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	<title>Stéphanie DE FAILLY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Stéphanie DE FAILLY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Vater unser &#8211; German sacred cantatas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Sep 2018 05:44:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si l’importance du choral, fondement de la liturgie luthérienne, est connue, à travers toute la musique allemande, de Schütz à nos jours, nombre de pans de cette riche histoire méritent une pleine lumière. Le dernier enregistrement (le treizième, sauf erreur) de Clematis nous transporte dans cette Allemagne réformée de la seconde moitié du XVIIe et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si l’importance du choral, fondement de la liturgie luthérienne, est connue, à travers toute la musique allemande, de Schütz à nos jours, nombre de pans de cette riche histoire méritent une pleine lumière. Le dernier enregistrement (le treizième, sauf erreur) de Clematis nous transporte dans cette Allemagne réformée de la seconde moitié du XVIIe et du début du XVIIIe S.  Il fait part égale aux pièces instrumentales et vocales.  Les premières sont le plus souvent destinées à un ensemble de <em>violone</em> – terme générique  incluant les violes – et à l’orgue, auxquels se joignent ponctuellement la flûte à bec et le basson. Petits concerts spirituels, lieder spirituels, lamento alternent ainsi avec des œuvres instrumentales (sinfonia, sonata, ritornello…), renouvelant sans cesse l’intérêt et ouvrant une large perspective sur ce répertoire peu connu. Après les grands devanciers, Schütz, Schein et Scheidt, c’est la génération contemporaine de Buxtehude qui est illustrée ici, ouverte aux influences italienne comme française, à l’opéra (J.W. Franck, Pohle, Theile) dont les procédés d’écriture sont largement partagés (aria avec ritournelle, passages instrumentaux tremblants etc.). On est le plus souvent dans le terreau où va pousser et s’épanouir Bach, avec ses prédécesseurs, ses grands cousins (Johann Michael et Johann Christoph). Ainsi, le lamento du dernier, où dialoguent la voix et le violon, et ses nombreux figuralismes préfigure-t-il  le vocabulaire de Johann Sebastian. De façon générale, la richesse de l’écriture, homophone comme polyphonique, sa densité aussi, annoncent  le Cantor.  La plupart des œuvres proviennent de manuscrits conservés à Uppsala (collection Düben). L’enregistrement s’ouvre sur la pièce la plus ancienne, de Schein, donc de la génération précédente : une introduction au choral « Vater unser im Himmelreich »,  comme au programme et au titre du CD. La plénitude, la gravité sereine en sont la marque. Pour autant, l’organisation des plages et des séquences de chaque pièce permet  d’éviter toute monotonie. On mesure aussi la distance stylistique et spirituelle qui sépare cette Allemagne luthérienne de l’Italie de la Contre-réforme : l’austérité, la mesure, l’expression intime, l’humilité, à l’opposé des effusions lyriques, du spectacle, de la majesté qu’offre la musique transalpine contemporaine. C’est particulièrement vrai  à l’écoute du chant de <strong>Paulin Bündgen</strong>, où la voix agile, souple, sert magistralement – avant tout – le message spirituel avec fraîcheur et conviction. Mais l’Italie n’est jamais très loin. Tunder, le maître de Buxtehude, adapte ainsi une pièce de Rovetta au culte luthérien, « Salve regina » devenant « Salve mi Jesu », comme Bach allait procéder avec le Stabat Mater de Pergolèse, devenu la cantate-motet « Tilge, Höchster, meine Sünden ».  L’ample composition, sorte de cantate,  «Weil Jesu in meinem Sinn», de Johann Wolfgang Franck, est une découverte séduisante, comme la plupart des pièces inscrites au riche programme, que nous n’énumérerons pas. Pour conclure, le « Grabgesang » – musique funèbre – de Heinrich Schwemmer, grave comme il se doit, mais aussi serein, apaisé, avec la promesse de la joie dans l’éternité. La voix a cappella &#8211; à laquelle vont se joindre progressivement les instruments – sa mélodie simple, reprise au long des strophes, s’inscrit dans la mémoire, avec une émotion contenue, qui sied particulièrement au thème.</p>
<p>Familier du répertoire baroque, Clematis donne à cette musique une profondeur idéale, assortie de couleurs, d’articulations qui vont en renouveler les éclairages.  Le label Ricercar s’est tout particulièrement intéressé à ce répertoire peu connu hors de la sphère germanique. On imagine sans peine tout ce que cet enregistrement doit à <strong>Jérôme Lejeune</strong>, depuis sa conception, sa réalisation musicologique jusqu’à son exécution et son édition, puisqu’il faut chercher son nom parmi les musiciens de Clematis, dirigés par <strong>Stéphanie de Failly</strong> et <strong>Brice Sailly</strong>.</p>
<p>La plaquette d’accompagnement, trilingue, comporte les textes chantés et une pertinente notice, de Jérôme Lejeune, bien entendu. Une réalisation originale qu’il convient de retenir.</p>
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		<title>Claudio Monteverdi Salomone Rossi &#8211; Balletti &#038; Sonate</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/claudio-monteverdi-salomone-rossi-balletti-sonate-aimez-vous-rossi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2017 05:08:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Profane ou sacrée, la production de Monteverdi est avant tout vocale, néanmoins, si les pages instrumentales se trouvent réduites à la portion congrue, elles sont pour la plupart d’une qualité exceptionnelle. C’est d’ailleurs en tant que gambiste que le jeune Crémonais se fit engager à la Cour de Mantoue en 1590, où œuvrait déjà un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Profane ou sacrée, la production de Monteverdi est avant tout vocale, néanmoins, si les pages instrumentales se trouvent réduites à la portion congrue, elles sont pour la plupart d’une qualité exceptionnelle. C’est d’ailleurs en tant que gambiste que le jeune Crémonais se fit engager à la Cour de Mantoue en 1590, où œuvrait déjà un des meilleurs violonistes de sa génération, Salomone Rossi dit l’Ebreo (ca 1570 &#8211; ca 1630). Egalement compositeur, celui-ci participera à la création de <em>L’Orfeo </em>: l’angle d’approche est trouvé, la fougue et l’imagination de l’<strong>Ensemble Clematis </strong>rejoint par le ténor <strong>Zachary Wilder</strong> vont faire le reste. <strong>Jérôme Lejeune</strong> publie, derechef, un de ces projets à la fois originaux et instructifs dont il a le secret et qui rehausse avec éclat les célébrations du 450e anniversaire.</p>
<p>Certes, la toccata de <em>L’Orfeo </em>aurait constitué une splendide entrée en matière pour cette anthologie dédiée avant tout à la musique instrumentale où brille également par son absence la <em>sonata a otto sopra sancta Maria ora pro nobis</em>, unique contribution au genre de Monteverdi, « <em>moderne, virtuose, spatialisée, inventive </em>» (J. Lejeune), mais elle aussi requiert des vents (cornets et trombones) alors que l’Ensemble Clematis se limite en l’occurrence aux cordes et au continuo, un choix économiquement plus viable pour les concerts où ce programme fonctionne remarquablement bien. C’est pourtant l’opulence sonore qui nous frappe dès la <em>canzona in riposta </em>de Lodovico Grossi da Viadana à laquelle les musiciens impriment une robustesse et une vigueur d’accents réjouissantes.</p>
<p>L’un ou l’autre <em>tempo </em>pourrait dérouter le mélomane dans les numéros de <em>L’Orfeo </em>réunis ici en une manière de suite théâtrale (<em>sinfonie </em>et <em>ritornelli</em> entre lesquels sont glissées les deux <em>canzonette </em>et <em>Vi ricorda o boschi ombrosi</em>), mais si elle semble parfois céder à son ardeur naturelle (<em>Ecco pur ch’à voi ritorno</em>), <strong>Stéphanie de Failly</strong> sait également alentir juste ce qu’il faut pour magnifier les dissonances du <em>Ballo delle Ingrate </em>(<em>ballo</em>) ou déployer l’altière et majestueuse beauté de la ritournelle de <em>Tempro la cetra </em>dont Zachary Wilder exalte la force incantatoire. Actuellement en tournée avec <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-ritorno-dulisse-in-patria-barcelone-le-secret-de-jouvence-de-john-eliot-gardiner">John Eliot Gardiner</a> dans la trilogie des opéras (Monteverdi 450), le chanteur américain avait été choisi par Paul Agnew pour interpréter à ses côtés les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/insoutenable-densite-de-monteverdi-a-la-cite-de-la-musique">nombreux duos du 7e Livre</a> lors de l’intégrale des madrigaux donnée en concert par Les Arts Florissants. Sa participation à ce nouvel enregistrement, après le somptueuse <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/stravaganza-damore-emerveillement-et-stupefaction"><em>Stravaganza d’amore</em></a> de Raphaël Pichon, non seulement confirme de précieuses affinités avec la langue monteverdienne, mais révèle aussi ce qu’une voix dense et aux couleurs profondes peut apporter à ce répertoire où n’évoluent souvent que des <em>tenorini</em> graciles et trop uniment suaves.</p>
<p><em>Sinfonie</em>, <em>gagliarde </em>et sonates extraites du premier recueil imprimé de Rossi (1607), ouvrage très populaire et maintes fois réédité de son vivant, seront pour beaucoup une découverte.  En effet, si quelques pièces isolées ont été gravées ici où là, séduisant des musiciens tels que Reinard Goebel, ce très doué précurseur de la sonate en trio n’a pas aujourd’hui la place qu’il mérite, ni au concert ni au disque. Clematis en livre une lecture éblouissante, techniquement très sûre et dont l’efflorescence ornementale n’entrave jamais la fluidité du discours. Auteur de psaumes polyphoniques où s’opère une remarquable synthèse des traditions hébraïque et chrétienne, Salomone Rossi nous a également laissé plusieurs livres de madrigaux à cinq voix, proposant pour quelques uns une version à voix seule avec chitarrone. <em>Tirsi mio, caro Tirsi </em>et <em>Anima del cor mio </em>surprennent par leur vivacité et en même temps leur extrême délicatesse, une versatilité dont Zachary Wilder fait son miel avec un naturel désarmant. Trois avatars (Bialo, Marini, Zanetti) sinon rien : Mantoue oblige, la célèbre et entêtante mélodie de <em>La Mantovana </em>complète l’affiche, le ténor rivalisant d&rsquo;esprit dans la chanson originelle de Giuseppe del Bialo. Un tube en puissance, allions-nous écrire, avant de nous rappeler que ce thème fut repris à travers toute l&rsquo;Europe et jusqu&rsquo;en Ukraine pour ressurgir des siècles plus tard chez Smetana (<em>La Moldau</em>) puis dans l&rsquo;hymne national d&rsquo;Israël.   </p>
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