<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Ron DANIELS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/daniels-ron/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/daniels-ron/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:27:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Ron DANIELS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/daniels-ron/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Il Postino</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dans-le-cochon-tout-est-bon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2012 14:55:52 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dans-le-cochon-tout-est-bon/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Avec Plácido Domingo, on le sait, il n’y a jamais rien à jeter : tout est exploitable, tout est vendable, à défaut d’être forcément très consommable. Et sur ce point, le communiqué de presse qui accompagne le DVD de l’opéra Il Postino est particulièrement éloquent. Les représentations de cette œuvre au Châtelet en juin 2011 &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dans-le-cochon-tout-est-bon/"> <span class="screen-reader-text">Il Postino</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dans-le-cochon-tout-est-bon/">Il Postino</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Avec <strong>Plácido Domingo</strong>, on le sait, il n’y a jamais rien à jeter : tout est exploitable, tout est vendable, à défaut d’être forcément très consommable. Et sur ce point, le communiqué de presse qui accompagne le DVD de l’opéra <em>Il Postino</em> est particulièrement éloquent. Les représentations de cette œuvre au Châtelet en juin 2011 ont marqué « la dernière apparition de Plácido Domingo sur scène en France ; il y triompha bien sûr, tant le public français de l’opéra lui voue une véritable passion ». Dès lors, il est clair que nous avons quitté le domaine du jugement artistique pour basculer dans l’adulation inconditionnelle de la star. Domingo est forcément sublime, <em>Il Postino</em> fut forcément un triomphe. Et qu’importe alors que feu <strong>Daniel Catán</strong> (1949-2011), à qui cet opéra avait été commandé par le directeur général de l’opéra de Los Angeles, un certain P. Domingo, n’ait été qu’un bien piètre compositeur lyrique. Celui qui ne visionne pas ce DVD avec les lunettes roses du Placidolâtre aura quand même du mal à s’enthousiasmer pour cette musique d’ameublement, dont les rares envols ne correspondent qu’aux moments de pastiche les plus éhontés (Puccini en général, plus une pincée de Debussy et de Ravel). Que cet opéra soit mélodique n’est évidemment pas un problème ; là où le bât blesse, c’est dans la pauvreté extrême des couleurs orchestrales, dans l’absence totale d’imagination sonore, avec ces duos sans surprise et ces chœurs à l’unisson. Les quelques moments comiques doivent tout au texte et aux situations, rien à la musique. La mise en scène de <strong>Ron Daniels</strong> n’arrange rien, platement illustrative, avec son côté « décors de Rogert Harth et costumes de Donald Cardwell ».</p>
<p>			Comme on pouvait s’en douter, <strong>Charles Castronovo</strong> est infiniment préférable à sa malheureuse doublure, qui assurait la moitié des représentations au Châtelet. Le timbre est évidemment on ne peut plus différent de celui de Domingo, mais ce ténor-là sait au moins ce que chanter veut dire, et il joue assez bien son rôle de benêt. <strong>Amanda Squitieri</strong>, sa dulcinée, n’a à offrir qu’un timbre prématurément vieilli et des aigus chevrotants. Son vibrato vaut bien celui de <strong>Cristina Gallardo Domâs</strong>, qui a derrière elle une carrière nettement plus longue. Remplacée à Paris par une Patricia Fernandez trop jeune pour le rôle, <strong>Nancy Fabiola Herrera</strong> tient dignement son rôle de mère. A la longue tignasse qui dépasse de sa casquette de facteur, on reconnaît tout de suite <strong>Vladimir Chernov</strong> qui, n’étant plus <em>persona grata</em> au Met, assure désormais les seconds rôles (voire les quatrièmes, comme ce Giorgio) chez son ami Placido. <strong>Plácido Domingo</strong>, lui, chante en pantoufles, au propre comme au figuré, ce rôle de poète débonnaire, communiste (si peu), très épris de sa jeune épouse (qu’il déshabille dès sa première apparition). Daniel Catán lui a ménagé plusieurs airs sur mesure, propres à satisfaire ses aficinoados. Conclusion du communiqué de presse : « Les fans de Domingo autant que le nombreux public du Châtelet, seront sans aucun doute intéressés par ce DVD ». Cela fait sans doute assez de gens pour en écouler un nombre respectable. Mais si vous aimez l’opéra et pas exclusivement Domingo, ce DVD ne suscitera en vous pas une once d’intérêt.</p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dans-le-cochon-tout-est-bon/">Il Postino</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CATÁN, Il postino — Paris (Châtelet)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/moins-on-est-intelligent-plus-on-est-gentil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 06:47:26 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/moins-on-est-intelligent-plus-on-est-gentil/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Désormais temple de la comédie musicale, le Châtelet entrouvre encore ses portes à l’opéra, de préférence aux valeurs sûres composées dans la première moitié du XIXe siècle (Norma, Le Barbier de Séville), procède à de petits coups médiatiques avec des raretés (« le seul opéra composé par… ») ou propose des œuvres « contemporaines » d’une modernité toute relative, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/moins-on-est-intelligent-plus-on-est-gentil/"> <span class="screen-reader-text">CATÁN, Il postino — Paris (Châtelet)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/moins-on-est-intelligent-plus-on-est-gentil/">CATÁN, Il postino — Paris (Châtelet)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Désormais temple de la comédie musicale, le Châtelet entrouvre encore ses portes à l’opéra, de préférence aux valeurs sûres composées dans la première moitié du XIXe siècle (<em>Norma</em>, <em>Le Barbier de Séville</em>), procède à de petits coups médiatiques avec des raretés (« le seul opéra composé par… ») ou propose des œuvres « contemporaines » d’une modernité toute relative, comme ce <em>Postino</em>.</p>
<p> </p>
<p>Même si <strong>Daniel Catán</strong> est décédé subitement il y a peu, il est permis de s’interroger sur ce compositeur que la protection de Plácido Domingo aura projeté sur le devant de la scène. Que penser d’un homme qui revendiquait la création d’un « opéra en espagnol », d’une hispanité profonde, tout en exploitant le succès commercial d’un film italien (puisque cet opéra chanté en espagnol porte le titre italien dudit film), alors qu’il n’aurait pas été bien difficile de revenir à la réalité historique et donc au Chili où se déroule le roman d’Antonio Skármeta ? Le livret est bien ficelé, malgré ce côté « Eloge du crétin » typiquement étasunien (on pense à <em>Forrest Gump</em>) : moins on est intelligent, plus on est gentil… Et surtout, que penser d’un homme qui, tout en revendiquant la pratique d’un « opéra en espagnol », se bornait à imiter servilement un modèle italien (Puccini, pour ne pas le nommer), sans en avoir la veine mélodique ? Ce n’est pas la présence anecdotique d’un chanteur de flamenco au troisième acte qui y change quoi que ce soit. D’un bout à l’autre de ces deux heures et quelques minutes, on n’entend que du sous-Puccini, des harmonies convenues, sans aucune recherche sur les timbres orchestraux, avec seulement de menues citations de compositeurs français quand le héros veut enregistrer les bruits de la nature : du sous-Debussy pour l’évocation des vagues, et un calamiteux plagiat de <em>Daphnis</em> pour le « Lever de soleil face à la mer ». Daniel Catán prétendait avoir une « énorme dette […] envers des compositeurs allant de Monteverdi à Berg ». Vraiment ? Cela ne s’entend guère. Toujours dans le programme du spectacle, le défunt compositeur énonce cette vérité : « Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 1990, on ne compte que peu de nouveaux opéras, et rares sont ceux qui ont trouvé leur public. Il s’agissait de travaux difficiles, très froids ». En effet, quand on entend <em>Il Postino</em>, on se dit que Britten, Poulenc et Henze sont de dangereux révolutionnaires qui continuent à terroriser la population.</p>
<p> </p>
<p>Dans la même interview, le compositeur s’émerveillait des progrès de la mise en scène d’opéra, transformée par la technologie : « On peut voir des choses à couper le souffle ». Peut-être, mais pas dans la production de <strong>Ron Daniels</strong>. Mise en scène prosaïque, avec de constants baissers de rideau imposés par les décors peu économes de <strong>Riccardo Hernandez</strong> : pour le salon de Neruda, il ne suffit pas d’un fauteuil et d’un lampadaire, il faut aussi un tapis, un bureau, un globe terrestre, un canapé quatre places où personne ne s’assied, un meuble pour l’électrophone et une horloge normande. Le doute n’est pas permis, nous sommes bien dans les années 1950 : la poitrine de Silvana Mangano veille sur les rêves du héros (sa chambre s’orne d’une affiche géante de <em>Riz amer</em>) et Madame Neruda est habillée comme la femme de Don Draper dans <em>Mad Men</em>. Il y a bien quelques jolies projections sur la fin, avec effets de superposition entre l’écran placé à l’avant-scène et celui qui occupe le fond du décor. Quant à la « chorégraphie », elle se réduit à trois pas de tango lors du mariage du héros.</p>
<p> </p>
<p>Vocalement, <strong>Plácido Domingo</strong> se taille la part du lion, et ce n’est que justice : malgré son âge avancé, il dépasse tous ses partenaires de plusieurs coudées. Pour lui comme pour les autres personnages, le rôle évolue dans une tessiture confortable, centrale, qui ne sollicite guère un aigu qu’il n’a plus. Le 27 juin,<strong> Daniel Montenegro</strong> succédait à Charles Castronovo, qui n’assurait que les deux premières représentations : ce ténor a un joli filet de voix quand l’orchestre se tait, mais dès qu’il faut passer par-dessus la fosse, on l’entend beaucoup moins et ladite voix reste coincée quelque part entre la gorge et le nez. Dans le rôle de l’épouse de Neruda, <strong>Christina Gallardo-Domâs</strong> n’a guère que son authentique nationalité chilienne pour s’imposer. Elle n’a pas grand-chose à chanter, mais sa voix est désormais affligée d’un vibrato redoutable. <strong>Amanda Squitieri</strong> est assez décorative, mais dans les notes les plus aiguës, le chant cède la place à un hululement incontrôlé. Les autres personnages sont sacrifiés, <strong>Victor Torres</strong> est sous-employé, tout comme <strong>Laurent Alvaro</strong>, naguère sublime Pandolphe dans la miraculeuse <em>Cendrillon</em> de Massenet à l’Opéra-Comique.</p>
<p> </p>
<p>Bon sang, mais c’est bien sûr : il fallait attendre les cinq dernières minutes du spectacle. Avec l’évocation de la manifestation au cours de laquelle le héros a perdu la vie, la musique peut enfin se départir de la réserve de bon ton qu’elle a trop uniformément observée depuis l’ouverture. L’émotion arrive enfin, entre la violence des cris de la veuve qui revit cet épisode et les échos de l’<em>Internationale</em> dans le chant des manifestants. La mise en scène s’épure et échappe au carcan du réalisme, même si l’on note que, bizarrement, le héros est abattu par un inconnu en civil et non par un policier : il ne s’agirait tout de même pas de montrer au public américain un protestataire tabassé par les forces de l’ordre. L’opéra se termine sur un duo réunissant les deux ténors – enfin, il y en a un qu’on entend nettement plus que l’autre, allez savoir lequel&#8230; Tout au long de la soirée, à chacun des différents airs confiés à Domingo (il est bien le seul à avoir ce privilège), on se disait d’ailleurs qu’il suffirait qu’une main habile les raccorde les uns aux autres pour lui offrir une gentille suite lyrique qui s’intitulerait « Neruda » et que ce cher Plácido pourrait interpréter un peu partout, avec un orchestre, sans devoir s’embarrasser de comparses, de décors, de costumes…</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/moins-on-est-intelligent-plus-on-est-gentil/">CATÁN, Il postino — Paris (Châtelet)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
