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	<title>Fiorenza COSSOTTO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 08 Jun 2024 21:05:06 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Fiorenza COSSOTTO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>La boîte à pépites : le jugement sans appel de Fiorenza Cossotto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-boite-a-pepites-le-jugement-sans-appel-de-fiorenza-cossotto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2024 02:46:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jugement de Radamès dans Aida de Verdi est une des scènes les plus dramatiques du répertoire pour mezzo-soprano. Interrogé hors scène par un chœur inflexible de prêtres, le général renégat se mure dans un silence coupable tandis que sur scène, Amneris invoque la clémence du tribunal puis, une fois le jugement fatal prononcé, se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jugement de Radamès dans <em>Aida </em>de Verdi est une des scènes les plus dramatiques du répertoire pour mezzo-soprano. Interrogé hors scène par un chœur inflexible de prêtres, le général renégat se mure dans un silence coupable tandis que sur scène, Amneris invoque la clémence du tribunal puis, une fois le jugement fatal prononcé, se répand en invectives, à faire passer une harengère pour une jeune fille en fleur. Dirigée par <strong>George Schick</strong> lors de ses débuts au Met en février 1968, c’est peu dire que <strong>Fiorenza Cossoto</strong> met le feu aux planches. Sur l&rsquo;étendue d&rsquo;une tessiture inhumaine, la voix affronte sans compromis un orchestre en colère, fuse, rue, harpaille et maudit jusqu’au <em>si</em> bémol conclusif en guise d’uppercut. Les applaudissements du public, KO, sont à la mesure de la foudre qui vient de s’abattre sur leur tête.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>VERDI, Aida — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aida-streaming-new-york-les-adieux-dune-legende-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 22:25:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;abondance de rediffusions en streaming, le Metropolitan Opera de New York a proposé hier à son public de visionner une captation d&#8217;Aïda enregistrée le 5 janvier 1985, pour une occasion bien particulière : il s&#8217;agissait ce soir là des adieux à la scène de la grande Leontyne Price, une des voix les plus marquantes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l&rsquo;abondance de rediffusions en streaming, le Metropolitan Opera de New York a proposé hier à son public de visionner une captation d&rsquo;<em>Aïda</em> enregistrée le 5 janvier 1985, pour une occasion bien particulière : il s&rsquo;agissait ce soir là des adieux à la scène de la grande <strong>Leontyne Price</strong>, une des voix les plus marquantes de sa génération et assurément une des plus grandes Aïda (si ce n&rsquo;est la plus grande). L&rsquo;Aïda de Price figure en effet, aux côtés de la Maréchale de Schwarzkopf ou de la Tosca de Callas, en bonne place dans le parcours initiatique de tout lyricomane qui se respecte.</p>
<p>Après trois décennies d&rsquo;une carrière exceptionnelle, jalonnée de succès légendaires sur les plus grandes scènes du monde, une carrière qui vit les plus grands chefs (Karajan en tête) se jeter à ses pieds, c&rsquo;est donc assez logiquement que Leontyne Price choisit pour ses adieux ce rôle qu&rsquo;elle avait marqué entre tous.</p>
<p>C&rsquo;est donc une soirée chargée d&rsquo;émotions que retransmet le MET en ce premier mai, une de ces soirées qui comptent dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;institution. Cette émotion est palpable : le public est en transe, couvre dès qu&rsquo;il le peut d&rsquo;un tonnerre d&rsquo;applaudissements sa diva adulée, et les saluts (avec jets de bouquets obligés) semblent ne jamais vouloir finir. </p>
<p>L&rsquo;émotion, hélas, ne rend ni sourd ni aveugle, et l&rsquo;immense affection que l&rsquo;auteur de ces lignes porte à Leontyne Price ne le dispense pas d&rsquo;un minimum de lucidité.</p>
<p>Car ce que cette retransmission donne à voir, c&rsquo;est une distribution bien inégale évoluant dans une mise en scène franchement datée.</p>
<p>La mise en scène de <strong>John Dexter</strong> est caractéristique des productions proposées sur la scène du MET pendant de longues décennies (et aujourd&rsquo;hui encore) : sage, conventionnelle, littérale. La représentation fidèle de l&rsquo;Egypte antique se traduit en particulier par des costumes somptueux de premier degré (ils sont l&rsquo;oeuvre de <strong>Peter Hall</strong>), mais tellement chargés qu&rsquo;ils semblent bien souvent encombrer les chanteurs. Il ne manque évidemment aucun figurant au Triomphe, qui repousse assez loin les frontières du kitsch assumé. On ne cherchera pas ici de direction d&rsquo;acteurs : les chanteurs sont désespérément statiques, figés dans des poses hiératiques et convenues. Bref, tout ceci est lèché, satisfaira les amateurs de premier degré, mais ennuira sans doute le plus grand nombre. </p>
<p>S&rsquo;agissant de la distribution, le MET aurait pu faire un effort et réunir pour les adieux de sa diva une équipe mieux assortie. Le Radamès fruste et poussif de <strong>James McCracken</strong> est indigne (que faisaient Pavarotti ou Domingo à cette date ?). Le Ramfis de <strong>John Macurdy</strong> et le Roi de <strong>Dimitri Kavrakos</strong> ne sont que routine, et une routine fatiguée. En Amonasro, <strong>Simon Estes</strong> s&rsquo;en sort mieux, et il fait de la scène du Nil une vraie réussite. L&rsquo;Amnéris de <strong>Fiorenza Cossotto</strong>, captée dans son automne, se réfugie dans ses travers bien connus : du son, par moments impressionnant, notamment dans le medium, et un aplomb qui reste sidérant mais bien monolithique. <strong>James Levine</strong> dirige l&rsquo;ensemble d&rsquo;une baguette très professionnelle et sans surprises, ni bonnes ni mauvaises. </p>
<p>Et Leontyne Price, l&rsquo;héroïne de la soirée ? Ce n&rsquo;est pas un naufrage, loin s&rsquo;en faut, mais les belles années sont irrémédiablement passées. Cette soirée jette assez logiquement une lumière crue sur des tendances déjà perceptibles dès le milieu des années 70 : le registre grave est inexistant, le bas médium noyé dans un brouillard jazzy assez troublant, mais bien peu orthodoxe. Et voilà que par moments (« O Patria mia », par exemple), le voile se déchire et permet au registre aigu de se déployer, soyeux, pulpeux, onirique, presque inentamé. On retrouve alors l&rsquo;écho des années bénies, celles de l&rsquo;intégrale gravée par Decca en 1962 sous la baguette de Georg Solti, celles des <em>Trouvère </em>de légende à Salzbourg ou au MET, et de tant d&rsquo;autres merveilles. Pour ces seuls instants, qui rouvrent fugacement la fenêtre sur la légende d&rsquo;une immense artiste, cette représentation vaut d&rsquo;être vue. Reste que pour immortaliser l&rsquo;Aïda de Price, le MET, plutôt que cette soirée d&rsquo;adieux à l&rsquo;intérêt principalement documentaire, aurait été mieux inspiré de capter une soirée plus précoce, par exemple celle de février 1967 où la diva avait pour partenaires rien moins que Grace Bumbry, Carlo Bergonzi et Robert Merrill et dont seule subsiste (heureusement !) la trace sonore.</p>
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		<title>Bon anniversaire Fiorenza Cossotto !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bon-anniversaire-fiorenza-cossotto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 11:03:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous nos meilleurs vœux, chère Fiorenza Cossotto, pour vos 80 ans. On se souvient bien sûr de vous comme de l’une des plus grandes mezzo-sopranos dramatiques de votre génération, et l’une des dernières tenantes d’une tradition technique du belcanto italien aujourd’hui bien peu représentée. Cette technique qui vous permet de chanter encore avec émotion, comme &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tous nos meilleurs vœux, chère Fiorenza Cossotto, pour vos 80 ans.</p>
<p>On se souvient bien sûr de vous comme de l’une des plus grandes mezzo-sopranos dramatiques de votre génération, et l’une des dernières tenantes d’une tradition technique du belcanto italien aujourd’hui bien peu représentée. Cette technique qui vous permet de chanter encore avec émotion, comme le démontre un enregistrement d’amateur du « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Ebz3By5uOVw">Panis angelicus</a> » ( César Frank ) que vous aviez interprété le 14 juin 2012 au conservatoire de Turin, à l’occasion de l’hommage qui vous était rendu pour vos 55 ans de carrière.</p>
<p>Mais si l’on doit se souvenir de vous, c’est aussi pour un étonnant éventail de rôles qui va de Cherubino à la Duchesse de Bouillon, pour avoir participé à la Scala à la création de <em>I dialoghi delle Carmelitane</em> (Sorella Mathilde, 1957), et pour la longueur de votre carrière internationale qui a duré de la fin des années 50 aux années 90. Il serait fastidieux d’énumérer les lieux, les chefs, les partenaires (Maria Callas, Leyla Gencer, Joan Sutherland, Montserrat Caballe pour ne citer que les femmes), 148 représentations au Met entre 1967 et 1989, 38 représentations à l’Opéra de Paris en 1973 et 1975 (Azucena, Dalila, Eboli et Preziosilla), le fameux <em>Aïda</em> en concert de Prestige de la Musique à Pleyel le 5 avril 1973, avec Jessye Norman (disponible sur CD), et bien sûr les plus grands théâtres du monde, y compris le plein air (Vérone, Caracalla, l’Égypte). Là faisait particulièrement merveille votre voix idéalement placée sur la colonne d’air, avec son timbre inimitable, dont la puissance (bien sûr non sonorisées à l’époque) vous permettait, véritable ouragan sonore, de donner l’impression d’une force indéracinable. Votre jeu était peut-être un peu appuyé, mais il était ainsi perceptible jusqu’aux derniers rangs des places les plus éloignées de la scène.</p>
<p>Vos enregistrements de studios, de films de télévision, les captations vidéos de spectacles, les pirates aussi, sont innombrables et montrent l’étendue et la diversité de votre art. Souvenons-nous des batailles de monstres sacrés que vous nous avez fait vivre par le face à face extraordinaire entre Amnéris et Aïda, ici <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SnEOuJw0Vww">avec Leontyne Price pour ses adieux à la scène, au Met, le 5 janvier 1985</a>. </p>
<p>Puis est venu le temps des master-classes, qui vous permettent de transmettre à travers le monde votre savoir, votre fougue et votre énergie à de jeunes chanteurs, ce que nous vous souhaitons de pouvoir continuer longtemps encore.</p>
<p>Merci, Fiorenza, pour les émotions que vous nous avez procurées. On ne vous a pas oubliée.</p>
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		<item>
		<title>Rééditions Sony Classical : pluie de pépites verdiennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/reeditions-sony-classical-pluie-de-pepites-verdiennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 11:03:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle salve de rééditions d’intégrales d’opéras chez Sony Classical. On signalera plus particulièrement un carré verdien de fort belle facture. Le Trouvère enregistré par Zubin Mehta 1969 avec le New Philharmonia Orchestra figure parmi les enregistrements studio les plus homogènes d’une discographie pourtant riche. Avec la Leonora divine (et très en voix) de Leontyne Price, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvelle salve de rééditions d’intégrales d’opéras chez Sony Classical. On signalera plus particulièrement un carré verdien de fort belle facture. Le <i>Trouvère</i> enregistré par <strong>Zubin Mehta</strong> 1969 avec le New Philharmonia Orchestra figure parmi les enregistrements studio les plus homogènes d’une discographie pourtant riche. Avec la Leonora divine (et très en voix) de <strong>Leontyne Price</strong>, le Manrico passionné de <strong>Placido Domingo</strong>, l’Azucena opulente de <strong>Fiorenza Cossotto</strong> et le Luna robuste de S<strong>herill Milnes</strong>, côté distribution, c’est du premier choix. La direction animée et nerveuse du jeune Mehta ne gâche rien, bien au contraire : une vraie réussite.</p>
<p>On reste au même excellent niveau avec l’<i>Otello</i> enregistré par James Levine en 1978, avec le New Philharmonic Orchestra. Le chef se situe clairement dans la filiation toscaninienne, et propose une direction au scalpel, d’une tension jamais démentie. On retrouve Domingo pour son premier Otello de studio, sans doute son meilleur. La voix est encore en mesure de soutenir les défis insensés du rôle, et l’interprétation reste surveillée. Iago est campé par Sherill Milnes, aussi riche de voix qu’il est pauvre d’idées. Surtout, ce Maure a la chance d’avoir pour partenaire en Desdemone une Renata Scotto qui livre ici une leçon de chant verdien, débordant d’intelligence vocale (à défaut d’opulence). Un enregistrement qui se bonifie avec le temps.</p>
<p>On ne sait pas où classer le <i>Falstaff</i> atypique enregistré par Leonard Bernstein pour CBS à la tête de l’orchestre philharmonique de Vienne en 1966. La direction, géniale jusque dans ses excès, joue à fond la carte du théâtre, et pousse les vénérables Wiener dans leurs derniers retranchements. Le <em>Pancione </em>de Fischer-Dieskau est assurément bien peu latin, mais pour le génie du mot, il ne craint personne. Le reste de la distribution ne déchoit pas, entre la Quickly impayable de <strong>Regina Resnik</strong>, le Ford délectable de <strong>Rolando Panerai</strong>, sans oublier l’Alice délicieuse d’<strong>Ilva Ligabue</strong> : une version pour laquelle on avoue de coupables penchants.</p>
<p>On placera un cran derrière l’<i>Aïda</i> enregistrée avec les forces de l’Opéra de Rome en 1955 sous la baguette professionnelle de <strong>Jonel Perlea</strong> pour le compte de RCA. Certes,<strong> Jussi Björling</strong> est royal en Radamès, mais un peu froid, <strong>Leonard Warren </strong>exhibe sa robustesse en Amonasro et <strong>Boris Christoff</strong> est un Ramfis de luxe. Côté dames, en revanche, on est moins à la fête : en dépit de ses moyens encore flatteurs,<strong> Zinka Milanov</strong> s’approche ici de son automne. Surtout, son chant apparaît irrémédiablement daté. Quant à <strong>Fedora Barbieri</strong>, elle plafonne vite en Amnéris.</p>
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		<item>
		<title>I Capuletti e I Montecchi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-passionnante-reedition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Buch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2009 18:11:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Le principal intérêt de cet enregistrement publié dans un son remasterisé et tout à fait correct, alors qu’il avait précédemment fait l’objet de pressages plus ou moins hasardeux, est bien sûr d’entendre Fiorenza Cossotto au début de sa carrière dans le rôle de Romeo des Capulets, mais aussi,une chanteuse dont on parle bien peu aujourd’hui, et qui dans les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>Le principal intérêt de cet enregistrement publié dans un son remasterisé et tout à fait correct, alors qu’il avait précédemment fait l’objet de pressages plus ou moins hasardeux, est bien sûr d’entendre Fiorenza Cossotto au début de sa carrière dans le rôle de Romeo des <em>Capulets</em>, mais aussi,une chanteuse dont on parle bien peu aujourd’hui, et qui dans les années cinquante, fit les beaux soirs de bien des scènes italiennes : Antonietta Pastori. en Giulietta et ensuite en Marguerite des <em>Huguenots</em>.</p>
<p> </p>
<p>Si l’on se souvient des saisissantes incarnations de Fiorenza Cossotto dans les grands rôles de mezzo verdien : Amnéris, Eboli, Ulrica, et aussi en Santuzza de <em>Cavalleria Rusticana</em>, qu‘elle marqua de manière indélébile, il convient de ne pas oublier qu’elle fut aussi une formidable belcantiste : Giovanna Seymour, où elle débuta au festival de Wexford en 1958, Adalgisa, Léonore de <em>La Favorite</em>, <em>Tancredi</em>, et Rosina du <em>Barbier de Séville</em> de Rossini, et <em>last but not least</em> une authentique mozartienne : Cherubino des <em>Noces</em>, et surtout Cecilio de <em>Lucio Silla</em> où elle est tout bonnement extraordinaire. (Un enregistrement est paru, témoignage précieux, bien que malheureusement elle s’y trouve assez moyennement entourée : SARX Records , SXAM 2019-2).</p>
<p> </p>
<p>Cette soirée captée à Rome en septembre 1958, témoigne une fois de plus de manière éclatante des qualités exceptionnelles de l’artiste : voix ductile, à la fois chaude et fruitée, d’une grande homogénéité du grave à l’aigu, technique irréprochable, vaillance, engagement et style, qui font d’elle un Romeo d’anthologie. Cerise sur le gâteau, on apprécie l’élégance et la sobriété toutes « viriles » dont elle fait preuve, sans fioritures inutiles et avec une profonde sensibilité. A ce titre ses « La tremenda ultrice spada » et « De tu bell’anima » son exemplaires.</p>
<p> </p>
<p>Face à ce valeureux et noble Romeo, la Giulietta d’Antonietta Pastori est du même tonneau et son timbre lumineux de soprano clair, à la colorature argentine et souple se marie idéalement à celui de Cossotto, douce fragilité se mêlant à la bouillante ardeur du chef des Montaigu. (Rappelons que Pastori fut entre autres une Nanetta d’exception dans le <em>Falstaff </em>dirigé en 1957 à Glyndebourne par Vittorio Gui avec Geraint Evans dans le rôle-titre, édité chez Gala Référence : GL 100 784).</p>
<p> </p>
<p>Les autres rôles sont plutôt bien tenus, et même si le Tebaldo de Renato Gavarini a quelques problèmes au début, il s’améliore ensuite de manière notoire. Vittorio Tatozzi en Capellio ne démérite pas non plus, tout comme le Lorenzo d’Ivo Vinco qui, on le sait, fut l’époux de la mezzo italienne pendant plus de quarante ans.</p>
<p> </p>
<p>La direction de Lorin Maazel est globalement satisfaisante, malgré des tempi parfois un peu lents.</p>
<p> </p>
<p>Le deuxième acte des <em>Huguenots</em>, bien que chanté en italien, n’est pas moins fertile en surprises et en découvertes : Antonietta Pastori en Valentine y est tout bonnement époustouflante et son interprétation remet sacrément les pendules à l’heure, et renvoie aux oubliettes nombre de ses collègues. Son duo avec rien moins que Lauri-Volpi &#8211; célèbre Arnold de <em>Guillaume Tell</em> et sublime Raoul âgé alors de quelques soixante-six printemps (il naquit en 1892 !) est d’anthologie(*).</p>
<p> </p>
<p>Formidable Urbain de  Jolanda Gardino, qui fut Zaïre dans l’enregistrement du <em>Turc en Italie</em> avec Maria Callas, séduisante Valentine de Anna de Cavalieri (de son vrai nom Anne Mc Knight, née aux Etats-Unis) et qui se fit connaître en chantant <em>Alceste </em>de Gluck : on aimerait en entendre d’avantage…Le tout mené avec panache par Tullio Serafin <em>himself</em>.</p>
<p> </p>
<p>On comprendra que cette réédition est un <em>must</em> à ne pas manquer et qu’elle comblera aussi bien les fans de Fiorenza Cossotto, que les curieux et les amateurs de beau chant.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong>Juliette Buch</strong></p>
<p><strong>    </strong></p>
<p> </p>
<p>(*) Antonietta Pastori fut également Rosine du <em>Barbier </em>(Rossini) auprès d’Ettore Bastianini à Naples en 1956 (enregistrement paru chez Andromeda – Référence ANDR CD 5060).</p>
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