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	<title>Julia BURBACH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Julia BURBACH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>La Walkyrie en Islande pour la première fois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 10:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Initialement prévu en mai 2020, puis reporté en février 2021, Die Walküre devrait finalement être représenté au Harpa Hall de Reykjavik le 24 février prochain – si le variant Omicron le veut bien. L’événement est qualifié d’historique car la première journée du Ring n’a à ce jour jamais été jouée en Islande et la dernière &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Initialement prévu en mai 2020, puis reporté en février 2021, <em>Die Walküre</em> devrait finalement être représenté au Harpa Hall de Reykjavik le 24 février prochain – si le variant Omicron le veut bien. L’événement est qualifié d’historique car la première journée du <em>Ring </em>n’a à ce jour jamais été jouée en Islande et la dernière représentation d’un opéra wagnérien date de 2002. Si l’œuvre est inédite en Terre de Glace, la production, elle, est connue car étrennée à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/die-walkure-bordeaux-dans-loeil-dun-cyclone-nomme-wotan">Bordeaux en mai 2019</a>. La différence majeure tient à la taille réduite de la fosse d&rsquo;orchestre du Harpa Hall qui obligera les musiciens de l&rsquo;Orchestre symphonique d&rsquo;Islande à prendre place sur la scène. Reste à savoir comment <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/die-walkure-bordeaux-dans-loeil-dun-cyclone-nomme-wotan">l&rsquo;approche futuriste de <strong>Julia Burbach</strong></a> s&rsquo;adaptera à cette contrainte.</p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-streaming-bordeaux-les-voix-de-la-walkyrie-fendent-le-ciel-bordelais-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Claude Meymerit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 03:55:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette production de la Walkyrie fut donnée à l’Opéra de Bordeaux sur la scène de l’Auditorium il y a juste un an, en mai 2019. Cet ouvrage n’avait pas été affiché dans cette ville depuis 1987. Aussi, après plus de trente ans d’absence, les Bordelais attendaient avec une fiévreuse impatience le retour de l&#8217;épisode le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette production de la <em>Walkyrie</em> fut donnée à l’Opéra de Bordeaux sur la scène de l’Auditorium il y a juste un an, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/die-walkure-bordeaux-dans-loeil-dun-cyclone-nomme-wotan">en mai 2019</a>. Cet ouvrage n’avait pas été affiché dans cette ville depuis 1987. Aussi, après plus de trente ans d’absence, les Bordelais attendaient avec une fiévreuse impatience le retour de l&rsquo;épisode le plus populaire du <em>Ring</em>. </p>
<p><strong>Julia Burbach</strong>, à la limpide mise en scène, a su valoriser l’espace scénique ingrat de la salle, en offrant des images séduisantes et des jeux adaptés d‘une grande pertinence. Des projections permanentes d’images psychédéliques sur des paravents et sur le sol, créations de <strong>Tal Rösner</strong>, suffisent à créer l’intensité dramatique de cet opéra. Sur les côtés, des panneaux miroirs apportent toute la profondeur scénique en multipliant les angles de vues sur les chanteurs et les projections, créant ainsi un imaginaire sans fin. Esthétiquement, c’est beau et très efficace. Même si le rendu de la captation avec une seule caméra placée en fond de salle, sans aucun gros plan, semble un peu plat, le résultat reste assez fidèle à la série des trois représentations bordelaises devant une salle archicomble. La plupart des projections vidéo symbolise les thèmes musicaux et dramatiques évoqués dans l’opéra. On y trouve l’œil très coloré d’un loup-Wotan, les principaux anneaux en clins d’œil à la déesse du mariage et au cercle de feu final… Deux séquences restent inoubliables : à la fin deuxième acte, celle où Fricka, victorieuse, apparaît en fond de scène pour remercier Hunding d’avoir exaucé son vœu en tuant Siegmund et le tableau final de l’œuvre, où Wotan reste quelques longs instants assis sur le rocher auprès de sa fille endormie avant l’embrasement magnifiquement représenté par l’image. </p>
<p>Côté chanteurs, c’est un festival de décibels qui est offert mais pas n’importe quels décibels. Ils sont de ceux qui émeuvent et enchantent, de ceux qui comme la lance de Wotan vous transpercent le cœur et l’estomac et de ceux qui nous laissent sans voix. Le tout dans un écrin velouté d’émotions. Le Hunding de <strong>Stephan Kocan</strong> a toutes les qualités du méchant et macho prêt à tout. Sa basse profonde laisse passer des frissons de peur. La Fricka de <strong>Aude Extrémo</strong>, à la tessiture sombre d’une Erda, et à l‘allure altière de grande déesse, offre de splendides intonations colorées, aux contours envoutants sortis des profondeurs de sa voix. <strong>Evgeny Nikitin</strong> dans Wotan, impressionne toujours par sa stature physique et sa présence vocale. Très en forme il nous offre un Wotan de très haut niveau. Sa scène des Adieux est un grand moment d’émotion. <strong>Issachah Savage</strong>, qui avait enflammé le public de Toulouse avec son Bacchus d<em>’Ariane à Naxos</em>, aborde son premier Siegmund avec une simplicité et une humanité saisissante. Il aime Sieglinde et le fait savoir par des accents suaves et engagés. D’une bouchée, il avale son « <em>Wälse</em> ». <strong>Sarah Cambidge </strong>en Sieglinde, sœur et amante, est une découverte exceptionnelle. Son timbre charnel et sa projection particulièrement puissante, sont impressionnants. Après une mémorable Elektra sur cette même scène il y a deux ans, <strong>Ingela Brimberg</strong> revient avec Brünnhilde toujours aussi rayonnante et énergique. Son soprano ne semble jamais forcé. Chaque note semble l&rsquo;expression sonore de cet oxymore qu&rsquo;est acier moelleux tout en donnant l&rsquo;impression d&rsquo;une jeunesse brûlante. C’est une des meilleures Brünnhilde actuelles. Sa récente <em>Walkyrie</em> à Madrid l’a encore prouvé. En écoutant ses huit soeurs, aux sonorités envoutantes et puissantes – la majorité juste sortie du Conservatoire de Bordeaux et déjà chanteuses chevronnées –, <strong>Léa Frouté</strong>, <strong>Soula Parassidis,</strong> <strong>Cyrielle Ndjiki Nya</strong>, <strong>Margarete Joswig</strong>, <strong>Blandine Staskiewicz,</strong> <strong>Victoire Bunel</strong>, <strong>Marie-Andrée Bouchard-Lesieur</strong>, <strong>Adriana Bignagni Lesca,</strong> on regrette de ne pas être un héros tombé à la guerre afin d’être ravigoté par leurs pouvoirs magiques ou plutôt par leurs voix ensorceleuses ! </p>
<p>Ces quatre heures wagnériennes baignées d’onctuosité musicale sont époustouflantes. Elles sont l’œuvre de <strong>Paul Daniel</strong> à la tête de l’Orchestre de Bordeaux Aquitaine. Tout est précis, dentelé, pas d’étirage excessif et tintamarre de cuivres outranciers. Cet Orchestre à lui seul raconte l’histoire fleuve de cet opéra fait de douceur et de violence, dans lequel des chanteurs incroyables y ont trouvé place. Ouvrons nos fenêtres, regardons le ciel et écoutons, n’entendons-nous pas les chevaux des Walkyries battre le ciel bordelais ?</p></p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-walkure-bordeaux-dans-loeil-dun-cyclone-nomme-wotan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2019 05:47:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième épisode de cet ancêtre de Game of throne qu’est Der Ring des Nibelungen, Die Walküre veut pour accomplir son office cathartique une conjonction de paramètres artistiques si improbable que l’équation paraît à première vue impossible à résoudre. Et pourtant&#8230; Bordeaux prétexte son auditorium pour entreprendre l’ascension de cet Everest lyrique. L’orchestre wagnérien, trop important &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième épisode de cet ancêtre de <em>Game of throne</em> qu’est <em>Der Ring des Nibelungen</em>, <em>Die Walküre</em> veut pour accomplir son office cathartique une conjonction de paramètres artistiques si improbable que l’équation paraît à première vue impossible à résoudre. Et pourtant&#8230;</p>
<p>Bordeaux prétexte son auditorium pour entreprendre l’ascension de cet Everest lyrique. L’orchestre wagnérien, trop important pour la fosse du Grand Théâtre, fut un des arguments en faveur de l’édification du bâtiment en 2013. Les contraintes en sont connues. L’absence de cintres et de dégagement, latéral et arrière, impose des représentations scéniques à plat, comme privées de 3e dimension. A défaut de pousser les murs, <strong>Julia Burbach</strong> charge un écran géant, dupliqué par un jeu de miroirs, d’introduire une profondeur fictive. On craint que l’usage des vidéos ne devienne envahissant. Il n’en est rien. L’image, devenue abstraite au 2e et 3e acte après s’être longtemps figée sur un arbre dont le scintillement magique semble emprunté au <em>Monde de Narmia</em>, se place au service de l’action. Œil de Wotan ? Radiographie de son inconscient ? <strong>Tal Rosner</strong>, le vidéaste, jette des couleurs sur la musique de Wagner. Élément clé du spectacle trop souvent négligé dans nos analyses, les costumes imaginés par <strong>Clémence Pernoud</strong> entre <em>heroic fantasy</em> et <em>Guerre des étoiles</em>, collent au plus près des personnages et participent à leur caractérisation. Ces Walkyries, en cuissardes et robe cintrée, cette Fricka punkette de cuir rouge vêtue, ce Wotan aux épaules couvertes d’un lourd manteau de plumes noires ont les habits de l’emploi. Comme fracassé par une secousse tellurique, le plateau est un champ de bataille dont le relief favorise le mouvement, pensé en étroite relation avec le livret et la partition.</p>
<p>La quête wagnérienne d’art total trouve son aboutissement lorsqu’à ce dispositif scénique pluri-artistique s’ajoute un flot musical dominé d’un geste large par Paul Daniel. Les quatre-vingt-dix-sept instrumentistes en fosse, installés dans des conditions optimales d’après le directeur musical de l’Orchestre national Bordeaux-Aquitaine, avec de l’espace mais « <em>suffisamment près les uns des autres pour pouvoir s’entendre et jouer ensemble </em>» bénéficient d’une acoustique favorable aux nuances et aux dynamiques. Dans une gestion habile des volumes sonores, aucune intention n’échappe à l’oreille du spectateur attentif sans que cette lecture ne vire à la démonstration ou la surenchère d’effets. Ainsi ce <em>Winterstürme</em> d’un lyrisme délicat, ainsi cette Chevauchée où les cuivres n’écrasent pas les cordes, et cet embrasement final dont le tympan ressort indemne. Ainsi ces duos fleuves, ces soliloques ininterrompues qui ne nous semblent jamais longs parce qu’animés d’une éloquence orchestrale en symbiose avec la performance vocale.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/walk3_0.jpg?itok=avOgWCWd" title="© Eric Bouloumié" /><br />
	© Eric Bouloumié</p>
<p>Il faut en effet parler de performance lorsque des chanteurs parviennent ainsi à surmonter les tensions d’une écriture extrême. Ils fourbissent pour la plupart leurs premières armes dans leur rôle. Face au Hunding policé de <strong>Stefan Kocàn</strong>, <strong>Sarah Cambidge</strong> et <strong>Issachah Savage</strong> sont des Wälsung tout juste sortis du berceau, ou presque. La soprano est actuellement en seconde année du programme Adler Fellow du San Francisco Opera. La carrière du ténor a débuté il y a moins de dix ans. C’est jeune pour Siegmund mais tellement proche d’une forme d’idéal lorsque le timbre comme ici n’est affecté d’aucune blessure, que la ligne se déploie en un fil continu sur des crêtes escarpées, que l’aigu jaillit sans effort, que la vaillance l’emporte sur la force. Tout comme sa partenaire, il lui reste à mieux gérer l’ascension émotionnelle du premier acte pour que le point d’acmé intervienne dans le duo du printemps et non dans des « Walse » à la longueur confortable. A ce Siegmund juvénile, Sarah Cambidge offre l’exacte réplique : Sieglinde enthousiaste, ardente, sincère dont seul un vibrato trop prononcé altère la conduite d’un chant qui ne demande qu’à s’épanouir dans des rôles moins exigeants avant de repartir à la conquête des cimes wagnériennes.</p>
<p>Que de promesses aussi dans le mezzo-soprano orgueilleux d’<strong>Aude Extrémo</strong>. Fricka reste un emploi secondaire mais la scène de ménage, si souvent considérée comme un tunnel par bon nombre de commentateurs devient homérique lorsqu’elle est ainsi empoignée par une voix d’une telle étoffe et un tempérament d’une telle présence. Même le Wotan solide d’<strong>Evgeny Nikitin</strong> agite le drapeau blanc. L’extinction de voix dans ce même rôle à la Philharmonie l’an passé, due à un reflux gastrique, n’est qu’un mauvais souvenir. Le Maître du Walhalla exerce ici un pouvoir que l’on qualifierait ailleurs de jupitérien. Le chant est noir comme le bandeau qui lui barre l’œil. Il y a du Klingsor dans ce Wotan péremptoire dont jamais la puissance, ni l’éclat ne sont pris en défaut. Peu d’interrogations, y compris dans le monologue, mais au contraire une autorité d’une violence implacable. Le contraste avec la scène finale où, submergé par ses émotions, le Dieu accepte le murmure, n’en est que plus saisissant. Le père endort la fille d’un baiser chaste, épuisé par un combat d’où il sort de nouveau vaincu, <em>loser</em> magnifique face une Brünnhilde incandescente. <strong>Ingela Brimberg</strong> n’est pas seulement une vierge casquée dont les notes les plus hautes frappent comme des flèches de lumière. La soprano, après avoir chanté Sieglinde en concert, se jette corps et âme dans le rôle de La Walkyrie qu’elle n’avait auparavant interprété qu’en version abrégée au Theater An Der Wien. Quelle maîtrise déjà des moindres contours psychologiques et vocaux, ne serait-ce que des « Hojotoho ! » liminaires sur lesquelles tant trébuchent. Le duo avec Siegmund voudrait graves plus sépulcraux mais tout le reste est mené avec une intelligence confondante. Un mot enfin sur les huit Walkyries en voix accordées et en fleur, à rebours du cliché de la guerrière tonitruante aux nattes blondes et au tour de poitrine éléphantesque.</p>
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