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	<title>Paul CORONA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 05 Jul 2025 22:09:59 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Paul CORONA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, le nozze di figaro – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 05:42:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée en 2014 et diffusée la même année dans les cinémas, la production des Noces de Figaro signée Richard Eyre a fait l’objet d’une nouvelle retransmission ce samedi 26 avril avec une distribution entièrement renouvelée. Le metteur en scène britannique a choisi de transposer l’action dans les années 30, comme en témoignent les élégants costumes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 2014 et diffusée la même année dans les cinémas, la production des <em>Noces de Figaro</em> signée Richard Eyre a fait l’objet d’une nouvelle retransmission ce samedi 26 avril avec une distribution entièrement renouvelée. Le metteur en scène britannique a choisi de transposer l’action dans les années 30, comme en témoignent les élégants costumes de Robs Howell qui a également signé les décors, ou plutôt le décor unique qui représente la demeure du Comte Almaviva, en l’occurrence une sorte de palais andalou constitué de tours métalliques ajourées de couleur sombre, déposées sur une tournette de manière à faciliter les changements de tableau à vue. Ces tours, ornées de boiseries d’inspiration mauresque, délimitent les principaux lieux de l’intrigue, la chambre à coucher de la Comtesse, une salle de banquet occupée par une grande table dressée, une tonnelle. Au centre se dresse un arbre immense, presque aussi haut que le décor. La direction d’acteur, d’une grande inventivité, privilégie l’aspect comique de l’intrigue en soulignant les situations cocasses et en multipliant les gags notamment durant tout le final de l’acte deux, réglé au cordeau avec une virtuosité ébouriffante.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LE_NOZZE_DI_FIGARO_EVAN_ZIMMERMAN_6338-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-188302"/><figcaption class="wp-element-caption">Le nozze di Figaro <em>©</em> Evan Zimmermann</figcaption></figure>


<p>L’équipe, réunie pour la circonstance, est constitués de chanteurs / acteurs aguerris qui ont dans l’ensemble le physique de leur personnage, qu’ils incarnent avec conviction jusque dans les plus petits rôles. <strong>Tony Stevenson</strong> est parfait en juge ahuri dépassé par les événements et <strong>Paul Corona</strong> campe avec sa voix de stentor un jardinier bourru et têtu. <strong>Brenton Ryan</strong> se sert de son timbre suave pour faire de Basile un individu obséquieux qui distille ses insinuations avec volupté. <strong>Mei Gui Zhang</strong> prête à Barberine sa voix sonore et ses mimiques de fausse ingénue. Son « L’ho perduta » lumineux capte l’attention. Quant au vétéran <strong>Maurizio Muraro,</strong> grand spécialiste du rôle de Bartolo aussi bien chez Rossini que chez Mozart, il est tout simplement parfait en vieux docteur grincheux et revanchard dont la sensibilité se révèle lorsqu’il découvre sa paternité. Face à lui, <strong>Elisabeth Bishop</strong> est une Marcellina truculente à souhait, dotée d’une <em>vis comica</em> irrésistible. Les personnages principaux sont également très bien servis, à commencer par Cherubino qui trouve en <strong>Sun-Ly Pierce</strong> une interprète qui porte admirablement le pantalon et se montre capable d’exécuter avec aisance de redoutables acrobaties, comme par exemple à l’acte deux, lorsqu’elle grimpe sur un meuble élevé pour atteindre une fenêtre située en hauteur afin de sauter dehors. Dotée d’une voix brillante et corsée, la mezzo-soprano américaine livre un « Non so più » vif et léger et un « Voi che sapete » raffiné, tout en nuances, qui renouvelle l’intérêt pour cette page rebattue. <strong>Joshua Hopkins</strong> possède un timbre séduisant et clair, sa ligne de chant élégante sied à son personnage d’aristocrate dont toutes les tentatives pour séduire sa servante tombent lamentablement à l’eau sans qu’il ne soit pour autant ridicule. Son « Vedro&rsquo; mentr&rsquo;io sospiro », ornementé à la reprise, est magistral de bout en bout.  <strong>Michael Sumuel</strong> campe un Figaro atypique, moins intrigant et rebelle qu’à l’accoutumée, un homme amoureux qui laisse transparaître une certaine fragilité lorsqu’il croit que Susanna le trompe. Le baryton américain possède un medium corsé et un aigu solide, seul le registre grave s’avère confidentiel. Si les vocalises de « Se vuoi ballare » manquent de précision, le chanteur se rattrape avec un « Non più andrai » éclatant et un « Aprite un po’ quegli occhi » irréprochable dans lequel le chagrin prend le pas sur la colère. <strong>Olga Kulcynska</strong> possède toutes les qualités que l’on attend d’une Susanna accomplie. Le timbre est clair, légèrement pointu dans l’aigu, ce qui exalte le côté piquant de la servante, le phrasé est tout à fait remarquable. Très à son aise sur le plateau, la soprano ukrainienne ne manque ni de charisme ni d’humour. Elle confère à son héroïne une certaine profondeur dans son air « Deh vieni non tardar » déclamé avec une grâce irrésistible. Son duo avec la comtesse « Sull’aria » est de toute beauté tant les voix des cantatrices se marient harmonieusement. Cependant, la grande triomphatrice de la soirée est sans conteste <strong>Federica Lombardi</strong> qui a proposé une comtesse d’anthologie. La soprano italienne qui promène sur le plateau sa silhouette élancée avec une grâce infinie, possède un timbre rond et un aigu brillant, Son « Porgi amor » d’une beauté douloureuse est chanté avec un raffinement vocal accompli et une longueur de souffle impressionnante. La noblesse de sa ligne de chant, l’intelligence de son interprétation font merveille dans un « Dove sono » parsemé d’infinies nuances et d’aigus « flottants ». Cette incarnation se hisse au niveau des plus grandes interprètes du rôle.</p>
<p>Au pupitre <strong>Joana Mallwitz</strong>, longuement acclamée au salut final, effectue des débuts radieux sur la première scène new-yorkaise. Dès l’ouverture qui brille d’une infinité de détails la cheffe allemande imprime au somptueux orchestre du Met une direction énergique d’une vertigineuse précision avec des tempos globalement alertes qui alternent avec des moments de suspension miraculeux, notamment durant le « Porgi amor » qui ouvre le deuxième acte. La partition choisie comporte les coupures habituelles, en l&rsquo;occurrence les airs de Marceline et de Basile au dernier acte.</p>
<p>Le samedi 17 mai, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Salomé</em> avec Elza van den Heever dans le rôle-titre. </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-new-york-streaming/">MOZART, le nozze di figaro – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>VERDI, la forza del destino – New-York (Streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-forza-del-destino-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:32:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La retransmission dans les cinémas de La Force du destin proposée par le Met était l’une des plus attendues de la saison, d’abord parce qu’il s’agit d’une nouvelle production et surtout parce que Lise Davidsen y effectuait ses débuts dans un rôle verdien sur la scène new-yorkaise après y avoir chanté essentiellement du Wagner et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La retransmission dans les cinémas de <em>La Force du destin</em> proposée par le Met était l’une des plus attendues de la saison, d’abord parce qu’il s’agit d’une nouvelle production et surtout parce que Lise Davidsen y effectuait ses débuts dans un rôle verdien sur la scène new-yorkaise après y avoir chanté essentiellement du Wagner et du Richard Strauss. Malheureusement la diffusion a été sérieusement perturbée pendant les trois premiers quarts d&rsquo;heure de la représentation par des interruptions intempestives de l’image et/ou du son dans la salle où nous nous trouvions au point que plus de la moitié des spectateurs avaient jeté l’éponge lorsqu’enfin tout est rentré dans l’ordre au début de l’air de Leonora « Son giunta » à l’acte deux. Nous n’avons donc pas pu écouter son premier air ni toute la scène de l’auberge qui ouvre cet acte. Il restait néanmoins suffisamment de musique pour apprécier le travail des différents protagonistes.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>Tout en respectant les nombreuses péripéties auxquelles sont confrontés les personnages, <strong>Mariusz Treliński</strong> nous raconte une histoire différente de celle que propose le livret, facilement compréhensible grâce aux intertitres qui ponctuent chaque changement de tableau et aux vidéos pertinentes de <strong>Bartec Macias</strong> qui donnent aux spectateurs dans les cinémas, l’impression d’assister à un film d’action. L&rsquo;intrigue se déroule de nos jours et débute dans l’Hôtel Calatrava, un luxueux établissement dans lequel le maître des lieux, un dictateur en uniforme, préside une sorte de rassemblement fasciste. Il s’agit en fait d’une réception en l’honneur de l’anniversaire de sa fille Leonora. On nous apprend qu&rsquo;après la mort accidentelle de Calatrava une guerre a éclaté qui va s’étaler sur plusieurs années jusqu’au dénouement de l’action. A la fin du premier tableau de l’acte deux que nous n’avons guère pu voir, Leonora prend la fuite en voiture, mais elle a un accident, montré en vidéo, dont elle se sort quasiment indemne, à proximité du monastère où officie le Padre Guardiano. Celui-ci se montre aussi sévère que son père puisqu’il la soumet à une séance de flagellation avant d’accepter de l’héberger. Les deux rôles sont incarnés par la même basse à dessein. En effet, lors du trio final, Guardiano apparait tel un fantôme au-dessus du couple Alvaro / Leonora, vêtu de l’uniforme de Calatrava. Le troisième acte se déroule sur un champ de bataille où la guerre fait rage, une vidéo qui n’est pas sans rappeler une séquence d’<em>Apocalypse Now </em>nous montre un escadron d’hélicoptères qui foncent vers le public. Le dernier tableau nous plonge dans une ambiance d’après-guerre, le décor représente une ville à-demi détruite par les bombardements dans laquelle errent des sans-abris en haillons, où l’antre de Leonora n’est autre qu’une station de métro sale et délabrée. Durant l’entracte le metteur en scène polonais explique lors de son interview qu’il a été influencé par la situation actuelle d’autant plus que la Pologne est voisine de l’Ukraine. Quant au dictateur propriétaire d’un hôtel de luxe, libre à chacun d’y voir une allusion à un candidat à l’élection présidentielle des Etats-Unis.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="808" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/La-Forza-del-Destino.-Photo-Karen-Almond-Met-Opera-7-1024x808.jpg" alt="" class="wp-image-157527"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>La forza del destino © Karen Almond Met Opera</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution réunit une équipe d’interprètes de haut vol, qui incarnent avec conviction leurs personnages. Les seconds rôles sont tous remarquablement tenus. Citons la Curra accorte de <strong>Stephanie Lauricella</strong>, l’alcade sonore de <strong>Christopher Job</strong> et l’excellent Trabuco de <strong>Carlo Bosi</strong>. <strong>Patrick Carfizzi</strong> campe un Melitone sans éclat, moins ridicule qu’à l’accoutumée lors de la distribution des vivres aux affamés. On regrette tout de même que sa harangue aux soldats à la fin de l’acte trois soit passée à la trappe. La Preziosilla de <strong>Judit Kutasi,</strong> aux aigus perçants, a paru en retrait durant son « Rataplan » où l’on attend une interprétation plus brillante. Elle semble avoir été plus à son affaire au deuxième acte où elle apparaît en artiste de cabaret. <strong>Solomon Howard</strong> tire sans difficulté son épingle du jeu dans le double rôle qui lui est confié. Aussi crédible en dictateur impitoyable qu’en moine sadique, la basse américaine possède un timbre sombre et un registre grave sonore qui lui permet d’asseoir son autorité. Soliste du Théâtre Bolchoï de Moscou<strong> Igor Golovatenko</strong> possède une véritable tessiture de baryton Verdi. Son timbre velouté et son art du legato font merveille dans son grand air « Urna fatale », tandis que son investissement théâtral atteint des sommets lors de ses duos spectaculaires avec le ténor. <strong>Brian Jagde</strong> possède les moyens exacts que réclame le rôle d’Alvaro qu’il chante sans difficulté, avec une fidélité exemplaire à la partition. Son grand air du trois « La vita è inferno all’infelice » chargé d’émotion lui a valu une ovation méritée de la part du public. On regrettera cependant qu’il soit avare de nuances et que son chant se limite trop souvent à une alternance forte/mezzo forte. <strong>Lise Davidsen</strong>, grande triomphatrice de la soirée, trouve en Leonora un rôle à la mesure de ses grands moyens. La soprano norvégienne parvient à transcender sa froideur naturelle pour livrer une incarnation gorgée de générosité, de sensibilité et d’une émotion qui vous prend aux tripes aussi bien dans « Madre pietosa vergine » dont les redoutables montées vers l’aigu ne lui posent aucun problème, que dans « Pace, pace » qu’elle aborde avec une somptueuse messa di voce et qu’elle agrémente d’un si bémol pianissimo sur la phrase « invan la pace ». A la tête d’un Orchestre du Metropolitan Opera en grande forme, <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong> dirige avec énergie et un sens inné du théâtre cette partition hétéroclite dont il met en valeur les différents affects. A cet égard le prélude de l’acte trois avec son solo de clarinette créé d’emblée un climat d’une tristesse infinie.  </p>
<p>Le samedi 23 mars, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Roméo et Juliette</em> Avec Benjamin Bernheim et Nadine Sierra.           </p>
<p> </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-forza-del-destino-new-york-streaming/">VERDI, la forza del destino – New-York (Streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Dialogues des Carmélites en direct du Met : poignant</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dialogues-des-carmelites-en-direct-du-met-poignant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 04:00:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa dernière retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opera a choisi la reprise de Dialogues des Carmélites de Poulenc dans la production que John Dexter avait signée en 1977 à l’occasion de la création de l’ouvrage in loco. Reconstituée par David Kneuss, cette production, sobre et austère, n’a rien perdu de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa dernière retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opera a choisi la reprise de <em>Dialogues des Carmélites</em> de Poulenc dans la production que John Dexter avait signée en 1977 à l’occasion de la création de l’ouvrage <em>in loco</em>. Reconstituée par <strong>David Kneuss</strong>, cette production, sobre et austère, n’a rien perdu de sa force ni de son impact dramatique comme en témoigne le silence recueilli des spectateurs tout au long de la soirée. Le rideau se lève sur une image saisissante, le plateau est nu, au sol la lumière éclaire une plateforme cruciforme qui semble délimiter les contours de la nef et du transept d’une église, au milieu de laquelle sont couchées les Carmélites, face contre terre et bras écartés. Plus tard cette plateforme deviendra prison puis lieu du martyre des religieuses. Quelques éléments de décor, les barres d’une porte en métal, un autel, un lit, viennent suggérer les divers lieux où se déroule l’action. Dans ce cadre minimaliste, la direction d’acteurs, intelligente et évocatrice, ne laisse à aucun moment les protagonistes livrés à eux-mêmes.</p>
<p>La distribution réunie pour la circonstance est d’une grande homogénéité tant sur le plan vocal que scénique. Tous ont à cœur de soigner leur prononciation avec plus ou moins de bonheur, et si les hommes s’en tirent mieux que les femmes, le texte dans l’ensemble est à peu près intelligible.</p>
<p><strong>Jean-François Lapointe</strong> campe avec beaucoup de retenue un Marquis de la Force las et démuni face aux événements, tandis que <strong>David Portillo</strong> doté d’une voix claire aux aigus aériens interprète avec délicatesse un Chevalier particulièrement émouvant. On notera également l’excellent aumônier de <strong>Tony Stevenson</strong> et le Javelino bien chantant de <strong>Paul Corona</strong>.</p>
<p><strong>Karen Cargill </strong>incarne une Mère Marie stricte au chant stable et à la voix homogène.<strong> Erin Morley</strong> et <strong>Isabel Leonard</strong> retrouvent les personnages qu’elles avaient déjà abordés sur cette scène en 2013. La première campe une sœur Constance au timbre lumineux, d’abord enjouée et insouciante puis touchante dans sa candeur. La seconde, dotée d’une voix plus sombre, propose une Blanche de la Force à la fois fragile et déterminée. Si la mezzo-soprano fait preuve d’un certain détachement en début de soirée son interprétation devient de plus en plus bouleversante à partir de la mort de la première Prieure jusqu’au dénouement. <strong>Karita Mattila</strong> trouve en Madame de Croissy un rôle à la mesure de son talent. Impressionnante d’autorité dès sa première apparition, son agonie terrifiante marquera longtemps les mémoires. Se tordant de douleur sur son lit, la soprano finlandaise émet des sons d’une raucité glaçante avant de rendre l’âme. A l’opposé, la nouvelle Prieure d’<strong>Adrianne Pieczonca</strong> se montre apaisante et attentionnée avec les sœurs, son chant, d’une irréprochable musicalité fait merveille dans la scène de la prison où son legato fluide  et la solidité de sa voix traduisent la force intérieure du personnage face à la mort. On lui pardonnera un ou deux aigus quelque peu stridents au dernier tableau.</p>
<p>Grand maître d’œuvre de la soirée,<strong> Yannick Nézet-Séguin</strong> propose une direction élégante et nuancée, ses tempi rapides font progresser de façon inexorable le drame jusqu’à son inéluctable dénouement. Au cinéma, la prise de son met en valeur la richesse et la puissance de l’orchestre au détriment parfois des voix.</p>
<p>Le 12 octobre prochain, c’est <em>Turandot</em> qui ouvrira <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-met-vous-donne-toujours-rendez-vous-au-cinema-en-2019-20">la nouvelle saison des retransmissions du Metropolitan Opera</a> dans les cinémas du réseau Pathé Live.</p>
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