/public/madama_butterfly_n._liang_suzuki_a._heo_il_principe_yamadori_r._botta_goro_a._argiris_sharpless_a.voulgaridou_cio-cio-san_c_baus.jpg?itok=voQlqSDe" title="Ning Liang, Suzuki, la marionette, Aldo Heo, Yamadori, Riccardo Botta, Goro, Aris Argiris, Sharpless, Alexia Voulgaridou, Cio-Cio-San© Baus" width="468" /><br />
	© Baus</p>
<p>Heureusement, il y a la musique, suave, envoûtante et délicieusement efficace de Puccini pour redonner un peu de baume au cœur du spectateur qui, sinon, s’ennuierait fort. La direction de <strong>Roberto Rizzi Brignoli</strong> est précise et très attentive aux chanteurs, avec une évidente connaissance de la partition, de ses ressorts émotionnels et dramatiques dont il joue avec beaucoup de maîtrise. L’orchestre sous sa baguette donne le meilleur de lui même, avec des très belles couleurs aux vents, un belle souplesse des cordes et beaucoup d’homogénéité tout au long du spectacle. Et les voix ne sont pas en reste : la Cio-Cio-San d’<strong>Alexia Voulgaridou </strong>est absolument magistrale, à la fois puissante sans excès, émouvante avec justesse, jouant sans cesse sur plusieurs registres à la fois et extrêmement convaincante sur le plan dramatique, alors que la mise en scène la place sans cesse en dehors de l’action. Quel dommage de se priver de la contribution théâtrale d’une aussi bonne recrue ! Dans le rôle de Pinkerton, <strong>Marcelo Puente</strong> fait preuve de peu de raffinement musical, mais la voix puissante et bien timbrée convient tout à fait bien au rôle. <strong>Aris Argiris</strong> en Sharpless, affublé d’une étrange coiffure à l’orientale, est fort bien distribué également ; la Suzuki de <strong>Ning Liang</strong> est très émouvante, vocalement très solide et pleine d’une douce humanité qui ravit l’âme et le cœur. Parmi les plus petits rôles, soulignons encore les excellentes performances de <strong>Aldo Heo</strong> en Prince Yamadori ou de <strong>Riccardo Botta</strong> en Goro.</p>
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