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	<title>Susanna BRANCHINI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Susanna BRANCHINI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Nabucco</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/nabucco-quand-nabucco-fait-senso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Aug 2018 07:45:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un théâtre, au XIXe siècle, alors que les officiers de l’armée autrichienne massés au parterre assistent à une représentation d’opéra, des tracts se mettent tout à coup à pleuvoir dans la salle, lancés par des partisans de l’indépendance italienne. Les premières images de Senso de Visconti ? Oui, mais aussi les dernières du Nabucco mis &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un théâtre, au XIX<sup>e</sup> siècle, alors que les officiers de l’armée autrichienne massés au parterre assistent à une représentation d’opéra, des tracts se mettent tout à coup à pleuvoir dans la salle, lancés par des partisans de l’indépendance italienne. Les premières images de <em>Senso</em> de Visconti ? Oui, mais aussi les dernières du <em>Nabucco</em> mis en scène à Vérone par notre compatriote <strong>Arnaud Bernard</strong>, production créée l’an dernier et reprise cette année. Bien sûr, Olivier Py avait proposé à Paris une <em>Aida</em> où les Egyptiens et les Ethiopiens étaient remplacés par les Autrichiens et les Italiens ; bien sûr, Stefan Herheim avait montré à Londres des <em>Vêpres siciliennes </em>se déroulant dans un théâtre d’opéra. Pour sa part, Arnaud Bernard n’y va pas par quatre chemins, et c’est carrément la Scala de Milan qu’il installe sur une tournette : l’édifice de Piermarini vu tantôt de l’extérieur, tantôt de l’intérieur, plus un grand bureau, décor assez monumental pour ne pas être écrasé par les Arènes. Les premiers actes de l’opéra opposent donc à la population locale un tyran qui a les traits de François-Joseph, affrontement militaire et violent (là, pour le coup, on serait plutôt dans <em>Le Guépard</em>​), puisque les Hébreux/Italiens sont ici tout sauf des esclaves. La terrible Abigaille ressemblerait presque à Sissi si elle n’était revêtue d’un habit évoquant plutôt la Grande-Duchesse de Gérolstein dans une production à l’ancienne. Le temple que défendent les opprimés, c’est leur Opéra, qui accueille – à partir du « Va, pensiero » – une représentation de… <em>Nabucco</em>, au cours de laquelle la méchante Abigaille, touchée par la grâce, deviendra miraculeusement gentille, touchée par la force du mouvement populaire qui entend la chasser d’Italie, elle et le siens. La transposition n’a en soi rien de bien neuf, mais tout cela est spectaculaire à souhait, avec force déploiement de foules, chevaux, canons, charrettes…</p>
<p>Le spectacle est aussi dans la fosse. Grand défenseur du répertoire italien, le chef israélien <strong>Daniel Oren </strong>dirige ici kipa sur la tête, et la caméra s’attarde à juste titre sur lui lorsqu’il dirige le bis du « Va, pensiero » : d’abord replié sur lui-même, comme prosterné, on pourrait le croire en prière devant le Mur des Lamentations, mais son corps se détend peu à peu, et il est fascinant de le voir mimer tout ce qui se chante sur la scène, en communion constante avec le chœur, et sans jamais perdre de vue les différents pupitres de son orchestre.</p>
<p>Sur ce plateau, inutile d’espérer trop de raffinement : on est en plein air et l’on chante pour plusieurs milliers de spectateurs qui voient l’action de loin. On fait de grands gestes et on roule des yeux, mais c’est un peu la loi du genre. Applaudie récemment <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/macbeth-lyon-la-mode-et-la-tendance">en Lady Macbeth à Lyon</a>, <strong>Susanna Branchini</strong> fait somme toute plutôt bonne impression : l’entrée en scène révèle un vibrato assez monstrueux, mais la voix se ressaisit ensuite. C’est miracle que cette artiste téméraire, qui cumule les rôles les plus lourds, ne paye pas davantage le prix de cette fréquentation, et puisse encore émettre des aigus piano et à peu près respecter la partition, malgré quelques sons glapis de manière pas toujours très orthodoxe. <strong>George Gagnidze </strong>n’est pas un Nabucco inoubliable, mais la voix est solide, et la sobriété de son incarnation évite au moins tout basculement dans le mauvais goût. Sa compatriote <strong>Nino Surguladze </strong>prête à Fenena un relief inaccoutumé, grâce à l’opulence de son timbre, certes, mais aussi grâce à la mise en scène qui rend le personnage beaucoup moins passif que ce n’est souvent le cas. Dans le rôle limité d’Ismaele, <strong>Rubens Pelizzari</strong> remplit bien son contrat. <strong>Rafa<font color="#000000">ł</font> </strong><strong>Siwek</strong> est un Zaccaria doté de l’autorité nécessaire et des graves qui ne le sont pas moins, pour un personnage qui guide l’intrigue depuis la première jusqu’à la dernière scène de ce Verdi de jeunesse.</p>
<p>Dans la vidéographie pléthorique de <em>Nabucco</em>​, ce nouveau DVD saura-t-il se faire une place ? Le spectacle mérite d&rsquo;être vu, mais le roi des Assyriens a connu tellement de titulaires plus prestigieux, des barytons et même des ex-ténors&#8230;</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Fvvc1BsA_Tw" width="560">&amp;amp;amp;amp;lt;&amp;amp;amp;amp;lt;/p&amp;amp;amp;amp;gt;</iframe></p>
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		<title>VERDI, Macbeth — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/macbeth-lyon-la-mode-et-la-tendance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Mar 2018 01:37:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival de printemps 2018 de l’Opéra national de Lyon s’ouvre sur Macbeth de Verdi,  dans une reprise de la mise en scène d’Ivo van Hove donnée in loco en 2012. Sa transposition de l’argument dans une salle des ventes et l’inspiration puisée dans le film Margin Call demeurent des idées qui peuvent séduire le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival de printemps 2018 de l’Opéra national de Lyon s’ouvre sur <em>Macbeth</em> de Verdi,  dans une reprise de la mise en scène d’<strong>Ivo van Hove</strong> donnée <em>in loco</em> en 2012. Sa transposition de l’argument dans une salle des ventes et l’inspiration puisée dans le film <em>Margin Call</em> demeurent des idées qui peuvent séduire le public par leur dimension inattendue, ouvrant de nouvelles perspectives. Mais comme le soulignait alors notre confrère Laurent Bury dans son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/salve-o-macbeth-non-salle-des-marches">compte rendu</a>, l’entreprise ne va pas sans quelques contradictions et suscite souvent la perplexité. L’utilisation de la vidéo, pour donner à voir ce qui n’est pas montré sur scène, comme l’assassinat de Banquo – ici dans un parking souterrain – ou pour redoubler au contraire ce qui s’y joue par des projections de prises de vue en direct et en gros plan, contribue à une surenchère d’images dont on finit par se désintéresser, à l’exception des apparitions fantastiques formées par les chiffres verts dansant sur le fond noir d’un écran géant, façon <em>Matrix</em>, capables de fasciner encore.</p>
<p>Heureusement, les Chœurs de l’Opéra national de Lyon, dirigés par <strong>Marco Ozbic</strong>, sont excellents – Verdi ne disait-il pas que les sorcières sont l’un des personnages principaux, et même qu’elles dominent le drame ? – et le rôle-titre est tenu avec éclat, présence et endurance par le baryton <strong>Elchin Azizov</strong>, qui donne au personnage de Macbeth un lyrisme rare. La voix est belle, s’impose sans effort et délivre une palette de sentiments contrastés, depuis la rencontre avec les sorcières jusqu’à l’annonce de la mort de Lady Macbeth, sans jamais céder à une déclamation qui oublierait le chant, dont on perçoit ici la moindre nuance.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/operamacbeth26_copyrightstofleth.jpg?itok=MXWLF1Mc" title="Verdi, Macbeth, Lyon 2018 © Stofleth" width="468" /><br />
	Verdi, Macbeth, Lyon 2018 © Stofleth</p>
<p>À ses côtés, la Lady Macbeth de <strong>Susanna Branchini</strong>, dont on pourrait attendre au début plus d’inquiétante autorité pour la cavatine et la cabalette, mêle séduction et fermeté, belles envolées sonores, puissantes, qui peuvent être saisissantes comme dans « La luce langue », tout en observant les indications de Verdi dans la scène du somnambulisme, avec le <em>fil di voce</em> conduisant au contre-ré bémol chanté pianissimo.</p>
<p><strong>Roberto Scandiuzzi</strong> campe un impeccable Banquo, à la voix ample et à la diction soignée, formant un duo remarquable avec Elchin Azizov. Dans le bref rôle de Malcolm, le jeune ténor <strong>Louis Zaitoun</strong>, du Studio de l’Opéra de Lyon, fait excellente impression, avec des interventions claires et bien projetées. Après avoir apprécié aussi la voix prometteuse du ténor russe <strong>Arseny Yakovlev</strong> qui se détachait à la fin de l’acte II, on n’a pu que souffrir avec lui de l’incident vocal qui l’a empêché de chanter correctement l’air « Ah, la paterna mano », tant attendu.</p>
<p>À la tête de l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon, le nouveau chef permanent <strong>Daniele Rustioni</strong> insuffle quelques moments de lyrisme à un ensemble qui ne paraît pas toujours très précis, avec des nuances parfois approximatives. Une sorte de lourdeur empêche souvent le charme d’opérer, et l’on regrette un certain manque de finesse et de subtilité. La soirée, surtout marquée par quelques voix, ne convainc pas pleinement, comme si cette reprise d’une production rôdée s’était contentée d’une préparation moindre, peut-être en raison des deux autres œuvres importantes prévues dans le cadre de ce festival Verdi, qui ont dû nécessiter un travail considérable.</p>
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		<title>VERDI, Macbeth — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/macbeth-paris-tce-theatre-ou-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2015 05:05:44 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra est-il d&rsquo;abord  théâtre ou musique ? Cette question, récurrente dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art lyrique, Verdi semble se la poser pour la première fois avec <em>Macbeth</em>, sortant du cadre établi par ses prédécesseurs, piétinant les cabalettes, démembrant les formes conventionnelles dans le seul but de renforcer l’impact dramatique de son propos. Musique encore dans une écriture où s&rsquo;agite en un dernier soubresaut le cadavre du bel canto, théâtre déjà par le pouvoir d&rsquo;une écriture qui, malgré les quelques égarements du livret, s&rsquo;essaye à marcher dans les pas de Skakespeare. Dans cet entre-deux d&rsquo;autant plus délicat que l&rsquo;équilibre est difficile à atteindre, comment ne pas prendre le parti imposé par une époque – la nôtre – où les chanteurs capables de rendre justice à une telle partition sont devenus rares (mais ont-ils jamais été courants ?).</p>
<p>C&rsquo;est ainsi du moins que l&rsquo;on comprend les choix interprétatifs de <strong>Susanna Branchini</strong> et <strong>Roberto Frontali</strong>, couple Macbeth parfaitement assorti dans une approche d’abord expressive de leur rôle. Le mot importe avant tout pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre. En témoignent les multiples intentions dont les deux chanteurs font usage, du cri au chuchotement, de sons livides ou au contraire hurlés : elle, s’appliquant cependant à ne pas simplifier les vocalises, osant même des aigus filés – jusqu&rsquo;au fameux contre-ré bémol dans la scène de somnambulisme – longuement tenus au risque de déraper ; lui, assumant les notes les plus exposées, quitte à frôler l&rsquo;accident lors des apparitions du troisième acte. Unis vocalement, unis scéniquement par un investissement extrême, sans concession, dans un rapport communément admis mais rarement aussi tangible d&rsquo;une Lady démoniaque, dominatrice, inassouvie et d&rsquo;un Macbeth plus agé, courageux mais entièrement sous emprise sensuelle.</p>
<p>Autour d&rsquo;eux, une dame d&rsquo;honneur moins suivante que d&rsquo;habitude – <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, mezzo-soprano issue de l&rsquo;Ecole d&rsquo;art lyrique de l&rsquo;Opéra de Paris – ; un Banquo efflanqué – <strong>Andrea Mastroni</strong> dont on met la minceur du registre supérieur sur le compte de la jeunesse – ; un Malcolm qui parvient à exister avec le peu concédé par Verdi – <strong>Jérémy Duffau</strong>, bientôt à Strasbourg, Toulon et Saint-Etienne dans des petits rôles, en attendant les grands – et un Macduff – <strong>Jean-François Borras</strong> – dont l’interprétation de son seul air, un des plus beaux que Verdi ait confié à la voix de ténor, justifie à elle seule le déplacement. Soudain, le chant reprend ses droits : le timbre, la ligne et l’égalité sur toute cette ligne, le phrasé, l&rsquo;accent sans que pour autant ne soit négligée la vérité de l’expression. Comme quoi…</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="304" src="/sites/default/files/styles/large/public/macbeth5.jpg?itok=HxhjmYiG" title="© Vincent Pontet" width="468" /><br />
	© Vincent Pontet</p>
<p>Théâtre ou musique ? <strong>Daniele Gatti</strong> ne répond pas. La dissemblance entre l’engagement dramatique du Chœur de Radio France, au diapason des chanteurs, et la tempérance affichée de l&rsquo;orchestre est schizophrénie. D&rsquo;un côté, hommes et femmes, confondus ou non – sorcières, sicaires – sculptant le son comme pour lui donner forme ; de l&rsquo;autre une volonté de gommer les arêtes, réfréner les ardeurs, endiguer le flot mélodique, attiédir une lecture que l&rsquo;on voudrait de sang et de fureur ou, du moins, pour reprendre les propres mots du chef d&rsquo;orchestre dans le programme : rugueuse, terreuse&#8230;</p>
<p>Invité en Italie, en Angleterre, en France aussi (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/falstaff_tce080619.html"><em>Falstaff</em> au Théâtre des Champs-Elysées en 2008</a>, c&rsquo;était déjà lui), <strong>Mario Martone</strong> est un faiseur d&rsquo;images. C&rsquo;est du moins ce que l&rsquo;on retient ici d&rsquo;une mise en scène sombre, psychanalytique mais illustrative au point d&rsquo;user de la vidéo pour représenter ce que l&rsquo;on n&rsquo;est pas censé voir : le spectre de Banquo, les apparitions… Pas de décor mais des accessoires en accord avec le livret, une recherche aboutie de mouvement, deux chevaux et quelques indéniables réussites visuelles, telle la valse lente entre Macbeth et son épouse au finale du premier acte ou la forêt de Birnam comme inspirée d&rsquo;un film de Murnau. Images, parmi d’autres, dont le traitement apporte une réponse inattendue à notre question initiale : théâtre ou musique ? Cinéma.</p>
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