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	<title>Edwige BOURDY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Edwige BOURDY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>OFFENBACH, Orphée aux Enfers — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/orphee-aux-enfers-nantes-orphee-cest-gonfle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 09:36:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gonflé, effectivement, Offenbach l&#8217;était lorsqu&#8217;il composé cet Orphée aux Enfers qui fit scandale : railler la sacro-sainte mythologie&#8230; A travers la gabegie des Dieux, critiquer la famille impériale&#8230; Shocking ! Cette dimension satirique n&#8217;est plus vraiment perceptible pour le spectateur d&#8217;aujourd&#8217;hui. Dans l&#8217;importante coproduction réunissant Nancy-Lorraine, Montpellier et Angers-Nantes Opéra, Ted Huffman choisit d&#8217;évoquer la décadence à travers ses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Gonflé, effectivement, Offenbach l&rsquo;était lorsqu&rsquo;il composé cet <em>Orphée aux Enfers </em>qui fit scandale : railler la sacro-sainte mythologie&#8230; A travers la gabegie des Dieux, critiquer la famille impériale&#8230; Shocking ! Cette dimension satirique n&rsquo;est plus vraiment perceptible pour le spectateur d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Dans l&rsquo;importante coproduction réunissant Nancy-Lorraine, Montpellier et Angers-Nantes Opéra, <strong style="font-size: 14px;text-align: justify">Ted Huffman</strong> choisit d&rsquo;évoquer la décadence à travers ses costumes : les divinités de l&rsquo;Olympe sont gonflées à l&rsquo;hélium rendant immédiatement perceptibles leurs outrances, leurs ridicules. Le metteur en scène est également un excellent directeur d&rsquo;acteur et ses pantins obèses sont d&rsquo;une drôlerie irrésistible. </p>
<p>L&rsquo;idée de décadence prévaut sans doute également dans le choix du décor imaginé par le duo de designer <strong>Clément &amp; Sanôu </strong>même si les années 1930 évoquent plus la crise économique que la décadence dans l&rsquo;imaginaire collectif. L&rsquo;action se déroule dans un somptueux hôtel art-déco, dont le hall accueille le premier tableau censé se passer sur terre, parmi les simples mortels. Il suffit de prendre l&rsquo;ascenseur pour monter jusqu&rsquo;à l&rsquo;Olympe &#8211; le marbre des murs évoquant alors avantageusement les nuages associés à l&rsquo;imagerie mythologique &#8211; ou  encore descendre au bar des Enfers. Le concept est sympathique à défaut d&rsquo;être révolutionnaire, sa mise en oeuvre fastueuse, au diapason de costumes splendides, en particulier dans le dernier tableau où les artistes du choeur, jusqu&rsquo;alors clients ou personnels de l&rsquo;hôtel, se muent en un époustouflant bestiaire.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="321" src="/sites/default/files/styles/large/public/unspecified-3.jpeg?itok=ghjG_wXF" title="Orphée aux Enfers © Jef Rabillon pour Angers Nantes Opéra" width="468" /><br />
	© Jef Rabillon pour Angers Nantes Opéra</p>
<p>Dans ce cadre brillant, le plateau vocal se révèle à la fois homogène et d&rsquo;une remarquable qualité. <strong>Mathias Vidal </strong>endosse le costume de rocker gothique de Pluton avec un plaisir évident, il déploie sans effort une palette éminemment séduisante alliée à des aigus faciles. <strong>Franck Leguerinel </strong>campe un Jupiter tout en dérision, mais en pleine possession de ses moyens vocaux : quel phrasé ! La partie dévolue à Orphée est moins loufoque mais <strong>Sébastien Droy</strong> y insuffle une grande élégance tant vocale que scénique. <strong>Sarah Aristidou </strong>reprend le rôle tenu par Alexandra Hewson lors des précédentes représentations à <a href="http://www.forumopera.com/orphee-aux-enfers-nancy-nunc-est-bibendum">Nancy</a> et <a href="http://www.forumopera.com/orphee-aux-enfers-montpellier-un-succes-populaire">Montpellier</a>. Son Eurydice, pleine d&rsquo;aplomb, bénéficie d&rsquo;aigus fastueux et d&rsquo;une belle intelligence de la vocalise, toujours justifiée dramatiquement. Seul bémol, cette pyrotechnie dans le registre haut donne, par contraste, l&rsquo;impression d&rsquo;une petite faiblesse dans le médium, un peu éteint.</p>
<p>Les petits rôles abondent dans l&rsquo;oeuvre et sont tenus par une jeune garde du chant français très en forme. Les déesses de l&rsquo;Olympe sont toutes plus séduisantes les unes que les autres en dépit de leurs oripeaux de bibendum : Le Cupidon de <strong>Jennifer Courcier </strong>ravit par sa  vivacité et son charme ; la Diane d&rsquo;<strong>Anaïs Constans</strong> est irrésistible de drôlerie ; <strong>Lucie Roche</strong>, en Vénus, cabotine avec brio tandis qu&rsquo;<strong>Edwige Bourdy </strong>campe une Junon bouillonnante. L&rsquo;Opinion publique/femme de ménage incarnée par <strong>Doris Lamprecht </strong>est tout aussi enthousiasmante. Chez les hommes, même plaisir sans mélange : <strong>Marc Mauillon</strong> offre un  parfait Mercure et <strong>Flannan Obé </strong>réussit le tour de force d&rsquo;émouvoir avec son John Styx/porc-épic. Les artistes s&rsquo;amusent visiblement et sont vocalement impeccables, tant en terme de projection que d&rsquo;articulation. L&rsquo;on regrette qu&rsquo;Offenbach n&rsquo;ait pas développé les parties de tant d&rsquo;artistes talentueux ! </p>
<p>Le <strong>choeur d&rsquo;Angers-Nantes</strong> <strong>Opéra</strong> profite lui aussi d&rsquo;un travail scénique ciselé. Le premier tableau, notamment, avec ses arrêts sur image extrêmement réussis, le met tout à fait en valeur tout comme les extraordinaires costumes du troisième tableau où les Enfers se transforment en une ménagerie fantaisiste et somptueuse. Le quadrille des homards nous emmène du côté d&rsquo;<em>Alice aux Pays des Merveilles</em>,  l&rsquo;on ne sait plus où donner des yeux tandis que l&rsquo;oreille se régale d&rsquo;un galop enlevé à souhait. Cette réussite est également à porter au crédit de <strong>Laurent Campellone</strong> dont la direction joue de nombreuses nuances ainsi que d&rsquo;une étude fine des tempi, afin d&rsquo;offrir la palette la plus riche possible à l&rsquo;<strong>Orchestre des Pays de la Loire</strong>. Le pupitre des vents profite particulièrement de cette intelligence musicale avec des moments d&rsquo;une grande délicatesse.</p>
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		<title>Les Jeux de l’amour et d’Offenbach —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-jeux-de-lamour-et-doffenbach-delicieux-cocktail-amoureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 16:28:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Exercice ô combien difficile, pour ne pas dire périlleux, que de composer un pasticcio, œuvre enchaînant des morceaux empruntés à des œuvres antérieures. Yves Coudray y réussit avec brio, en nous contant sur le thème de l’amour la charmante histoire de deux anciens chanteurs d’opéra – Ernestine et Alfred, joliment habillés par Michel Ronvaux – qui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Exercice ô combien difficile, pour ne pas dire périlleux, que de composer un <em>pasticcio</em>, œuvre enchaînant des morceaux empruntés à des œuvres antérieures. <strong>Yves Coudray</strong> y réussit avec brio, en nous contant sur le thème de l’amour la charmante histoire de deux anciens chanteurs d’opéra – Ernestine et Alfred, joliment habillés par <strong>Michel Ronvaux</strong> – qui se retrouvent après vingt ans de séparation. Retrouvailles musicales donc d’une soprano et d’un baryton, qui viennent auditionner pour accompagner Offenbach lors de son voyage aux États-Unis, mais aussi retrouvailles pincées, douces-amères, joyeuses, amoureuses et même pleines d’émotion.</p>
<p>C’est toute cette palette qu’Yves Coudray réussit à faire miroiter pendant une heure sous nos yeux et dans nos oreilles, dans ce spectacle totalement ravissant. Déjà joués par le passé (création en 2006 par Ghyslaine Raphanel et Franck Leguérinel au premier Festival d’Etretat où il fut repris en 2015), mais également à Compiègne et à Tours, ces <em>Jeux de l’amour et d’Offenbach</em> sont enfin présentés à Paris au théâtre de Poche Montparnasse qui offre les dimensions d’un grand salon, parfaitement adapté à l’intimité du sujet et du répertoire choisis.</p>
<p>La qualité première de ce cocktail d’œuvres d’Offenbach est de mêler, sur le thème amoureux, des airs connus à de petits bijoux très injustement oubliés. Il faut dire que les « couplets de la migraine » de <em>La Fille du Tambour Major</em>, ou ceux « du rire » de <em>La Jolie Parfumeuse</em> n’engendrent pas la mélancolie, en attendant des moments plus en demi-teinte, comme « Pourquoi ne puis-je voir » de <em>Fantasio</em>, ou « J’ai bien eu des amours… » d’<em>Une nuit blanche</em>. Après un démarrage sur les chapeaux de roues avec l’air irrésistible de Fiorella « Je suis la fille du bandit » (<em>Les Brigands</em>), on craque littéralement à la « Valse du divorce » (<em>Boule de Neige</em>), où les deux chanteurs interprètent ce duo en s’ignorant royalement (ce qui fait penser à des situations identiques que l’on peut toujours observer aujourd’hui sur les scènes des plus grands opéras), avant de se retrouver nez à nez, rendant alors le numéro explosif pour le transformer en duel.</p>
<p>A côté de ces perles rares, des morceaux plus connus extraits de <em>La Périchole</em>, <em>La Vie parisienne</em>, <em>Orphée aux enfers</em> ou <em>Pomme d’Api</em> s’adaptent parfaitement au propos du <em>pasticcio</em>, sans quasiment de modification (deux mots modifiés sur tout le spectacle pour s’adapter au changement de situation). Ce ne sont pas moins de quatorze œuvres différentes auxquelles sont empruntés les airs et duos les plus variés, qui tous s’intègrent parfaitement à la nouvelle histoire proposée. La mise en scène alerte d’Yves Coudray mêle la pianiste Manuela (l’excellente <strong>Nina Uhari</strong>) à l’action, qui est concentrée entre le piano et un canapé Napoléon III. Tous les gestes et attitudes sont réglés de manière hyper précise, sans jamais retirer aux interprètes leur spontanéité.</p>
<p>Exercice également ô combien difficile pour ceux-ci, car contrairement à un opéra traditionnel, ils sont en scène de manière quasi permanente, enchaînant airs et duos, et chantant et jouant donc pendant toute la durée de la représentation. C’est d’ailleurs pourquoi tant de professionnels insuffisamment préparés se cassent les dents en imaginant trouver dans ce genre de spectacle un simple exercice de tout repos. Il n’en est rien, car il faut, pour que la mayonnaise prenne, des professionnels de haut vol.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/p1830162corr.jpg?itok=As8Oi_vs" title="Jean-Michel Séréni et Edwige Bourdy © Photo Jean-Marcel Humbert " width="468" /><br />
	Edwige Bourdy et Jean-Michel Séréni © Photo Jean-Marcel Humbert</p>
<p>C’est le cas ce soir, où l’on retrouve avec ravissement <strong>Edwige Bourdy</strong>. Cantatrice quelque peu atypique, elle ravit les spectateurs et les critiques à chacune de ses apparitions. Dotée d’une voix d’une grande amplitude parfaitement adaptée – entre autres – à Offenbach, elle sait la mener parfaitement en l’allégeant à l’extrême, ou au contraire en en utilisant, à d’autres moments, des registres plus graves. Et elle a en plus un vrai talent comique qu’elle exprime par un visage et des expressions d’une rare mobilité. D’ailleurs, son emploi n’est pas seulement comique, et elle montre aussi dans ce spectacle combien elle peut toucher dans le genre sentimental, jusqu’à susciter une véritable émotion. Mais surtout, elle est une « diseuse » comme il n’y en a guère aujourd’hui, avec une articulation parfaite, faisant un sort à la moindre des syllabes, d’une intonation toujours parfaitement juste. Elle aime, comme elle dit, « chanter avec les mots, faire entendre les mots ». Un vrai régal.</p>
<p>Trouver un véritable équilibre avec sa partenaire, c’est tout le pari relevé – et gagné – par <strong>Jean-Michel Séréni</strong>. Venu du grand opéra (Mozart), il est lui aussi rompu à l’exercice difficile d’espaces plus intimes. D’une voix de baryton bien timbrée dont il tire des partis extrêmement variés, il excelle dans le second degré et dans la demi-teinte, et peut-être plus encore dans l’émotion. Mais c’est surtout dans les duos qu’il trouve son véritable emploi, qu’il s’agisse de celui de la mouche (<em>Orphée aux enfers</em>) où il est désopilant, du baron et de Pauline (<em>La Vie parisienne</em>), des mariés  (<em>La Jolie parfumeuse</em>) ou de la confession (<em>La Fille du tambour major</em>). Dans tous les cas, tour à tour violent, amoureux ou sentimental, il est homme, tout simplement, et très amoureux.</p>
<p>Un délicieux spectacle à ne manquer sous aucun prétexte (du 13 septembre au 6 novembre 2016). Mais tous les artistes étant en alternance, il va falloir revenir plusieurs fois pour apprécier les diverses distributions prévues ! Laissons aux matheux le soin de nous dire le nombre de combinaisons possibles entre quatre chanteurs (Edwige Bourdy, Mélanie Boisvert, Jean-Michel Séréni et Lionel Peintre) et trois pianistes (Nina Uhari, Erika Guiomar et Sophie Teulon)…</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, Monsieur Choufleuri restera chez lui — Etretat</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/monsieur-choufleuri-restera-chez-lui-le-etretat-la-poudre-aux-yeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2016 05:15:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on croire que ce soit par hasard que, dans la même année 1861, aient été créées successivement deux œuvres de la même veine satirique et comique, en mai l’opérette d’Offenbach Monsieur Choufleuri restera chez lui le&#8230;, et en octobre la comédie d’Eugène Labiche et Édouard Martin, La Poudre aux yeux. Dans les deux cas, des &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on croire que ce soit par hasard que, dans la même année 1861, aient été créées successivement deux œuvres de la même veine satirique et comique, en mai l’opérette d’Offenbach <em>Monsieur Choufleuri restera chez lui le&#8230;</em>, et en octobre la comédie d’Eugène Labiche et Édouard Martin, <em>La Poudre aux yeux</em>. Dans les deux cas, des petits bourgeois veulent se hisser par l’argent à un rang qui n’est pas le leur. Chez Labiche, Madame Malingear et Madame Ratinois entraînent leurs époux dans des dépenses inconsidérées, chacune voulant faire croire à l’autre que sa famille était la plus riche. Chez Offenbach, Monsieur Choufleuri, tout aussi gonflé d’orgueil, veut paraître aux yeux du monde en offrant à la haute société de son temps – qui bien sûr ne répondra pas à son invitation – une soirée privée où l’on pourra entendre les plus grands chanteurs lyriques du moment, la Sontag, Rubini et Tamburini. Or il s’agissait bien là d’un phénomène de société – toujours de grande actualité – que la caricature théâtrale du temps ne pouvait pas ne pas relever.</p>
<p>Rendu à nouveau populaire par les fameuses représentations de 1979 à l’Opéra Comique, le <em>Choufleuri</em> d’Offenbach est depuis régulièrement joué, avec des fortunes diverses, sur les scènes les plus variées. Il se devait donc d’être invité au festival Offenbach d’Étretat. Son metteur en scène <strong>Yves Coudray</strong>, souhaitant innover par rapport aux nombreuses autres productions récentes de l’œuvre, a décidé de transposer l’action, qui se déroulait à l’origine le 24 janvier 1833, en l’année 1939. Monsieur Choufleuri devient ainsi un obscur fabricant de gaines pour dames, et c’est pour amplifier la publicité de son produit qu’il tente de faire venir à son domicile une clientèle huppée susceptible d’en assurer la promotion. Pour attirer tout ce beau monde, il organise une soirée où doivent se produire trois artistes ayant mis leur art du chant au service de carrières cinématographiques pour le moins contrastées : Lily Pons, Tino Rossi et Ezio Pinza. La veine comique d’Offenbach ainsi transposée, non seulement ne perd rien de sa fraîcheur, mais gagne encore en drôlerie, d’autant que toute l’adaptation est faite avec tact et doigté, sans la moindre faute de goût, servie par une distribution de haute volée très joliment habillée par <strong>Majan Pochard</strong>. La mise en scène, particulièrement inventive et enlevée, entraîne la troupe – et le public – dans un tourbillon de franche gaieté.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="367" src="/sites/default/files/styles/large/public/p1820997_copie-detail.jpg?itok=N5f1CSSN" title="MASQUER" width="468" /><br />
	Clémence Olivier (Ernestine), Lionel Peintre (M. Choufleuri) et Marc Larcher (Chrysodule Babylas) © Photo Jean-Marcel Humbert</p>
<p><strong>Lionel Peintre</strong>, dont on connaît le goût pour les personnages hauts en couleurs, est un Choufleuri étonnant de naturel. Son autorité vocale et scénique lui permet de camper un homme d’affaires ni vraiment suffisant, ni vraiment ridicule, mais totalement dépassé par la machine qu’il a lui-même mise en route, l’obligeant dès lors à se laisser mener par le fil des évènements (trio « Babylas, Babylas, Babylas »). Sa voix puissante et nuancée à la fois fait merveille dans le trio italien de la grande parodie de bel canto (« Italia la bella ») où Offenbach se moquant du grand Opéra excelle comme à son habitude, tandis que gestes exagérés et yeux exorbités montrent à la fois le désarroi du personnage entraîné par l’action, et le plaisir évident qu’il finit par prendre dans le rôle de vedette lyrico-cinématographique qu’on lui fait jouer à son corps défendant.</p>
<p>Le couple d’amoureux formé par <strong>Clémence Olivier</strong> et <strong>Marc Larcher</strong> est tout à fait dans la tradition des jeunes gens sympathiques que la tyrannie des pères tente de séparer. Mais ici, comme chez Labiche, tout se termine bien. Clémence Olivier est une habituée des rôles d’Offenbach et du festival d’Étretat, et si sa voix légère et harmonieuse ne peut bien évidemment concurrencer les trilles hypersoniques de Lily Pons, elle campe une délicieuse Ernestine, parfaitement bien en situation (couplets « J&rsquo;étais vraiment très ignorante »). Quant à Marc Larcher, dont on suit la belle carrière nationale, il campe un Chrysodule Babylas particulièrement convaincant (duo « Pedro possède une guitare »), jusqu’à une imitation fort bien chantée et amusante du jeune Tino Rossi.</p>
<p>Alors qu’à l’origine c’étaient les bévues autant que l’accent du domestique belge de Monsieur Choufleuri, Petermann, qui faisaient rire le public, c’est ce soir l’égyptomanie qui prend le relais, interprète oblige. <strong>Joseph Kauzman</strong>, chanteur originaire du Caire dont on remarque depuis quelques années avec intérêt les prises de rôles, chante et joue avec talent un Petermann désopilant de naïveté réelle ou feinte. Il faut dire que le kilt écossais, le pantalon « qui gratte », le parler égyptien censé être de l’anglais et les couplets très joliment chantés « En naissant, chaque créature… », offrent mille possibilités qu’il exploite très habilement.</p>
<p>Tandis que le rôle de Choufleuri avait été créé par Désiré, l’un des acteurs fétiches d’Offenbach, celui de Madame Balandard était un rôle travesti créé par un autre des acteurs préférés du compositeur, Léonce. <strong>Edwige Bourdy</strong>, dont on souligne à chacune de ses apparitions l’extrême talent, ne chausse pas les bottes de son illustre prédécesseur, mais crée un personnage haut en couleurs, mêlant les attitudes « à la » Yvette Guilbert à des mimiques inénarrables. Elle est accompagnée par <strong>Pierre Méchanick</strong> (Monsieur Balandard), dont la haute stature renforce le côté improbable du couple, qui chante néanmoins à l’unisson et fort drôlement sa partie (trio avec Peterman « Le plaisir nous invite »). <strong>Philippe Hui</strong> dirige parfaitement un petit orchestre d’excellents musiciens. Un spectacle jubilatoire et délicieux que l’on espère voir bientôt à Paris et en tournée, mais qui mériterait de se voir adjoindre un lever de rideau : l’œuvre d’Offenbach n’en manque pas !</p>
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		<item>
		<title>DUPIN, Robert le cochon et les kidnappeurs — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/robert-le-cochon-et-les-kidnappeurs-paris-opera-comique-operette-pur-porc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 07:21:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour clore sa saison, la Salle Favart s’offre une création mondiale. Bravo. On a pris l’habitude d’associer à cette formule la présentation d’œuvres ambitieuses, souvent vouées à ne plus jamais être revues ni entendues au lendemain des quelques représentations prévues. Robert le cochon semble promis à un tout autre avenir, à en juger d’après la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour clore sa saison, la Salle Favart s’offre une création mondiale. Bravo. On a pris l’habitude d’associer à cette formule la présentation d’œuvres ambitieuses, souvent vouées à ne plus jamais être revues ni entendues au lendemain des quelques représentations prévues. <em>Robert le cochon </em>semble promis à un tout autre avenir, à en juger d’après la réaction enthousiaste des tout jeunes spectateurs venus nombreux en ce soir de première. On ne cherchera pas ici de référence à un autre <em>Robert</em> célèbre dans l’histoire de l’opéra : ni diable, ni nonnes spectrales dans cet « opéra-comique pour les familles », où les forces du mal ont pourtant leur place. Face aux trois gentilles bébêtes se dresse la terrible Trashella, « reine des ordures » dans tous les sens du terme, et son âme damnée Ferdinand. Nœud de l’intrigue : Trashella, propriétaire du dépotoir de la forêt, fait capturer le loup, que le cochon et la grenouille délivreront ensuite en expédiant la dame dans la lune, ce qui aura pour effet de la rendre gentille lorsqu’elle découvrira l’amour avec son sbire. Pas de quoi fouetter un chat, ou même un porc. Ex-directeur de France Musique, actuel directeur du CNSM, déjà compositeur de plusieurs contes musicaux (<em>Par ici les enfants</em>, <em>La Princesse Kofoni</em>, <em>L’Histoire de Clara</em>…), Marc-Olivier Dupin a choisi de prolonger le travail entrepris en 2005 avec un premier <em>Robert le cochon</em> qui n’avait, lui, rien de scénique. Avec la collaboration de l’auteur du texte, Ivan Grinberg, il a développé le récit pour en tirer un opéra. Et s’il invoque Wagner et Richard Strauss dans le programme de salle, on pense évidemment au Ravel de <em>L’Enfant et les sortilèges</em> ou au Prokofiev de <em>Pierre et le loup</em>. Marc-Olivier Dupin a fait le choix de mélodies simples et entraînantes, sur des textes clairs, compréhensibles et rimés, ce qui est un excellent point par rapport à certaines élucubrations abstruses qu’on propose parfois à nos chères têtes blondes. Il aime le tango, et cela s’entend dans <em>Robert le cochon</em>. Il aime aussi la valse, le fox-trot et la czardas. Il semble même aimer un peu le jazz, à en juger d’après la danse de Trashella. Il détourne même la chanson de la Belle-Epoque, « Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite ». On pourra tout de même s’étonner qu’aucune forme musicale plus récente ne l’ait inspiré : cette musique, charmante au demeurant, n’aurait-elle pas pu être composée pour une opérette télévisée destinée aux enfants des années 1960, une sorte d’<em>Aglaé et Sidonie superstars</em> ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/robert_le_cochon_dr_e._carecchio_0.jpg?itok=fWMm9ZPt" title="D. Bouvet, D. Michel-Dansac, M. Mauillon, P.-A. Dubois © E. Carecchio" width="468" /><br />
	D. Bouvet, D. Michel-Dansac, M. Mauillon, P.-A. Dubois © E. Carecchio</p>
<p>Quoi qu’il en soit, le public visé a répondu à l’appel, et c’est peut-être le dépaysement créé par ces rythmes d’hier qui l’a conquis. La réalisation scénique participe de la même naïveté réjouissante, avec ces costumes et ces éléments de décor aux couleurs vives : une magnifique fusée orange fabriquée avec des poubelles, un entassement de niches abandonnées, ou un arrière-plan digne des meilleurs spectacles de guignol. <strong>L’orchestre Poitou-Charente</strong> dirigé par le compositeur lui-même a le peps requis par une partition qui ne semble pas présenter de difficultés particulières. Pour le chant, en revanche, tous ne sont pas également à la hauteur. Grâce à un timbre toujours aussi frappant et une diction parfaite, <strong>Marc Mauillon</strong> domine la distribution mais, paradoxalement, dans le rôle de Kévin Louyaplu l’exterminateur plutôt que dans celui de Robert qui lui offre moins de morceaux saillants à interpréter. Mercibocou le loup bénéficie de la solide présence scénique de <strong>Paul-Alexandre Dubois</strong>, malgré une voix sans grand charme. Chez leurs consœurs, <strong>Edwige Bourdy</strong>, prisonnière d’une tessiture bien inconfortable pour elle, en est réduite à bramer des notes trop graves alors que les aigus de Trashella, qu’on voudrait stridents, ne sont guère audibles : on ne retrouve vraiment l’interprète telle qu’on la connaît que dans le couplet où la méchante est devenue bonne, et où elle peut s’exprimer avec la douceur qui lui convient le mieux. Quant à <strong>Donatienne Michel-Dansac</strong>, très cocasse en grenouille, on aimerait aussi pour elle une voix plus sonore et un aigu plus ferme. Hors-chant, chapeau à <strong>Damien Bouvet</strong> qui cumule – au prix de constants changements de costume – le rôle du Vieux Hibou narrateur et de l’âme damnée de Trashella, Ferdinand le muet.</p>
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		<title>GLUCK, L&#039;Ivrogne corrigé — Fontainebleau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/trop-bien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Mar 2011 11:34:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>      Dans ce spectacle, tout est démesuré : les personnages sont alcooliques, boulimiques, obèses, façon « Botero ». Les femmes s’agitent, courent, galopent, tentent en vain de maîtriser la situation. Malgré l’agitation ambiante, les hommes restent mous, avachis, indolents. Une guerre des sexes dans l’outrance et la bonne humeur où même Lucifer joue &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>Dans ce spectacle, tout est démesuré : les personnages sont alcooliques, boulimiques, obèses, façon « Botero ». Les femmes s’agitent, courent, galopent, tentent en vain de maîtriser la situation. Malgré l’agitation ambiante, les hommes restent mous, avachis, indolents. Une guerre des sexes dans l’outrance et la bonne humeur où même Lucifer joue sa partition… Cet ouvrage de Gluck est une véritable comédie musicale, la première du genre : rien n’y est sérieux, ni les malheurs de Colette, ni la rédemption de Mathurin, ni le Diable en personne. Surprises, rebondissements, coups de théâtre sur des rythmes « en… diablés » (on remarque notamment, dans la cave infernale, une préfiguration des pizzicas du <em>Falstaff</em> de Verdi). </p>
<p> </p>
<p>La mise en scène d’<strong>Alain Patiès </strong>s’inscrit dans la grande tradition des farces médiévales, mais l’on pense bien sûr également à Méliès. Très efficace, pleine de trouvailles, elle accentue le côté « comédie musicale », notamment par l’apport de « vaudevilles modernisés ». Ces petites pièces à la mode du temps de Gluck, intercalées dans l’action, sont ici remplacées par d’autres plus modernes et donc plus familières aux spectateurs d’aujourd’hui : entre claquettes, téléphone portable, batte de baseball et rap, on retrouve Edith Piaf et bien d’autres pastiches d’airs de variétés ou de comédies musicales. Et le public lui-même est mis de la partie, avec une classe qui fort sérieusement se lève en criant très en mesure, à plusieurs reprises « qu’ils soient punis » en montrant du doigt les coupables. Les éclairages soignés d’<strong>Antoine Planchais</strong> soulignent bien l’action, et participent au délire collectif illustré par les costumes amusants de <strong>Gabrielle Tromelin</strong>. Quant au décor simple mais astucieux de<strong> Laure Satgé</strong>, il est tout en longueur, fait de placards qui s’ouvrent au gré de l’action : dressing, salon, cave avec ses bouteilles, salle à manger, cuisine, autant de lieux minuscules qui suffisent à créer l’atmosphère d’un médiocre intérieur petit-bourgeois1.</p>
<p> </p>
<p>Bien qu’il s’agisse d’un travail de troupe, construit et cohérent, la triomphatrice de la soirée est <strong>Edwige Bourdy</strong>, que l’on connaît bien pour ses créations toujours remarquées dont, récemment, <em>Rayon des Soieries</em> et <em>La Poule noire</em> à la Péniche Opéra. Campant une Mathurine désopilante, entre Dominique de Lacoste et Mado la niçoise, elle est absolument épatante ; excessive en tout, elle insuffle à la troupe une vitalité communicative et entraîne allègrement tout son petit monde dans une ronde infernale, ce qui est d’autant plus méritoire qu’elle a appris le rôle en deux jours pour remplacer Gersende Florens prévue normalement mais hospitalisée d’urgence. <strong>Guillaume Andrieux</strong> (Cléon) outre une fort belle voix et une technique vocale impeccable, constitue de son côté l’élément modérateur indispensable, rôle qu’il partage avec <strong>Estelle Béréau</strong>, Colette à la personnalité un peu trouble mais au soprano charmant. Enfin les deux compères en beuveries, <strong>Artavazd Sargsyan</strong> (Mathurin) et <strong>Paul-Alexandre Dubois</strong> (Lucas), complètent le solide quintette vocal de leur verve et de leur jeu scénique parfait.</p>
<p> </p>
<p>Comme les chanteurs, la chef <strong>Frédérique Chauvet</strong> et le quintette instrumental sont rompus à la musique baroque. Car si la modernité (ou l’intemporalité) règne sur scène, l’interprétation est soignée et la partition musicalement très bien défendue. Rythme, tempi vifs et soutenus, tout concourt à la qualité de la production. Bref un excellent spectacle, qu’il faut courir voir à la Péniche Opéra à Paris du 11 au 27 mars, puis en tournée en Bretagne en juillet, et aux Pays-Bas à l’automne.</p>
<p> </p>
<p><strong>Jean-Marcel Humbert</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1 Ce décor est bien sûr fait pour s’intégrer dans la  salle tout en longueur de la Péniche Opéra, et il est donc intéressant de voir comment il s’adapte à une scène plus traditionnelle. Le théâtre municipal de Fontainebleau lui offre un écrin de choix où il est parfaitement à l’aise : ce petit théâtre à l’italienne de 479 places, bijou de style néo Louis XIII construit en 1905 et inauguré en 1912 (et dont la galerie des fêtes va être restaurée l’an prochain pour son centenaire), mérite une visite, d’autant qu’outre une programmation très éclectique de qualité, il accueille en résidence la Péniche Opéra (compagnie nationale de théâtre lyrique et musical).</p>
<p><strong> </strong></p>
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