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	<title>Cyril DIEDERICH - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Cyril DIEDERICH - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GOUNOD, Faust — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/faust-massy-belles-prises-de-roles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2017 06:32:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le spectateur d’opéra est-il si versatile ? La mise en scène de Nadine Duffaut, sifflée lors de la création de cette production à Avignon (voir le compte rendu de Tania Bracq) est chaleureusement applaudie ce soir à Massy. A-t-elle effectué des modifications au regard de l’accueil initial, la distribution d’aujourd’hui est-elle plus attentive à ses indications, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le spectateur d’opéra est-il si versatile ? La mise en scène de<strong> Nadine Duffaut</strong>, sifflée lors de la création de cette production à Avignon (<a href="https://www.forumopera.com/faust-avignon-walpurgis-sur-mekong">voir le compte rendu de Tania Bracq</a>) est chaleureusement applaudie ce soir à Massy. A-t-elle effectué des modifications au regard de l’accueil initial, la distribution d’aujourd’hui est-elle plus attentive à ses indications, ou le public est-il à ce point différent ? Difficile de répondre, mais dans l’ensemble, malgré ses incongruités et la laideur de certains costumes, le spectacle se laisse suivre sans déplaisir, et l’ensemble du parti pris (un vieux Faust qui regarde défiler sa vie) fonctionne plutôt bien. De plus, contrairement à Avignon, le surtitrage est bien présent, et n’est pas inutile à certains moments.</p>
<p>En fait, les deux éléments qui emportent, eux, une totale adhésion, sont la direction d’orchestre et le plateau. On sait la passion de <strong>Cyril Diederich</strong> pour le théâtre lyrique. Il insuffle à ce <em>Faust</em> quand même un peu rabâché une jeunesse, une vigueur et un allant qu’on avait un peu oubliés, et même s’il met parfois les chanteurs en danger (notamment dans la scène de l’église et plus encore dans le final « Anges purs, anges radieux… » qui sont expédiés à une étonnante rapidité), c’est au profit d’une vraie force dramatique. De son côté, l’orchestre révèle sous sa baguette des finesses instrumentales rarement entendues, et dans la partition quelques moments d’un modernisme inattendu. L’intérêt de cette représentation lui doit beaucoup.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="331" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/fasut_2_-_didier_pepin.jpg?itok=eZdY3DnB" width="468" /><br />
	© Photo Didier Pepin</p>
<p>Quant au plateau, c’est le règne de la jeunesse, hormis bien sûr le vieux Faust fort bien interprété par  <strong>Antoine Normand</strong>. Si Jérôme Varnier est déjà titulaire d’un nombre impressionnant de rôles, les deux protagonistes principaux sont plus jeunes et commencent de belles carrières. Pour tous les trois, il s’agit de prises de rôles tout à fait remarquables (pour Méphisto à Avignon en juin dernier). <strong>Thomas Bettinger</strong>, dans le rôle titre, déploie d’indéniables qualités musicales. La voix est chaude, puissante et bien menée, parfaitement adaptée à l’écriture de Gounod, l’articulation parfaite, et le jeu scénique naturel. Les atermoiements du personnage sont bien rendus, et les duos avec Marguerite fort harmonieux à tous points de vue.</p>
<p>	<strong>Ludivine Gombert</strong> continue de prouver qu’elle n’est pas seulement une excellente Grande prêtresse dans <em>Aïda</em>. Ses prises de rôles principaux, qui se succèdent à bonne cadence, montrent une solide réflexion et une grande intelligence. Sa Marguerite est à la fois sensible, naturelle et contemporaine, entraînée malgré elle dans une aventure qui la dépasse. Sa voix, solide et bien projetée, s’est un peu corsée, et correspond ainsi parfaitement au rôle, dont elle a bien l’étendue de la tessiture. Se riant des questions techniques, elle ne paraît pas gênée par la lourdeur du rôle, ni par la cadence imposée par le chef.</p>
<p>	<strong>Jérôme Varnier</strong> est de son côté un Méphisto servi par un physique le distinguant immédiatement. Grand, mince et longiligne, il joue de ses bras pour imprimer ses volontés, sauf quand quelque croix le paralyse à l’instar des vampires du cinéma. Côté voix, des graves parfaitement assurés et un médium velouté sont mis au service d’un phrasé souple et intelligent. Mais sa liberté de jeu sur scène est parfois un peu entravée quand il regarde trop le chef, ce qui n’est pas sans incidence sur sa voix, dont par ailleurs l’articulation n’est pas toujours parfaitement intelligible.</p>
<p>	À côté des excellents Siebel de <strong>Samy Camps</strong> et Wagner de <strong>Philippe Ermelier</strong>, <strong>Jeanne-Marie Lévy</strong> (Dame Marthe) et <strong>Régis Mengus</strong> (Valentin) complètent cette distribution homogène que viennent renforcer les chœurs d’Avignon et de Massy, bien chantants mais un peu justes en nombre.</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/romeo-et-juliette-massy-changement-dans-la-continuite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 07:09:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La quasi absence de troupe en France ne permet plus guère aux chanteurs de travailler longtemps ensemble une prise de rôle ni une production en tournée. Et même les coproductions, qui cherchent à réduire les coûts par tous les moyens, changent au gré des déplacements la quasi-totalité des équipes musicales et lyriques. Comment dans ces &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La quasi absence de troupe en France ne permet plus guère aux chanteurs de travailler longtemps ensemble une prise de rôle ni une production en tournée. Et même les coproductions, qui cherchent à réduire les coûts par tous les moyens, changent au gré des déplacements la quasi-totalité des équipes musicales et lyriques. Comment dans ces conditions imaginer pouvoir créer la cohésion et la dynamique entre les protagonistes d’une œuvre aussi délicate que <em>Roméo et Juliette</em> ?<strong> </strong></p>
<p>D’autant que la production partait déjà avec de sérieux handicaps déjà soulignés par Christophe Rizoud dans son <a href="/spectacle/anne-catherine-gillet-le-fil-de-soie-a-la-patte">compte rendu</a> des représentations de Tours en janvier 2013, en particulier les costumes d’une laideur rare : «<em> perruque rousse qui donne à Juliette l’air fané d’Élisabeth première d’Angleterre, Roméo transformé en épigone de Luis Mariano dans</em> Le Prince de Madrid » et une mise en scène « <em>qui plombe le spectacle</em> ». On retrouve ce soir tous ces défauts, qui pourtant auraient pu être améliorés : Sonya Yoncheva n’avait-elle pas à Avignon, en mai 2013, refusé tout artifice pour paraître jeune, belle et naturelle ? (voir le <a href="/spectacle/sonya-yoncheva-en-etat-de-grace">compte rendu</a> de Fabrice Malkani). Ce soir, malgré sa belle chevelure blonde maladroitement coiffée « façon vaguement élisabéthaine », la Juliette de <strong>Vannina Santoni</strong> paraît guindée et guère à son avantage</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/romeo_et_juliette_2_-_christian_badeuil.jpg?itok=PTZ6Rn8T" title="© Opéra de Massy / Christian Badeuil" width="468" /><br />
	© Opéra de Massy / Christian Badeuil</p>
<p>Comment cette production, accueillie plutôt froidement ce soir par un public d’abonnés habitués à Massy à une qualité d’un niveau supérieur, survit-elle donc à ses déplacements ? Essentiellement grâce au chef <strong>Cyril Diederich</strong>, qui insuffle force et jeunesse à la partition de Gounod magnifiquement défendue par un orchestre national d’Île-de-France au mieux de sa forme. Il est d’autant plus curieux que le plateau paraisse alors si terne et peu concerné, à commencer par <strong>Florian Laconi </strong>qui semble s’ennuyer ferme… Sans doute s’agit-il d’une méforme passagère qui de plus l’amène à des écarts de justesse dans la plupart des fins de phrase insuffisamment soutenues, notamment lorsqu’il essaie de faire des demi-teintes qui, d’évidence, ne sont pas sa spécialité.</p>
<p>Sa Juliette, <strong>Vannina Santoni</strong>, paraît à côté bien fade et surtout peu naturelle, occupée qu’elle est à maintenir une manière de chanter un peu surannée : qu’elle sorte de ce carcan, et elle peut devenir une agréable Juliette car elle en a les moyens vocaux. Le reste de la troupe (y compris un comte Capulet vraiment épuisé) est à l’unisson, facilement dominé par le charmant Stephano d’<strong>Eduarda Melo</strong>, et l’impressionnant frère Laurent de<strong> Jérôme Varnier</strong>. L’un et l’autre ont bien assimilé la tradition de l’opéra français, tout en lui apportant une note de spontanéité et de modernité bien en accord avec l’évolution actuelle de l’art lyrique. On regrette enfin l’absence du ballet du quatrième acte, donné uniquement à Avignon.</p>
<p>	 </p>
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		<title>GOUNOD, Mireille — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-etoile-en-formation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2009 17:28:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Telle que nous la connaissons aujourd’hui, dans la version restituée par Reynaldo Hahn et Henri Busser en 1939, Mireille conserve la trace des aménagements auxquels Gounod a dû consentir pour la création en 1864 et qui en font une œuvre hybride, aussi bien par rapport au texte de Mistral dont le livret s’éloigne parfois qu’aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Telle que nous la connaissons aujourd’hui, dans la version restituée par Reynaldo Hahn et Henri Busser en 1939, <em>Mireille</em> conserve la trace des aménagements auxquels Gounod a dû consentir pour la création en 1864 et qui en font une œuvre hybride, aussi bien par rapport au texte de Mistral dont le livret s’éloigne parfois qu’aux intentions initiales du compositeur. Elle est pourtant largement considérée comme l’expression authentique de la Provence. Il est vrai que, comme le note le metteur en scène <strong>Robert Fortune</strong> « (très) peu nombreux sont ceux qui ont lu le poème dans sa version française, sans parler de la version originale en provençal ».</p>
<p>Le spectacle représenté à Marseille est une production déjà ancienne qui a conservé sa fraîcheur, son charme et ses défauts. Les décors, sobres et discrètement colorés, sont efficaces et adaptés aux situations, bien que l’embarcadère sur le Rhône ne soit guère lisible et que le dernier tableau, même si soigné et agréable à regarder, semble se passer dans une crypte souterraine (alors que le livret le situe sur la terrasse de la chapelle haute avec la mer en toile de fond). Les lumières flattent l’élégance des costumes qui mêlent harmonieusement tenues traditionnelles arlésiennes et tenues 1900 – parti pris de Robert Fortune. Mais l’envol du chaos rocheux du Val d’Enfer dans les cintres ne convainc toujours pas, pas plus que les Saintes volantes du dernier tableau, où l’on retrouve sans plaisir le kitchissime reposoir de fleurs destiné à recueillir la dépouille de Mireille. Au lieu de renforcer l’émotion, ces choix affaiblissent le propos et distraient.</p>
<p>Cette tendance à chercher l’effet superficiel, au détriment parfois du sens profond est clairement illustrée par le traitement du personnage de Taven qui devient ici une sorte de Carabosse hors d’âge, chapardeuse, et dont la bienveillance à l&rsquo;égard de Mireille devient suspecte. De même faire escorter Ourrias par une équipe de gros bras menaçants outrepasse les données du livret en rendant encore plus falot le personnage de Vincent. Bref, on peut regretter que la mise en scène n’ait pas été revue.</p>
<p>Cela pour les éléments permanents du spectacle. Pour le reste, on le sait, un compte-rendu est le reflet d’une soirée ; ce qui n’exalte guère aujourd’hui peut transporter demain. Disons alors sans insister que la direction de <strong>Cyril Diederich</strong> nous a semblé peu inspirée et qu’avec un orchestre au diapason il a donné une exécution routinière, privée de la sensibilité et de la flamme qui peuvent permettre à la musique de sublimer les faiblesses dramatiques. Ajoutons que si les premiers danseurs de la farandole pouvaient oublier de poser comme des danseurs classiques on y gagnerait certainement en impression de naturel.</p>
<p>Sur le plan vocal, c’est une réussite globale, avec quelques bémols. Les chœurs abondamment présents vont du meilleur au brouillon. <strong>Sébastien Guèze</strong> a pour lui un physique avenant et son Vincent est tout à fait crédible, mais des attaques incertaines et une propension à chanter fort dans les ensembles laissent pensif quand à la conduite de la voix. Son rival malheureux trouve en <strong>Lionel Lhote</strong> un interprète vigoureux et sonore, qui devient par moments légèrement affecté à cause d’une surarticulation. <strong>Alain Vernhes</strong> impose sans effort son personnage de <em>pater familias</em> mais le medium s’amenuise beaucoup et la ligne en souffre un peu. <strong>Jean-Marie Frémeau</strong> prête la dignité convenable à Ambroise. Voilà pour les hommes.</p>
<p>Pour les femmes, si la voix du Ciel a semblé bien menue (la distance ?) <strong>Eduarda Melo</strong> et <strong>Joanna Malewski,</strong> une fois le trac surmonté et l&rsquo;aigu libéré, ont tiré leur épingle du jeu. <strong>Marie-Ange Todorovitch</strong>, naguère éblouissante dans <em>la Colombe</em> de Damase, parvient malgré la mise en scène à restituer la noblesse de Taven. Les accents et la diction sont exemplaires. Qualités dont l’interprète de Mireille, <strong>Hye Myung Kang</strong>, sans les posséder au même degré, témoigne aussi d’une façon remarquable. Quelques sons échappent fugitivement à l’hypercontrôle qu’elle exerce sur sa prononciation, mais ce qui semblait une gageure pour cette ex-pensionnaire du Cnipal est déjà plus qu&rsquo;honorable. L’aisance croissante qui devrait venir libérera d’autant l’émission d’un soprano lyrique qui tire parfois vers le léger mais dont la scène initiale montre la rondeur et la fermeté. La maîtrise technique résout sans difficulté les ornements ajoutés à la demande de la créatrice du rôle. C’est sur le plan dramatique que quelques progrès restent à faire, quand l’expression de la joie est plus celle d’une soubrette minaudière que d’une jeune fille sincère et exaltée. Si la jeune Coréenne y parvient, ceux qui l’ont choisie pourront se flatter d’avoir révélé une grande Mireille. </p>
<p> </p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
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