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	<title>John DEXTER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>John DEXTER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La forza del destino — New York</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 04:20:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Metropolitan Opera qui poursuit sur son site les retransmissions en streaming de son gigantesque catalogue vidéo, a diffusé entre les 18 et 19 juin une captation de La Force du destin du 24 mars 1984, une production que John Dexter avait signée en 1975. Détail amusant, la même année le metteur en scène britannique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Metropolitan Opera qui poursuit sur son site les retransmissions en streaming de son gigantesque catalogue vidéo, a diffusé entre les 18 et 19 juin une captation de <em>La Force du destin</em> du 24 mars 1984, une production que <strong>John Dexter</strong> avait signée en 1975. Détail amusant, la même année le metteur en scène britannique proposait également l’ouvrage à l’Opéra de Paris dans des décors de Jocelyn Herbert assez semblables à ceux du Met. Très apprécié du public américain, Dexter a monté plus d’une quinzaine d’opéras sur la première scène new-yorkaise à laquelle il était attaché entre 1974 et 1984. Ses productions, extrêmement classiques, ne manquaient ni d’élégance ni de raffinement.</p>
<p>Les décors monumentaux d’<strong>Eugen Berman </strong>témoignent d’un grand souci de réalisme. Au premier acte un somptueux salon aux parois rougeâtres, au centre, une table et des chaises, au fond un balcon. Au II une auberge rustique qui s’ouvre à l’arrière sur l’extérieur, au III la cour d’une caserne aux teintes sombres, avec à gauche des caisses empilées, au centre deux canons et au lointain, une sorte d’amphithéâtre en ruines.  Au IV la cour d’un couvent, délimitée au fond par des arcades et pour le dernier tableau une chapelle délabrée à droite dans laquelle vit Leonora et au centre un rocher surmonté d’une croix de bois.</p>
<p>La distribution, comme toujours, est extrêmement soignée jusque dans les rôles secondaires. <strong>Anthony Laciura</strong> qui a totalisé pas moins de huit cents représentations au Met, s’était fait une spécialité des rôles de ténors bouffes, entre autres. Il campe ici un Trabuco haut en couleur avec de solides moyens vocaux. <strong>Richard Vernon</strong> est un marquis de Calatrava rigide et compassé à souhait tandis que le Melitone exubérant et roué d’<strong>Enrico Fissore </strong>déclenche l’hilarité du public à chacune de ses apparitions, en particulier dans la scène de distribution de la soupe au début du quatrième acte où sa faconde fait merveille. <strong>Isola Jones</strong> a pour elle un physique avantageux et de réels talents de comédienne. La mezzo-soprano compense habilement ses quelques insuffisances vocales, notamment dans le haut de la tessiture, par une présence scénique et un abattage irrésistibles. Grand habitué du Met où il a chanté pas moins de trente rôles différents, le regretté <strong>Bonaldo Giaiotti</strong> campe un Padre Guardiano  noble et bienveillant avec une voix imposante aux graves abyssaux. <strong>Leo Nucci</strong>, capté dans sa maturité vocale triomphante aborde le rôle de Carlo, le frère vengeur, avec une voix solide et homogène, une projection que l’on devine sans faille et une indéniable autorité. Ses duos avec <strong>Giuseppe Giacomini</strong>, comptent parmi les plus convaincants que l’on ait entendus tant le ténor partage avec son collègue les mêmes qualités vocales et musicales, la puissance, la sûreté, le style et l’élégance de la ligne de chant. Giacomini possède en outre une quinte aiguë d’une rare insolence.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/forza._met.jpg?itok=xcNBIeKt" title="La forza del destino © Ken Howard Met Opera" width="468" /><br />
	La forza del destino © Ken Howard Met Opera</p>
<p>Enfin <strong>Leontyne Price</strong> dans un rôle qu’elle a beaucoup fréquenté et enregistré par deux fois, constitue l’un des atouts majeurs de ce spectacle. Star incontestée du Met depuis le début des années 60, la soprano américaine témoigne d&rsquo;une santé vocale stupéfiante, un an avant ses adieux à l’opéra sur cette même scène dans <em>Aida</em>. Certes, les graves sont devenus caverneux et le registre aigu n’a plus l’aisance ni la pureté qu’il avait vingt ans plus tôt dans l’intégrale avec Schippers, mais il a conservé sa rondeur et le medium son velours. Au dernier acte son « Pace, Pace » parsemé de quelques demi-teintes lumineuses, largement ovationné par le public, est tout simplement grandiose. Les témoignages vidéo de Leontyne Price ne sont pas légion, celui-ci n’en a que plus de valeur, même capté au soir d’une carrière exemplaire. D’ailleurs cette représentation a fait l’objet d’un DVD paru chez DGG.<br />
	A pupitre James Levine fait des merveilles dès l’ouverture, conduite avec une élégance raffinée, sa direction énergique et nerveuse fait avancer l’action jusqu’à sa conclusion tragique en unissant scènes dramatiques et passages bouffes dans une même homogénéité de style.</p>
<p>La partition est donnée dans son intégralité à l’exception du chœur « Compagni sostiamo » au III. D&rsquo;autre part, cet acte s’achève avec le deuxième duo entre Carlo et Alvaro, déplacé après le « Rataplan » de Preziosilla.</p>
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		<title>VERDI, Aida — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aida-streaming-new-york-les-adieux-dune-legende-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 22:25:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;abondance de rediffusions en streaming, le Metropolitan Opera de New York a proposé hier à son public de visionner une captation d&#8217;Aïda enregistrée le 5 janvier 1985, pour une occasion bien particulière : il s&#8217;agissait ce soir là des adieux à la scène de la grande Leontyne Price, une des voix les plus marquantes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l&rsquo;abondance de rediffusions en streaming, le Metropolitan Opera de New York a proposé hier à son public de visionner une captation d&rsquo;<em>Aïda</em> enregistrée le 5 janvier 1985, pour une occasion bien particulière : il s&rsquo;agissait ce soir là des adieux à la scène de la grande <strong>Leontyne Price</strong>, une des voix les plus marquantes de sa génération et assurément une des plus grandes Aïda (si ce n&rsquo;est la plus grande). L&rsquo;Aïda de Price figure en effet, aux côtés de la Maréchale de Schwarzkopf ou de la Tosca de Callas, en bonne place dans le parcours initiatique de tout lyricomane qui se respecte.</p>
<p>Après trois décennies d&rsquo;une carrière exceptionnelle, jalonnée de succès légendaires sur les plus grandes scènes du monde, une carrière qui vit les plus grands chefs (Karajan en tête) se jeter à ses pieds, c&rsquo;est donc assez logiquement que Leontyne Price choisit pour ses adieux ce rôle qu&rsquo;elle avait marqué entre tous.</p>
<p>C&rsquo;est donc une soirée chargée d&rsquo;émotions que retransmet le MET en ce premier mai, une de ces soirées qui comptent dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;institution. Cette émotion est palpable : le public est en transe, couvre dès qu&rsquo;il le peut d&rsquo;un tonnerre d&rsquo;applaudissements sa diva adulée, et les saluts (avec jets de bouquets obligés) semblent ne jamais vouloir finir. </p>
<p>L&rsquo;émotion, hélas, ne rend ni sourd ni aveugle, et l&rsquo;immense affection que l&rsquo;auteur de ces lignes porte à Leontyne Price ne le dispense pas d&rsquo;un minimum de lucidité.</p>
<p>Car ce que cette retransmission donne à voir, c&rsquo;est une distribution bien inégale évoluant dans une mise en scène franchement datée.</p>
<p>La mise en scène de <strong>John Dexter</strong> est caractéristique des productions proposées sur la scène du MET pendant de longues décennies (et aujourd&rsquo;hui encore) : sage, conventionnelle, littérale. La représentation fidèle de l&rsquo;Egypte antique se traduit en particulier par des costumes somptueux de premier degré (ils sont l&rsquo;oeuvre de <strong>Peter Hall</strong>), mais tellement chargés qu&rsquo;ils semblent bien souvent encombrer les chanteurs. Il ne manque évidemment aucun figurant au Triomphe, qui repousse assez loin les frontières du kitsch assumé. On ne cherchera pas ici de direction d&rsquo;acteurs : les chanteurs sont désespérément statiques, figés dans des poses hiératiques et convenues. Bref, tout ceci est lèché, satisfaira les amateurs de premier degré, mais ennuira sans doute le plus grand nombre. </p>
<p>S&rsquo;agissant de la distribution, le MET aurait pu faire un effort et réunir pour les adieux de sa diva une équipe mieux assortie. Le Radamès fruste et poussif de <strong>James McCracken</strong> est indigne (que faisaient Pavarotti ou Domingo à cette date ?). Le Ramfis de <strong>John Macurdy</strong> et le Roi de <strong>Dimitri Kavrakos</strong> ne sont que routine, et une routine fatiguée. En Amonasro, <strong>Simon Estes</strong> s&rsquo;en sort mieux, et il fait de la scène du Nil une vraie réussite. L&rsquo;Amnéris de <strong>Fiorenza Cossotto</strong>, captée dans son automne, se réfugie dans ses travers bien connus : du son, par moments impressionnant, notamment dans le medium, et un aplomb qui reste sidérant mais bien monolithique. <strong>James Levine</strong> dirige l&rsquo;ensemble d&rsquo;une baguette très professionnelle et sans surprises, ni bonnes ni mauvaises. </p>
<p>Et Leontyne Price, l&rsquo;héroïne de la soirée ? Ce n&rsquo;est pas un naufrage, loin s&rsquo;en faut, mais les belles années sont irrémédiablement passées. Cette soirée jette assez logiquement une lumière crue sur des tendances déjà perceptibles dès le milieu des années 70 : le registre grave est inexistant, le bas médium noyé dans un brouillard jazzy assez troublant, mais bien peu orthodoxe. Et voilà que par moments (« O Patria mia », par exemple), le voile se déchire et permet au registre aigu de se déployer, soyeux, pulpeux, onirique, presque inentamé. On retrouve alors l&rsquo;écho des années bénies, celles de l&rsquo;intégrale gravée par Decca en 1962 sous la baguette de Georg Solti, celles des <em>Trouvère </em>de légende à Salzbourg ou au MET, et de tant d&rsquo;autres merveilles. Pour ces seuls instants, qui rouvrent fugacement la fenêtre sur la légende d&rsquo;une immense artiste, cette représentation vaut d&rsquo;être vue. Reste que pour immortaliser l&rsquo;Aïda de Price, le MET, plutôt que cette soirée d&rsquo;adieux à l&rsquo;intérêt principalement documentaire, aurait été mieux inspiré de capter une soirée plus précoce, par exemple celle de février 1967 où la diva avait pour partenaires rien moins que Grace Bumbry, Carlo Bergonzi et Robert Merrill et dont seule subsiste (heureusement !) la trace sonore.</p>
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		<item>
		<title>Dialogues des Carmélites en direct du Met : poignant</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/dialogues-des-carmelites-en-direct-du-met-poignant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2019 04:00:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa dernière retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opera a choisi la reprise de Dialogues des Carmélites de Poulenc dans la production que John Dexter avait signée en 1977 à l’occasion de la création de l’ouvrage in loco. Reconstituée par David Kneuss, cette production, sobre et austère, n’a rien perdu de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa dernière retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opera a choisi la reprise de <em>Dialogues des Carmélites</em> de Poulenc dans la production que John Dexter avait signée en 1977 à l’occasion de la création de l’ouvrage <em>in loco</em>. Reconstituée par <strong>David Kneuss</strong>, cette production, sobre et austère, n’a rien perdu de sa force ni de son impact dramatique comme en témoigne le silence recueilli des spectateurs tout au long de la soirée. Le rideau se lève sur une image saisissante, le plateau est nu, au sol la lumière éclaire une plateforme cruciforme qui semble délimiter les contours de la nef et du transept d’une église, au milieu de laquelle sont couchées les Carmélites, face contre terre et bras écartés. Plus tard cette plateforme deviendra prison puis lieu du martyre des religieuses. Quelques éléments de décor, les barres d’une porte en métal, un autel, un lit, viennent suggérer les divers lieux où se déroule l’action. Dans ce cadre minimaliste, la direction d’acteurs, intelligente et évocatrice, ne laisse à aucun moment les protagonistes livrés à eux-mêmes.</p>
<p>La distribution réunie pour la circonstance est d’une grande homogénéité tant sur le plan vocal que scénique. Tous ont à cœur de soigner leur prononciation avec plus ou moins de bonheur, et si les hommes s’en tirent mieux que les femmes, le texte dans l’ensemble est à peu près intelligible.</p>
<p><strong>Jean-François Lapointe</strong> campe avec beaucoup de retenue un Marquis de la Force las et démuni face aux événements, tandis que <strong>David Portillo</strong> doté d’une voix claire aux aigus aériens interprète avec délicatesse un Chevalier particulièrement émouvant. On notera également l’excellent aumônier de <strong>Tony Stevenson</strong> et le Javelino bien chantant de <strong>Paul Corona</strong>.</p>
<p><strong>Karen Cargill </strong>incarne une Mère Marie stricte au chant stable et à la voix homogène.<strong> Erin Morley</strong> et <strong>Isabel Leonard</strong> retrouvent les personnages qu’elles avaient déjà abordés sur cette scène en 2013. La première campe une sœur Constance au timbre lumineux, d’abord enjouée et insouciante puis touchante dans sa candeur. La seconde, dotée d’une voix plus sombre, propose une Blanche de la Force à la fois fragile et déterminée. Si la mezzo-soprano fait preuve d’un certain détachement en début de soirée son interprétation devient de plus en plus bouleversante à partir de la mort de la première Prieure jusqu’au dénouement. <strong>Karita Mattila</strong> trouve en Madame de Croissy un rôle à la mesure de son talent. Impressionnante d’autorité dès sa première apparition, son agonie terrifiante marquera longtemps les mémoires. Se tordant de douleur sur son lit, la soprano finlandaise émet des sons d’une raucité glaçante avant de rendre l’âme. A l’opposé, la nouvelle Prieure d’<strong>Adrianne Pieczonca</strong> se montre apaisante et attentionnée avec les sœurs, son chant, d’une irréprochable musicalité fait merveille dans la scène de la prison où son legato fluide  et la solidité de sa voix traduisent la force intérieure du personnage face à la mort. On lui pardonnera un ou deux aigus quelque peu stridents au dernier tableau.</p>
<p>Grand maître d’œuvre de la soirée,<strong> Yannick Nézet-Séguin</strong> propose une direction élégante et nuancée, ses tempi rapides font progresser de façon inexorable le drame jusqu’à son inéluctable dénouement. Au cinéma, la prise de son met en valeur la richesse et la puissance de l’orchestre au détriment parfois des voix.</p>
<p>Le 12 octobre prochain, c’est <em>Turandot</em> qui ouvrira <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-met-vous-donne-toujours-rendez-vous-au-cinema-en-2019-20">la nouvelle saison des retransmissions du Metropolitan Opera</a> dans les cinémas du réseau Pathé Live.</p>
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		<item>
		<title>Lulu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sage-trop-sage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 17:15:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Trente ans après sa diffusion télévisée en direct, cette vidéo sort des archives du Met pour être commercialisée en DVD, honneur que ne connaît pas officiellement la production historique du tandem Chéreau/Boulez. Lulu avait fait son entrée tardive au Met en 1977, dans la version en deux actes, et la mise en scène de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Trente ans après sa diffusion télévisée en direct, cette vidéo sort des archives du Met pour être commercialisée en DVD, honneur que ne connaît pas officiellement la production historique du tandem Chéreau/Boulez. <em>Lulu</em> avait fait son entrée tardive au Met en 1977, dans la version en deux actes, et la mise en scène de John Dexter avait bien vite été redonnée, complétée par un troisième acte tout neuf, un an et demi après Paris. C’est d’ailleurs cette <em>Lulu</em> sans mystère ni sensualité qui était encore reprise à New York au printemps 2010.</p>
<p>			 </p>
<p>			Evidemment, en 1980, l’heure n’était pas à la relecture d’un opéra alors particulièrement rebutant pour le public d’outre-Atlantique. John Dexter en offre donc une simple lecture, plate mais respectueuse du livret, sans l’esthétisme glacé dont les décors de Richard Peduzzi paraient l’œuvre à Paris. Nous sommes vers 1910 (les robes entravées et turbans à la Poiret, l’intérieur Art Nouveau du peintre), avec des décors et costumes un peu ternes, un peu prudes – Lulu est toujours très décemment vêtue – et le film qui occupe le centre de l’œuvre se réduit ici à une projection d’affreux dessins sépia.</p>
<p>			 </p>
<p>			Teresa Stratas avait assuré la première de la version en trois actes à New York, mais comme elle était indisposée le soir de la retransmission filmée, c’est hélas sa doublure, Julia Migenes, qui fut immortalisée. Dans la conception de John Dexter, le personnage est un monstre froid, aux motivations impénétrables, qui ricane parfois, mais dont le visage généralement impassible n’exprime pas grand-chose d’autre que l’indifférence. Et en entendant Julia Migenes, on mesure une fois de plus l’ampleur de l’opération marketing qui fut nécessaire en 1984 afin de faire passer pour une Carmen celle qui, à part un physique hispanique, n’avait à peu près rien pour interpréter l’héroïne de Bizet. Dans Berg, on la sent plus à son affaire ; elle est à l’aise dans ce genre de musique, mais en termes d’incarnation l’on n’est pas loin d’un service minimum, par rapport au personnage combien plus vénéneux qu’ont su proposer d’autres interprètes. Le <em>Lied der Lulu </em>passe relativement inaperçu, et le bas de la tessiture lui échappe (les graves sont inaudibles ou couverts par l’orchestre).</p>
<p>			 </p>
<p>			Ce sont en revanche ses aigus qu’Evelyn Lear avait perdu au début des années 1970, après avoir été notamment une très séduisante Lulu dans les années 1960. Sa Geschwitz tout sucre et tout miel est parfaitement en place et se montre déchirante au dernier tableau, avec de mémorables gros plans sur son visage quand Lulu se fait assassiner.On retrouve en outre deux piliers de la distribution parisienne, Franz Mazura et Kenneth Riegel, deux excellents chanteurs-acteurs ; Schön père et fils tenaient là leurs meilleurs titulaires à l’époque.Andrew Foldi campe un Schigolch plus vrai que nature, très asthmatique, et miteux au possible.</p>
<p>			 </p>
<p>			Alors qu’en général, la salle du Met se vidait de moitié dès le premier entracte, le jeune James Levine, lui, n’avait pas peur de la partition, dont il s’empare avec une fougue réjouissante et qu’il sait faire sonner, à la tête d’un orchestre qu’on aurait pu croire alors rétif à cette musique. A noter que ce DVD n’offre de sous-titres qu’en anglais, et encore, ils ne rendent qu’une partie du texte, en laissant de côté beaucoup de nuances, voire des phrases entières !</p>
<p>			 </p>
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