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	<title>Clémentine BOURGOIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Clémentine BOURGOIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Kosma et Prévert, version lyrique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/kosma-et-prevert-version-lyrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;association Parole et Musique, dont nous avions apprécié récemment les résurrections de L&#8217;Ombre et du Roi Pinard, offrira pour la rentrée un concert à la frontière du lyrique et de la chanson. Les compositions de Joseph Kosma (1905-1969) sur des textes de Jacques Prévert (1900-1977) seront pour l&#8217;occasion interprétées par d&#8217;authentiques voix lyriques, Clémentine Bourgoin &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;association <em>Parole et Musique</em>, dont nous avions apprécié récemment les résurrections de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/flotow-lombre-paris-grevin/"><em>L&rsquo;Ombre</em></a> et du <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/de-severac-le-roi-pinard-ier-paris-auditorium-darius-milhaud/"><em>Roi Pinard</em>,</a> offrira pour la rentrée un concert à la frontière du lyrique et de la chanson. Les compositions de Joseph Kosma (1905-1969) sur des textes de Jacques Prévert (1900-1977) seront pour l&rsquo;occasion interprétées par d&rsquo;authentiques voix lyriques, <strong>Clémentine</strong> <strong>Bourgoin</strong> et <strong>Renaud</strong> <strong>Boutin</strong>, accompagnés au piano par <strong>Françoise</strong> <strong>Tillard</strong>. Le concert permettra de découvrir également des mélodies de Kosma sur des textes d’autres écrivains tels que Sartre, Queneau, Anouilh, Carco, Bassis, mais aussi des pièces pour piano et des inédits. La représentation aura lieu au Grand Studio Darius Milhaud (Paris XIVe) le dimanche 14 septembre à 17h30. Les concerts de <em>Parole et Musique</em> affichant régulièrement complets,<a href="https://www.helloasso.com/associations/parole-et-musique-paris/evenements/chansons-de-kosma-prevert"> il est conseillé de réserver sur helloasso</a>. Comme d&rsquo;habitude, le concert sera suivi d&rsquo;un verre de l&rsquo;amitié.</p>
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		<title>IBSEN &#038; GRIEG, Peer Gynt &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ibsen-grieg-peer-gynt-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 15:37:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà maintenant plus de 10 ans que Peer Gynt a retrouvé le texte d’Ibsen sur les scènes françaises. Jamais dans sa version parfaitement intégrale néanmoins. Œuvre toujours étonnante que ce poème dramatique devenu drame poétique une décennie après sa publication, quand Ibsen décide de le monter sur scène, en faisant appel au jeune Grieg pour &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà maintenant <a href="https://www.forumopera.com/oeuvre/peer-gynt/">plus de 10 ans</a> que <em>Peer Gynt</em> a retrouvé le texte d’Ibsen sur les scènes françaises. Jamais dans sa version parfaitement intégrale néanmoins. Œuvre toujours étonnante que ce poème dramatique devenu drame poétique une décennie après sa publication, quand Ibsen décide de le monter sur scène, en faisant appel au jeune Grieg pour en composer la musique. Laquelle égalera, à travers les suites symphoniques qui en sont tirées, la célébrité de la pièce. Au tour d’<strong>Olivier Py</strong> donc de proposer son adaptation, plus fidèle à l’esprit de l’original qu’à sa lettre : Py propose sa propre traduction (de l’anglais) avec l’intention d’« accélérer la langue [car] c’est le français qui ralentit le norvégien »,  elle préserve en outre le mélange des genres et la vivacité de l’action, en ne sacrifiant finalement qu’une bonne partie de l’acte IV et raccourcissant plusieurs scènes, suivant les recommandations de l’auteur lui-même (« Pratiquement tout le quatrième acte sera mis de côté à la représentation »*).</p>
<p>La production est très réussie : intense (jusque dans la mort de la mère et son magnifique ballet où Peer fait tournoyer le lit de la mourante), cherchant plus la fantaisie des tréteaux que les effets spectaculaires (les costumes assez approximatifs de trolls porcins), demandant beaucoup à ses acteurs qui doivent clamer leurs lignes avec une puissance quasi-permanente, et ne négligeant pas la chorégraphie (<strong>Pierre-Antoine Brunet</strong> fait ainsi danser Aslak le forgeron, poétisation très réussie du bagarreur pendant le premier numéro, avant d’incarner un virevoltant Courbe). On se permettra pourtant de trouver que les atmosphères des différentes scènes sont un peu trop similaires : puisqu’Olivier Py rapproche dans le programme de salle cette œuvre du <em>S</em>o<em>ulier de Satin,</em> reconnaissons qu’il avait, pour monter le monument de Claudel, trouvé plus de ressources théâtrales afin de varier les paysages, sans abondance de décors déjà, mais sans trop se reposer sur les accessoires ou les projections non plus. Quand le Grand Courbe demande de faire un détour et que Claudel rappelle en épigraphe de sa pièce le proverbe portugais « Dieu écrit droit avec des lignes courbes », on aurait ainsi aimé que le metteur en scène s’autorise plus de poésie.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/10.-le-roi-des-trolls-d.-bigourdan-et-peer-b.-de-roffignac-peer-gynt-theatre-du-chatelet-vahid-amanpour-571x410-1-1294x600.jpg" />© vahid amanpour</pre>
<p>Autre réserve, le traitement de la musique. On est certes heureux d’entendre des paroles qui claquent en français et qui nous rapprochent immédiatement de cette partition (les trois vachères qui lancent leur « Trolls des montagnes ! Trolls des forêts ! « Trolls des rivières ! » ou les « A mort ! » scandés par la chœur chez le roi des Trolls). On félicite aussi Py d’avoir choisi des interprètes qui puissent à l’occasion pousser des chansonnettes ajoutées (le couplet des fossoyeurs au dernier acte), qui possèdent eux-mêmes une prosodie très identifiable (l’Aase enragée de <strong>Céline Chéenne</strong> ou le détonnant<strong> Bertrand de Roffignac</strong>, hybride entre la déclamation superbement désuète d’un Philippe Girard – autre acteur fétiche de Py – et l’énergie juvénile volcanique d’un Patrick Dewaere), voire qui sont des vrais chanteurs pour des rôles avant tout parlés (<strong>Damien Bigourdan</strong>, et ses inoubliables nasalités stridentes). Hélas la sonorisation excessive ajoutée à cette intensité, certes éloquente mais constamment criarde, pousse l’<strong>Orchestre de chambre de Paris</strong> au second plan, lui qui y était déjà (relégué en fond de scène) : la célébrissime gradation de la course-poursuite dans la halle royale y perd en effroi et en monstruosité, tout comme la tempête et le naufrage du cinquième acte qui manquent de mordant (direction propre mais bien sage d’<strong>Anu Tali</strong>).</p>
<p>Coté chant, on a d’abord trouvé <strong>Raquel Camarinha</strong> un peu raide et se réfugiant dans le formant pour sa chanson (notre placement au troisième rang n’y est peut-être pas étranger), heureusement son cantabile s’assouplit progressivement, et l’on retient surtout une présence sereine et rayonnante, notamment dans sa berceuse finale. <strong>Clémentine Bourgoin</strong>,<strong> Justine Lebas</strong> et <strong>Lucie Peyramaure</strong> font vivres les vachères, filles du prophète et leurs rôles parlés avec autant de bonheur.</p>
<pre>* Lettre de Grieg à Ibsen, 1875 – traduction de Régis Boyer, in Préface à <em>Peer Gynt</em>, Flammarion 1994</pre>
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		<item>
		<title>PY, L&#8217;Amour vainqueur &#8211; Paris (Châtelet)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/py-lamour-vainqueur-paris-chatelet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son premier spectacle présenté au Théâtre du Châtelet depuis qu’il en est le directeur, Olivier Py a choisi son opérette L’Amour Vainqueur, inspirée d’un conte des Frères Grimm, qu’il avait monté avec succès au Festival d’Avignon en 2019. Quelle bonne idée, car cette fable initiatique, « pour tout public à partir de 9 ans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son premier spectacle présenté au Théâtre du Châtelet depuis qu’il en est le directeur, <strong>Olivier Py</strong> a choisi son opérette <em>L’Amour Vainqueur</em>, inspirée d’un conte des Frères Grimm, qu’il avait monté avec succès au Festival d’Avignon en 2019. Quelle bonne idée, car cette fable initiatique, « pour tout public à partir de 9 ans ! », n’a pas pris une ride. Au contraire le spectacle a acquis en densité et son impact est encore plus fort aujourd’hui étant donné l’époque sombre dans laquelle nous vivons. <strong>Pierre André Weitz</strong> a imaginé une brillante scénographie où le tréteau est illuminé comme une scène de music-hall tandis que sur l’écran en fond de scène un jardin idyllique alterne avec des ruines de guerre.</p>
<p>Une jeune fille, amoureuse d’un prince, est enfermée par son père dans une tour de son château pour lui avoir été rebelle. Elle s’enfuit, porte l’uniforme et retrouve, dans le pays en guerre, son prince, défiguré, témoin des horreurs des combats. Face au pays réduit en cendres, tous deux veulent lutter contre l’obscurantisme, bâtir un monde meilleur et, ce faisant, découvrent le pouvoir de l’amour et du théâtre, de la musique et du chant sans oublier la fantaisie et l’humour.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LAmour-vainqueur-Theatre-du-Chatelet-cThomas-Amouroux-17-1294x600.jpg" />© Thomas Amouroux</pre>
<p>Le spectacle est ainsi mené tambour battant (c’est le cas de le dire) par des comédiens exceptionnels, excellents chanteurs de surcroit. On en sort revigorés et prêt à en découdre avec les mauvais prophètes. De plus, ils jouent de l’accordéon, du violoncelle, de la flûte, sans oublier le piano, tenu de main de maître toute la soirée par l’impressionnant baryton <strong>Antoni Sykopoulos</strong> qui est aussi l’arrangeur des numéros musicaux et l’interprète impressionnant des rôles du roi et de l’horrible général (quelle voix et quel abattage !). Olivier Py leur a concocté à tous de flamboyant alexandrins quasi « opératiques » ! <strong>Flannan Obé</strong>, familier des opérettes d’Offenbach, prête son timbre chaleureux au sympathique jardinier du château, complice de l’évasion de la princesse. <strong>Pierre Lebon</strong> est un Prince drôle et émouvant. Véritable enfant de la balle, metteur en scène, acteur et excellent chanteur il est aussi un danseur hors pair. Quant à la princesse, elle est magnifiquement interprétée par la soprano <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, au timbre lumineux et à la diction parfaite. Olivier Py lui a réservé les plus beaux airs lyriques de sa partition. Une partition qui mérite d’être saluée, car outre l’écriture des livrets et la mise en scène, Py est aussi un remarquable compositeur d’airs et de chansons, dont les thèmes et rythmes arrangés par Sykopoulos s’entrecroisent sans jamais se répéter. Et c’est une sorte d’exploit. Comme le précisait souvent le chef d’orchestre Manuel Rosenthal, élève et ami de Ravel : « composer une bonne opérette est tellement plus difficile que d’écrire un opéra, tant elle requiert de multiples talents ! ». On se prend donc à rêver qu’Olivier Py compose un jour, avec la complicité d’Antoni Sykopoulos bien sûr, une grande comédie musicale française pour son théâtre et notre plus grande joie !</p>
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		<item>
		<title>, V’lan dans l’œil — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vlan-dans-loeil-bordeaux-tout-tourne-tourne-tourne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Claude Meymerit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 04:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Initialement intitulé l’Œil crevé, cet opéra-bouffe change de nom et devient à sa création en 1867, V’lan dans l’œil. Du compositeur Louis-Auguste-Florimond Ronger dit Hervé, cet ouvrage fut à l’époque un énorme succès. Peu à peu oublié du répertoire, il nous revient sur la scène du Grand Théâtre grâce à une coproduction de Bru Zane &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Initialement intitulé l’<em>Œil crevé</em>, cet opéra-bouffe change de nom et devient à sa création en 1867, <em>V’lan dans l’œil.</em> Du compositeur Louis-Auguste-Florimond Ronger dit Hervé, cet ouvrage fut à l’époque un énorme succès. Peu à peu oublié du répertoire, il nous revient sur la scène du Grand Théâtre grâce à une coproduction de Bru Zane France, de l’Opéra national de Bordeaux et de l’Opéra de Limoges. Auteur d’une centaine d’ouvrages, seule une petite poignée d’œuvres d’Hervé est régulièrement montée sur les scènes françaises. Aussi, la programmation de <em>V’lan dans l’œil</em> était très attendue du public.</p>
<p>Malheureusement la situation actuelle liée à la pandémie sanitaire a interdit toutes les représentations prévues ces jours-ci sur la scène bordelaise. Les répétitions des artistes et le travail des équipes techniques étant très avancés, les coproducteurs ont décidé de réaliser une captation d’une représentation donnée à huis clos pour une diffusion prochaine sur France 3. C’est la Société Oxymore Productions qui est chargée de la réalisation.</p>
<p>L’intrigue et le dénouement de cet ouvrage sont pratiquement inexplicables. Plongé dans un tourbillon de couplets légers et endiablés, d’imposants décors mobiles, de costumes loufoques et de lumières aux néons colorés, le tout dans une mise en scène déjantée de <strong>Pierre-André Weitz</strong>, le spectacle est sûr de plaire aux téléspectateurs. On peut vraiment parler de travail d’équipe ou de troupe. Tous les protagonistes se connaissent très bien et ont déjà travaillé ensemble dans d’autres productions lyriques. En occupant tout l’espace, les artistes habités par leur personnage,  semblent fonctionner comme des piles électriques vivantes. Ce rythme effréné se prête vraiment à l’œuvre qui demande une communion de surréalisme et de bouffonnerie. Le metteur en scène a su utiliser toutes les ficelles du visuel et cela fonctionne. Tout tourne, tourne, tourne… tout danse, danse, danse… comme dirait Jacques Offenbach, le rival et ami d’Hervé.</p>
<p>Les chanteurs-acteurs offrent des moments savoureux pleins d’humour comme l’air de la « langouste » ou de la « menuiserie » ou encore celui de l’entrée de la Marquise. Les textes de ces couplets surréalistes gardent toujours leur modernité. Conditions sanitaires obligent, les artistes du Chœur ont pris place dans la salle, sur les premières hauteurs. Cette disposition apporte une dimension assez exceptionnelle à l’harmonie musicale de l’ouvrage et à la théâtralité de l’action scénique. Leurs voix forment une enveloppe globale efficace et séduisante. On finirait presque par rêver de représentations lyriques avec les chœurs répartis dans les hauteurs du théâtre. Le seul bémol de cet opéra-bouffe est celui du livret parlé. Quelques grandes coupes auraient été les bienvenues surtout sur certains monologues assez fastidieux à l’écoute. Il est dommage que le rythme endiablé soit brusquement coupé par des interventions de textes assez usés et criés. Dans la fosse avec sa quarantaine de musiciens, <strong>Christophe Grapperon</strong> à la tête de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine apporte toute l’énergie aux galops musicaux rappelant l’esprit et la légèreté de l’époque. On aurait bien tapé des mains et des pieds avec lui.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>RAVEL, L&#039;Enfant et les Sortilèges — Limoges</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lenfant-et-les-sortileges-limoges-o-vision-o-reve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2020 22:06:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Adieu, costumes de fauteuil ou d’arbres, adieu, déguisements de tasse ou de théière, adieu, accessoires censés transformer les chanteurs en batraciens ou en insectes ! En remontant la production de L’Enfant et les sortilèges créée en 2016 à l’Opéra de Lyon, c’est un véritable rêve éveillé qu’aura permis l’Opéra de Limoges. Sans autre élément de décor &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Adieu, costumes de fauteuil ou d’arbres, adieu, déguisements de tasse ou de théière, adieu, accessoires censés transformer les chanteurs en batraciens ou en insectes ! En remontant la production de <em>L’Enfant et les sortilèges </em>créée en 2016 à l’Opéra de Lyon, c’est un véritable rêve éveillé qu’aura permis l’Opéra de Limoges. Sans autre élément de décor que quelques caisses, et avec des blouses grises pour tout costume, <strong>James Bonas </strong>et <strong>Grégoire Pont</strong> parviennent à faire opérer toute la magie du livret de Colette. Comment ? Par un moyen désormais presque banal, mais rarement utilisé avec autant d’intelligence et de sensibilité : les projections vidéo. La « fantaisie lyrique » de Ravel devient une sorte de grand dessin animé auquel se superpose des artistes vivants, en un émerveillement de chaque instant, où l’œil est à la fête et où la gorge se noue. Tandis que les solistes bien visibles évoluent à l’avant-scène, l’orchestre et le chœur restent derrière un tulle tendu, où sont projetées les images, d’abord en blanc sur noir, pour la première partie qui se déroule dans la maison (avec néanmoins une soudaine irruption de couleur pour le feu), puis multicolores pour le jardin et son grouillement de bestioles. Malgré tout, ces projections savent rester dans le domaine de la suggestion : si elles indiquent parfois un paysage entier, elles n’imposent pas une visualisation toute faite mais proposent avant tout des lignes, des mouvements comme autant de pistes pour l’imagination du spectateur. Et les chanteurs ne sont pas cantonnés à faire de la figuration, loin de là : leur présence physique et leurs gestes sont des éléments indispensables à la réussite de ce qui doit être une véritable prouesse technique (bravo à la régie et aux machinistes !).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/enfant4.jpeg?itok=yqTK3ohk" title="© Opéra de Limoges" width="468" /><br />
	Jennifer Courcier, Catherine Trottmann © Opéra de Limoges</p>
<p>Evidemment, tout fascinant qu’il soit, l’aspect visuel du spectacle ne suffirait peut-être pas à l’enchantement si le versant musical n’était également réussi. Là aussi, l’Opéra de Limoges a fait le bon choix, en engageant des artistes qui, jeunes encore, n’en excellent pas moins dans ce répertoire. <strong>Catherine Trottmann </strong>campe un réjouissant Gavroche, dont les premières minutes laisseraient presque craindre une voix trop lyrique pour l’Enfant, mais cette impression se dissipe très vite et l’on savoure la parfaite adéquation de l’interprète avec le rôle. <strong>Jennifer Courcier</strong> brûle incontestablement les méchants et sait aussitôt après trouver toute la douceur de la Princesse, même si – ce n’est qu’un détail – quelques aigus de cette dernière gagneraient à être plus suspendus. Après un Pâtre chaleureux, <strong>Marie Kalinine</strong> miaule à ravir et tousse délicieusement son Ecureuil. <strong>Aline Martin</strong> sait traduire aussi bien la douleur de la Chauve-Souris que l’insolence de la Tasse chinoise. Belles découvertes avec <strong>Suzanne Taffot</strong>, impérieuse Bergère, et <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, autoritaire Chauve-souris. Du côté des messieurs, <strong>Raphaël Brémard</strong> confirme toutes ses promesses dans les trois extraordinaires rôles que Ravel a réservé au ténor, et excelle en Rainette bondissante, en Théière boxeuse ou en redoutable Arithmétique. Après son Landry Salle Favart, <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> offre une Horloge aussi lyrique que possible et un Chat débordant d’énergie sensuelle. <strong>Thibault de Damas</strong> a dans la voix toute la noirceur souhaitable pour l’Arbre comme pour son Fauteuil très vieille France. Le <strong>Jeune Chœur de Paris</strong> se montre particulièrement admirable dans le grand chœur final, et l’on reste pantois devant l’unité et la précision du Chœur d’enfants <strong>OperaKids</strong>.</p>
<p>Derrière le tulle, l’Orchestre de l’Opéra de Limoges donne lui aussi le meilleur de lui-même, dirigé avec amour par <strong>Philippe Forget</strong>, soulignant tout le génie ravélien dans l’alchimie des timbres et des rythmes. S’il n’était pas indispensable, l’ajout de deux <em>Gymnopédies</em> de Satie orchestrées par Debussy en 1897 est d’autant plus recevable que le nasillement des bois, dans la 3<sup>e</sup> surtout, préfigure les sonorités du prélude de <em>L’Enfant et les sortilèges</em>.</p>
<p>Il se dit que la vie de ce spectacle ne s’arrêtera pas là, puisqu’il sera repris prochainement sur les lieux de sa naissance. Puisse-t-il alors jouir d’une aussi belle distribution !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lenfant-et-les-sortileges-limoges-o-vision-o-reve/">RAVEL, L&#039;Enfant et les Sortilèges — Limoges</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>, Mam’zelle Nitouche — Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mamzelle-nitouche-montpellier-question-de-priorite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Nov 2018 07:14:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prenez un couvent où des jeunes filles portant des noms à particule sont préparées à leur vie future d’épouses, de mères et de femmes du monde par l’exercice de la piété et l’apprentissage de la musique. A sa tête une aristocrate qui veille à la permanence de cette éducation pour assurer celle de sa caste. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Prenez un couvent où des jeunes filles portant des noms à particule sont préparées à leur vie future d’épouses, de mères et de femmes du monde par l’exercice de la piété et l’apprentissage de la musique. A sa tête une aristocrate qui veille à la permanence de cette éducation pour assurer celle de sa caste. Une des pensionnaires, Denise de Flavigny, observatrice et déterminée, a découvert le secret du maître de musique : il mène une double vie. Organiste asexué le jour dans le saint lieu , il fréquente le soir le lieu profane de toutes les débauches, un théâtre. Les circonstances aidant, elle s’y rendra de son plein gré, sera amenée à remplacer au pied levé une diva capricieuse, et remportera un vif succès. Est-ce le début d’une nouvelle vie, en rupture éclatante avec son milieu ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/mg2_5503_nitouche.jpg?itok=wPeEqphi" title="Philippe Girard (le major) et Lara Neumann (Denise / Mam'zelle Nitouche) © dr" width="468" /><br />
	Philippe Girard (le major) et Lara Neumann (Denise / Mam&rsquo;zelle Nitouche) © dr</p>
<p>On pourrait le croire, à prendre à la lettre le panneau qui accueille les spectateurs : il représente <em>La Liberté guidant le peuple</em> d’après Delacroix et une inscription affirme que <em>Mam’zelle Nitouche</em> est une œuvre révolutionnaire. Mais si les ingrédients précités relèvent d’abord des conventions en usage chez la comtesse de Ségur pour bifurquer ensuite chez Balzac, la conclusion nous ramène au statu quo : l’aventure sera sans lendemain. Revenue au couvent, l’héroïne se jette dans les bras du beau militaire qu’elle a conquis : non seulement il est lui aussi issu de la caste mais de surcroît  il n’est autre que celui que ses parents avaient choisi ! N’est-il pas abusif de parler de révolution ?</p>
<p>Ce penchant à l’approximation outrancière, nous le percevons aussi dans la mise en scène. En faisant succéder l’univers sulfureux du théâtre à l’ambiance collet monté du couvent, le livret organise un contraste piquant. Mais si le couvent est peuplé, comme on nous le montre, de pensionnaires dissipées qu’une chorégraphie répétitive à l’air de déjà-vu fait se trémousser en gesticulant au moindre prétexte rythmique, l’effet de contraste est raté et la singularité de Denise est noyée dans la masse. On a évité la représentation conventionnelle du monde conventuel mais on l’a remplacée par une autre convention : le Couvent des Hirondelles est devenu celui de Sister Act. Pourtant le livret est clair : la référence, c’est Molière, que Célestin/Florimond invoque quand la présence d’esprit de Denise les sauve de l’inquisition de la Mère Supérieure.</p>
<p>Ainsi, la mise en scène de <strong>Pierre-André Weitz</strong> grossit le trait et alourdit inutilement l’œuvre. <strong>Olivier Py</strong> tombe dans ce travers quand son avatar, Miss Knife, campe une Mère Supérieure dont les vociférations semblent laborieusement et vainement chercher à être drôles. Du coup, sa Corinne semblera presque sobre, et au moins les citations d’opéra dont elle truffe son discours font mouche et provoquent le sourire. Même son Loriot évite intelligemment la caricature du comique troupier. Le spectacle porte du reste sa marque, avec l’aspect cabaret et la thématique de l’ambigüité du genre par la présence de travestis et de transformistes, mais Pierre-André Weitz est un de ses collaborateurs attitrés.</p>
<p>Les autres personnages, par bonheur, ne sont pas trop chargés. Si la gouaille de Denise ne nous semble pas nécessaire, même dans les chansons à onomatopées, elle reste supportable et le talent de <strong>Lara</strong> <strong>Neumann</strong> lui permet de passer de l’espièglerie du couvent à l’abattage du corps de garde avec une voix remarquable de fraîcheur. <strong>Damien Bigourdan</strong> s’acquitte avec brio du rôle de l’homme à la double vie, saint homme le jour et débauché le soir. <strong>Philippe Girard</strong> campe la complexité de la baderne sensible que Corinne cocufie.  Silhouettes plus que personnages, <strong>Antoine Philippot</strong>, <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, <strong>Ivanka Moisan</strong> – remarquable danseuse – <strong>Pierre Lebon</strong> et <strong>David Ghilardi</strong> se montrent infatigables, bien qu’ayant enchaîné les représentations. Le comique de la sœur tourière est exploité par <strong>Sandrine Sutter. Samy Camps</strong>, enfin, incarne avec élégance l’impatience d’un jeune homme sentimental à qui le cynisme est étranger.</p>
<p>Dans la fosse <strong>Christophe Grapperon</strong> dirige l’orchestre dans une optique plus favorable, par l’éclat des cuivres et les tempi adoptés, à l’ambiance tapageuse d’un café-concert qu’au lyrisme que l’ouverture semblait promettre. L’impact sur le public est indéniable et déclenche au final les applaudissements rythmés, qui entraînent un bis, et ainsi de suite. Peut-on pour autant parler de réussite ? Cette représentation inflige à une œuvre peu connue le prisme des préoccupations du metteur en scène et d’Olivier Py. Etait-ce une priorité ?   </p>
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		<title>, Mam’zelle Nitouche — Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mamzelle-nitouche-nantes-janus-power/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2017 09:25:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Après le succès des Chevaliers de la Table Ronde qui tournent depuis deux ans, le Palazetto Bru Zane continue sa redécouverte des opérettes d’Hervé avec les mêmes artistes. Après Toulon, c’est Angers-Nantes Opéra qui accueille cette nouvelle création. Le « compositeur toqué » propose ici une fantaisie autobiographique : comme lui, Célestin, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Après le succès des <em>Chevaliers de la Table Ronde</em> qui tournent depuis deux ans, le <strong>Palazetto Bru Zane</strong> continue sa redécouverte des opérettes d’Hervé avec les mêmes artistes. Après Toulon, c’est Angers-Nantes Opéra qui accueille cette nouvelle création.</p>
<p>Le « compositeur toqué » propose ici une fantaisie autobiographique : comme lui, Célestin, son héros est organiste le jour avant de se transformer la nuit en Floridor, compositeur de musique légère. Hervé, titulaire de l’orgue de St Eustache se prénomme Louis-Auguste-Florimond, le clin d’oeil est donc assumé. Dans un registre plus souterrain, le livret évoque également sous des oripeaux légers ce qui a toutes les apparences d’un détournement de mineure. Or, en 1856, Hervé passa justement un an en prison pour des faits similaires, bien qu’il ait toujours clamé son innocence.</p>
<p>C’est sur cette ambivalence du sérieux et du léger que s’appuie la mise en scène endiablée de <strong>Pierre-André Weitz</strong>. Le titre même de la pièce l’indique bien : une « Mam’zelle Nitouche », c’est une demoiselle apparemment bien sous tout rapport, mais qui est bien moins respectable qu’elle n’y paraît. Le metteur en scène décline le thème de Janus de la manière la plus fantaisiste avec un personnage composite au costume mi-homme mi-femme à la Stromae, des bonnes sœurs montées sur cuissardes à talons aiguilles… La plupart des personnages secondaires d’ailleurs, tout comme Célestin/Floridor, sont incarnés successivement par les mêmes artistes qui passent de la bonne sœur à la danseuse de cabaret. Le cas le plus frappant est celui d’<strong>Olivier Py</strong>, brillant et survolté, qui incarne avec le même panache une mère supérieure onctueuse et arrangeante, une divette sur le retour fort dépoitraillée et un militaire branquignole à tutu. La voix de tête bien posée, il offre une prestation aussi loufoque que maitrisée avec des incursions crédibles dans le registre lyrique et surtout le formidable talent de comédien qu’on lui connait.</p>
<p>Le jeu d’inversion se poursuit jusque dans la distribution puisque Pierre-André Weitz est un scénographe récurrent des spectacles d’Olivier Py. Ici, c’est lui qui prend les commandes et on le retrouve partout ! En charge de la mise en scène, de la scénographie, des costumes, du maquillage, il incarne également le régisseur sous des oripeaux de clown !</p>
<p>Un clown qui a travaillé dur sans doute, soutenu par des assistants tous nommés à la distribution. Le fait est assez rare pour être souligné. Comme il se doit pour ce type de programme, sa mise en scène travaille le rythme de manière très précise et avec grande efficacité, même si cette hystérie perpétuelle donne un peu le tournis. A ce sujet, un plateau tournant divisé en trois zones permet de passer d’un lieu à l’autre, créant une fois encore un jeu sur les multiples facettes du réel. Le manège fini par s’emballer dans un final délirant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="321" src="/sites/default/files/styles/large/public/nitouche-69480_0.jpg?itok=KhwqSbwv" title="© Jef Rabillon" width="468" /><br />
	© Jef Rabillon</p>
<p>Si les chorégraphies participent de cette cadence effrénée, celles du début du spectacle souffrent d’un rien de raideur. Elles sont d’ailleurs un peu inégales allant du vu et revu au drôle et à l’inventif. L’on regrettera également le recours excessif aux blagues visuelles potaches ou graveleuses qui alourdissent le propos, est-ce vraiment la loi du genre ? De même, le travail visuel époustouflant des <em>Chevaliers de la Table Ronde </em>a cédé la place ici à des choix plus convenus et moins esthétiques, notamment la vulgarité de certains costumes dont les couleurs jurent inutilement.</p>
<p>En revanche, la direction d’acteur est épatante. L’équipe est composé d’une magnifique brochette de comédiens-chanteurs très engagés physiquement et dont la diction s’avère particulièrement claire, dans les scènes parlées comme chantées. On aurait voulu, d’ailleurs, que la partition offre à certains plus d’occasions de nous faire profiter de leurs qualités vocales. <strong>Sandrine Sutter</strong> et <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, par exemple, ne méritent que des éloges. La seconde allie un timbre piquant à un bel abattage. <strong>Samy Camps</strong>, quant à lui, est un amoureux charmant, dont les différents registres sont joliment lumineux. Il donne la réplique à une <strong>Lara Neumann</strong> éblouissante, dont la Denise craquante, délicieusement canaille est vocalement sensationnelle. La voix s’affirme sans peine, parfaitement projetée, forte d’un timbre rond, chaud et de graves sensuels qui se teintent d’humour lorsqu’elle se transforme en diva jazz. <strong>Damien Bigourdan</strong> est au diapason ; qu’il incarne Célestin ou Florimond, il joue toujours parfaitement juste, insufflant même à son personnage une élégance détachée qui fait merveille.</p>
<p>Le plateau est idéalement connecté à la fosse où <strong>Christophe Grapperon</strong> officie à la tête de l’<strong>Orchestre National des Pays de la Loire</strong> avec autant de précision que d’entrain. Il est le chef rêvé de ce répertoire dont il est spécialiste.</p>
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