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	<title>Birgit CALM - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Birgit CALM - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Der Traumgörge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2020 15:17:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si incroyable que cela puisse paraître, il existe deux intégrales de Der Traumgörge de Zemlinsky. Pour un opéra qui ne fut jamais créé du vivant de son compositeur, et qui n’a pu être entendu qu’en 1980, ce n’est pas mal, vraiment ! Le troisième opus scénique de l’amoureux transi d’Alma Mahler aurait dû voir la scène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si incroyable que cela puisse paraître, il existe deux intégrales de <em>Der Traumgörge</em> de Zemlinsky. Pour un opéra qui ne fut jamais créé du vivant de son compositeur, et qui n’a pu être entendu qu’en 1980, ce n’est pas mal, vraiment ! Le troisième opus scénique de l’amoureux transi d’Alma Mahler aurait dû voir la scène en 1907 grâce à la protection du mari de celle-ci, mais Gustav Mahler ayant démissionné, <em>Georges le rêveur</em> fut abandonné alors qu’il était en répétition, et c’est seulement dans les années 1970 que le matériel en fut retrouvé dans les archives de l’Opéra de Vienne. Près de quarante ans après la mort du compositeur, l’œuvre a enfin connu sa première scénique à Nuremberg en 1980. Seule la frilosité du public et des programmateurs explique qu’on ne voie pas plus souvent cet opéra… écrivions-nous il y a quelques jours, quand est tombée l’excellente nouvelle : une <a href="https://www.forumopera.com/breve/en-2020-21-dijon-boucle-lere-joyeux-avec-panache">coproduction entre Nancy et Dijon</a> sera présentée la saison prochaine !</p>
<p>… qu’on ne voie pas plus souvent cet opéra dont le livret très solidement bâti repose sur deux personnages centraux. Le fameux rêveur du titre, qui se révèle en fait un meneur d’hommes, un leader révolutionnaire, est vite déçu par la cupidité égoïste de ses frères humains mais trouve un équilibre dans une vie de famille heureuse et bienfaisante, avec une femme qu’il a toujours défendue contre ceux qui la traitaient comme une sorcière et en qui il reconnaît la princesse de ses rêves. Musicalement, on se situe dans une mouvance post-wagnérienne, entre Mahler et un Richard Strauss « apaisé » qui ne s’était pas encore vraiment manifesté à l’opéra, le grand duo final de Görge et de Gertraud semblant presque préfigurer celui d’<em>Ariane à Naxos</em>.</p>
<p>Donc, déjà deux intégrales : l’une, parue chez Capriccio en 1988, écho d’un concert donné à Francfort l’année précédente ; l’autre, chez EMI, enregistrée en studio et sortie en 2003, à l’époque – bénie ? – où James Conlon avait persuadé le label de publier toute une série d’œuvres de Zemlinsky. Sans parler de l’opposition entre <em>live</em> et studio, on remarque une différence de taille entre ces deux versions : leur durée. 1h50 pour Capriccio contre 2h30 pour EMI ! Certes, Conlon affirme donner la partition sans aucune coupure, mais il semble que ce soit surtout la lenteur de ses tempos qui explique ce différentiel de temps. On avouera une préférence pour la version dirigée par l’excellent <strong>Gerd Albrecht</strong>, qui instaure d’emblée un climat plus poétique, grâce à la transparence des textures orchestrales, avec des tempos pourtant plus rapides.</p>
<p>La version de concert a aussi l’avantage d’insuffler aux chanteurs une vie qu’il est toujours malaisé de recréer en studio, et l’on sent une complicité entre les différents membres de la distribution. <strong>Josef Protschka</strong>, que Capriccio nous avait permis d’entendre dans <em>Turandot</em> de Busoni ou <em>Der Schatzgräber </em>de Schreker, trouve dans le rôle-titre un personnage à sa mesure, qui ne l’oblige pas à des excès de vaillance, mais s’accommode parfaitement de la demi-teinte, adéquate pour un rêveur. Décédée en 2014, <strong>Janis Martin</strong> chantait Wagner en haut lieu dans les années 1980 ; de fait, le rôle de Gertraud appelle une voix assez héroïque, et un timbre sulfureux pour caractériser cette femme rejetée par la société. <strong>Pamela Coburn </strong>est l’un des quatre noms retenus pour la couverture du disque : le rôle assez mineur de Grete, auquel elle prête une admirable fraîcheur, n’appelait peut-être tant d’honneur puisque la demoiselle disparaît après le premier acte, mais c’est qu’elle était, dans ces même années 1980, une mozartienne de référence en Autriche et en Allemagne. <strong>Gabriele Maria Ronge</strong> n’est pas loin d’avoir autant à chanter et le fait fort bien. Du côté des messieurs, le monde germanique avait apporté ce qu’il avait de mieux à offrir : un ténor qui fut Siegfried à Paris au début des années 1990, <strong>Heinz Kruse</strong>, un baryton très wagnéro-straussien, <strong>Hartmut Welker, </strong>et deux superbes basses, <strong>Victor von Halem</strong> et <strong>Martin Blasius</strong>.</p>
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		<title>La Wally</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-wally-une-wally-exotique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Oct 2016 05:44:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si La Wally est un opéra largement inconnu du grand public, sa musique l’est un peu moins grâce au « tube » de la partition « Ebben ? Ne andrò lontana », popularisé par le film Diva, et plus encore par son utilisation publicitaire. En dehors du présent enregistrement, la discographie se limite à plusieurs captations de Renata Tebaldi, de qualités diverses. En &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">Si <em>La Wally </em>est un opéra largement inconnu du grand public, sa musique l’est un peu moins grâce au « tube » de la partition « Ebben ? Ne andrò lontana », popularisé par le film <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kFg-M6c5tU0"><em>Diva</em></a>, et plus encore par son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=JSSUjy8k1aY">utilisation publicitaire</a>. En dehors du présent enregistrement, la discographie se limite à plusieurs captations de Renata Tebaldi, de qualités diverses. En dépit des mérites de la partition, <a href="/la-wally-monte-carlo-eh-bien-nous-nous-en-irons-loin">les productions de l’ouvrage sont rares</a>, mais il faut reconnaître qu’il n’est jamais aisé de représenter sur scène une avalanche ou un sauvetage au fond d’un ravin. Pour résumer, Gellner (le baryton) est amoureux de Wally (la soprano), elle-même entichée d’Hagenbach (le ténor) que déteste Stromminger, son père (la basse). La basse veut marier le soprano au baryton, mais elle refuse : elle quitte la maison pour toujours (elle en profite pour chanter le « tube » précité pour clore l’acte I en beauté).  Un an plus tard, papa est mort et Wally est libre et riche. A la suite d’un pari idiot, Hagenbach arrache un baiser à la jeune fille. Quand celle-ci apprend que ce n’était qu’un jeu, elle enrage et demande à Gellner de tuer le jeune homme. Acte III : tout bien réfléchi, Wally ne veut plus supprimer celui dont elle est éprise, et dont elle pense qu’il en aime une autre, Afra. Trop tard : Gellner l’a déjà poussé au fond d’un ravin. Munie d’une corde, Wally va sauver elle-même Hagenbach et le laisse, inanimé, aux bons soins d’Afra. Au dernier acte, Hagenbach rejoint Wally dans la montagne pour lui déclarer son amour et les amants sont enfin réconciliés. Parti à la recherche d’un chemin sûr, il est emporté par une avalanche. Wally le rejoint en sautant dans le vide. L’intrigue est efficace à défaut d’être particulièrement originale et, en dépit des difficultés évoquées, l’ouvrage est plus facile à apprécier à la scène qu’avec le seul support audio. Les airs sont plutôt rares, Catalani optant le plus souvent pour une conversation musicale, s’inspirant du modèle wagnérien.</p>
<p style="font-size: 14px">Il faut deux voix pour chanter Wally. L’air précité exige plutôt un<em> lirico-spinto</em>, capable d’exprimer une mélancolie douce, une tristesse résignée, en abordant avec souplesse les sauts de registres, et en alternant les <em>forte </em>et les <em>piani</em>. Hariclea Darclée, la créatrice du rôle, fut d’ailleurs la première interprète de Tosca.<strong> Éva Marton </strong>a un peu de mal à plier son instrument à ces exigences, mais sait compenser par un travail intelligent sur l’interprétation. Toutefois, Wally, c’est aussi une femme de tête, capable de résister à un amoureux trop entreprenant ou de projeter la mort de son amant : là, le soprano dramatique est tout à fait à son aise, impressionnant, sans véhémence excessive (un défaut de ses <em>Tosca</em>) mais avec une froide passion. Le timbre est riche, typé, les aigus… énormes ! Le vibrato est généralement bien contrôlé. On n’attendait pas dans ce répertoire le soprano hongrois,  surtout connu pour ses interprétations wagnériennes ou straussiennes, mais Marton fait mieux que tirer son épingle du jeu et offre une interprétation convaincante de l’héroïne de Catalani, même si on peut regretter un certains manque d’italianité. Le rôle de Giuseppe Hagenbach réclame plutôt un <em>ténor spinto</em>, voire <em>dramático</em>. <em>Tenore di grazia</em> remarquable dans Mozart, <strong>Francisco Araiza</strong> est loin d’avoir l’ampleur vocale requise, et encore moins le style. Certes, toutes les notes sont émises, mais systématiquement <em>forte </em>ou <em>mezzo forte</em>, avec une projection uniforme, sans variations de couleurs, et avec des nasalités pas toujours agréables : on a  l’impression d’un rossinien survitaminé égaré hors de ses terres (dans les dernières années de sa carrière, le ténor mexicain infligera le même traitement à Alvaro dans <em>La Forza del destino</em>, à Don José dans <em>Carmen </em>ou encore à <em>Andrea Chénier</em>, sans que sa voix, d’une incroyable solidité, n’en pâtisse trop). <strong>Alan Titus</strong> est un Vincenzo Gellner un peu monolithique dramatiquement inquiétant, au chant efficace, et attentif à la couleur des mots. <strong>Francesco Ellero d&rsquo;Artegna </strong>grossit exagérément sa voix, dans une caricature de Boris Christoff. Dans le petit rôle d’Afra, qui a tout de même les honneurs d’un air, <strong>Birgit Calm </strong>est musicalement parfaite. Excellente contribution également de la part de<strong> </strong><strong>Julie Kaufmann</strong>, et on notera en messager le jeune <strong>Michele Pertusi</strong>.</p>
<p style="font-size: 14px">La direction de <strong>Pinchas Steinberg </strong>est efficace et professionnelle, mais n’évite pas quelques tunnels. Il y faudrait un James Levine. L&rsquo;orchestre de la Radio de Munich sonne un peu martial mais les chœurs sont irréprochables.</p>
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