<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Giorgio CROCI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/croci-giorgio/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/croci-giorgio/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Mar 2026 19:52:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Giorgio CROCI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/croci-giorgio/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 07:58:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=210191</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que Roberto Alagna, élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/"> <span class="screen-reader-text">Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/">Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que <strong>Roberto Alagna,</strong> élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à chanter un programme qu’il qualifie d’« inchantable », avec un sourire complice, déclenchant l’hilarité des spectateurs et une nouvelle salve d’applaudissement. Le programme est en effet ambitieux. Après son « <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau/">Tout Puccini </a>» de l’an passé voilà qu’il dédie entièrement à Verdi ce nouveau récital qui comporte des airs pour différents types de voix, du ténor lyrique d’Alfredo au ténor héroïque d’Otello, alignant les opéras dans l’ordre chronologique de leur création.</p>
<p>La première partie, consacrée aux œuvres de jeunesse, débute avec <em>I Lombardi</em>, quatrième opéra de Verdi. Roberto Alagna aborde l’air d’Arvino avec un medium nourri et puissant, qui captive immédiatement le public. Le timbre se pare de couleurs cuivrées du meilleur effet. Quelques graillons trahissent une légère fatigue vite dissipée dès le morceau suivant : la déploration de Macduff, qui est interprétée avec une grande émotion, dans un silence recueilli. Vient ensuite la seule page en français du programme. Juxtaposer l’air de Gaston dans <em>Jérusalem</em> avec son équivalent dans <em>I Lombardi</em> est une idée particulièrement intéressante. Si l’on entend habituellement une voix plus lyrique dans cette page, Roberto Alagna convainc néanmoins par son style impeccable et sa diction souveraine. A la fin de l’air, Verdi a ajouté une cadence qui culmine au contre-ut, à l’attention de Gilbert-Louis Duprez, créateur du rôle de Gaston, que son ut de poitrine avait rendu célèbre. Roberto Alagna donne cette note en voix de tête, avec une infinie délicatesse qui réjouit l’assistance. C’est avec <em>Luisa Miller</em> que s’achève cette partie. Le grand air de Rodolfo, « Quando le sere al placido », et son récitatif particulièrement poignant sont interprétés avec un engagement dramatique intense qui révèle toute la détresse du personnage.<br />
La deuxième partie s’ouvre avec la fameuse trilogie <em>Rigoletto </em>/ <em>trovatore </em>/ <em>traviata</em>, des ouvrages que le ténor a abordés à divers moments de sa carrière. A propos de « Parmi vedere le lacrime », craignant un trou de mémoire, il précise que la dernière fois qu’il a chanté cet air, sa première fille avait six mois, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, elle l’a fait grand-père. Le public s’amuse tandis que nous admirons l’art avec lequel Roberto Alagna sait créer une complicité bon enfant avec ses admirateurs. Le ténor chante avec aisance ces trois pages qui mettent en valeur son legato, son art de varier les couleurs et d’habiter les mots. Si l’absence de cabalette à la suite de « Parmi veder le lacrime » et « Lunge da lei » ne se fait pas sentir, en revanche « Di quella pira » manque cruellement après « Ah si ben mio ». Roberto Alagna le sait bien, c&rsquo;est pourquoi il comblera ce manque dès le premier bis. Entretemps il livre une interprétation mémorable de la grande scène qui ouvre le troisième acte de La forza del destino, « La vita è inferno all’infelice ». Sa voix puissante et souveraine, ses nuances subtiles et l’impact émotionnel saisissant dont il charge cette page, tout concourt à déclencher une interminable ovation. En bis, nous l’avons dit, Roberto Alagna propose un « Di quella pira » – dans le ton – précise-t-il, avec un ut longuement tenu, une « Donna è mobile » qui lui permet de faire briller ses aigus une dernière fois et une mort d’Otello poignante. A la fin du concert, il annonce qu’il reviendra à Gaveau la saison prochaine, pour la quatrième année consécutive, avec un programme surprenant, sans en dire davantage.</p>
<p>A la tête d’un orchestre Colonne en bonne forme, en dépit d’un ou deux légers écarts de justesse dans l’introduction de « Celeste Aida »<strong>, Giorgio</strong> <strong>Croci</strong>, toujours attentif à son interprète qu’il a souvent accompagné à la scène comme au disque, propose une direction efficace dans le respect des styles de chaque ouvrage. Si l’ouverture de <em>La forza</em> comporte quelques effets par trop retentissants dans sa conclusion, celle de <em>Luisa Miller </em>est parfaitement équilibrée. Soulignons enfin la superbe introduction de l&rsquo;air « La vita è inferno all’infelice » et son impeccable solo de clarinette.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/">Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récital Roberto Alagna / Ludovic Tézier &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-ludovic-tezier-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 05:26:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=172761</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lorsque deux des plus célèbres chanteurs actuels se retrouvent sur la même scène, cela promet une soirée électrisante, riche en émotions et en prouesses vocales. On ne présente plus Roberto Alagna et Ludovic Tézier, le premier est le ténor français le plus fêté dans le monde depuis près de quatre décennies d’une carrière exemplaire, le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-ludovic-tezier-paris-philharmonie/"> <span class="screen-reader-text">Récital Roberto Alagna / Ludovic Tézier &#8211; Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-ludovic-tezier-paris-philharmonie/">Récital Roberto Alagna / Ludovic Tézier &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque deux des plus célèbres chanteurs actuels se retrouvent sur la même scène, cela promet une soirée électrisante, riche en émotions et en prouesses vocales. On ne présente plus <strong>Roberto Alagna</strong> et <strong>Ludovic Tézier</strong>, le premier est le ténor français le plus fêté dans le monde depuis près de quatre décennies d’une carrière exemplaire, le second, l’un des meilleurs barytons actuels. Ses interprétations du répertoire verdien notamment, font autorité, les plus grands théâtres le réclament, de New-York à Milan en passant par Londres, Paris, Madrid, Munich ou Vienne ainsi que les grands Festivals d’été. La série Les Grandes Voix les a réunis à la Philharmonie de Paris pour un concert unique sous la direction de <strong>Giorgio Croci</strong>, dans des œuvres d’opéras allemands, français et italiens.</p>
<p>C’est une ovation qui accueille les deux artistes vêtus à l’identique d’un smoking et d’une chemise noire sur laquelle tranche une cravate bleue. Le programme s’articule en deux parties qui comportent chacune deux duos, deux airs, et des pages orchestrales. Peu de raretés dans ce programme rebattu constitué d’ouvrages que les deux chanteurs interprètent depuis longtemps, à l’exception de<em> Halka</em> du compositeur polonais Stanisław Moniuszko dont le ténor a gravé un air dans <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-60/">son dernier album</a>. Dès le premier morceau le ton est donné, les deux artistes interprètent le duo de<em> Lucia di Lammermoor</em> « Orrida è questa notte » souvent coupé à la scène, avec une fougue, un investissement dramatique et une forme vocale des grands soirs, soutenus par la direction éminemment théâtrale de Giorgio Croci, à la tête du Belgian National Orchestra. Toute cette partie jusqu’à l’entracte sera de la même eau. Dans l’air de <em>Halka</em>, le ténor exprime avec une grande sensibilité les tourments de Jontek, jeune montagnard éconduit par sa belle. Le baryton répond avec « Nemico della patria » chanté avec l’élégance vocale qu’on lui connaît, loin de tout débordement vériste. Une interprétation sobre et poignante à la fois qui se hisse au niveau des plus grands interprètes du personnage. Tous deux se rejoignent dans la grande scène des retrouvailles de Posa et Don Carlo au premier acte de l’opéra de Verdi. Les deux complices interprètent cet ouvrage depuis de nombreuses années aussi bien en français qu’en italien. On se souvient encore du premier Don Carlos du ténor, qui avait mis Paris à ses pieds au Châtelet en 1996 ou du Posa triomphal de Tézier à Bastille en 2017. Ce soir leur interprétation ne démérite pas et s’ils ont choisi la version italienne ils chantent le second couplet de « Dio che nell’alma infondere » en français déchaînant l’enthousiasme de la salle.</p>
<p>La seconde partie du concert commence par une sorte de gag, Roberto Alagna arrive seul en scène et attend son partenaire qui ne vient pas. Pour faire patienter les spectateurs, il plaisante avec eux et le chef sans parvenir à masquer tout à fait une certaine inquiétude qui grandit à mesure que le temps s’écoule. Finalement Ludovic Tézier fait son entrée et explique qu’il a été victime d’un problème d’ascenseur. Sans plus attendre, le chef lève sa baguette, mais sans doute déconcentré par l’incident, le ténor cherche ses marques au début du duo des <em>Pêcheurs de perles</em> et ne retombe sur ses pieds qu’au bout de quelques mesures. Soutenu par son collègue, tous deux finiront cette scène sous les applaudissements nourris du public. L’air de Lohengrin verra notre ténor trébucher légèrement à la fin de la première phrase et rencontrer quelques difficultés pour arriver au bout. Fatigue passagère ? Roberto Alagna retrouvera sa forme dans le duo de <em>L’Elixir d’amour</em>, un ouvrage cher à son cœur, qu’il fréquente depuis une trentaine d’années et qui lui a permis de rencontrer son épouse au cours d’une série de représentations à Londres en 2012. Entre ces deux pages, Ludovic Tézier aura proposé une version quasi anthologique de l’air de Wolfram, un personnage qu’il a abordé il y a plus de vingt ans et qu’il interprète avec une émotion contenue et un legato impeccable. Après avoir chanté presque tous les rôles de baryton verdiens le voici qui se tourne désormais vers le répertoire wagnérien.  En 2021, son Amfortas a conquis le public viennois et en janvier prochain, il sera Wotan dans <em>L’Or du Rhin</em> à la Bastille.</p>
<p>Pas moins de cinq bis viendront conclure ce concert, le duo d’Otello « Si pel ciel » un rien tendu, l’inusable « Parla più piano » de Nino Rota, chanté en sicilien par Alagna et en italien par Tézier,  « Libertà » une jolie mélodie de David Alagna interprétée par son frère, « Les Feuilles mortes » dans une version en demi-teintes par Ludovic Tézier.et pour finir « La Danza » de Rossini, en duo, devant une salle en délire.</p>
<p>Soucieux de respecter le style de chaque compositeur qu’il aborde, <strong>Giorgio Croci</strong>, à la tête du Belgian National Orchestra, adopte des tempos modérés propres à laisser s’épanouir les voix de ses chanteurs. Parmi les pages orchestrales proposées citons un prélude de l’acte trois de <em>La Traviata</em>, lugubre à souhait et une ouverture des <em>Vêpres siciliennes</em> contrastée mais quelque peu tonitruante. Le prélude de <em>Lohengrin</em> brillant et solennel nous aura convaincu davantage.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-ludovic-tezier-paris-philharmonie/">Récital Roberto Alagna / Ludovic Tézier &#8211; Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Roberto Alagna 60</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-60/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Sep 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=172355</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour célébrer son soixantième anniversaire, conjointement à ses quarante ans de carrière, Roberto Alagna publie un nouvel album constitué en majorité de morceaux qu’il enregistre pour la première fois. Un récital au minutage généreux, 85’ de musique, et au programme ambitieux puisqu’il réunit des compositeurs et des répertoires extrêmement variés allant du baroque au début &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-60/"> <span class="screen-reader-text">Roberto Alagna 60</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-60/">Roberto Alagna 60</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour célébrer son soixantième anniversaire, conjointement à ses quarante ans de carrière, Roberto Alagna publie un nouvel album constitué en majorité de morceaux qu’il enregistre pour la première fois. Un récital au minutage généreux, 85’ de musique, et au programme ambitieux puisqu’il réunit des compositeurs et des répertoires extrêmement variés allant du baroque au début du vingtième siècle et se décline en pas moins de huit langues si l’on compte le dialecte napolitain de l’air de Pergolèse. Dans ce programme, l’opéra français et l’opéra italien qui ont constitué le cœur du répertoire de notre ténor, tiennent une place de choix, mais l’on y trouve également des compositeurs allemands, russes et même polonais. Le crossover que Roberto Alagna a régulièrement pratiqué est illustré par des chansons en espagnol, en anglais, en l’occurrence le fameux « Be my love » en hommage à Mario Lanza, en français avec « L’Andalouse », une composition de ses frères et en italien avec « Sognare », chanson que le ténor avait écrite à l’âge de vingt ans, dont la musique évoque les « tubes » transalpins des années 70. Quelques cinéphiles avisés se souviendront que « La Spagnola », ritournelle de la Belle Époque, a été interprétée par Gina Lollobrigida dans le film <em>La Belle des belles</em> où elle incarnait la cantatrice Lina Cavalieri.</p>
<figure style="width: 800px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Roberto-Alagna.-Ania-Fedisz.jpg" alt="" width="800" height="600" /><figcaption class="wp-caption-text">Roberto Alagna © Ania Sedisz</figcaption></figure>
<p>Ce qui frappe d’emblée l’auditeur à l’écoute de ce disque est l’insolence vocale du ténor au service d’une interprétation soignée, respectueuse du style musical de chaque compositeur. Le medium est riche et nourri, le grave sonore et l’aigu toujours présent comme en témoigne le contre-ré du <em>Postillon de Lonjumeau</em>. Seul le léger vibrato sur l’ut de la « Demeure chaste et pure » ainsi que quelques tensions dans le haut medium sur les dernières phrases de « In fernem Land », que la prise de son accentue en plaçant la voix au premier plan, trahissent le passage des ans. Mais ce ne sont que peccadilles au regard des splendeurs que comporte ce programme, le second air de Lohengrin « Mein lieber Schwan » tout en demi-teintes et chargé d’émotion, l’air de Lensky « Kuda, Kuda » absolument bouleversant tout comme celui d’Adorno dans <em>Simon Boccanegra</em> qui ouvre le récital ou le fameux « Ach ! so fromm » extrait de Martha, glorieux, dans son idiome original. Pour le répertoire français, citons les airs de Raoul (<em>Les</em> <em>Huguenots</em>) et de Wilhelm Meister (<em>Mignon</em>) chantés avec une grande sensibilité et une diction impeccable.</p>
<p>L’amateur de raretés trouvera son bonheur avec le magnifique extrait de <em>Halka</em>, un opéra du compositeur polonais Stanislaw Moniuszko et celui de Sadko « Les diamants chez nous sont innombrables » susurré en français avec une voix suave et caressante ainsi que la sérénade française de Leoncavallo « Au clair de la lune » tout empreinte de nostalgie. L’air « Nymphes attentives » tiré du <em>Polyeucte </em>de Gounod, moins souvent enregistré que « Source délicieuse » et les couplets d’Ascanio dans <em>Lo frate ‘nnamorato</em> de Pergolèse, l’une des rares incursions de Roberto Alagna dans la musique baroque, complètent judicieusement ce bouquet. De nombreuses pépites donc, dans un programme pour le moins électrisant.</p>
<p>Sous la baguette inspirée de <strong>Giorgio Croci</strong>, le Morphing Chamber Orchestra s’adapte avec aisance aux divers styles musicaux présents sur ce CD. Notons que la prise de son le place légèrement en retrait par rapport à la voix comme cela se faisait dans les enregistrements des années 50.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-60/">Roberto Alagna 60</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna (Les Grandes Voix) — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aleksandra-kurzak-et-roberto-alagna-les-grandes-voix-paris-tce-encore-les-fetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2017 06:43:22 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/encore-les-ftes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis l&#8217;avènement du romantisme, l&#8217;opéra s&#8217;emploie à unir, en un long dialogue quasiment ininterrompu d&#8217;une œuvre à l&#8217;autre, soprano et ténor. Il arrive même parfois que le lien sur scène soit noué avec tant d&#8217;ardeur que le retour en coulisse ne parvienne à le desserrer. C&#8217;est ainsi que Roberto Alagna a rencontré puis épousé Aleksandra &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/aleksandra-kurzak-et-roberto-alagna-les-grandes-voix-paris-tce-encore-les-fetes/"> <span class="screen-reader-text">Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna (Les Grandes Voix) — Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aleksandra-kurzak-et-roberto-alagna-les-grandes-voix-paris-tce-encore-les-fetes/">Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna (Les Grandes Voix) — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l&rsquo;avènement du romantisme, l&rsquo;opéra s&#8217;emploie à unir, en un long dialogue quasiment ininterrompu d&rsquo;une œuvre à l&rsquo;autre, soprano et ténor. Il arrive même parfois que le lien sur scène soit noué avec tant d&rsquo;ardeur que le retour en coulisse ne parvienne à le desserrer. C&rsquo;est ainsi que <strong>Roberto Alagna </strong>a rencontré puis épousé <strong>Aleksandra Kurzak</strong>. <em>L&rsquo;Elixir d&rsquo;amour</em> qui les poussa dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre à Londres continue d&rsquo;agir et leur complicité dans ce récital proposé par les Grandes Voix au Théâtre des Champs-Elysées n’est pas que vestimentaire – tenues argentées façon Maritie et Gilbert Carpentier en première partie, noires et cérémonieuses après l’entracte. Visible, leur entente est aussi audible lorsque leur voix se rencontrent dans le répertoire le mieux à même de faire valoir leurs qualités communes, ce qu&rsquo;en mathématiques on appellerait l&rsquo;intersection de leurs talents. Moins <em>Faust</em> et L<em>es Pêcheurs de perles</em> où la diction française de la soprano s&rsquo;avère insuffisante que le duo comique de cet <em>Elisir d’amore</em> qui les a réunis à Covent Garden ou, celui, exalté, d&rsquo;<em>Otello</em>. Là, les timbres s&rsquo;apparient ; les couleurs se complètent ; la projection toujours insolente du ténor n&rsquo;occulte pas celle moins affirmée de sa partenaire ; le chant fusionne ; l’alchimie opère.</p>
<p>Dirigé par <strong>Giorgio Croci</strong> d’une battue souvent lente, l&rsquo;Orchestre de Picardie hésite entre morosité – introduction de <em>Faust </em>cafardeuse, « Tu che la vanita » tendu de noir comme un requiem – et fanfaronnade – ouverture de <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> entre cirque Pinder et défilé militaire… Pas toujours en mesure (<em>Tosca</em>), l’accompagnement demeure attentif.</p>
<p>D&rsquo;une manière générale, la deuxième partie du récital surpasse la première. Les cœurs sont échauffés, les émissions libérées. La musicalité d&rsquo;Aleksandra Kurzak s&rsquo;impose avec évidence dans « Io son l’umile ancella » où le registre supérieur semble avoir gagné en suavité quand auparavant Marguerite et plus encore Leila pouvaient sembler acescentes. Filé et suspendu à la longueur du souffle, l&rsquo;aigu laisse planer ce parfum délicat qui fait de l’air d’Adriana Lecouvreur le cheval de bataille des <em>lirico spinto</em>. C&rsquo;est cette évolution de la tessiture qui surprend chez Aleksandra Kurzak. Effet de la maternité ? Celle qui évoluait sur les plus hautes cimes rossiniennes il n’y a pas si longtemps peut aujourd’hui se mesurer à des rôles aussi dramatiques que Rachel dans <a href="/la-juive-munich-anatheme"><em>La Juive</em> à Munich l’été dernier</a> ou Elisabetta di Valois dans <em>Don Carlo</em>, le temps d’un air, ici même, en concert. Cette métamorphose vocale assumée, l&rsquo;expérience scénique devrait à présent élargir la palette expressive.</p>
<p>Pour le ténor, même constat : les partitions les plus dramatiques semblent plus que jamais à sa portée, qu’il s’agisse d’Otello drapé à l&rsquo;antique, moins shakespearien que cornélien par la noblesse et le maintien, ou de Samson dont on ne sait ce qu’il faut d’abord admirer : la mâle amertume ou la grandeur de la déclamation. Plus familier, Cavaradossi fait moins d’effet bien que la progression émotionnelle de l&rsquo;air soit intelligemment menée jusqu&rsquo;à se résoudre en un inutile sanglot. Auparavant, Nadir est une parenthèse pour ceux qui, comme nous, préfèrent le pêcheur de perles chanté en voix mixte. Nemorino demeure un modèle de bonne humeur et de fraîcheur vocale. Le ténor s’amuse et multiplie les facéties ; la voix rayonne d&rsquo;une joie communicative ; la salle s’esclaffe et en redemande.</p>
<p>En bis, le brindisi de <em>La traviata</em> et le duo de <em>La Veuve joyeuse</em> prolongent l&rsquo;esprit des fêtes, à l&rsquo;exemple de l&rsquo;avenue Montaigne encore scintillante à la sortie du concert bien que la page de la nouvelle année soit tournée depuis plusieurs jours.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aleksandra-kurzak-et-roberto-alagna-les-grandes-voix-paris-tce-encore-les-fetes/">Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna (Les Grandes Voix) — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Roberto Alagna, Iryna Zhytynska, duos d’opéras — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/roberto-alagna-iryna-zhytynska-duos-doperas-paris-philharmonie-pret-pour-samson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2015 03:29:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/prt-pour-samson/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après ses représentations triomphales du Cid de Massenet et du Roi Arthus de Chausson à l’Opéra Bastille, la saison parisienne de Roberto Alagna s’achève brillamment avec ce récital d’airs d’opéras à la Philharmonie en compagnie de la mezzo-soprano ukrainienne Iryna Zhytynska. La première partie de la soirée est entièrement consacrée à Verdi. Le couple mezzo &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/roberto-alagna-iryna-zhytynska-duos-doperas-paris-philharmonie-pret-pour-samson/"> <span class="screen-reader-text">Roberto Alagna, Iryna Zhytynska, duos d’opéras — Paris (Philharmonie)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roberto-alagna-iryna-zhytynska-duos-doperas-paris-philharmonie-pret-pour-samson/">Roberto Alagna, Iryna Zhytynska, duos d’opéras — Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après ses représentations triomphales du <em>Cid</em> de Massenet et du <em>Roi Arthus</em> de Chausson à l’Opéra Bastille, la saison parisienne de Roberto Alagna s’achève brillamment avec ce récital d’airs d’opéras à la Philharmonie en compagnie de la mezzo-soprano ukrainienne <strong>Iryna Zhytynska</strong>. La première partie de la soirée est entièrement consacrée à Verdi. Le couple mezzo / ténor permet de proposer des pages rarement données au concert comme ce duo de<em> Luisa Miller</em> qui offre aux deux artistes la possibilité de se chauffer la voix et au public de découvrir le timbre délicatement ambré de la cantatrice. Hélas les choses  se gâtent un peu pour elle avec « O don fatale » et ses écarts meurtriers qui la poussent aux limites de ses possibilités : dans l’aigu, d’abord, à peine esquissé et dans le grave exagérément appuyé au point de dénaturer la ligne vocale. Dommage, car la jeune chanteuse ne manque ni d’abattage ni de personnalité, mais pour Eboli, c’est trop tôt, elle risque de s’y brûler les ailes. Souhaitons-lui de ne pas aborder le rôle entier dans les saisons à venir. La tessiture d’Amnéris semble lui convenir davantage, du moins dans le duo du début du quatrième acte d’<em>Aïda</em> où elle peut donner libre court à son tempérament mais la voix n’est pas suffisamment projetée et se retrouve souvent couverte par l’orchestre, en tout cas au premier balcon. Quant à la diction italienne, elle laisse par moment à désirer.</p>
<p>D’un tout autre niveau est la performance de <strong>Roberto Alagna</strong> dont le grand air d’Alvaro dans <em>La forza del destino</em> constitue le sommet de cette première partie. Essentiellement lyrique à ses débuts, la voix du ténor a évolué vers le spinto et flirte même avec le dramatique. Le legato est toujours impeccable et Il possède désormais un medium large et solide, un grave nourri et un aigu puissant, comme on a pu le constater dans <a href="/le-roi-arthus-paris-bastille-bronca-et-ola"><em>Le Roi Arthus</em></a>, autant d’atouts qui lui permettent de donner de cette page une interprétation tout à fait exemplaire tant du point de vue vocal que théâtral, saluée par d’infinis applaudissements.</p>
<p>Changement de climat après l’entracte : c’est l’opéra français qui est à l’honneur dans la seconde partie qui s’ouvre avec le duo de <em>Samson et Dalila</em> pour lequel Iryna Zhytynska fait une entrée remarquée dans une robe verte qui met en valeur sa plastique impeccable. Le chant est à l’avenant : la diction française est intelligible et le personnage déborde de sensualité maléfique. La partition ne semble pas lui poser de problème particulier, sa Dalila  a du chien et du style, c’est un parcours sans faute qu’elle nous propose là. Face à elle, Alagna campe un personnage viril et fragile à la fois, tiraillé entre son devoir et son amour. Ce qu’il donne à entendre dans cet extrait est d’un niveau tel qu’on imagine quel Samson il pourrait être dans l’opéra intégral. Voilà un rôle pour lequel ses moyens actuels semblent tout indiqués. Un théâtre serait bien avisé de monter rapidement pour lui cet ouvrage qui a disparu des scène internationales depuis quelque années.</p>
<p>Le reste du programme est sans surprise. Le ténor est tout à fait à son aise dans <em>Le dernier jour d’un condamné</em> composé sur mesure pour sa voix par son frère David. Son Don José, bien connu désormais, est toujours au sommet tandis que la Carmen de Zhytynska se révèle moins convaincante que sa Dalila.</p>
<p>Saluons la performance au pupitre de <strong>Giorgio Croci</strong> à la tête d’un orchestre National de Lille de toute beauté, les vents notamment. Le chef italien est à son affaire dans le répertoire Verdien où sa battue à la fois souple et énergique fat merveille, aussi bien dans l’élégie (Alvaro) que dans le drame (Eboli). Le répertoire français lui réussit tout aussi autant comme en témoigne sa direction très théâtrale de la scène finale de <em>Carmen</em>  ou de l’intermezzo du <em>Dernier jour d’un condamné</em>.</p>
<p>La soirée s’achève avec cinq bis dont le choix est pour le moins éclectique : Le duo Dimitri / Marina de Boris Godounov répond à celui de Piquillo / La Périchole d’Offenbach, entre les deux une chanson ukrainienne au texte un peu coquin qui permet à la chanteuse de se trémousser joliment et une chanson napolitaine mélancolique pour le ténor. Comme la salle en redemande, les deux protagonistes proposeront un fragment du duo de<em> Boris</em> avant de s’en aller sous d’interminables vivats.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roberto-alagna-iryna-zhytynska-duos-doperas-paris-philharmonie-pret-pour-samson/">Roberto Alagna, Iryna Zhytynska, duos d’opéras — Paris (Philharmonie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BIZET, Les Pêcheurs de perles — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-peche-nest-pas-miraculeuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Feb 2013 12:20:44 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-pche-n-est-pas-miraculeuse/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Cette saison, Roberto Alagna aura offert au public parisien pas moins de quatre opéras français en version de concert, avec à la clé deux prises de rôle. Après La Navarraise de Massenet, couplée avec Le Dernier jour d’un condamné de David Alagna, donnés Salle Pleyel le 29 septembre dernier [voir la recension ici] et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-peche-nest-pas-miraculeuse/"> <span class="screen-reader-text">BIZET, Les Pêcheurs de perles — Paris (Pleyel)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-peche-nest-pas-miraculeuse/">BIZET, Les Pêcheurs de perles — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Cette saison, Roberto Alagna aura offert au public parisien pas moins de quatre opéras français en version de concert, avec à la clé deux prises de rôle. Après <em>La Navarraise de Massenet</em>, couplée avec <em>Le Dernier jour d’un condamné</em> de David Alagna, donnés Salle Pleyel le 29 septembre dernier [voir la <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4185&amp;cntnt01returnid=54">recension</a> ici] et avant la <em>Pénélope </em>de Fauré qu’il interprètera le 20 juin prochain au Théâtre des Champs-Élysées aux côtés d’Anna Caterina Antonacci, voici <em>Les Pêcheurs de perles</em>,  ouvrage que le ténor a séjà chanté à Séville en 2009 et qui semble connaître actuellement un regain d’intérêt : en effet, l’Opéra-Comique en a proposé une version scénique en juin dernier et l’Opéra du Rhin annonce une nouvelle production de l’œuvre en mai 2013.</p>
<p>			Pour ce concert, c’est une distribution alléchante qui avait été réunie autour du ténor français, à commencer par <strong>Nicolas Courjal</strong> qui est un Nourabad de luxe. Ce chanteur possède un timbre de bronze magnifique, homogène sur toute la tessiture et une belle ligne de chant qui font regretter que son rôle soit aussi bref. Issu de l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris, <strong>Alexandre Duhamel </strong>campe un Zurga aux moyens prometteurs. Quelques aigus un peu raides au premier acte trahissent la verdeur d’une voix par ailleurs solide et bien projetée. Le timbre, clair, n’est pas dépouvu d’attraits et l’interprète se révèle tout aussi convaincant lors des duos qui l’opposent à ses partenaires que dans sa grande scène du troisième acte. Le long récitatif, « L’orage s’est calmé », permet au baryton de traduire avec bonheur les affects contradictoires qui agitent son personnage. L’air « O Nadir, tendre ami de mon jeune âge » bénéficie d’un legato bien contrôlé et de quelques nuances de bon aloi. La diction, en outre, est impeccable, tout au plus pourrait-on lui reprocher une certaine tendance à rouler exagérément les « r » à des fins expressives. Un nom à suivre assurément.</p>
<p><strong>Nino Machaidze</strong> incarne une Leïla extrêmement touchante. Si son timbre ne possède pas la séduction immédiate de celui de Sonya Yoncheva que l’on a pu entendre au Comique la saison passée, son personnage parvient à émouvoir par sa délicate fragilité. La soprano ne cherche pas à faire de son grand air « Comme autrefois, dans la nuit sombre » un morceau de bravoure, elle l’interprète avec une simplicité et une sobriété tout à fait en situation. Si le trille est à peine esquissé, la cantatrice géorgienne propose de jolis sons filés et un aigu brillant émis sans difficulté. Son affrontement avec Zurga lui permet de faire valoir un réel tempérament dramatique. Dommage que son français soit aussi peu intelligible, d’autant plus qu’elle est entourée ici de trois interprètes à la diction irréprochable.</p>
<p>			Comment <strong>Roberto Alagna</strong> allait-il aborder la tessiture légère de Nadir après avoir incarné Radamès au Met en décembre et Riccardo du <em>Bal masqué</em> à Vienne en janvier, deux rôles qui demandent une toute autre vocalité ? Dès son entrée il campe un héros viril et déterminé, au timbre solide et à l’aigu puissant. « Au fond du temple saint » convainc sans peine et son grand duo avec Leïla le montre tout à la fois fougueux et passionné. Mais c’est surtout dans son grand air que notre ténor national était attendu au tournant. « Je crois entendre encore » réclame une voix éthérée d’une infinie délicatesse. De fait Roberto Alagna fait le choix de l’interpréter intégralement en falsetto. L’effet est saisissant, le timbre semble presque irréel, comme sorti d’un rêve, et les fan du chanteurs venus nombreux pour l’acclamer lui réservent une longue ovation à la fin de l’air. Toutefois il est permis, face à cette option, de rester quelque peu sur sa faim.</p>
<p>			Au pupitre, <strong>Giorgio Croci </strong>distille alternativement le chaud et le froid. Si le chef italien excelle dans les grandes scènes dramatiques, notamment la fin du deuxième acte, tout à fait spectaculaire, sa direction a paru bien molle tout au long du premier acte, et privée de sensualité dans le duo entre Nadir et Leïla, que seule l’interprétation des deux protagonistes parvient à sauver de l’ennui. Bilan mitigé, finalement, pour ces <em>Pêcheurs </em>dont on attendait beaucoup.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-peche-nest-pas-miraculeuse/">BIZET, Les Pêcheurs de perles — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
