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	<title>Philippe CANTOR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Philippe CANTOR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>BRUNI, Pinocchio &#8211; Lausanne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bruni-pinocchio-lausanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une salle d’opéra pleine d’enfants, accompagnés de leurs parents trentenaires, ou de grands-parents d’âges variés, c’est bruyant comme une volière, et ça fait magiquement silence dès l’entrée du chef… et ça ne bouge plus jusqu’à la fin.Ce Pinocchio est un ravissant spectacle, et c’est d’abord une initiative heureuse, plutôt rare semble-t-il : monter avec beaucoup &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une salle d’opéra pleine d’enfants, accompagnés de leurs parents trentenaires, ou de grands-parents d’âges variés, c’est bruyant comme une volière, et ça fait magiquement silence dès l’entrée du chef… et ça ne bouge plus jusqu’à la fin.<br>Ce Pinocchio est un ravissant spectacle, et c’est d’abord une initiative heureuse, plutôt rare semble-t-il : monter avec beaucoup de soin et de goût, pour ne pas dire avec luxe, un opéra ou une comédie musicale –&nbsp;on peut en discuter –&nbsp;pour un très jeune public. Un spectacle en vrai, loin des écrans et des tablettes, avec 33 musiciens, un chœur, des danseurs…<br>L’œuvre a été composée en 2008 par la chanteuse et compositrice allemande <strong>Gloria Bruni</strong>, sur un livret d’après Carlo Collodi, très adapté par <strong>Ursel Scheffler</strong>. Créée à Hambourg, elle fut donnée aussi à Parme et Naples dans une version italienne, c’est là qu’elle fut orchestrée (ou-réorchestrée) par <strong>Lauro Ferrarini</strong>. Puis ce fut le Bolchoi de Minsk, avant cette production lausannoise donnée huit fois à guichets fermés. Pour la première fois, Pinocchio est donné en français dans la version de <strong>Mathias Constantin</strong> et <strong>Antoine Schneider</strong>. Mis à part quelques rares passages parlés, tout sera chanté.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-11-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-127835" /><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Guy Python</sup></figcaption></figure>


<h4 style="text-align: left"><strong>Boîte de couleurs<br /></strong></h4>
<p>L’orchestration, qui fait souvent penser à Prokofiev, parfois à Chostakovitch ou à Nino Rota, et bien sûr aux musiques de tréteaux et de cirque, est pétillante, colorée, virevoltante, sollicitant beaucoup les souffleurs et trois percussionnistes, le xylophone et le vibraphone notamment. La goguenardise d’un basson, l’impertinence des flûtes, l’ironie d’un hautbois, la chaleur rêveuse des clarinettes, la cocasserie d’un glissando de trombone, on se prend à songer que ces enfants pour la plupart l’entendent en direct pour la première fois…</p>
<p>Le <strong>Sinfonietta de Lausanne</strong> dirigé avec beaucoup de précision et de saveur par <strong>François López-Ferrer</strong> (soit dit en passant fils de Jésus López-Cobos, qui le précéda dans cette salle, on ne l’a pas oublié) allait être pour beaucoup dans le plaisir de cette courte représentation (une petite heure et demie), à égalité avec la mise en scène pimpante et vive de <strong>Cédric Dorier</strong> et la scénographie mobile et joyeuse d’<strong>Adrien Moretti</strong> (les changements à vue font partie de la magie du théâtre, évidemment).</p>
<h4><strong>La solitude d’un SDF</strong></h4>
<p>Premier tableau : un long portique qui évoque une villégiature heureuse au bord de la mer, un <em>pier</em> comme à Brighton où passent quelques promeneurs 1900 ; un bonheur dont ne profite pas le vieux Geppetto, SDF solitaire et affamé (vieille chaise de camping et Caddie contenant tous ses maigres biens). <strong>Philippe Cantor</strong> dessine cette silhouette fragile et, dans un parlé-chanté que l’orchestre couvre parfois, dit la douleur du personnage : « Je n’ai plus rien à manger, je suis en difficulté »…<br />Une étoile filante passant dans le ciel, il fera le vœu que sa marionnette de bois, son Pinocchio, prenne vie, pour avoir enfin quelqu’un à qui parler. Une fée avec ombrelle, créature sortie de Whistler ou du Walt Disney de<em> Lady and the Tramp</em>, apparaîtra sur la passerelle et on connaît la suite…</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-2-1024x693.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-2-1024x693.jpg." />
<div style="text-align: center"><sup data-rich-text-format-boundary="true">Nuada Le Drève © Jean-Guy Python</sup></div>
<div> </div>
<div>Pinocchio, le vieux marionnettiste lui a fait une chemise d’un filet ramassé sur la plage et une chevelure d’un bouquet de varech. C’est <strong>Anne Sophie Petit</strong>, jeune soprano léger (elle a chanté Musetta et la Reine de la Nuit) qui lui prête sa silhouette bondissante. Vocalement, on aura le sentiment d’une balance parfois délicate entre sa voix d’opéra (elle lancera quelques-unes de ses notes les plus hautes lors du duo des retrouvailles, à la fin de l’opéra) et une voix de comédienne-chanteuse un peu moins affirmée.</div>
</div>
<p>A la Fée, <strong>Nuada Le Drève</strong>, la partition prête de longues lignes mélodiques tandis que le Grillon, qui sera la conscience de Pinocchio, Jiminy Cricket autrement dit, sera dessiné avec humour par <strong>Laure-Catherine Beyers</strong>. Elle assumera avec esprit et un drôle d’accent ses vocalises comiques et le tempo de valse de son premier air, qu’elle conclura par une interminable note tenue sur sa balançoire….</p>
<h4><strong>Jouer ou chanter</strong></h4>
<p>On aura parfois le sentiment avec tel ou tel des interprètes qu’il n’est pas facile de jouer la comédie, de sautiller et gambader, en accordant au chant tout le soin qu’il faudrait. A l’évidence c’est le jeu qui est ici privilégié, et les costumes d’<strong>Irène Schlatter</strong> sont un régal, que ce soient la redingote évasée verte, la perruque et les gants verts aussi du grillon, l’ambre robe tigrée du Chat ou le costume orange (et la coiffure en pétard assortie) du Renard. Dans ces deux derniers rôles (des aigrefins qui escroquent le crédule Pinocchio), <strong>Valentine Dubus</strong> et <strong>Baptiste Bonfante</strong> à l&rsquo;évidence s’amusent (et amusent) beaucoup. <strong>Romain Favre</strong>, belle voix de baryton, porte avec prestance sa tenue de Monsieur Loyal emplumé de rouge feu.</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle" style="text-align: center"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-9-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-9-1024x683.jpg." /><sup>©Jean-Guy Python</sup></div>
<h4><strong>Pointillisme et saveur dans la fosse</strong></h4>
<p>Des valses, des marches très carrées, des boléros, beaucoup de second degré (et même un chœur a cappella en coulisse pour une chanson de marins sur « Ô combien de marins, combien de capitaines… »), la partition joue de la citation, ne s’attarde pas, lance une phrase puis passe à autre chose, et le pointillisme de l’orchestration, très fruitée, ici un cornet, là un woodblock, ajoutent au multicolore du spectacle. Il y aura tour à tour le restaurant du Crabe d’or (avec chœur de pizzaiolos), il y aura une fête foraine avec un ballet très Broadway époque <em>All that jazz</em>, d’un kitch post-hippie assumé, il y aura une très jolie scène nocturne dans la forêt où l’orchestre, se souvenant peut-être de la scène du jardin de <em>L’Enfant et les sortilèges</em>, se teintera de couleurs sonores poétiques.</p>
<p class="components-resizable-box__container has-show-handle" style="text-align: center"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-10-scaled-e1680188291601-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-10-scaled-e1680188291601-1024x683.jpg." /><sup data-rich-text-format-boundary="true">Laure-Catherine Beyers, Valentine Dubus, Anne-Sophie Petit et Baptiste Bonfante © Jean-Guy Python</sup></p>
<h4 class="components-resizable-box__container has-show-handle"><strong>Quelques dissonances subtilement amenées</strong></h4>
<p>D’ailleurs, très habilement, la partition, tout à fait tonale et enjouée au début, s’offrira alors quelques dissonances et quelques chromatismes inspirant l’effroi, quelques acidités suggestives. C’est le moment où Pinocchio, à deux doigts d’être pendu sera finalement affublé d’oreilles d’âne, et on remarquera notamment un quatuor très grinçant, pour le coup beaucoup plus opéra que comédie-musicale, entre Pinocchio, le Cricket, le Renard et le Chat. « Ah, que c’est dur d’être un enfant », chantera le pantin de bois, avant son lamento « Je suis dans un grand désespoir », accompagné de cordes désolées et d’arpèges de harpes à la Bellini. Un peu plus tard c’est une clarinette très opéra-comique à la française (avec l’indispensable harpe) qui accompagnera l’air « Je viens de faire un très grand rêve ».</p>
<h4><strong>Réconciliation en majeur</strong></h4>
<p>Les vidéos de <strong>Francesco Cesalli</strong>, qui s’étaient bornées jusqu’ici à faire mouvoir des nuages et des cerfs-volants dans le ciel, auront brossé, dans une palette verte et bleue, une forêt enchantée de livre d’enfants, avant de faire déferler un ouragan (grandes vagues des cors et du trombone dans la fosse) et de descendre sous la mer (requins, baleines, bancs de sardines). Scène touchante où Pinocchio, à la recherche de Geppetto dont la barque aura sombré, se retrouvera dans le ventre d’une baleine (« C’est humide, c’est morbide, j’ai si mal à mon moral ! », mais l’apparition du vieil homme donnera lieu à un duo des retrouvailles, comme chez Verdi.</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle" data-wp-editing="1"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-12-1024x683.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-12-1024x683.jpg." />
<div style="text-align: center"><sup data-rich-text-format-boundary="true">Anne-Sophie Petit et Philippe Cantor dans la baleine © Jean-Guy Python</sup></div>
<div> </div>
</div>
<p>La partition se fera de plus en plus consonante et mènera vers une scène finale, gentiment moralisante, et vers un accord en majeur résolument parfait ! Les dernières images, avec saltimbanques (ici souvenir des <em>Forains</em> de Sauguet et Roland Petit !) et couleurs de berlingots, se déploieront sur une mélodie facile justement faite pour être reprise en chœur par la salle.</p>
<p>On se prend à rêver que, la magie de l’opéra ayant joué, ce soient de nouvelles générations de spectateurs qui aient été conquises, qui viendront dans quelques années remplacer les têtes chenues dont nous faisons partie…</p>
<div class="components-resizable-box__container has-show-handle"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Pinocchio-…-lOp‚ra-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-1-1024x557.jpg" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Pinocchio-%E2%80%A6-lOp%E2%80%9Ara-de-Lausanne-c-Jean-Guy-Python-1-1024x557.jpg." />
<div style="text-align: center"><sup data-rich-text-format-boundary="true">© Jean-Guy Python<br /></sup></div>
<div> </div>
<div style="text-align: center"> </div>
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			</item>
		<item>
		<title>Un oratorio de Noël</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-oratorio-de-noel-pour-un-noel-tout-en-devotion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà une réédition qui vient à point nommé, juste avant les fêtes de Noël, pour faire redécouvrir à quel point Noël occupe une place singulière dans l’œuvre de Charpentier à qui la naissance de Jésus a inspiré de nombreuses et diverses œuvres. Cet opus est en effet la réédition de deux précédents CD des Arts &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà une réédition qui vient à point nommé, juste avant les fêtes de Noël, pour faire redécouvrir à quel point Noël occupe une place singulière dans l’œuvre de Charpentier à qui la naissance de Jésus a inspiré de nombreuses et diverses œuvres. Cet opus est en effet la réédition de deux précédents CD des Arts Florissants, parus en 1982 et 1983 . Cette réunion est particulièrement bienvenue, tant le fil rouge, Noël, la justifie avec évidence. C’est ainsi une chance que de voir réunis sur un même CD l’oratorio de Noël <em>In Nativitatem Domini Canticum</em>, la pastorale <em>Sur la naissance de Notre Seigneur Jésus Christ</em>, les <em>Antiennes « O » de l’Avent</em> et les <em>Noëls pour les instruments</em>.</p>
<p>Tous composés entre 1683 et 1693, ces œuvres permettent de prendre pleinement conscience de l’homme de foi qu’était Marc-Antoine Charpentier et de découvrir de nouvelles facettes de sa dévotion, au-delà de sa célèbre <em>Messe de Minuit</em>. <strong>William Christie</strong> et <strong>Les Arts Florissants</strong>, comme à l’accoutumée, proposent une performance parfaite de bout en bout et nous permettent ainsi de redécouvrir le cycle des sept « O » de l’Avent, chaque antienne débutant par un « O » sublimé de longues notes suspensives créant l’atmosphère d’attente de l’Avent parfaitement restituée par l’ensemble. L’orchestre a toute l’occasion de briller dans les <em>Noëls pour instruments</em> et c’est également l’occasion de réécouter l’oratorio de Noël, œuvre dramatique et religieuse sans réelle postérité ainsi que la pastorale sur la naissance du Christ où le profane se mêle au sacré dans un mélange des tonalités surprenant, totalement maîtrisé par l’orchestre. L’ensemble fait preuve d’une précision et d’un sens de la nuance hors du commun, sous la baguette avisée de William Christie, toujours aussi percutant sans jamais sacrifier à l’émotion.</p>
<p>Le plateau vocal restitue toute la dévotion solennelle escomptée tout en offrant une prestation parfaitement ciselée. Les sopranos <strong>Agnès Mellon, Jill Feldman, Catherine Bignalet</strong> imprègnent leur performance du climat de dévotion avec grande délicatesse, et s’équilibrent parfaitement avec les tonalités plus sombres de <strong>Marie-Claude Vallet</strong> et <strong>Guillemette Laurens</strong>. Les hautes-contre <strong>Dominique Visse</strong> et <strong>Vincent Darras</strong> dialoguent avec éloquence avec l’orchestre tandis que la profonde grâce des ténors <strong>Michel Laplénie, Etienne Lestringant</strong> et <strong>Ian Honeyman</strong> ne peut que frapper l’auditeur. Enfin, la beauté saisissante des graves de <strong>Philippe Cantor, Antoine Sicot, </strong>et<strong> François Fauché</strong>, achève d’exalter toute la sensibilité de la partition.</p>
<p>C’est ainsi un Noël particulièrement riche que les Arts Florissants proposent de redécouvrir, entre dévotion et légèreté, adoration et ferveur.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>MARKEAS, La vallée de l&#039;étonnement — Sartrouville</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-vallee-de-letonnement-sartrouville-la-couleur-des-souvenirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Niel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 05:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une composition enthousiasmante qu’a proposée l’ensemble TM + dirigé par Laurent Cuniot  au Centre Dramatique National de Sartrouville mardi 9 novembre. La Vallée de l’étonnement, fait partie en effet de ces petites formes opératiques qui, malgré une économie de moyens, parviennent à trouver une vivacité créative, parfois absente des grandes maisons. Le livret de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une composition enthousiasmante qu’a proposée l’ensemble TM + dirigé par <strong>Laurent Cuniot</strong>  au Centre Dramatique National de Sartrouville mardi 9 novembre. <em>La Vallée de l’étonnement</em>, fait partie en effet de ces petites formes opératiques qui, malgré une économie de moyens, parviennent à trouver une vivacité créative, parfois absente des grandes maisons.</p>
<p>Le livret de <strong>Sylvain Maurice</strong> est librement inspiré de <em>The Valley of Astonishment</em> de Peter Brook et Marie-Hélène Estienne : Sammy Koskas non seulement découvre qu’il possède une mémoire extraordinaire, mais en plus, comprend que sa façon de percevoir le monde est fort différente de ses semblables puisqu’il associe systématiquement les mots et les sons à des couleurs et des images. Dès lors, le dilemme pour ce personnage consiste à apprivoiser ses « deux » mémoires : celle éclatante et hors-norme, qui lui permet d&rsquo;impressionner les foules en tant que mentaliste lors de shows d’ampleur, et celle paradoxalement plus commune, enfouie, douloureuse, qu’il ne peut manier aussi aisément que la première.</p>
<p>A cette tension intérieur-extérieur, s’ajoute donc le motif de la synesthésie qui se prête fort bien à une composition opératique. Reste à savoir comment l’image peut « devenir » son et réciproquement.</p>
<p>La première réponse repose évidemment dans la partition d’<strong>Alexandros Markeas</strong>. Avec une formation originale (piano, percussions, clarinette, saxhorn, contrebasse et accordéon), son écriture dynamique recherche des couleurs de timbre particulièrement plaisantes, parfaitement exécutée par les musiciens de TM+ et les chanteurs. Comme un peintre pointilliste, il a le souci du détail et sait capter les mouvements émotionnels et intellectuels du bouillonnant protagoniste ; ce qui ne l’empêche pas de maîtriser l&rsquo;ensemble, étirant progressivement le temps, des scènes de confrontations saccadées initiales aux explorations intimes finales.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/lavalleedeletonnementc_christopheraynauddelage_1.jpg?itok=drHFMjJu" title="© ChristopheRaynauddeLage " width="468" /><br />
	© ChristopheRaynauddeLage </p>
<p>Le charme de cette production repose aussi sur le revêtement presque sur-mesure des personnages par la distribution. Sammy Koskas est porté par la pétillante soprano <strong>Agathe Peyrat</strong>, qu’on trouve d’habitude au sein du chœur Aedes. Aussi appliquée pour sa diction que pour son jeu, son timbre clair sied parfaitement à ce juvénile personnage : espiègle dans les rythmes et les syllabes du parlé-chanté, elle sait aussi être touchante dans les parties lyriques plus solides, épaisissant son personnage.  </p>
<p>Il est aussi plaisant de retrouver les deux barytons <strong>Paul-Alexandre Dubois</strong> et <strong>Vincent Bouchot</strong>, rarement ensemble sur scène. La complicité, voire la gémellité (dans le style plus que dans la voix) de ces deux chanteurs expérimentés du théâtre musical, s’accorde parfaitement aux rôles des deux scientifiques dépassés et incapables d’aider le protagoniste. De même, la voix tonitruante de baryton-basse de <strong>Philippe Cantor</strong> confère à ses personnages – le chef de la rédaction et le patron du cabaret – une autorité dérisoire amusante. </p>
<p>La mise en lumière colorée et la vidéo sont adroitement utilisées, participant largement à la dimension poétique de la pièce. L’ensemble souffre toutefois d&rsquo;une mise en scène un peu étriquée ; un jeu plus déployé aurait permis de ne pas sentir une certaine longueur dans la mise en place du noeud de l&rsquo;histoire.</p>
<p>La fin n’en demeure pas moins réussie, et l’on est content de rapporter jusqu&rsquo;à chez soi une mélodie hypnotisante et des souvenirs colorés.</p>
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		<title>Monteverdi &#8211; Il Combattimento di Tancredi e Clorinda / Ballo delle Ingrate (Malgoire)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/monteverdi-il-combattimento-di-tancredi-e-clorinda-ballo-delle-ingrate-malgoire-bal-merveilleux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 05:49:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa liste de rééditions, le label Sony Classical a choisi d’intégrer la gravure du doublé Combattimento/Ballo de Monteverdi dans la version de Jean-Claude Malgoire, initialement parue chez CBS Records. Une réédition qui vaut le détour, ne serait-ce que pour écouter à nouveau les merveilleuses proposition de la Grande Écurie et la Chambre du Roy dans ce Bal &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify" style="font-size: 14px;">Dans sa liste de rééditions, le label Sony Classical a choisi d’intégrer la gravure du doublé <em>Combattimento</em>/<em>Ballo</em> de Monteverdi dans la version de Jean-Claude Malgoire, initialement parue chez CBS Records. Une réédition qui vaut le détour, ne serait-ce que pour écouter à nouveau les merveilleuses proposition de la Grande Écurie et la Chambre du Roy dans ce <em>Bal des ingrats</em>.</p>
<p class="rtejustify" style="font-size: 14px;">Le principal avantage de cet enregistrement est sans doute le choix soigneux des chanteurs. Dans le <em>Combattimento di Tancredi e Clorinda</em>, <strong>András Laczó </strong>est un Testo assez inhabituel, mais pas forcément hors de propos. Son interprétation se veut dramatique et contrastée, ce qui ne donne que plus de relief aux exclamations de douleur du narrateur. En revanche, les passages en <em>stile concitato</em> lui réussissent moins bien, le ténor se voyant mis en difficulté notamment par la grande quantité de texte à débiter. <strong>Isabelle Poulenard</strong> n’est pas la meilleure Clorinda du répertoire, mais sa sensibilité musicale convient parfaitement à la tendresse du rôle (« Amico, hai vinto… »). <strong>Philippe Cantor</strong> tire honorablement son épingle du jeu en Tancredi.<br />
	Jouant pourtant en terrain connu, la Grande Écurie et la Chambre du Roy ne semble pas tirer le meilleur de l’instrumentation déjà si particulière de Monteverdi. Les passages en concitato manquent de dynamisme et de saveur, ne restituant qu’à moitié l’atmosphère belliqueuse du combat.</p>
<p class="rtejustify" style="font-size: 14px;">Fort heureusement, les choses tournent pour le mieux dans le <em>Ballo delle ingrate</em>. Partition moins connue que la précédente, elle illustre le bal des âmes ingrates en amour, condamnées à souffrir pour l’éternité au royaume de Pluton. Dans une ritournelle aux dissonances à la fois grinçantes, expressives et surtout audacieuses pour l’époque, le Monteverdi-madrigaliste rend compte de la douleur physique et psychiques de ces âmes condamnées. Les musiciens semblent bien plus inspirés par cette danse blessée, ménageant à chaque dissonance une place particulière, et on ne s’ennuie jamais malgré les nombreuses reprises de ce bal. <br />
	C’est surtout ici que s’illustre le talent de <strong>Jean-Claude Malgoire</strong> à choisir des voix appropriées au rôles. L’Amour de <strong>Dominique Visse</strong> déroute d’abord par son timbre toujours aussi surprenant, mais la musique l’emporte sur la surprise. Le mezzo de <strong>Colette Alliot-Lugaz</strong> drape le rôle de Vénus d’un drame expressif et sévère, tandis que la basse virtuose de <strong>Gregory Reinhart</strong> allie de manière surprenante générosité de timbre et agilité sur l’ensemble de la tessiture vertigineuse. Les quatre ingrates complètent merveilleusement la distribution, clôturant le bal par un chœur de lamentations qui ne laisserait personne de marbre.</p>
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