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	<title>Roderick COX - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Roderick COX - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La traviata &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La production de cette Traviata dans la mise en scène de Silvia Paoli poursuit sa tournée française et n’en finit pas de convaincre par la justesse de son propos. Déjà donnée à Angers, Rennes et Tours, cette proposition a le mérite d’une lecture partisane sans être iconoclaste, et intelligente sans être démonstrative. De fait, les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La production de cette <em>Traviata</em> dans la mise en scène de <strong>Silvia Paoli</strong> poursuit sa tournée française et n’en finit pas de convaincre par la justesse de son propos. Déjà donnée à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-angers/">Angers</a>, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-rennes/">Rennes</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-tours/">Tours</a>, cette proposition a le mérite d’une lecture partisane sans être iconoclaste, et intelligente sans être démonstrative. De fait, les moyens de la production sont modestes mais efficaces et sur la scène aux dimensions réduites de l’Opéra-Comédie, chaque détail a son importance, chaque élément de décor, chaque déplacement.<br />
Nous ne reprendrons pas par le menu la description de cette mise en scène, indiquée dans les compte-rendu précédents, mais certains aspects méritent d’être mis en avant.<br />
Le théâtre (en fond de scène) dans le théâtre est omniprésent. Lorsque l’action commence, Violetta, actrice, est sur scène ; elle en sort pour célébrer avec ses amis la fin de son spectacle (<em>Brindisi</em>). On la retrouve en scène au début du long monologue en fin du I (« E strano »), mais elle en descend significativement dans la deuxième partie (« Forse lui ») et jusqu’à la fin de l’acte ; l’actrice devient l’amoureuse et ne remontera pas sur les planches. Symboliquement aussi, Annina, au début du IV, tirera tous les rideaux dans la chambre de Violetta et particulièrement celui de la scène de théâtre. Le dernier acte est particulièrement réussi dans son dépouillement qui tranche magistralement avec la foison de détails dans les décors et le tourbillon des déplacements (ceux des domestiques dans le II sont absolument désopilants) des trois premiers actes : il n’y a de fait plus aucun élément de décor dans cette scène finale. Pas même de lit : un plancher vide, juste un oreiller. Et Annina. Ni Alfredo, ni Germont père ne réapparaitront. Ils ne sont plus présents (ils chantent en coulisse) que dans l’esprit désormais égaré de Violetta.<br />
A ce moment-là, le contraste avec les fastes du début est saillant ; Violetta n’est plus recouverte que d’une chemise de nuit blanche, telle un linceul christique, dont elle s’était revêtue à la fin du III, dans une scène aux effets saisissants. Pendant le chœur conclusif et sous le seul éclairage d’un spot aveuglant, les participants à la soirée chez Flora avaient dépouillé Violetta de ses vêtements, tout en essayant de la toucher comme on s’approcherait d’une relique sainte, laissant donc apparaître cette chemise immaculée, qui nous renvoie à l’image de la danseuse aux pas fragiles qui, pendant le prélude, avait anticipé cette fin tragique.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MG2_3535_redimensionner-1294x600.jpg" />© OONM</pre>
<p>En ce soir de première, l’annonce est faite que pour le rôle d’Alfredo, Omer Kobiljak, qui avait été un <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-der-rosenkavalier-zurich/">ténor italien</a> convaincant en 2025 à Zürich est annoncé souffrant, et qu’il a dû être remplacé au pied levé par <strong>Andrew Owens</strong>, arrivé de Zürich la veille seulement. Le ténor américain, membre depuis 2021 de l’Opernhaus Zürich, et que <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-fledermaus-zurich/">Charles Sigel avait apprécié en Alfred</a> (de <em>Fledermaus</em>) en décembre dernier, a eu quelques heures seulement pour s’approprier les éléments majeurs de la mise en scène le concernant. Il est de ce point de vue irréprochable et son aisance sur scène est notable. Timbre agréable mais une projection et un souffle limités, sa cabalette au II le voyant même en difficulté. Tout comme dans ce deuxième acte avons-nous craint le pire pour la voix de <strong>Gëzim Myshketa</strong> dont l’aria « Pura siccome un angelo » pose Giorgio en père tout à la fois autoritaire et … lubrique, grâce à une belle basse bien chantante, mais une voix qui a bien failli sombrer dans la cabalette qui conclut « Di Provenza… » suite, on peut l’imaginer, à une indisposition de la voix qui s’avèrera heureusement passagère. <strong>Yuri Kissin</strong> est un Douphol détestable à souhait, <strong>Aurore Ugolin</strong> (Flora) et <strong>Séraphine Cotrez</strong> (Annina) sont les parfaits seconds rôles féminins.<br />
Concernant la prestation de <strong>Ruzan Mantashyan</strong> pour le rôle-titre, il faudra à l’évidence distinguer le premier des trois autres actes. On a souvent et à juste titre disserté sur l’évolution dans la nature, la substance de la voix de l’héroïne de <em>La traviata</em> au fil des actes. Clairement Ruzan Mantashyan, par ailleurs actrice hors-pair, possède le soprano dramatique qui nous emporte dans la scène finale. Les couleurs de la voix sont multiples, les nuances bien présentes et la force dramatique incontestable. Le lyrisme dans le duo avec Alfredo au II fait mouche également. Reste un premier acte d’un soir de première, avec cette scène conclusive redoutable. Nous ont manqué ce soir (l’absence de contre-mi bémol est anecdotique), l’aisance dans les coloratures, la maîtrise de la puissance et la richesse dans la nuance du discours.<br />
Déception par ailleurs dans la fosse. De là où nous étions placé (premier balcon), l’équilibre de l’orchestre apparaît fortement entaché par l’omniprésence des cuivres qui, lorsqu’ils ont à intervenir, couvrent entièrement les cordes, créant alors une atmosphère très étrange même si la vision de <strong>Roderick Cox</strong> est irréprochable et sa direction toujours précise et attentive.</p>
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		<title>VERDI, La forza del destino &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-forza-del-destino-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors de ceux de caractère fantastique, les livrets des opéras romantiques sont souvent peu vraisemblables, boursouflés, outrés. Celui de La Forza del destino interroge toujours. On sort partagé entre l’admiration que suscite la réalisation, l’émotion de certains airs et ensembles et la tristesse de voir confirmer l’incroyable faiblesse de Verdi dramaturge de ce melodramma. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En dehors de ceux de caractère fantastique, les livrets des opéras romantiques sont souvent peu vraisemblables, boursouflés, outrés. Celui de <em>La Forza del destino</em> interroge toujours. On sort partagé entre l’admiration que suscite la réalisation, l’émotion de certains airs et ensembles et la tristesse de voir confirmer l’incroyable faiblesse de Verdi dramaturge de ce <em>melodramma</em>. Ouvrage difficile, problématique entre tous, par sa richesse et son exigence, mais surtout par un livret extravagant, invraisemblable, contrasté, dont la noirceur et l’horreur ne sont mises entre parenthèse qu’à la faveur de l’intrusion du capucin et de la zingarella, Melitone et Preziosilla, personnages périphériques de luxe, voulus par Verdi. Ainsi accède-t-il au statut d’ «une sorte de Shakespeare folklorique et plébéien » (Alberto Moravia), à la différence que n’est pas Shakespeare qui veut, car ici la sauce ne prend pas entre le drame et le comique ajouté. Même sans ce dernier, comment éviter que le public rie ostensiblement à la réplique :<br />
— Carlo « Qu’il vive donc&#8230; il mourra de ma main »<br />
—  le chirurgien « Bonne nouvelle, il est sauvé » (sc.5 de l’acte III) ?<br />
Il faut oublier cette tare pour apprécier chaque numéro à sa juste valeur, sans lien avec son contexte.</p>
<p>Si quelques grands réalisateurs ont osé mettre en scène ce monstrueux opéra (1), l’entreprise est ambitieuse pour une scène en région de monter une œuvre aussi exigeante, tant au niveau des moyens que par ses difficultés propres. Après trente ans d’oubli, Montpellier relève le défi. Est reprise la mise en scène que <strong>Yannis Kokkos</strong> avait réalisée en 2022 pour Parme, toujours assisté d’<strong>Anne Blancard. </strong>La coproduction s’élargira à Toulon (2), qui ajoute ici son chœur aux Montpelliérains. L’alerte octogénaire, devenu rare sur nos scènes lyriques, s’est approprié pleinement <em>La forza del destino</em> , comme ses invraisemblances. Il a conçu une mise en scène qui bouscule nos codes, nos habitudes, où les lumières et la vidéo vont nous captiver, complémentaires au chant et au discours orchestral, sans jamais substituer quelque message personnel. Le décor, stylisé, est dépouillé, proche de l’abstraction, consistant en quelques panneaux mobiles, donnant de la profondeur à la scène, avec  –  toujours  –  ces cieux tourmentés, d’un réalisme fascinant défilant au fond, pour s’achever sur l’éblouissement contrasté, d’une lumière insoutenable associée à la mort de Leonora et au désespoir d’Alvaro. <strong>Giuseppe di Ioro</strong> (lumières) et <strong>Sergio Metalli</strong> (vidéo) ont conçu un fabuleux dispositif qui confère une unité à un ouvrage qui en a bien besoin. La réalisation, proprement magistrale, fascine.  Carlos Bieito (à Londres, en 2016) s’inspirait de Zurbaran, Goya et Picasso en situant l’ouvrage durant la guerre d’Espagne. Pour le troisième acte, Iannis Kokkos emprunte opportunément à James Ensor son fantastique flamboyant, absurde, macabre et carnavalesque, débridé et grinçant, pour traduire l’horreur de la guerre, servie par un jeu millimétré de chacun des nombreux personnages, va-nu-pieds, militaires en campagne, vivandières, camelots. Acte d’anthologie, qui, à lui seul, suffirait à justifier cette production.  Les costumes, intemporels, particulièrement soignés, de <strong>Paola Mariani</strong>, en parfaite harmonie avec le projet, participent à notre bonheur. La chorégraphie de <strong>Marta Bevilacqua</strong> se fond dans la réalisation à laquelle elle apporte son concours efficace.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/15.-La-Force-du-Destion-OONM-%C2%A9Marc-Ginot-1294x600.jpg" alt="" />© Marc Ginot</pre>
<p>Pour Donna Leonore, prise de rôle de la jeune soprano mexicaine <strong>Yunuet Laguna</strong>, encore peu connue en Europe, sauf des Montpelliérains qui l’avaient découverte en récital : c’est une révélation, un nom à retenir. Ardente, impétueuse, comme extatique, la voix est ample. La large tessiture va de graves solides dignes d’une vraie mezzo (ainsi Azucena) à des aigus lumineux, aux <em>piani</em> filés, les couleurs sont là, justes, la ligne est soutenue, exemplaire de style, et lui promettent une belle carrière. Pas la moindre faiblesse dans ce rôle éprouvant. Du début à la fin, l’émotion est présente (« Me pellegrina », son duo suivant avec Alvaro, tout le deuxième acte, jusque « La Vergine degli angeli », avec son chœur mystique, enfin, le « Pace, pace, mio Dio », suivi du trio et de sa poignante disparition). Prise de rôle également pour le jeune ténor franco-tunisien<strong> Amadi Lagha</strong>, Alvaro. S&rsquo;il déçoit quelque peu au premier acte par un jeu et une émission prosaïques qui ne traduisent guère la jeunesse passionnée du héros (« Prini destieri »), il se révèlera ensuite pour nous offrir le meilleur aux deux derniers (« La vità è inferno ») sans compter ses récits et ensembles. La sûreté des moyens est manifeste, et l&rsquo;émotion au rendez-vous. <strong>Stefano Meo</strong>, a déjà chanté le terrible fils vengeur (à Bologne, l’an passé). Bien connu et apprécié sur nos scènes, il nous vaut un Carlo humain, mordant, impérieux et subtil, au chant noble, puissant, jamais monolithique. Une valeur sûre.</p>
<p>La basse arménienne <strong>Vazgen Ghazaryan</strong>, familière de Verdi, campe un père Guardiani noble, bon et paternel, digne. La voix est généreuse, intègre, même si on attendait davantage d’autorité dans son dialogue avec le frère Melitone. Le legato, sans onctuosité ajoutée, sert avec art cette figure résignée guidée par une foi absolue, hors temps, hors sol. Contrastant singulièrement, le frère Melitone, de <strong>Leon Kim</strong>, ne tombe pas dans le travers grotesque, cabotin : l’émission est ronde, volubile et précise d’un authentique baryton verdien. Ses deux airs (« Chi siete » « Toh ! toh ! Poffare il mondo ») comme la distribution de la soupe et les scènes suivantes sont fort bien servis. <strong>Eléonore Pancrazi</strong> a tout, la voix, le physique comme l’abattage, pour incarner une Preziosilla désinvolte, avec la vivacité requise, sans vulgarité. Le rôle est redoutable par sa composition comme par sa vocalise. « Al suon del tamburo » et « Rataplan » sont exemplaires.</p>
<p>Des comprimari, tous valeureux, nous retiendrons quelques figures. <strong>Yoann Le Lan</strong>, Trabuco, puis marchand ambulant, est une des révélations de la soirée. Le jeune ténor est maintenant en mesure d’aborder les premiers rôles. Confondante est sa sûreté, tant vocale que dramatique. L’émission est ample et libre, assortie d’une remarquable aisance, comme le jeu. La santé vocale est là. La suivante de Leonora, Curra (<strong>Séraphine Cotrez</strong>) fait forte impression dès son apparition : le mezzo est généreux, projeté, remarquablement conduit, et fait jeu égal avec Leonora dans les premières scènes. Nous retrouvons avec bonheur la basse camerounaise, <strong>Jacques-Greg Belobo</strong> en Marquis de Calatrava. <strong>Laurent Sérou</strong>, un alcade, confirme ses qualités. Il n’est pas un petit rôle qui démérite. Le chœur, essentiel du deuxième au début du quatrième acte, mêle chanteurs des opéras de Montpellier et de Toulon. Non seulement il faut louer leurs directeurs respectifs – <strong>Noëlle Gély</strong> et <strong>Christophe Bernollin</strong> – pour leur excellente préparation, mais aussi chacun d’eux pour la précision rigoureuse de leurs interventions et leur cohésion, comme pour leur jeu, complexe, très individualisé et efficace.</p>
<p>Même si c’est officiellement sa prise de fonction comme directeur musical de l’opéra de Montpellier, <strong>Roderick Cox</strong> n’est pas inconnu du public, puisqu’on se souvient ici de son <em>Rigoletto </em>(2021), comme de sa récente <em>Bohème</em>. Malgré le caractère morcelé, disparate et contrasté de l’ouvrage, la direction traduit son romantisme échevelé, hugolien, hispanique, <em>alla Trovatore</em>. L’orchestre national Montpellier-Occitanie se montre à la hauteur de l’enjeu, et il n’est pas de pupitre qui démérite, sinon les cuivres dont la précision des attaques est parfois prise en défaut. Des solistes on retiendra la clarinette solo (Andrea Fallico), exemplaire.</p>
<p>Le public, qui a rempli la vaste salle, ne s’y est pas trompé, enthousiaste. Lui qui n’avait pu retenir ses acclamations aux airs les plus forts ovationne longuement les interprètes lors des saluts. Aurais-je eu la disponibilité pour revivre ce moment fort, exceptionnel, que je n’aurais pas hésité un instant à revenir à Montpellier.</p>
<ol>
<li>
<pre>Yannis Kokkos avait déjà monté une mémorable <em>Turandot </em>ici même, en 2016
 2. 18 et 20 octobre au Zénith, avec la même distribution vocale, à l’exception d’Alvaro, confié maintenant à Konstantine Kipriani 
3. Entre autres, Py, Auvray, Bieito, Homoki, Castorf, Trelinsky...</pre>
</li>
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		<title>PUCCINI, La Bohême &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2024 05:30:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Bohême, c’est une société, un temps, une atmosphère autant qu’un drame sentimental. Quelles que soient les productions, elle attirera les foules sans discontinuer, et c’est bien le cas ce soir où le Corum a été pris d’assaut par une foule impatiente (1). Entre l’évocation du Paris de Louis-Philippe, et de Mürger (Turin, 2023), de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Bohême</em>, c’est une société, un temps, une atmosphère autant qu’un drame sentimental. Quelles que soient les productions, elle attirera les foules sans discontinuer, et c’est bien le cas ce soir où le Corum a été pris d’assaut par une foule impatiente (1). Entre l’évocation du Paris de Louis-Philippe, et de Mürger (Turin, 2023), de l’Occupation (Glyndebourne, 2022), de 1968 (Baden-Baden, 2018), du <em>Voyage dans la lune</em>, de Claus Guth (Paris Bastille, 2018), pourquoi pas le milieu des années trente ? La réalisation d’<strong>Orpha Phelan</strong> et de son équipe, donnée à Dublin en novembre 2023, avait suivi un enregistrement (DVD, Naxos, dans une démarche différente). La mise en scène de ce soir est renouvelée par rapport à cette première approche. Le déplacement de l’intrigue un siècle après Louis-Philippe n’ajoute ni ne retranche rien. Certes, il autorise Musetta à emprunter à Mistinguett (ou Marlène Dietrich), et quelques références (2), mais accuse aussi certains anachronismes (ainsi, les tenues des musiciens du défilé, datées de l’Empire) malgré le souci du détail (les jouets proposés par Parpignol).</p>
<p>Si le cadre scénique de Dublin se prêtait idéalement à cette production, il n’en va pas exactement de même de celui du Corum, particulièrement large : un resserrement semblait s’imposer pour les scènes intimes (la mansarde du I et du III). A l’inverse, le café Momus et la vie du Boulevard acquièrent ici une dimension spectaculaire, qui en fait une réussite rare, d’autant que son animation, le jeu de chacun sont un bonheur. Le décor, astucieusement articulé, use, entre autres, de la rotation d’un long élément côté jardin, qui donne de la profondeur au II. L’apparition du cabaret et la barrière d’Enfer au III sont bienvenus, mais le vaste espace où le brasero réchauffe les douaniers paraît difficile à animer. Les éclairages sont pertinents, expressifs, aux couleurs vives, et les tenues soignées, variées à souhait. Cependant, on attendait des costumes élimés, des fripes pour notre quatuor d’artistes dans le besoin. Las, certains sont tirés à quatre épingles, d’une élégance raffinée, qui s’accorde mal à leur condition.</p>
<p>Malgré ces réserves, somme toute secondaires, on est empoigné par cette lecture. D’abord par un orchestre flamboyant, en grande formation, conduit avec maestria par <strong>Roderick Cox</strong>, qui prendra officiellement les rênes de la formation en septembre. Les pages purement orchestrales sont admirables. Ce dernier sert la partition avec un engagement constant : sans jamais tomber dans un sentimentalisme de mauvais goût, la richesse de l’orchestration, les subtils dosages, l’équilibre constant entre la scène et la fosse nous ravissent. La dynamique, la souplesse comme la clarté sont évidents. Chantant lui-même tous les rôles, son attention de tous les instants aux chanteurs en fait un chef de théâtre prometteur. Le tissu instrumental soyeux, chatoyant, souple et raffiné (3) est à porter tout autant au crédit de l’Orchestre national Montpellier Occitanie.</p>
<p>La distribution, fondée pour l’essentiel sur des chanteurs familiers de leur emploi, est exempte de routine. L’engagement vocal et scénique de chacun est manifeste même si on perçoit un certain trouble lié à l’espace dans les scènes de proximité. <strong>Adriana Ferfecka </strong>nous vaut une Mimi plus que crédible, remarquable. Encore peu connue en France, elle conduit une brillante carrière internationale et sa performance atteste toutes ses qualités. Une présence physique et vocale : Réservée, puis déchirée et poignante, son humanité est attachante, servie par une voix sûre, ample et chaleureuse. L’élégance du phrasé est manifeste dès son « Mi chiamano Mimi ». Le « Donde lieta » résigné, est chargé d’une émotion juste, vraie.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MG1_4162_redimensionner-1294x600.jpg" />© Marc Ginot</pre>
<p>Le couple central irradie de jeunesse. Rodolfo, ici <strong>Long Long</strong>, est ardent, sobre et juste. La voix est solide, aux aigus épanouis, et sa tendresse nous émeut au même point que celle de Mimi. Leur duo « O soave fanciulla » respire le bonheur partagé, l’amour. Si Musetta a la voix un peu dure au début, <strong>Julia Muzychenko</strong> trouvera la souplesse et le mordant au fil des scènes. Sa valse, où elle s’efforce de capter l’attention de Marcello (« Quando me’n vo’ soletta per la via »), est délicieuse. <strong>Mikołaj Trąbka</strong> endosse les habits du peintre, Marcello, pour la première fois, semble-t-il. Baryton généreux, de caractère, son beau duo, nostalgique, empreint de tendresse avec Rodolfo (au dernier acte) est une réussite. Schaunard, le musicien, est confié à<strong> Dominic Sedgwick</strong>, brillant baryton. <strong>Dongho Kim </strong>est Colline, basse chaleureuse, sonore et inspirée, pour notre philosophe, jamais emphatique. Son air du IV « Vecchia zimara » a l’émotion attendue.  L’épisode bouffon et les chorégraphies du sympathique quatuor de bohêmes, équilibré, complice et animé, sont un moment de réjouissance, dont la réalisation, la verve et la direction d‘acteur sont exemplaires, avant que le drame se dénoue. Auparavant, pour couronner le troisième acte, le quatuor des deux couples nous a valu un « Addio dolce…» poétique, frais comme désabusé (Musetta et Marcello). <strong>Yannis François </strong>nous laisse quelque peu sur notre faim. La voix, familière du répertoire baroque, manque ce soir d’ampleur, particulièrement pour Alcindoro, dont le jeu est terne. Les rôles secondaires (Parpignol, <strong>Hyoungsub Kim</strong>; le sergent, <strong>Jean-Philippe Elleouët</strong>; le douanier, Laurent Sérou) sont honorablement défendus.</p>
<p>Les chœurs, à commencer par les enfants d’Opéra Junior, préparés par <strong>Noëlle Thibon</strong>, se montrent remarquables de présence scénique et vocale. Le second acte leur doit beaucoup dans son animation, aussi débridée et joyeuse que musicalement exigeante et aboutie. Un grand bravo à eux et à <strong>Noëlle Gény</strong>.</p>
<p>A mi-chemin entre la production traditionnelle ou routinière et le show, servant humblement le livret, mais avec une ambition artistique patente, voici un grand spectacle populaire. Pour les familiers de l’ouvrage, peut-être une impression de déjà vu, puisque respectueux de l’esprit et de la lettre. Servie par des voix remarquables et des interprètes engagés, cette réalisation apporte un souffle de renouveau, notamment en direction du plus large public. On n’est pas là pour s’apitoyer, ou pour cultiver la nostalgie d’une vie de Bohême cuisinée à toutes les sauces, mais pour vibrer à une histoire d’amour, tragiquement banale. Et le contrat est rempli.</p>
<pre>(1) La production, qui affiche complet pour toutes les représentations, a fait l’objet d’une captation vidéo en vue de sa retransmission (le 2 juin, place Royale à Montpellier). La présence discrète de micros-oreillettes pour chacun des chanteurs visait à assurer la qualité de la restitution, et non l’amplification dont ils n’avaient nullement besoin. 
(2) même si les références sont très postérieures, les ballons rouges que distribue Parpignol, clin d’œil bienvenu au court métrage d’Albert Lamorisse (1956), comme à la <em>petite fille au ballon</em>, de Bansky, autorisent de beaux tableaux. 
(3) A signaler que le placement en salle (l’auteur se trouvait à l’avant-scène) modifie singulièrement la perception.</pre>
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		<title>Un nouveau directeur musical à Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-nouveau-directeur-musical-a-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 05:28:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Opéra orchestre national Montpellier Occitanie a annoncé ce mardi dans un communiqué la nomination du chef américain Roderick Cox au poste de directeur musical. Roderick Cox, 36 ans, lauréat du prix Georg Solti en 2018, le jeune chef a dirigé de nombreux orchestres à travers le monde et se distingue également par l&#8217;initiative qu&#8217;il a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Opéra orchestre national Montpellier Occitanie a annoncé ce mardi <a href="https://www.opera-orchestre-montpellier.fr/magazine/roderick-cox-nomme-directeur-musical-de-lopera-orchestre-national-montpellier/">dans un communiqué</a> la nomination du chef américain Roderick Cox au poste de directeur musical.</p>
<p>Roderick Cox, 36 ans, lauréat du prix Georg Solti en 2018, le jeune chef a dirigé de nombreux orchestres à travers le monde et se distingue également par l&rsquo;initiative qu&rsquo;il a lancée en 2019 aux Etats-Unis : un programme destiné à former de jeunes musiciens issus de la diversité.</p>
<p>Précisément, à l&rsquo;annonce de sa nomination, R. Cox a déclaré : « Je suis profondément honoré d’avoir été nommé Directeur musical de l’Opéra Orchestre national de Montpellier. Mon travail avec les musiciens de l’orchestre au cours des dernières productions a été artistiquement enrichissant et épanouissant. Je suis motivé et inspiré à l’idée d’approfondir notre relation au cours des années à venir et partager notre travail avec le public de Montpellier et au-delà. Je suis déterminé à perpétuer l’héritage d’excellence artistique qui caractérise cet orchestre tout en utilisant le pouvoir transformateur de la musique pour tracer de nouvelles voies audacieuses, en diversifiant nos programmes et en développant de nouveaux publics aux côtés des spectateurs déjà fidélisés. J’ai hâte de commencer à travailler en étroite collaboration avec les musiciens et l’équipe de direction. »</p>
<p>Roderick Cox prendra ses fonctions dès le mois de septembre prochain.</p>
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		<title>VERDI, Rigoletto — Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-montpellier-bienvenue-au-101e-show-de-rigoletto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 03:25:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette nouvelle production de Rigoletto qui ouvre la saison montpelliéraine, il n’y a que du beau monde. Valérie Chevalier a réuni une distribution sans faiblesse, avec quelques pépites, et invité un chef, Roderick Cox, qui permet à l’orchestre et au chœur de déployer toutes les qualités attendues des plus grands. Quant à la mise &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette nouvelle production de <em>Rigoletto</em> qui ouvre la saison montpelliéraine, il n’y a que du beau monde. Valérie Chevalier a réuni une distribution sans faiblesse, avec quelques pépites, et invité un chef, <strong>Roderick Cox</strong>, qui permet à l’orchestre et au chœur de déployer toutes les qualités attendues des plus grands. Quant à la mise en scène, rien de ce que crée <strong>Marie-Eve Signeyrole</strong> ne laisse indifférent. Sa nouvelle approche de l&rsquo;opéra de Verdi ne déroge pas à cette règle. S’affranchissant de toute tradition (du livret et des didascalies), elle distingue et oppose le père aimant et protecteur de Gilda au bouffon provocateur. Si la proposition est inédite, la transposition contemporaine d’un Rigoletto artiste n’est pas nouvelle (Nancy, Richard Brunel,  <a href="/rigoletto-nancy-le-duc-mene-la-danse-et-les-masques-tombent">Le duc mène la danse, et les masques tombent</a>). D’une approche comparable, on se souvient aussi d’un Orfeo artiste, à Dijon (<a href="/lorfeo-de-monteverdi-dijon-marc-mauillon-triomphe-en-pop-star">Marc Mauillon triomphe en pop-star</a>, Yves Lenoir, il y a cinq ans).</p>
<p>Rigoletto est ici un humoriste en tournée (one-man show), en costume canari, accompagné de ses fans. Il a surnommé « Le Duc » son agent, artiste raté, qui y pêche ses conquêtes. Maddalena n’est autre que l’ex-femme du bouffon. Quant à Sparafucile, la mise en scène le confond avec Rigoletto, « deux faces d’une même médaille ». La malédiction, ressort du drame, n’est plus qu’anecdotique. La virtuosité de Marie-Eve Signeyrole, est connue, comme son art consommé d’user des toutes les techniques contemporaines, assistée d&rsquo;une équipe très professionnelle. Le spectacle fort, aux lumières agressives, ignore la simplicité, la sobriété. Il laisse pensif sinon pantois.</p>
<p>Evidemment, pour expliciter cette mutation radicale, la mise en scène doit préparer le public et lui rappeler régulièrement qu’il assiste à un spectacle dans le spectacle. Durant le prélude, Rigoletto tue sa fille après l’avoir surprise avec le Duc, des additions (le one-man show), de fréquentes interruptions, qui se veulent humoristiques (« veuillez nous excuser, le spectacle reprendra dans quelques instants ») cassent le rythme, les progressions. Rigoletto mime en gros plan les tubes de l&rsquo;ouvrage, leur réalisation demeurant confiée à ses partenaires. Le sur-titrage s’est adapté : le texte français, revu et corrigé, est accompagné de sa traduction anglaise. </p>
<p>Seule la musique demeure et l’on doit réprimer sa stupéfaction à l’immense gâchis que représente un tel dévoiement. Que viennent faire ici les rhinocéros ? Souvenir d’une licenciée de lettres modernes confié à un public qui, majoritairement n’a certainement jamais vu Ionesco, mais constate l’absurdité ? Recherche désespérée d’un aphrodisiaque par les décapités (oui !) qui scient la corne de l’animal ? Tout est dans tout n’est-ce pas ?</p>
<p>La pluralité des apparences de la star appauvrit sa complexité comme son humanité émouvante. La confusion délibérément entretenue entre lui et Sparafucile, le dédoublement régulier, systématique, de personnages essentiels durant certaines scènes (vidéo, jeu de miroirs, doublures physiques mises en perspective), la relecture alambiquée, brouillonne, artificielle, surréaliste de l’ouvrage en altère l’accès. Ajoutons à cela une animation constante de l’espace scénique par les danseurs, les figurants et vous aurez compris que la lisibilité n’y trouve pas son compte. C’est laid, à en sourire (le bouffon en costume canari, les rhinocéros…) ou à le déplorer, trop souvent. Une parodie, à la Mel Brooks ou façon Barrie Kosky, aurait au moins eu le mérite de divertir et d&rsquo;appeler le rire. L’attention se disperse, cette approche singulière nous laisse sur notre faim. L’émotion, rare, n’est due qu’à la musique et à ses interprètes. Il faut relire la préface de Hugo au<em> Roi s’amuse</em>. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="322" src="/sites/default/files/styles/large/public/11._oonm_rigoletto_marc_ginot.jpg?itok=BnvhVBOi" title="Rigoletto © Marc Ginot" width="468" /><br />
	Rigoletto © Marc Ginot</p>
<p>Ce sont là des raisons supplémentaires pour souligner les mérites des chanteurs à se prêter à ce jeu, à concilier les exigences musicales et expressives de la partition avec celles qui les dévoient. Aucun ne démérite. <strong>Gëzim Myshketa</strong>, malgré la charge d’un rôle « enrichi » par cette vision singulière, donne toute son énergie et sa sensibilité à Rigoletto. Ses duos avec Gilda sont autant de réussites. La voix du baryton est ample et conduite avec art. Si <strong>Rame Lahaj</strong>, le Duc de Mantoue n’atteint la plénitude de ses moyens qu’au deuxième acte, nous avons là un solide ténor, racé, aux aigus faciles, rarement pris en défaut. Gilda est superbe, avant même le « Gualtier Maldè&#8230;», le chant comme le jeu de <strong>Julia Muzychenko</strong>, bellinienne passionnée, emportent l’adhésion : la voix est sonore, colorée, articulée comme soutenue, les aigus pianissimo, la fraîcheur cristalline, la longueur de voix, son agilité et l’élégance de ses traits, tout la désigne comme une des plus belles Gilda. C’est à son chant que l’on doit les émotions les plus justes. La quatuor est réussi, où, délibérément, Maddalena (<strong>Rihab Chaieb</strong>) surjoue son rôle, où chaque ligne se différencie. Sparafucile est fort bien campé par <strong>Luiz-Ottavio Faria</strong>, malgré la direction d&rsquo;acteur qui en fait un double de Rigoletto. Borsa (<strong>Loïc Félix</strong>), Marullo (<strong>Jaka Mihelac</strong>), Monterone (<strong>Tomasz Kumiega</strong>), le Comte de Ceprano (<strong>Jean-Philippe Ellouet-Molina</strong>) forment une belle brochette de voix masculines. Ces dames ne sont pas en reste avec <strong>Julie Pastouraud</strong> (Giovanna), <strong>Anthea Pichanick</strong> (la Comtesse) et <strong>Inès Berlet </strong>(le page). Aucune faiblesse, donc.</p>
<p>L’orchestre, puissant sans jamais être lourd (l’orage), est d’une fraîcheur rare. Tout est clair et dynamique, le chant est constant, les soli (le hautbois tout particulièrement) réalisés avec art. Si la formation a conquis ses lettres de noblesse avec son actuel directeur musical, nul doute que, ce soir, Roderick Cox lui imprime sa marque. Le chœur, le plus souvent placé aux premiers rangs du public (les  « groupies »), se montre lui aussi sous son meilleur jour. En dehors de la fonction que lui assigne la réalisation, son homogénéité, la dynamique et la précision comme la projection sont au rendez-vous.</p>
<p>Des applaudissements, plus ou moins nourris, pour saluer tel ou tel air connu, la salle est interrogative, partagée entre le désir de manifester sa gratitude aux artistes et, pour part, son rejet de l’approche choisie.<br />
	Une occasion manquée.</p>
<p>(*) Le titre de ce compte rendu est emprunté à l’annonce dont l’affichage est répété au cours de la soirée.</p>
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