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	<title>Paata BURCHULADZE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Paata BURCHULADZE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-contes-dhoffmann-monte-carlo-charme-et-elegance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 02:26:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de son dernier récital parisien, Juan Diego Flórez avait fait goûter au public deux airs des Contes d&#8217;Hoffmann qui donnaient envie d&#8217;en entendre davantage. Pour cette prise de rôle, le ténor péruvien offre un chant racé et stylé, d&#8217;une superbe musicalité, avec un phrasé admirable, témoignage de l&#8217;école belcantiste. L&#8217;aigu est toujours aussi lumineux, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion de <a href="/recital-juan-diego-florez-paris-tce-la-maturite-triomphante">son dernier récital parisien</a>, <strong>Juan Diego Flórez</strong> avait fait goûter au public deux airs des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em> qui donnaient envie d&rsquo;en entendre davantage. Pour cette prise de rôle, le ténor péruvien offre un chant racé et stylé, d&rsquo;une superbe musicalité, avec un phrasé admirable, témoignage de l&rsquo;école belcantiste. L&rsquo;aigu est toujours aussi lumineux, avec un superbe contre-ut à la fin de l&rsquo;air de Kleinzach (ceci dit, autrefois, Alfredo Kraus en rajoutait encore plus). Malgré la petite taille de la salle, le medium reste toutefois en deçà de ce qu&rsquo;on est en droit d’attendre d&rsquo;un rôle qui demande aussi une bonne assise de voix dans la partie centrale. Dans les ensembles, Flórez peine ainsi quelque peu à se faire entendre. On a parfois reproché au chanteur une attitude légèrement compassée sur scène. Rien de cela en Hoffmann : la caractérisation reste très aristocratique (on est à mille lieues du poète tourmenté de Neil Shicoff), mais le jeu des différents actes est bien varié et le personnage – plutôt un jeune homme trop vif – est crédible. Après tout, la Muse ne l&rsquo;a pas encore convaincu de se consacrer à son art. Ajoutons enfin que le français est quasi parfait. </p>
<p><strong>Olga Peretyatko</strong> peine à convaincre dans ces quatre rôles. En Olympia, la voix manque de folie, les variations sont limitées, le trille trop ample, et le suraigu fragile (contre-ré dans l&rsquo;air de la poupée, dans sa tonalité basse, et pour Antonia). Dans cette mise en scène, Hoffmann ne voit qu&rsquo;une poupée lorsqu&rsquo;il ne chausse pas les lunettes magiques dans la première partie de l&rsquo;air. Par conséquent, la soprano chante d&rsquo;abord comme une poupée (de manière insuffisamment mécanique malheureusement), puis comme une personne humaine (avec du <em>legato</em>, donc sans les contre-notes aiguës piquées habituelles), ce qui accentue la frustration. Antonia est interprétée avec musicalité, mais sans émotion. La voix manque de largeur et on a l&rsquo;impression d&rsquo;entendre la Susanna des <em>Nozze di Figaro</em> égarée dans l&rsquo;opéra français. La Giulietta, pourtant plus grave, est en revanche très convaincante, la voix s&rsquo;épanouissant parfaitement. Encore une fois, le français est quasiment toujours compréhensible.</p>
<p><strong>Nicolas Courjal</strong> s&rsquo;inscrit dans la lignée des basses françaises aux timbres clairs, tels Pol Plançon ou Marcel Journet, avec un grave bien sombre. La prononciation est idéale. La basse française sait varier son couleurs et puissance d&rsquo;émission avec intelligence, mais semble parfois détimbrer dans l&rsquo;aigu. L&rsquo;air de Dapertutto est chanté en ré et non en mi, sans aigu final. Choix personnel ou de mise en scène, ses diables nous ont semblés trop narquois et aucunement inquiétants, tirant l&rsquo;ouvrage vers l&rsquo;opérette. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/108-les_contes_dhoffmann_-_selection_plans_larges_-_generales_-_c2018_-_alain_hanel_-_omc_21.jpg?itok=IeP5b0uJ" title="© Alain Hanel" width="468" /><br />
	© Alain Hanel</p>
<p>Le Nicklausse de <strong>Sophie Marilley</strong>, dont le rôle est réduit à deux airs, est bien peu audible (et davantage dans l&rsquo;aigu que dans le grave, et pas seulement dans le suraigu, avec un si naturel impeccable dans l&rsquo;air de la Muse au Prologue). L&rsquo;artiste est en revanche très crédible scéniquement. La voix de <strong>Paata Burchuladze</strong> est désormais bien abimée, rocailleuse dans le grave.  <strong>Rodolphe Briand</strong> est excellent dans les quatre valets, comique sans excès, inquiétant dans l&rsquo;acte de Venise. En Schlemil, <strong>Yuri</strong> <strong>Kissin</strong> est souvent faché avec la justesse. En revanche, le Spalanzani de <strong>Reinaldo Macias</strong> est impeccable et le Luther d&rsquo;<strong>Antoine Garcin</strong> bien campé. En Mère d&rsquo;Antonia, <strong>Christine Solhosse</strong> offre une belle voix au timbre chaud.</p>
<p>La direction de <strong>Jacques Lacombe</strong> laisse perplexe. Il y a parfois de belles choses dans la fosse, techniquement, avec des contre-points originaux qui viennent étonner l’oreille, mais beaucoup de passages sont pris trop vite ou trop lentement. Globalement, la partition ne vit pas. Certains points de passages obligés tombent à plat  (on est à des années-lumière du menuet tel que le faisait danser Georges Prêtre). Au global, l&rsquo;ensemble manque de tension dramatique. On fera la même remarque à propos de la mise en scène de <strong>Jean-Louis Grinda</strong> : il y a plein d&rsquo;idées, pas toutes bonnes du reste, mais qui ne forment pas un tout. Ainsi, les étudiants assistent aux trois actes, comme au spectacle, les interprètes principaux s&rsquo;adressant parfois à eux (effet de distanciation qui détruit l&rsquo;émotion). Autre exemple, Nicklausse semble presque le complice des Diables (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs lui qui tue Schlemil) comme s&rsquo;il cherchait à donner de la matière à l&rsquo;oeuvre Hoffmann (mais les paroles contredisent cette approche).  La mère d&rsquo;Antonia sort de sa tombe et s&rsquo;adresse à Antonia : les choix traditionnels (voix off, portrait qui s&rsquo;anime&#8230;) nous semblent plus pertinents pour générer de l&rsquo;émotion. Les décors sont extrêment sobres, à l&rsquo;inverse des costumes, spectaculaires et variés et la direction d&rsquo;acteur est impeccable.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/v1/opera-n18/hoffmann.htm">En raison des déboires de la partition originale</a>, nous disposons aujourd’hui de plusieurs versions plus ou moins potentiellement conformes au projet d’Offenbach. Pour cette représentation, nous entendrons l’air de Nicklause « Voyez-la sous son éventail », tiré de la version Oeser, air dont on sait pertinemment qu’il n’a jamais été écrit pour l&rsquo;ouvrage, à la place de « Une poupée aux yeux d&rsquo;émail » (présent dans la version Choudens, remplacé par Oeser, rétabli par Kaye !) . Nous avons également droit au superbe septuor (composé par Gunsbourg pour Monte-Carlo, en 1904) et intégré aux versions Choudens ultérieures. Il en est de même du célébrissime « Scintille diamant », adapté du <em>Voyage dans la lune </em>d&rsquo;Offenbach (Berlin, 1905), pour remplacer « Tourne, tourne miroir » de la version originale. Les récitatifs sont de Guiraud, composés pour la création en remplacement des dialogues parlés. Le trio «  J&rsquo;ai des yeux », de la version Oeser est rétabli en remplacement de l&rsquo;air apocryphe de la version Choudens (qui utilisait la musique de « Tourne, tourne miroir ») . D’autres pages empruntent à Oeser, Kaye ou Keck, avec le rétablissement de l’apothéose à l’Epilogue. A la fin du Prologue, nous n’entendons plus les chœurs chanter « Écoutons ! il est doux de boire ». Le menuet qui s’intercale avec l’acte I disparait. De même que la musique entre les actes II et III, l&rsquo;air de Giulietta « Vénus dit à Fortune », etc. Nicklausse est privé de « Vois sous l&rsquo;archet frémissant ». Difficile de comprendre la logique de ce mécano, dont le résultat n&rsquo;est pas particulièrement supérieur ou cohérent par rapport à aucune des versions officielles.</p>
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		<title>VERDI, Don Carlo — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlo-londres-roh-un-beau-travail-dequipe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2017 17:48:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Certaines productions semblent poursuivies par le sort. C&#8217;est le cas de celle-ci qui a dû faire face aux annulations successives de trois des interprètes initialement annoncés pour les rôles de Posa, d&#8217;Elisabetta et de Tebaldo ! Malgré ces péripéties, le Royal Opera nous propose ce soir une belle reprise de son Don Carlo, créé en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Certaines productions semblent poursuivies par le sort. C&rsquo;est le cas de celle-ci qui a dû faire face aux annulations successives de trois des interprètes initialement annoncés pour les rôles de Posa, d&rsquo;Elisabetta et de Tebaldo ! Malgré ces péripéties, le Royal Opera nous propose ce soir une belle reprise de son <em>Don Carlo</em>, créé en 2008 et repris une première fois en 2013. Pour ses débuts dans le rôle, <strong>Bryan Hymel</strong> campe un Infant d&rsquo;Espagne ardent et sonore avec une homogénéité retrouvée entre les registres. Dans cette tessiture très centrale, la voix passe parfaitement la rampe. L&rsquo;aigu est toujours aussi percutant, lui permet de surmonter sans efforts le difficile si naturel de l&rsquo;acte de l&rsquo;autodafé. Hymel se permet même de rajouter un contre ut à la fin de son duo avec Posa, et un autre à la reprise du thème à l&rsquo;acte III : Verdi doit se retourner dans sa tombe, mais c&rsquo;est diablement efficace ! Dramatiquement, le personnage est convainquant et sympathique, évitant la victimisation de certaines interprétations, et ses interactions avec les autres personnages sont particulièrement réussies.</p>
<p>Remplaçant Krassimira Stoyanova, <strong>Kristin Lewis </strong>offre de beaux moments, en particulier au dernier acte, avec de beaux sons filés dans son duo avec Carlo, et un aigu final tenu impressionnant. Le timbre est charnu dans la partie centrale, un peu plus aigre dans l&rsquo;aigu. La composition dramatique est plus convaincante dans les scènes d&rsquo;autorité (notamment avec Eboli ou Filippo) que dans les passages sentimentaux où son amour pour Carlo a du mal à se manifester concrêtement.</p>
<p>Remplaçant Ludovic Tézier, <strong>Christoph Pohl</strong> est un Rodrigo « de troupe », à la voix manquant de projection et au timbre passe-partout, mais se rachetant par sa musicalité et son intelligence. S&rsquo;il parvient à convaincre dans ses solos, le baryton est beaucoup trop effacé dès qu&rsquo;il doit chanter avec un de ses partenaires.</p>
<p><strong>Ildar Abdrazakov</strong> produit l&rsquo;effet inverse : les moyens sont importants, mais la caractérisation reste générique et l&rsquo;émotion en deçà de ce que l&rsquo;on est en droit d&rsquo;attendre dans son long monologue (d&rsquo;autant que la traduction italienne, trop prosaïque, ne rend pas justice aux différents sentiments du personnage).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="355" src="/sites/default/files/styles/large/public/don-carlo-royal-opera-house-review-936077.jpg?itok=HDQPl78y" title="Bryan Hymel et Christian Pohl © Catherine Ashmore" width="468" /><br />
	Bryan Hymel et Christian Pohl © Catherine Ashmore</p>
<p>On passera sur la contre-perfomance de <strong>Paata Burchuladze</strong> en Grand Inquisiteur, à la projection devenue limitée et aux aigus précautionneux, et sans l&rsquo;autorité fanatique nécessaire. De même, le Frère d&rsquo;<strong>Andrea Mastroni​</strong>, peu respectueux de la rythmique, semble essayer de sauver les meubles. <strong>Ekaterina Semenchuk </strong>serait une Eboli proche de l&rsquo;idéal, n&rsquo;était un timbre un peu banal, mais le chant est royal et l&rsquo;interprétation juste. Le Tebaldo d&rsquo;<strong>Angela Simkin</strong> (qui remplace Emily Edmonds) attire l&rsquo;attention et l&rsquo;on se dit qu&rsquo;on tient là une artiste à suivre (son intervention en Voix du Ciel est moins remarquable pour cause de sonorisation excessive). Même constat avec l&rsquo;excellent Comte de Lerme de<strong> David Junghoon Kim</strong> à la belle projection, au noble phrasé et au timbre intéressant. L&rsquo;une et l&rsquo;autre font partie du Jette Parker Young Artists Programme.</p>
<p>La direction de <strong>Bertrand de Billy</strong> laisse dubitatif. Le tapis orchestral est un peu plat, le chef français semblant rechercher une sorte de fondu entre les pupitres. Le tempo est souvent rapide, et à certaines occasion hors de propos comme l’arrivée guillerette du Grand Inquisiteur venu discuter des assassinats de Posa et de Carlo avec Fillipo. L’autodafé n’est pas en place sans que l’on puisse clairement établir les responsabilités entre des chœurs insuffisants (en nombre et en attention), une musique de scène inaudible alors qu’elle est supposée faire écho à l’orchestre, et une voix du Ciel horriblement amplifiée. Il faut dire que c’est l’un des rares moments discutables de la production, les chœurs couvrant la musique par leurs éructations diverses. La dernière partie compte en revanche de superbes moments et la tension dramatique ne chute pas du « Don Fatale » jusqu’au finale. La mort de Posa et la scène de foule qui la suit sont parfaitement réussies.</p>
<p>La production de <strong>Nicholas Hytner</strong> est élégante et intelligente, faisant défiler les scènes sans interruption ce qui contribue à la fluidité de la représentation : seul l&rsquo;autodafé déjà cité déçoit un peu. Malgré des réserves d’importance, le spectacle vaut mieux que la simple somme des parties tant les interprètes nous offrent un travail d’équipe particulièrement soudée.</p>
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		<title>Paata Burchuladze nommé directeur du Théâtre Mikhaïlovski</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paata-burchuladze-nomme-directeur-du-theatre-mikhailovski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Apr 2017 05:42:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondé en 1833, le Théâtre Mikhaïlovski de Saint-Pétersbourg se consacra exclusivement à l’opéra et au ballet à partir de 1918, et prit en 1921 le nom de Maly (« Petit Théâtre » par rapport au Mariinski, devenu Kirov). En ses murs furent notamment créés Le Nez et Lady Macbeth de Mtsensk de Chostakovitch, ainsi que Guerre et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fondé en 1833, le Théâtre Mikhaïlovski de Saint-Pétersbourg se consacra exclusivement à l’opéra et au ballet à partir de 1918, et prit en 1921 le nom de Maly (« Petit Théâtre » par rapport au Mariinski, devenu Kirov). En ses murs furent notamment créés <em>Le Nez</em> et <em>Lady Macbeth de Mtsensk</em> de Chostakovitch, ainsi que <em>Guerre et paix</em> de Prokofiev. Rebaptisé Théâtre Moussorgski en 1989, il a retrouvé après 2007 son nom original, qu’il tenait du grand-duc Mikhaïl Pavlovitch, frère des tsars Alexandre I<sup>er</sup> et Nicolas I<sup>er</sup>. C’est de ce lieu prestigieux que <strong>Paata Burchuladze</strong> vient d’être nommé directeur ; rappelons que la basse géorgienne fait depuis les années 1980 une grande carrière internationale, dans le répertoire russe bien sûr, mais également italien (on a notamment pu l’applaudir à l’Opéra de Paris en Zaccaria de <em>Nabucco</em> et en Basile du <em>Barbier de Séville</em>).</p>
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