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	<title>Pierre CATALA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pierre CATALA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Le Voyage de MM. Dunanan père et fils — Paris (Ranelagh)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 21:50:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> « Qu’est-ce que Le Voyage de MM Dunanan père et fils aux Bouffes-Parisiens », écrit le 3 avril 1862 Benoît Jouvin dans Le Figaro, « Une bonne folie et une dernière mascarade du carnaval qui nous dit adieu. MM Dunanan, deux Auvergnats au cœur de salpêtre, se croient sur la place Saint-Marc, à Venise ; ils sont à Paris, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p> « <em>Qu’est-ce que </em>Le Voyage de MM Dunanan père et fils<em> aux Bouffes-Parisiens</em> », écrit le 3 avril 1862 Benoît Jouvin dans <em>Le Figaro</em>, « <em>Une bonne folie et une dernière mascarade du carnaval qui nous dit adieu. MM Dunanan, deux Auvergnats au cœur de salpêtre, se croient sur la place Saint-Marc, à Venise ; ils sont à Paris, rue Saint-Marc. Partis pour s’unir à des compatriotes du doge Marino Faliero, ils épousent, en fin de compte, des modestes contemporaines de Rigolboche. Voilà le point de départ et d’arrivée. Les deux premiers actes de cette mystification inspirée des tribulations de M. Deschalumeaux sont amusants ; le reste languit un peu. La musique d’Offenbach est vive et folle, comme il convient. Une ouverture agréable, un air bouffe excellent, celui de l’homme-orchestre ; un joli trio sur ces paroles : </em>Eh ! youp ! la Catarina<em>, un quatuor au troisième acte, le trio des </em>Bravi<em> ; mais surtout par-dessus tout, le chœur des guitares. C’est le grand effet et le grand succès.</em> ».</p>
<p>Si l’on se permet de reprendre textuellement ces propos cités par Jean-Claude Yon dans son <em>Offenbach</em>, c’est qu’un siècle et demi après leur publication, ils reflètent exactement notre avis sur cet opéra-bouffe créé le 22 mars 1862 à Paris, dont la dernière représentation recensée daterait de 1908 ! Une exhumation s’imposait. La compagnie Fortunio, dirigée par l’indispensable <strong>Geoffroy Bertran</strong>, prétexte un festival Offenbach au Ranelagh pour tirer l’ouvrage de la naphtaline. Quelle bonne idée ! Car si en effet, le livret s’effrite dans la 2<sup>e</sup> partie, la musique, elle, ne faiblit jamais. On y retrouve avec jubilation certains des ingrédients qui font le succès d’Offenbach : le rythme effréné, l’inspiration mélodique, la fantaisie débridée proche de l’absurde, l’imitation des instruments de musique, l’usage désopilant des onomatopées, les clins d’œil gourmands avec un couplet des crêpes que l’on continue de fredonner longtemps après la représentation.</p>
<p>Avec un seul piano et une flûte, pour orchestre, <strong>Romain Vaille</strong> laisse deviner les trésors d’inventivité déployés par Offenbach pour orchestrer – avec force détails, conformément à son habitude – une partition échevelée. La direction musicale fouette sans retard une course à grand galop qui s’achève dans la confusion d’un bal masqué où le père se déguise en femme et le fils en oie. <em>La belle Hélène</em>, deux ans après, utilisera aussi un anatidé comme ressort comique. Coïncidence ? </p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/acte_ii_2.jpg?itok=WvoMdbei" title="© DR" /><br />
	© DR</p>
<p>Aux piliers de la compagnie Fortunio, tous remarquables de drôlerie, s’ajoutent quelques nouvelles recrues pourvues des mêmes qualités, à savoir le talent – indispensable dans ce répertoire – pour faire un sort à chaque mot, qu’il soit parlé ou chanté. L’esprit de troupe qui anime la pièce d’un bout à l’autre exigerait de ne citer aucun des interprètes ou de les mentionner tous. Certains rôles cependant, mieux servis par la partition, se détachent inévitablement. Pamela par exemple à laquelle <strong>Charlotte Mercier</strong> prête d’une voix impérieuse une allure irrésistible de grande Duduche ; ou encore Dunanan fils, confié en 1862 à Léonce, le créateur de Pluton dans <em>Orphée aux enfers</em>, dont <strong>Kevin Lerou</strong>, en rejeton ingrat et capricieux, offre un portrait savoureux. Drôle aussi, le duo puis trio formé par Lespingot (<strong>Richard Golian</strong>) et Tympanon (<strong>Pierre Girod</strong>) et Astrakan (Geoffroy Bertran) tire les ficelles de l’intrigue en une succession de numéros où chacun parvient à affirmer sa personnalité, vocale et théâtrale, sans marcher sur les plates-bandes de l’autre. </p>
<p>Comme toujours avec la Compagnie Fortunio, on apprécie le soin avec lequel sont traités décors et costumes, nombreux, variés, colorés, d’une fidélité scrupuleuse tant à l’esprit qu’à la lettre de l’ouvrage. Réglée à quatre mains par <strong>Pierre Catala</strong> et Geoffroy Bertran, chorégraphiée par <strong>Estelle Danière</strong>, la mise en scène n’omet aucun détail pour exprimer le meilleur d’une œuvre que, dans ces conditions, il est impossible de ne pas trouver délicieuse. Deuxième et dernière représentation le dimanche 17 novembre à 11h, suivie des autres rendez-vous du festival « Folies Offenbach », toujours sur la scène du Ranelagh : <em>Les Géorgiennes</em> le 24 novembre, <em>Il était une fois&#8230;Offenbach</em>, un voyage musical à travers l&rsquo;œuvre du compositeur, le 1er décembre et <em>Orphée aux Enfers</em>, adapté par Annie Paradis et Isabelle du Boucher, les dimanches 8, 15 décembre, 19 et 26 janvier.</p>
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		<title>Délicieuse Bagatelle au Ranelagh</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/delicieuse-bagatelle-au-ranelagh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Apr 2017 10:30:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est pour le théâtre des Bouffes Parisiens, à l’intention de la divette Anna Judic, que Jacques Offenbach composa en 1874 Bagatelle, une opérette en un acte. « M. Offenbach a écrit une musique charmante. Peu ou pas de bouffonnerie mais beaucoup d’élégance et de grâce », commentait le critique Henri Lavoix au lendemain de la première. Si &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est pour le théâtre des Bouffes Parisiens, à l’intention de la divette Anna Judic, que Jacques Offenbach composa en 1874 <em>Bagatelle</em>, une opérette en un acte. « <em>M. Offenbach a écrit une musique charmante. Peu ou pas de bouffonnerie mais beaucoup d’élégance et de grâce</em> », commentait le critique Henri Lavoix au lendemain de la première. Si le texte peut sembler parfois un peu long, la satire du monde des cafés-concerts étant assez éloignée de nos préoccupations contemporaines, le trio des ronflements ou la « ronde de l’amitié » mériteraient une place de choix dans toute anthologie offenbachienne.</p>
<p>Dans le cadre du Festival « Opéra en un acte », la compagnie Fortunio sortait de ses murs les 12 mars et 18 avril derniers afin d’offrir au public du Ranelagh à Paris une version pour piano (<strong>Romain Vaille</strong>) et clarinette (<strong>Elise Pruvost</strong>) de cette pièce rare. Comme à chaque fois, le soin apporté tant à la musique qu’aux costumes, décor (<strong>Geoffroy Bertran</strong>) et mise en scène (<strong>Pierre Catala</strong>) fait de cette découverte un moment délicieux. Très en voix et en beauté, <strong>Charlotte Mercier</strong> se glisse avec une aisance non dépourvue de drôlerie dans le rôle de Bagatelle, conçu aux dimensions sans doute plus modestes d’Anna Judic. <strong>Xavier Meyrand</strong> (Pistache) et <strong>Julie Furton</strong> (Finette) sont deux joyeux drilles et le joli mezzo de <strong>Mathilde Rossignol</strong> (George) rappelle le lien qu’il existe entre Offenbach et Mozart. La maladresse amoureuse du jeune Planteville n’est en effet pas si éloignée de celle de Cherubino dans <em>Le nozze di Figaro</em>.</p>
<p>En deuxième partie, <strong>Marie-Amélie Tek</strong>, <strong>Geoffroy Bertran</strong> et <strong>Christophe Doinel</strong>, trois des piliers de la Compagnie, rejoignent la fine équipe pour <em>Un souper chez Offenbach</em>. Comme précédemment, l’adjectif « délicieux » est le plus adapté pour qualifier l’interprétation de ce pastiche, qualificatif d’autant plus à propos qu’il s’agit d’une « fantaisie culinaire » élaborée à partir d’airs et ensembles gourmands picorés dans l’œuvre d’Offenbach (qui en regorge). Prochain et dernier rendez-vous du festival « Opéra en un acte », toujours au Ranelagh : <em>L’Enfant et les sortilèges</em> le dimanche 30 avril à 11h30.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="281" src="/sites/default/files/styles/large/public/bag2_0.jpg?itok=9tvdkvU4" title="© Florian Boisquillon" width="468" /><br />
	© Florian Boisquillon</p>
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		<title>Purcell ensorcelle Châtel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/purcell-ensorcelle-chatel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2016 10:30:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tirer profit d’une économie de moyens est aussi tout un art. A fortiori avec une œuvre, Dido and Aeneas de Purcell, comportant bien des écueils qui en font aussi un chef-d’œuvre de concision. Mais l’Orchestre du Palais Royal a pour lui la jeunesse, l’enthousiasme et une foi musicienne propres à soulever une montagne d’ovations. Ce &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/purcell-ensorcelle-chatel/"> <span class="screen-reader-text">Purcell ensorcelle Châtel</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 14.4pt;line-height: 15.75pt;background-image: initial;background-attachment: initial;background-size: initial;background-position: initial">Tirer profit d’une économie de moyens est aussi tout un art. A fortiori avec une œuvre, <i>Dido and Aeneas</i> de Purcell, comportant bien des écueils qui en font aussi un chef-d’œuvre de concision. Mais l’Orchestre du Palais Royal a pour lui la jeunesse, l’enthousiasme et une foi musicienne propres à soulever une montagne d’ovations. Ce qui fut le cas à l’issue de la représentation du 2 juillet dans le délicieux opéra de Châtel-Guyon. Il a aussi et surtout un chef, <b>Jean-Philippe Sarcos</b>, persuadé que la musique est d’abord affaire de passion, et ce faisant, elle doit avant tout être le fruit d’une intelligence interprétative d’un scrupule sans concession. D’une action et d’un ressort dramatique réduits à leur plus simple expression, avec des personnages dont la brièveté des rôles devrait obérer passablement l’épaisseur psychologique et l’envergure vocale, Sarcos fait des atouts. Il mise sur la rythmique, l’expressivité et la souplesse du tissu harmonique dans une succession de scènes conduites tambour battant. D’une battue énergique et méticuleuse, il nous fait entendre que l’élément fédérateur et le ressort dramatique relèvent bien des prérogatives de l’orchestre. Première du genre pour le Palais Royal, cette production lyrique, par la fraîcheur de ses solistes, la splendeur du chœur et le dépouillement de la mise en scène de <b>Pierre Catala</b>, renoue avec la tradition des masques élisabéthains, de forme certes intimistes mais friands de fantasmagorie et de féérie. A preuve le fellinien sabbat des sorcières conduit par les ténors <b>Fabrice Mantegna</b> en sulfureuse magicienne et <b>Sahy Ratianarinaivo</b> et <b>Blaise Rantoanina</b> scandant l’ensorcelant « Ho, ho, ho ! » où l’effroi le dispute au grotesque. La noblesse du timbre de la mezzo <b>Charlotte Mercier</b>, aux graves aristocratiques, campe une Didon sublime de sincérité et d’émotion, de son air introductif d’une belle sensualité, jusqu’à son douloureux et pathétique adieu conclusif. Il fallait une Belinda de la classe de la soprano <b>Pauline Feracci, </b>pour soutenir la comparaison. Elle concilie brio et chaleur du phrasé avec une facilité d’émission d’une éloquente séduction. <b>Fabien Hyon</b> n’avait pas le rôle le plus facile. D’un Enée effacé, dominé vocalement et psychologiquement par des personnages féminins au profil marqué par la tragédie, il parvient cependant à incarner un désespoir amoureux d’une émouvante crédibilité, victime du destin. Preuve s’il en était besoin que l’art lyrique peut aussi trouver sa place et son public loin en province, pour peu que la complicité d’artistes convaincants et d’élus convaincus relève le défi avec un minimum de moyens et un maximum de talents.</p>
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