<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jérémie BROCARD - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/brocard-jeremie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/brocard-jeremie/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:20:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Jérémie BROCARD - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/brocard-jeremie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>VERDI, La Traviata – Nancy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-nancy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 06:02:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=134919</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 2011, quand la production de cette Traviata avait été montée par Jean-François Sivadier au Festival d’Aix-en-Provence, il n’était question que de la diva Natalie Dessay&#160;: allait-elle parvenir à se sortir de ce rôle-culte de l’opéra dont elle n’avait pas la tessiture&#160;? De futilités en vraies questions, tout tournait autour de la star française. Christophe &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-nancy/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, La Traviata – Nancy</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-nancy/">VERDI, La Traviata – Nancy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2011, quand la production de cette <em>Traviata </em>avait été montée par <strong>Jean-François Sivadier</strong> au Festival d’Aix-en-Provence, il n’était question que de la diva Natalie Dessay&nbsp;: allait-elle parvenir à se sortir de ce rôle-culte de l’opéra dont elle n’avait pas la tessiture&nbsp;? De futilités en vraies questions, tout tournait autour de la star française. Christophe Rizoud avait à l’époque vu pour Forumopera le spectacle donné à guichets fermés et avait plutôt bien apprécié la performance de la chanteuse et les talents de la comédienne tant <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-traviata-aix-en-provence-dans-la-peau-de-natalie-dessay/">sur scène</a> que dans la <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/addio-del-passato/">captation restituée en DVD</a>. Mais d’aucuns pensaient que sans la Dessay, la mise en scène n’avait pas lieu d’être. Pour avoir vu la captation du spectacle diffusé sur Arte, sans enthousiasme particulier pour ces gros plans qui se focalisaient surtout sur le personnage principal, littéralement monté sur ressorts, sorte de tornade obligeant tout un chacun à suivre le mouvement général, c’est avec une certaine surprise que nous avons appris la reprise de ce spectacle qu’on croyait définitivement remisé avec pour mémoire vive le film <em><a href="https://www.forumopera.com/breve/traviata-avec-et-sans-nous/">La Traviata et nous</a></em> qui en retraçait la genèse, c’est-à-dire les répétitions à Aix.</p>
<p>Très impressionné par cette co-production d’Aix avec notamment Vienne, Caen et l’Opéra de Dijon dont il était à l’époque le collaborateur du directeur, <strong>Matthieu Dussouillez</strong>, aujourd’hui à la tête de l’Opéra de Lorraine, a décidé avec son équipe de renouveler l’aventure avec son metteur en scène d’origine, mais en choisissant une nouvelle distribution. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il s’agit d’une belle réussite impressionnante par l’intelligence du propos et la capacité à y inclure l’auditeur. Le spectacle gagne vraiment à être vu sur scène par rapport à la version filmée, tant il fourmille de trouvailles et bénéficie d’une vision d’ensemble, tout en étant un authentique produit de théâtre. La caméra, opérant des cadrages souvent très serrés, était un intermédiaire qui décidait pour le spectateur du filtre à appliquer et de l’attention précise à donner. Face à la scène dépouillée, aux formes épurées mais au fourmillement d’action et d’éléments signifiants, le spectateur dans la salle est laissé libre de choisir ce sur quoi il va fixer son attention, tout en ayant une vue globale, et cela change évidemment tout. Dire qu’un spectacle est avant tout de l’art vivant revient à enfoncer des portes ouvertes, mais justement, le dispositif scénique cherche à supprimer le plus possible de barrières entre le public et les chanteurs/comédiens, à commencer par le rideau de scène, pour aider à s’approprier l’histoire, mieux y croire et littéralement en faire partie. Et cela fonctionne. Dans sa note d’intention, Jean-François Sivadier expliquait chercher à préserver la part de mystère de l’opéra, à ne pas détruire la puissance d’imagination que la musique pouvait éveiller, entre autres questions essentielles pour tout amoureux respectueux de l’opéra comme œuvre d’art totale. Selon lui, c’est avant tout la musique qu’on met en scène et il ajoute que «&nbsp;la musique nous fait voyager au-delà de ce que l’on voit&nbsp;». En supprimant toute inscription précise dans une époque donnée, en laissant le plateau quasiment nu, en montrant ce qu’est le théâtre sans subterfuges, on permet à la musique de libérer tout le pouvoir d’imagination qui la caractérise. Dans la synthèse visuelle opérée par tous les collaborateurs (décors, costumes, éclairages ou maquillage), l’économie de moyens consiste en fait en une épure qui ouvre sur tous les possibles. Il serait tentant de décrire par le menu les images mentales générées pendant les deux petites heures si denses vécues avec Violetta et son entourage, mais il appartient à chacun de laisser libre court à son propre imaginaire. Mentionnons toutefois à titre d’exemple l’effet puissamment violent produit par une toile figurant un beau jardin fleuri qui tout à coup s’effondre, s’agissant en fait d’un pendrillon toujours suspendu à ses fils, mais qui tombe brutalement sur le plancher, tout comme les nuages peints sur lesquels flottait Alfredo, qui chutent au moment où le jeune amoureux remet les pieds sur terre, confronté au réel de la déchéance de sa maîtresse. Les amateurs de métonymies et de synecdoques sont ici à la fête. On a ainsi très envie que cette production soit reprise un peu partout, tant elle sert l’œuvre. Et c’est une amatrice des fastes du Second Empire ainsi que des fastueuses reconstitutions historiques qui écrit ces lignes…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LaTraviataGP1┬®JeanLouisFernandez_026-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-134925"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p>Il fallait du courage pour reprendre le rôle de Natalie Dessay, tant la comédienne a imprimé sa marque sur cette production mythique. Et pourtant, la jeune et encore peu connue <strong>Enkeleda Kamani</strong> se tire admirablement de la gageure. Jamais elle n’essaie d’imiter sa prédécesseuse. Son interprétation est bien plus sobre, mais tout aussi efficace. Les débuts sont cependant un peu laborieux, quelques notes manquant à l’appel, et l’on s’inquiète pour la suite. Mais très vite, la soprano albanaise nous touche droit au cœur et déploie des moyens qui font d’elle une authentique Violetta au nuancier aussi ample que ses états d’âme, également convaincante dans sa détermination au sacrifice que dans la pureté de son amour ou le désarroi de son agonie, jusqu’à la révolte désespérée d’un «&nbsp;È tardi, attendo, attendo…&nbsp;» magistralement incarné. À ses côtés, le ténor mexicain <strong>Mario Rojas</strong> apporte soutien et stabilité&nbsp;: timbre agréable, aisance et capacité à restituer les émotions exacerbées de son personnage (en particulier les débordements de colère dus à la jalousie ou l’accablement face à la mort à l’œuvre). Difficile de succéder au baryton Verdi par excellence, à savoir Ludovic Tézier, Giorgio Germont de luxe à Aix. Néanmoins, <strong>Gezim Myshketa</strong> nous propose un père charismatique, tourmenté et à la personnalité complexe traduite par des intonations caressantes et un charme certain dans le legato comme dans les vaillances autoritaires, entrecoupées néanmoins de défaillances qui laissent à penser à une indisposition passagère du baryton albanais, tout en le rendant plus attachant encore. Des rôles secondaires, il en est un qui ressort nettement, celui de Flora, à qui l’élégante mezzo <strong>Marie Chagnon</strong> apporte une profondeur supérieure à la moyenne, dotée de beaucoup de noblesse et de grâce dans les gestes. Si les autres partenaires sont à la hauteur, on note aussi la délicatesse et la force empathique des qualités humaines déployées par la basse <strong>Jean-Vincent Blot</strong>, remarquable docteur Grenvil qui donne une épaisseur peu habituelle à un rôle d’habitude effacé.</p>
<p>Les chœurs sont impeccables et l’orchestre Opéra national de Lorraine, sous la conduite énergique de <strong>Marta Gardolińska</strong>, met simplement et sobrement en valeur la partition si riche du génial Verdi. Le public nancéien a fait un triomphe à ce spectacle qui cherche et trouve l’empathie. Et petit détail à noter&nbsp;: l’Opéra de Nancy a organisé cette année des ateliers du dimanche, donnant l’opportunité aux parents de faire garder les enfants de 4 à 10 ans le temps de la représentation, où des médiateurs leur ont proposé des activités ludiques et pédagogiques autour de l’opéra, dans le cadre d’une garderie pour le moins originale et pédagogique. On ne peut que se réjouir de ce genre d’initiative…</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-nancy/">VERDI, La Traviata – Nancy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>JANACEK, Jenůfa — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jenufa-toulouse-janacek-si-bien-servi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/janek-si-bien-servi/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Peut-on imaginer plus sombre que Jenůfa ? Plus affreusement désespéré ? Dans Jenůfa, il fait aussi froid que noir : il n’est pas un seul instant de sérénité, pas un moment qui ne soit accablé de toutes les plaies du monde. La moindre fête villageoise est ternie par une beuverie menant à l’anathème ; l’enfant du péché est sacrifié &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/jenufa-toulouse-janacek-si-bien-servi/"> <span class="screen-reader-text">JANACEK, Jenůfa — Toulouse</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jenufa-toulouse-janacek-si-bien-servi/">JANACEK, Jenůfa — Toulouse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on imaginer plus sombre que <em>Jenůfa</em> ? Plus affreusement désespéré ? Dans <em>Jenůfa</em>, il fait aussi froid que noir : il n’est pas un seul instant de sérénité, pas un moment qui ne soit accablé de toutes les plaies du monde. La moindre fête villageoise est ternie par une beuverie menant à l’anathème ; l’enfant du péché est sacrifié à l’autel de la bienséance ; les mariés se dirigent vers l’autel avec des souliers de plomb ; et comment croire un seul instant en l’ultime revirement qui voit Jenůfa se donner à Laca ? S’agit-il d’y croire d’ailleurs ? L’essentiel est d’évidence ailleurs ; l’essentiel de l’œuvre, il faut le trouver dans la peinture scrupuleuse d’un mécanisme démoniaque et incontrôlable (la roue du moulin, démesurée, tourne sans cesse au premier acte et accompagne le terrible enchaînement des faits, avant de s’immobiliser au II où le temps, de fait, s’est arrêté). Un mécanisme qui tue dans l’œuf toute velléité de bonheur. L’essentiel, il est aussi dans la description d’une société d’un autre temps où nul ne se reconnaît aujourd’hui. C’est cela qu’a voulu dessiner au plus près Janáček. Pourquoi se serait-il emparé d’un livret à la trame si funeste, s’il n’avait d’abord et peut-être seulement voulu s’attacher à la peinture des deux seules âmes, à la fois fascinantes et bouleversantes, qui concentrent en un précipité d’une effroyable densité, tous les malheurs et toutes les impasses du monde ? Ces deux personnages hors du commun qu’il a parés des plus beaux atours psychologiques et musicaux, au point de faire paraître insignifiants ou falots les autres protagonistes. Ces deux-là, Jenůfa et Kostelnička, indissociables dans le malheur de leur destinée et la magnificence, l’exubérance de leurs partitions, sont à situer au panthéon de la musique de Janáček. Et peu importe ce qu&rsquo;il a vécu pendant la composition de la pièce (la perte d’un enfant) ; il avait trouvé le sujet avant cela et on peut imaginer que c’est la peinture du tourment infini, éternel, de ces deux âmes, qui l’a attiré puis fasciné. Car il a doté ces deux rôles de ce qui sont ses plus belles pages, notamment tout le deuxième acte avec le monologue de la sacristine et la prière de Jenůfa.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="468" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/9.4_-_marie-adeline_henry_jenufa_la_sacristine_catherine_hunold_-_credit_mirco_magliocca.jpg?itok=iNghZ5gf" width="312" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p>Pour cette reprise toulousaine de la proposition de <strong>Nicolas Joël</strong>, Christophe Ghristi, le directeur du théâtre national du Capitole, a lancé <strong>Marie-Adeline Henry</strong> et <strong>Catherine Hunold</strong> pour deux prises de rôles à haut risque. Une prise de rôle n’est jamais chose facile, et encore moins quand elle se fait au dernier moment. Catherine Hunold n’a pas refusé l’obstacle et s’est emparé <a href="https://www.forumopera.com/actu/catherine-hunold-je-suis-une-diseuse-passionnee">en accéléré</a> de la Sacristine. Quant à Marie-Adeline Henry, elle tournait depuis quelque temps autour de Jenůfa et attendait sa chance. La première toulousaine a, d’emblée et sans aucune réserve, consacré deux nouvelles grandes titulaires des rôles de Kostelnička et Jenůfa. La Jenůfa de Marie-Adeline Henry, dès la première minute, impose et son autorité et sa féminité. Son personnage est entier du début à la fin, y compris dans ses contradictions. A l’appui de cette proposition, le soprano est parfaitement clair, univoque, puissant, sans faille. Pas la moindre fêlure ou fragilité dans la peinture de la désespérance d’une mère privée de son enfant, de son bonheur. Cette voix propose du coup un personnage de Jenůfa à la dimension quasiment héroïque. Jenůfa est une héroïne brisée, mais c’est avant tout une héroïne et on comprend mieux le revirement final ; le consentement qu’elle donne à Laca n’est plus un <em>happy end</em> improbable, mais, dans la droite ligne du personnage, un nouveau départ assumé, une fois digéré le dernier et tragique de ses aléas. Aux saluts, Marie-Adeline Henry a récolté l’immense gratitude du public.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="468" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/6_-_la_sacristine_catherine_hunold_-_credit_mirco_magliocca.jpg?itok=9Q62kebw" width="468" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p>La Kostelnička de Catherine Hunold ne mérite pas moins d’éloges ; outre la performance quasi athlétique qui a consisté à apprendre le rôle en quelques semaines, il faut saluer l’intelligence et la parfaite compréhension des attendus du rôle. Et Dieu sait qu’elle est complexe cette Sacristine. Elle semble dans un premier temps une véritable mère fouettarde, matrone redoutée de tous. Et au fil de l’intrigue, la complexité du personnage, à l’image des avatars de sa vie, apparait de plus en plus clairement. Janáček, au final, nous montre même les tréfonds de l’âme d’un personnage qui ne manque pas de noblesse dans la droiture et l’intégrité de sa personne. Et toutes ces nuances, toutes ces facettes de la personnalité du personnage sautent aux yeux de façon éclatante dans l’interprétation de Catherine Hunold. On le sait, celle-ci n’est jamais aussi convaincante que dans ces rôles de femme forte qu’elle recherche, avec les pieds sur terre et du tempérament à revendre. Le rôle, pour nouveau qu’il soit pour elle, semble taillé sur mesure. Tout y est dès le premier soir, la sévérité et le tranchant du <em>forte</em>, la surpuissance du <em>fortissimo</em>, mais aussi la noblesse du chant dans la résignation ultime. Quelle plus belle sensation que d’avoir l’impression de redécouvrir un rôle que l’on pensait familier !</p>
<p>Nous l’avons dit, à côté de ces deux-là les autres rôles font pâle figure et c’est sans aucun doute la faiblesse dans la construction de <em>Jenůfa</em>. Pour autant, il faut retenir le Laca de <strong>Marius Brenciu</strong> qui dépeint magnifiquement son incapacité à rendre Jenůfa heureuse. <strong>Mario Rojas</strong> rend fort bien la pâleur du personnage de Števa et montre qu&rsquo;il n&rsquo;est pas capable de trouver les mots qui toucheraient Jenůfa. Au premier acte, la Grand-mère de <strong>Cécile Galois</strong> est la seule trace de chaleur humaine dans un tableau d’une infinie tristesse.</p>
<p>Les décors de Ezio Frigerio, l’un des grands chefs décorateurs du circuit, décédé en février dernier, et les costumes de Franca Squarciapino disent la froideur de l’ensemble. Outre l’immense roue de moulin qui ne reprend vie au II que lorsqu’il s’agit d’aller sacrifier le nourrisson et « le mener à Dieu », la scène est figée dans un vide envahissant. Même la table du repas des noces reste désespérément inoccupée et surdimensionnée. Tout est blanc ou noir ou sombre ou gris. Nulle couleur, ni dans les vêtements, ni dans les décors.</p>
<p>L’orchestre, qui couvre un peu les voix au I, décrit somptueusement, dans la direction habitée de <strong>Florian Krumpöck</strong>, la mécanique infernale (dont ce cliquetis récurrent et envahissant de la roue à aubes du moulin) qui conduit au malheur.</p>
<p>Cet opéra, Janáček l’a défendu comme aucun autre, sans jamais se décourager de le voir reconnu et représenté à Prague.  On ne peut que se réjouir de voir <em>Jenůfa</em> aujourd’hui apparaître dans nombre de programmations : dix-sept productions en Europe cette saison dont une prochaine rouennaise.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jenufa-toulouse-janacek-si-bien-servi/">JANACEK, Jenůfa — Toulouse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
